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COP 21 la mecanique politique pr enfumè le monde entier !
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COP 21 la mecanique politique pr enfumè le monde entier !
A LA UNE/ACTUALITÉ_Paris Climat 2015 - COP21
30.11.2015 à 19h03
La COP, jour 1
Pièce jointe 20069
Dans son discours d'ouverture, François Hollande a appelé à "accord universel, différencié et contraignant." "Les bons sentiments, les déclarations d'intention ne suffiront pas. Nous sommes au bord d'un point de rupture. Nous allons décider en quelques jours pour quelques décennies. Le plus grand danger n'est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, le plus grand danger est qu'il soit trop bas et que nous l'atteignions."
Barack Obama a garanti "un accord élevé, avec des objectifs réhaussés régulièrement, qui tiendront compte des distinctions et des progrès de chacune de nos nations". "Nous savons que nous sommes à une croisée des chemins. Nous savons que les êtres humains sont responsables des dérèglements climatiques (...) Nous sommes la première génération à avoir déclenché le changement climatique, mais nous sommes peut-être la dernière à pouvoir faire quelque chose. En tant qu'une des premières économies du monde, je suis tout à fait conscient
que nous sommes à la source du problème".
Plus de 150 chefs d'Etat sont arrivés lundi près de Paris, pour la 21e conférence climatique de l'ONU, qui accueillera 10 000 délégués et autant d'observateurs et journalistes, et doit aboutir à un accord universel et contraignant censé limiter le réchauffement global à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
La capitale française vit aussi à l'heure de la COP, soumise à des restrictions de circulation et surveillée par 6 300 membres des forces de l'ordre. Les habitants ont été appelés à rester chez eux,
par crainte d'un engorgement des transports publics qui ont été renforcés.
Les conséquences du phénomène climatique El Niño sur les enfants_08_07_2016
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El Niño s'est manifesté cette année sous une des formes les puissantes jamais enregistrées et son phénomène inverse, La Niña, devrait exacerber la crise humanitaire "sévère" qui touche des millions d'enfants, annonce l'Unicef.
"Les ressources de nombreux pays déjà soumises à une forte pression ont atteint leurs limites et les familles menacées ont épuisé les moyens de faire face à la situation", déplore l'organisation. "À moins qu'une aide plus importante ne soit prochainement obtenue, des décennies de développement risquent d'être fragilisées."
L'Unicef établit un lien entre la propagation de maladies meurtrières pour les enfants et les difficultés d'accès à une eau salubre à cause de El Niño. Au Brésil, le phénomène climatique a par exemple favorisé la multiplication de moustiques susceptibles de transmettre Zika, dengue, fièvre jaune et chikungunya.
Le rapport pointe également la situation "préoccupante" en Afrique du Sud, épicentre mondial de la pandémie du Sida. Le manque de nourriture provoqué par El Niño a des conséquences sur la thérapie antirétrovirale car les patients préfèrent utiliser leurs ressources limitées pour se nourrir plutôt que pour se rendre à un dispensaire.
"Des millions d'enfants et leurs communautés ont besoin de soutien pour survivre", insiste Afshan Khan, la directrice des programmes d'urgence à l'Unicef. "Ils ont besoin d'aide pour améliorer leurs mesures de réduction des risques de catastrophes naturelles, ainsi que leurs mesures d'adaptation aux changements climatiques qui sont la cause de phénomènes météorologiques de plus en plus intenses et fréquents."
Des températures en hausse, une planète en danger
Fait du jour-Réchauffement climatique
le 01.08.16|10h00
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» La phrase de l’ancien président français
Jacques Chirac, devenue maxime, est cruellement d’actualité.
La planète Terre n’en finit pas de voir la température à sa surface augmenter,
atteignant des seuils jamais égalés, effet direct du réchauffement climatique et
de la pollution anthropique.Et si l’année 2015 avait été l’année la plus chaude
jamais enregistrée, il semblerait que l’année en cours lui emboîte le pas et la
dépasse même. Ainsi, le mois de juin dernier a été le plus chaud jamais enregistré
sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880, avait
récemment annoncé l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).
Le thermomètre a également atteint des niveaux sans précédent pendant les six
premiers mois de 2016, avec une température battant le record de 2015 de 0,2°C
et dépassant de 1,05°C la moyenne du siècle passé (13,5°C), affirmait par la même
l’AFP. De ce fait, juin 2016 est le quatorzième mois consécutif lors duquel le record mensuel de chaleur est battu sur la planète, la plus longue période continue de
montée des températures globale en 137 ans.La température moyenne à la surface
des terres et des océans a été de 0,9°C au-dessus de la moyenne du siècle passé
pour s’établir à 15,5°C, soit 0,02°C de plus que le précédent record pour ce mois
établi en 2015.Et ces records ne se cantonnent pas à cette seule année, puisque
cela s’inscrit dans une courbe croissante des températures amorcée il y a déjà
quelques années, le mois de juin 2016 étant également le 40e mois consécutif et
le 34e mois de juin avec des températures au-dessus de la moyenne du XXe siècle.
«Il faut remonter à 1976 pour retrouver un mois de juin durant lequel les températures moyennes à la surface de la Terre ont été en dessous de la moyenne», rappelle l’AFP.
«Au total, les écarts de température mensuelle les plus importants par rapport à la moyenne se sont produits pendant quatorze des quinze mois depuis février 2015»,
précise la NOAA. A la surface des terres, la température moyenne mondiale a été,
en juin, 1,23°C supérieure à la moyenne du XXe siècle (13,2°C) et très proche du
record absolu de juin 2015. Sur les océans, la température a été en juin 0,77°C
au-dessus de la moyenne du siècle dernier (16,3°C), faisant du mois de juin dernier
le mois le plus chaud dans les annales, surpassant de 0,02°C le précédent record
établi à la surface des mers en juin 2015.
Fonte prématurée des glaces
Des températures nettement plus chaudes que la moyenne ont été mesurées dans
la plupart des océans en juin avec des records dans le centre et le sud du Pacifique,
le nord-ouest et le sud-ouest de l’Atlantique et dans certaines parties du nord-est de l’océan Indien, ajoute la NOAA. Cet organisme estime aussi que ces températures
au-dessus des normes ont contribué à faire de juin le mois le plus chaud en Amérique
du Nord, et ce, depuis le début des relevés sur ce continent, en 1910.
De même, des conditions météorologiques au-dessus des normes saisonnières ont englobé le continent africain dans sa majorité, résultant ainsi le second mois de juin
le plus chaud sur le continent depuis 1910. Ces températures extrêmes ont, inévitablement, conduit à la fonte prématurée des glaces en Arctique et en Antarctique. L’étendue des glaces de l’Arctique ont ainsi atteint, en juin, une surface inférieure de
11.4% aux moyennes enregistrées entre 1981 et 2010, atteignant ainsi sa surface la
plus réduite depuis 1979. Quant à l’Antarctique, il a perdu quelque 40 000 mètres cubes comparativement à son volume entre 1981 et 2010. D’ailleurs, selon la NASA, l’on a assisté à des taux de fonte des glaces arctiques en mars et mai qui n’ont lieu
normalement pas avant juillet. Et la situation n’ira qu’en empirant tant le réchauffement climatique entraînera encore et toujours plus de manifestations météorologiques
extrêmes, telles que les canicules, les grands froids, les tempêtes, les inondations, les sécheresses, etc. Ainsi, en moins de 30 ans, le nombre de catastrophes naturelles ayant entraîné des destructions ont presque triplé, passant de 300 à plus de 800 sinistres.
Le littoral algérien sous les eaux
Tous ces chiffres et ces données semblent, évidemment, relever de l’abstrait. Pourtant, chaque contrée du globe est concernée par ces perturbations climatiques. L’Algérie, par exemple, subira — et subit déjà — les effets de ce réchauffement climatique, avec, entre autres, une désertification qui ira en augmentant au fil des années, une raréfaction des ressources hydriques et une diminution de la pluviométrie, ou encore une baisse de la productivité agricole.Certaines projections établissent aussi que la montée du niveau de
la mer Méditerranée atteindra, dans quelques années, près d’un mètre. Ce qui entraînera la submersion de nombreuses parties du littoral algérien et la disparition de nombreux quartiers de villes proches de l’eau. De même, le continent africain sera l’une des zones
les plus touchées par les déplacements de populations qui fuient les catastrophes naturelles. Ces «réfugiés climatiques», comme il en existe déjà des centaines de milliers dans de nombreux pays du continent, ne feront qu’augmenter au rythme des sécheresses, des inondations et autres intempéries. Le réchauffement climatique créera aussi des apatrides, comme les habitants de zones inondables ou de certaines îles, que la montée des niveaux des mers menace de disparition, phénomène quasi-inévitable et
irréversible.Car les projections, même les plus optimistes et volontaristes, font froid
dans le dos. Lors de la COP21 qui s’est tenue à la fin de l’année dernière à Paris, les participants sont parvenus à un accord «historique», mais difficilement tenable pour la plupart des signataires. Il vise ainsi à contenir le réchauffement climatique sous le seuil
des 2°C.Pour ce faire, il faudrait que les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère soient réduites de quelque 70% d’ici 2050, ce qui, pour l’heure, relève de l’utopie. Les nombreuses études et projections menées par, entre autres, le GIEC, prédisent toutefois que seules des baisses de cet ordre pourraient éviter les pires scénarios à la planète Terre et à ses habitants.
Les chiffres
Juin 2016
14e mois consécutif durant lequel le record mensuel des températures
sur la planète est battu
+ 1,23°C
L’équart de température par rapport à la moyenne du siècle passé
11,4%
Taux des pertes de l’étendue des glaces de l’Arctique par rapport
aux moyennes enregistrées entre 1981 et 2010
40 000 mètres cubes
perdus pour l’Antarctique en volume en juin 2016
Ghania Lassal
COP21Mis à jour le 04/09/2016 à 10:47
la Chine et les États-Unis ratifient l'accord de Paris sur le climat
Publié le 03/09/2016 à 12:54
Cette décision des deux puissances est une étape majeure dans le processus de miseDe notre correspondant à Pékin
en oeuvre de l'accord adopté le 12 décembre dernier.
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Ce samedi à Hangzhou.
Ces annonces étaient attendues, tant elles permettent à la Chine de
s'affirmer comme un leader responsable dans un monde troublé et à
Barack Obama, le président américain, de «verdir» son bilan. A la veille
du sommet du G20 qu'elle accueille pendant deux jours à Hangzhou,
la deuxième puissance de la planète, qui en est aussi le principal pollueur,
a ainsi ratifié ce samedi l'accord mondial sur le climat conclu en décembre
à Paris, en conclusion de la COP21. Les Etats-Unis, ont pris la même
initiative, dans un geste concerté: Barack Obama et son homologue chinois
Xi Jinping ont remis ensemble à Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU,
les documents de ratification, ce qui devrait en accélérer la mise en application.
COP21 ce que disent les points-clés de l'accord
L'instance législative de l'empire du Milieu a voté la proposition pour «ratifier»**Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **
ce traité visant à cantonner le réchauffement climatique sous le seuil de 2
voire 1,5°C, a indiqué l'agence Chine nouvelle. Cet accord pourra être vu par les générations futures comme «le moment où nous avons enfin décidé de sauver
notre planète» et «définira les contours de ce siècle», a déclaré Barack Obama.
Il s'agit d'un pas décisif, puisque la Chine et les Etats-Unis totalisent 42% des
émissions de CO2. De quoi créer un effet d'entraînement au sein de la communauté internationale. Neuf mois après la COP21, celle-ci n'a jusqu'ici pas brillé par son
zèle. Au point que Laurent Fabius, qui avait présidé cet événement, s'en est ému
dans Le Monde il y a quelques jours. Ce samedi, François Hollande a salué cette
double ratification.Encore du chemin à faire.Car si l'accord de Paris a été signé par
180 pays, chacun d'entre eux doit ensuite faire ratifier le texte à sa façon, par un vote
au Parlement ou par décret. Le traité ne prendra effet que si au moins 55 pays mènent
à bien ce processus. Or jusqu'à présent, seule une vingtaine de pays-principalement
des petits Etats - y étaient parvenus, représentant à peine plus de 1% des émissions
de CO2. Mais aucun des 5 premiers pollueurs: la Chine, les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Inde et la Russie… Avec les annonces du jour, l'entrée en vigueur de l'accord d'ici à la fin du mandat de Barack Obama en janvier est «crédible», selon la Maison-Blanche. Cette décision permet aussi à la Chine de placer les discussions du
G20 sur le changement climatique au centre des débats, qu'elle veut aussi élargir à l'économie. Elle espère ainsi reléguer au second plan les tensions territoriales avec
de nombreux voisins en mer de Chine méridionale.Reste que la puissance communiste
a encore du chemin à faire avant de devenir un modèle écologique. Le pays, qui tire
70% de son électricité du charbon, est en effet responsable de 24% des émissions mondiales de CO2, devant les Etats-Unis (près de 18%). La Chine est certes le pays
qui investit le plus dans l'énergie solaire, mais elle a aussi validé la mise en chantier
de 150 centrales à charbon. La consommation chinoise de charbon a doublé entre 2004
et 2014, entraînant une lourde pollution. Les dirigeants chinois ont d'ailleurs exigé la fermeture d'usines à 300 km autour de Hangzhou pour s'assurer d'un ciel limpide
pour le sommet.Les organisations non gouvernementales attendent notamment de la Chine et des Etats-Unis qu'elles cessent leurs subventions aux énergies fossiles.
Les grandes puissances devront même multiplier par 6 leurs objectifs de réduction de
CO2 d'ici à 2030 pour rester sous les 2° de réchauffement, selon l'ONG Climate Transparency. Quant à la France, elle a signé à la mi-juin un décret de ratification de l'accord sur le climat, mais le reste de l'Europe traîne pour l'instant.
L'exemple des géants américains et chinois devraient les mettre sous pression.