Le pétrole recule, l'Opep ne convainc pas
Publication 31/10/2016 13h01
Mis à jour il y a 3 heure
Les prix du pétrole poursuivaient leur recul lundi en cours d'échanges
européens, la réunion de travail de l'Organisation des pays exportateurs
de pétrole (Opep) à Vienne s'étant achevée ce week-end sans grandes
avancées sur l'accord de gel de la production.
Vers 11H05 GMT (12H05 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord
pour livraison en décembre, dont c'est le dernier jour de cotation, valait
49,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en recul
de 35 cents par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges
électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de
light sweet crude (WTI) pour la même échéance perdait 25 cents à 48,45
dollars.Les prix du pétrole, qui avaient fortement reculé la semaine dernière,
poursuivaient leur descente à l'issue d'une réunion de l'Opep, qui a planché
ce week-end sur l'accord de gel de la production. Lundi en début d'échanges
en Asie, le baril de Brent a atteint 49,29 dollars et celui de WTI 48,17 dollars,
à leur plus bas depuis un mois. Aucune annonce forte n'est venue redonner
confiance aux investisseurs, qui doutent depuis la semaine dernière que cet
accord pourra se concrétiser.Le communiqué de l'Opep après deux jours de négociations était un chef d'oeuvre d'insignifiance, rempli d'allusions à des conversations productives et à la collaboration mais sans aucune mention de
baisse ou de gel (de la production), tranchait David Hufton, analyste chez
PVM. nSelon l'analyste, trois options sont désormais possibles lors de la
prochaine réunion officielle de l'Opep, le 28 novembre une absence d'accord,
un accord ambitieux mais dont la réalisation serait peu crédible, ou un accord
réaliste mais qui ne permettrait pas de rééquilibrer le marché. Les marchés
devraient donc continuer de scruter les annonces des dirigeants de
l'Organisation avant cette réunion. Jusque là, les investisseurs pourraient
également se concentrer à nouveau sur les fondamentaux de l'offre et de la
demande,et observer avec attention les niveaux des réserves, estimait pour sa
part Naeem Aslam, analyste de Think Markets.