Pétrole : Les prix remontent à 51 dollars

Les cours du pétrole sont toujours portés par la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de réduire sa production alors que les réserves américaines de brut auraient à nouveau reculé. Hier, les prix poursuivaient leur hausse en cours d’échanges européens.


Vers 10h GMT (12h HEC), le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 51,63 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 76 cents par rapport à la clôture de mardi, après avoir atteint à 9h35 GMT 51,81 dollars, un plus haut depuis quatre mois. Même chose dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) où le baril de light sweet crude pour le contrat de novembre gagnait 75 cents à 49,44 dollars, grimpant même à 9h35 GMT à 49,57 dollars, son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois.
Cette hausse s’explique par l’accord de l’Opep conclu à Alger la semaine dernière. Les producteurs de l’organisation vont réduire leur production de 750 000 barils par, ce qui la ramènerait à 32,5 millions de barils par jour, afin de rééquilibrer le marché plombé depuis la mi-2014 par une offre excédentaire. Il s’agit de la plus importante réduction depuis celle décidée en 2008, après la chute des cours durant la crise. «Le dernier accord historique des membres de l’Opep a atténué provisoirement les inquiétudes des investisseurs vis-à-vis d’une surabondance mondiale», commentaient les analystes de Saxo Banque, cités par l’agence AFP.
Mais, les marchés se focalisaient durant la même journée sur la publication hebdomadaire des réserves de brut aux Etats-Unis, après la clôture en Europe. De son côté, la fédération privée American Petroleum Institute (API) a déjà fait état de ses propres chiffres, selon lesquels, les réserves américaines auraient baissé, là où les marchés attendaient une hausse. «Le rapport de l’API fait état d’une baisse des stocks de 7,6 millions de barils» sur la semaine close le 30 septembre, relevait Olivier Jakob, de Petromatrix.
Les réserves d’essence ont augmenté de 2,9 millions de barils et ceux de produits distillés ont diminué de 4 millions de barils, détaillait-il, relevant que si les données du DoE confirmaient celles de l’API, les cours de l’or noir pourraient dépasser de façon durable leurs plus hauts en huit mois pour le brent et 11 mois pour le WTI atteints en juin, à respectivement 51,22 et 48,75 dollars. Des analystes, cités par l’agence Bloomberg, attendent au contraire une augmentation des stocks de brut de 1,5 million de barils, une augmentation de 500 000 barils des stocks d’essence et une diminution de 1,5 million de barils des stocks de produits distillés.


Hocine Lamriben