Le 17 Septembre 2016

Des munitions pour combattre, SVP !


Par Hakim Laâlam
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France ! Terrorisme ! Vers la généralisation des
centres de déradicalisation dans les…
… crèches et les écoles primaires !
Moi, depuis que H’mimed m’a demandé de défendre l’Algérie sur le Net, je suis gonflé à bloc. Je suis décidé. Je suis déterminé. Et je remercie le frère Ahmed d’avoir prodigué de telles consignes tout empreintes de nationalisme responsable et d’amour pour la patrie sur la toile. Si je pouvais cependant me permettre juste une petite remarque à Frère Ahmed, sans que cela ne puisse susciter chez lui un quelconque doute sur ma volonté farouche de défendre bec et ongles agrippés à mon clavier la Nation glorieuse sur toutes les contrées virtuelles de la toile. Voilà ! Pour combattre les «octets hostiles», pour mener à bien la bataille contre les «Go ennemis», faudrait peut-être penser à nous doter de connexions internet dignes de ce genre de guerres. Avec mes supposés 2 Go domestiques que je paie rubis sur l’ongle à près de 20 000 dinars l’année, qui jouent au yo-yo, qui font mumuse comme des fous sur une montagne russe, flirtant un instant avec les 2000 kbps, puis chutant brusquement à… 512 kbps, c’est comme qui dirait aller affronter les forces hostiles sans gilet pare-balle, voire sans fusil et munitions. Juste avec un bel écusson frappé du drapeau algérien sur l’épaule de ma vareuse, ce qui en soi est magnifique, mais pas franchement efficace face aux tirs adverses. Je serais ce fier, beau et solide soldat de l’internet nationaliste et patriote le jour où aller en agence pour réclamer le rétablissement de mon flux de connexion en interruption quasi permanente ne s’apparentera plus à une corvée, à un moment d’angoisse. Je combattrais généreusement nos ennemis sur Google et même dans la Dark-Sphère lorsque les débits de 2 Go seront considérés comme une ineptie, et automatiquement relevés à 4, voire à 8 Go, sans même avoir à demander son avis à l’abonné ni à lui faire payer ce saut dans le monde d’aujourd’hui. En attendant, Frère Ahmed, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.