Jeux olympiques ! A Rio, l’Algérie a reculé à la 62e place.
C’est pas grave ! D’autant plus que 62, c’est un…… bon chiffre pour les Algériens !
Je sais que la loi a été votée par l’APN. Donc, elle existe ! Oui, elle existe cette disposition qui oblige les militaires à l’obligation de réserve, au silence. Et dans ce cadre, même si ça déborde légèrement du cadre, si ça peut sembler baver un chouia hors du cadre, j’aurai tout de même une requête à faire aux législateurs du Palais. Une demande humble. Limite, un service perso ! Wallah que ce n’est pas grand-chose. Se pourrait-il que cette loi dite du « silence » soit… étendue ? Oui ! Oui ! Je sais que cet espace des fumeurs de thé est censé être celui des demandeurs de plus de libertés, le contraire d’un endroit où l’on revendiquerait le silence imposé, la muselière. Mais une fois, juste une fois, j’aurais tellement aimé qu’une loi privative de parole soit étendue à une autre catégorie professionnelle que les bidasses. Qui ? Les responsables du sport algérien. A tous les niveaux dits d’excellence, mis à part le ministre qui, lui, arrive à peine Place du 1er Mai et n’a donc objectivement aucune responsabilité directe dans cette bouillabaisse. Parce que ces dernières heures encore, j’ai lu des interviews fleuves de plusieurs d’entre ces lumières du sport algérien. Sans gêne. Sans hach’ma. Avec un visage «m’kessdar», blindé et à toutes épreuves de l’humilité, ils ont donné leur avis sur Rio et la participation algérienne aux Jeux olympiques qui viennent de se clore. Ils ont osé des analyses. Ils ont «lâché» des jugements. Ils ont émis des théories. Ils ont roté leur immense satisfaction à nos faces ahuries. Ils se sont gratté le nombril au sang. Ils ont battu des records d’indécence. Ils ont décroché des médailles d’or et même de platine précieux dans la discipline du Culot sans Obstacles. Alors oui ! Juste pour ces bavards impénitents, une loi leur imposant le silence. Seulement le silence. Au minimum le silence. Et je me refuse à entrer dans cette supposée «guerre des clans» qui minerait l’athlétisme et le sport algérien. Non ! Je souhaiterais bark que des gens qui sont aux commandes d’un tel fiasco, d’une déroute pareille soient «imposés» à la taxe silence. Je ne sais pas vous, mais si j’avais été dirigeant du sport algérien depuis des décennies, comme beaucoup d’entre ces bavards, si j’avais promis à la veille de chaque olympiades des résultats probants, comme l’ont fait et le font encore beaucoup d’entre eux, et qu’au bout, à la fin, à mon retour à Alger, je n’ai que cette marmelade infecte à déposer au pied de mon avion chèrement affrété, la moindre des choses que j’aurais fait, c’est de déclarer officiellement mon vœu de silence, comme le ferait un humble prêtre. De m’éloigner définitivement des stades et des compétitions. De disparaître pour le bien du sport et de l’Algérie. Je me la fermerais, enfin ! Tout en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L. |