Algérie ! Nouvelles normes d’étiquetage bientôt en
vigueur. Saâdani non concerné. Il est déjà aux
normes…… N.F ! Pourquoi nous, Algériennes et Algériens sommes toujours exposés aux rhumes, aux coups de froid et aux grosses angines ? J’ai maintenant la réponse ! Attention ! Il ne s’agit pas de supputations, d’hypothèses farfelues ou de thèses de plumitifs non vérifiables. Non ! Ce que j’avance est scientifiquement prouvé. Le peuple algérien est particulièrement exposé aux variations de température, se chope facilement des rhumes et des bronchiolites parce qu’il est toujours entre… deux portes. Dans un couloir, à attendre. Donc livré aux éléments. Prenez ces titres, parmi lesquels ceux du Soir d’Algérie, qui se demandaient il y a quelques heures à peine si l’Algérie avait quelque bénéfice à tirer à quitter la Gzale, la Grande zone arabe de libre-échange. Les experts sont partagés. Il y a ceux qui conseillent de sortir de la Gzale. Ceux qui préconisent au contraire de rester dedans. Et enfin ceux, majoritaires, qui pensent qu’il faut temporiser et rester dans le couloir, ou dans le vestibule menant à la Gzale. Forcément, un couloir ou un vestibule ouvert, vous vous attrapez tous les virus dont l’appellation se termine par «Um» ou par «Ite». Même chose pour l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. Là, l’Algérie a battu un record. Je ne sais plus depuis combien d’années, voire de décennies, notre pays reste aux portes de l’OMC. Dans ce foutu couloir traversé et secoué par les vents, des vents souvent contraires, et provoquant les plus méchantes grippes. Je rentre à l’OMC. Je ne rentre pas à l’OMC. Au bout, c’est pas sorcier, Atchoum ! Verveine, mouchoirs en papier et paracétamol ! Au fil du temps et des couloirs qui le composent, nous avons décroché un titre, une sorte de label. On nous désigne par les initiales «P.C». Peuple des Couloirs ! D’ailleurs, les autres peuples qui eux sortent franchement de l’OMC, de la Gzale ou de quelque autre organisme international ou au contraire y rentrent, ont pris l’habitude de nous voir là, plantés bêtement à l’entrée des bâtiments. Les plus sensibles à notre drame, les plus charitables nous tendent parfois un mouchoir, voire des sachets de tisane à infuser. Les autres ? Ils passent vite leur chemin, en… coup de vent, et pour les plus téméraires, ils nous conseillent discrètement, entre leurs dents, de fumer du thé pour rester éveillés à notre cauchemar qui continue.
H. L. |