| Du sable, de l’eau, ce pays est fou ! |
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Algérie ! Crise économique. Chakib Khelil a la solution :
une…
… Intifadha fiscale !Le marronnier des plages ! Ah ! Le marronnier des plages. Dès fin mars, début avril, je commence à m’inquiéter : mais comment se fait-il donc que le sujet de la gestion des plages ne soit pas déjà sur la place publique ? Ne fasse pas l’objet de discussions toujours aussi passionnées ? Et hop ! Des fois à l’heure, des fois un peu en retard, ils me font plaisir, nos dirigeants ! Ils le sortent, le sujet, ô combien passionnant, des plages payantes, non payantes ! Et là, je suis comblé ! Tout un communiqué du ministère de l’Intérieur, document répercuté par l’agence de presse officielle, édictant que cette année, les plages doivent être gratuites, aussi gratuites qu’elles l’ont été l’année dernière. L’année dernière ? L’ont-elles été vraiment ? J’ai des doutes ! C’est que le sujet est tellement hautement stratégique –la preuve, il faut l’intervention d’un ministère de souveraineté – que je ne sais plus en cet an de grâce ce qui va changer réellement par rapport à l’an dernier. Mais, admiration tout de même pour un pays qui, au bord d’un tas de dangers pouvant l’engloutir, peut encore gérer à un aussi haut niveau, du sable et de l’eau salée. Et gérer jusqu’au moindre détail, puisque je lis et relis le communiqué de l’Intérieur, et je me frotte les yeux : oui ! On y évoque le cas de figure des chaises et tables de plage, leur lieu de stockage, l’interdiction de planter des parasols par avance pour les «loueurs» de ce genre de matos, et les dimensions précises des concessions de parkings de stationnement. Mazette ! Une bande sable, de l’eau, et hop ! Relégués presque les bruits des hélices d’hélicoptères américains au-dessus de la Libye, les rampes de lancement de missiles saisies par l’ANP à Bordj-Badji-Mokhtar. Peut-être suis-je devenu franchement vieux jeu, voire carrément «vieux con aigri» pour penser que la gestion du barbotage estival dans la grande bleue peut se régler par une subdivision subdivisée et subsidiaire d’un Conseil des Maires d’Algérie réuni à cet effet. Non ! Les Rangers US attendront ! La grosse artillerie pourra toujours sommeiller sous le sable, dans les casemates. L’heure est à la plage. A la question capitale de comment gérer un parasol rouillé et des chaises en plastique. Sur ce sujet, nous ne faisons pas de concessions ! Voilà ! Et nous fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L. |
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