- Ça y est ! C’est officiel ! Abdekka a annoncé son départ !
- T’as lu ça où, toi ?
- Ben… dans le communiqué sanctionnant le dernier Conseil des ministres. Il y a fortement insisté sur les ……énergies renouvelables Je serais un brin pervers, voire plus grave, nostalgique, je verrais un parallèle entre cette suspension de nos accords avec l’Union européenne et le 24 février, date tonitruante de l’annonce par Boumediène de la nationalisation de nos hydrocarbures. Mais non ! Boum n’a pris personne par surprise, sauf son entourage, Boutef’ compris. Sauf la France, entourage de Boutef’ compris. Sauf les compagnies pétrolières internationales, entourage de Khelil compris. Par contre, là, en 2016, ce n’est pas l’acte souverain d’un dirigeant souverainiste qui s’exprime. Non ! C’est le hoquet du bateau ivre. Il ne faut jamais laisser trop longtemps un bateau ivre sur les flots. Deux risques. Que de hoquet en hoquet, il vous pollue la mer, tue le poisson et engraisse Juda. Ou qu’il pollue votre rivage, ce qui est fortement embêtant si vous avez l’intention marchande de le louer un jour, ce rivage. Et là, forcément, cette suspension sans ceintures ni airbags de l’accord d’association, ça veut tout simplement dire que dans la capitainerie, il y a brouhaha, voire surnombre de capitaines, voire ordres et contre-ordres, sans émission du plus important des ordres à lancer par le superviseur, ou à défaut par le quartier-maître au sol : faut sauver le bateau, les femmes, les enfants et la cargaison d’abord ! Le 24 février 1971 a été pensé, réfléchi, macéré, quoi qu’on puisse en dire. Le 24 février 2016 a été «fastfoodé» dans une cuisine glauque aux relents chlinguant la morgue. C’est philosophiquement différent ! Quant à la différence économique, par décence et égard envers vous, je ne vous la détaillerais pas ! Il y a suffisamment de désespérance en terre algérienne pour que j’en rajoute ici. Je pourrais juste avoir recours à l’image qui suit : cette affaire a été gérée de la même manière que la lutte contre les marchés informels ou les «parkingueurs». D’abord, les gros yeux et la détermination ferme portés à la boutonnière.
Ensuite le calmage du jeu et la marche arrière toute ! Sauf que dans les dictionnaires qui régissent et codifient les marchés internationaux,
le terme «parkingueur» n’existe pas. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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