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Vue hybride

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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Lundi 10 Août 2015
    Que mes enfants me pardonnent !

    Par Hakim Laâlam
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    Quel est le comble chez Hollande ? C’est d’affirmer qu’il n’a
    pas payé de rançon pour libérer une otage française qui
    s’appelle Isabelle…
    … Prime !
    J’ai sous les yeux un placard publicitaire signé d’une banque privée et invitant les gens ayant des sacs d’argent à venir les mettre en coffre conformément à «l’ordonnance n°15-01 portant loi de finances complémentaire pour 2015». Le reste du texte précise l’entière disponibilité des collaborateurs de cette banque sur l’ensemble du réseau d’agences pour prendre en charge les opérations de versements et d’ouverture de comptes des clients. Le meilleur accueil… et autres gentillesses bancaires du genre clôturent protocolairement ce texte «mémorable». D’autres placards pubs du même calibre câlin signés d’autres banques tout aussi injonctionnées vont très certainement s’afficher dans les heures qui viennent dans les journaux et autres supports. Et j’ai beau me dire que l’amnistie fiscale se veut un moyen de capter les flux informels, de les intégrer dans le circuit de la traçabilité, ça ne passe pas ! Ce dialogue «officiel» entre Etat et fraudeurs fiscaux, cette passerelle de blanchiment montée à la hâte est pire que l’échec des réformes successives du système scolaire dans mon pays. Pourquoi ? Parce que là, tout de suite, immédiatement, en lisant et relisant cette invite à la blanchisserie bancaire, c’est les visages de mes enfants qui me viennent à l’esprit. Ai-je eu raison de leur inculquer, parfois en faisant les gros yeux, voire même en criant les valeurs de la droiture, de l’honnêteté et du respect des règles que la République s’est elle-même édictées ? Finalement, truquer, bidouiller, trafiquer, dissimuler à l’autorité et à la loi, ce n’est pas aussi grave que ce que leur racontait et leur ressassait leur papa gâteux ! De quel foutu droit paternel ou devoir filial pourrais-je me prévaloir pour les avoir ainsi stigmatisés, mis à la marge d’un système qui finit par admettre que la dissimulation et le vol ne mènent pas à la sanction, mais à l’absolution totale, pleine avec ouverture d’un compte en banque nickel au bout, en prime à l’arnaque ? En vérité, ce placard pub, à mes yeux, est en lien direct avec la fraude aux examens de 5e année primaire, du BEM et du baccalauréat. Il est l’alibi collatéral de la nécessité de truander pour s’en sortir dans ce pays. C’est tordu comme cheminement de pensée, mais tout se tient. De la grosse, de la très grosse ch’kara à l’oreillette Bluetooth, c’est exactement le même «code d’accès» à la réussite dans ce pays qui est en marche. Alors, toutes mes excuses. A mes enfants. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

    H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Mardi 11 Août 2015
    Même les dieux de l’Olympe en ont rêvé !

    Par Hakim Laâlam
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    [email protected]
    Vaste mouvement à la tête des télévisions d’Etat. De
    nouveaux patrons bientôt désignés pour redynamiser
    l’ENTV, A3, A4, TV Coran, Canal Algérie, …

    … Ennahar TVAu-delà de la suffocation. Au-delà du scandale. Au-delà de la légitime dénonciation, parfois lourde et pleine de slogans, ici même au demeurant. Au-delà des montées aux barricades, poing levé et bave aux lèvres, ici même au demeurant. Au-delà de tout ça, il me reste une fascination. Oui ! Parce qu’un jour, avec du recul, une fois la bave séchée, le poing rangé dans son fourreau et le regard un peu plus adouci, il faudra bien revenir se pencher sur ce qui se passe en ce mois d’août 2015. Un patron des patrons privés, un homme sorti d’une brouette oubliée sur le bitume mal séché d’une route menant à l’impasse, revendique publiquement, sans chercher à maquiller quoi que ce soit, l’effacement des dettes des privés. Un autre homme nous vend comme seule sortie de crise le blanchiment industriel de l’argent de la fraude généralisée. Et pardessus tous ces hommes, un être sans voix, sans existence réelle et prouvée sauf à travers un micro-casque et un bouquet de roses piégées, joue au bowling avec les «restes» du bouclier sécuritaire du pays. Alors oui ! Aujourd’hui, on peut s’offusquer de cet été algérien. Mais demain, faudra revenir colloquer, s’interroger entre gens savants – donc sans moi – sur ce formidable pouvoir donné à cet extraordinaire aréopage de faire ce qu’il fait en ce moment. No limit ! Pas de check-point républicain. Aucune barrière de conscience. Pas trace d’un guichet de contrôle de la qualité de gestion. Seules sont là, au centre de notre monde-village, des herses de l’impensable que le Palais et ses douves adjacentes font reculer jour après jour, guettant d’une oreille presque distraite si la rumeur en bas enfle, puis les reculant plus loin, plus fort lorsqu’ils se rendent à cette évidence qu’il n’y a rien qui enfle en bas, sinon l’ennui d’un pays mort 100 fois en 60 ans ! Ce régime me fascine ! Appelez-ça de la dépravation. Du masochisme. De la chair à psy. Qu’importe ! Il me reste assez de lucidité pour assumer cette fascination. Nous sommes en train de vivre – sans même parfois en prendre conscience – le rêve de tous les dictateurs qui ont traversé l’Histoire sur un tas d’hémoglobine : «dictaturer» sans limites, sans verser de sang, ou presque. Faire tout, sans retenue, et sans rendre des comptes. L’absolue chimère du dictateur ! Les dieux de l’Olympe eux-mêmes en ont rêvé, mais ils ont échoué à y arriver pleinement, Zeus en tête. Alors oui, fascination pour cette «possibilité algérienne ». Le système, par un cheminement que les spécialistes – donc toujours pas moi – devront décortiquer, est arrivé à se créer un «climat des affaires de la cité» qui l’autorise à régner sans présence physique du régnant, sans signature génétique de sa cour, encore moins de celle de son successeur. La dictature virtuelle ! Et vous voudriez que je ne sois pas fasciné ? Que je me contente de gronder et de dénoncer ? Que nenni ! Non ! Rendez-vous plutôt au colloque de 2050 sur «Les mystères de la gouvernance micro-casque».
    En attendant, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Mercredi 12 Août 2015

    Non à la double peine contre nos frères !
    Solidarité avec zawaliya !

    Par Hakim Laâlam
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    [email protected]
    Le joueur de foot Slimani arrosé avec du
    champagne à l’issue d’un match. C’est une honte !
    Un scandale ! A-t-on idée de…
    … gaspiller ainsi ce breuvage !
    Arrêtez de vous plaindre, de gémir et de vous lamenter sur le fait que vous allez bientôt raquer, cracher dans le bassinet avec cette histoire de taxe d’habitation généralisée. C’est de l’égoïsme citoyen ! Vous ne pensez qu’à votre petite pomme et à cette feuille brun-roux sur laquelle figure une modeste somme en dinars. Avezvous songé une seconde à vos compatriotes qui, en plus de la lourde charge de vous gouverner, doivent payer deux taxes d’habitation ? Ici et là-bas ? Et là-bas, je vous le signale, ils paient en devises, les pôvres ! Non ! Il faut absolument vous départir de cette position victimaire et sortir de ce cercle nombriliste. Nous comptons parmi nous des malheureux «nommés» aux postes de commande de ce pays et aujourd’hui frappés par la double peine, la double imposition par taxe d’habitation interposée. C’est une profonde injustice ! La LFC, la loi de finances complémentaire, montre là clairement ses carences, ses incohérences et son manque de «professionnalisme ». Comment le législateur financier qui l’a conçue, cette LFC, n’a-t-il pas pensé au cas de figure de Ammar Saâdani obligé, contraint au corps de payer deux taxes d’habitation dans deux monnaies ? Enfin… dans deux monnaies, façon de parler, bien sûr ! Allonsnous rester ainsi, les bras croisés face à cette situation injuste ? Ne sommes-nous pas algériens, que diable ? Ne nous connaît-on pas partout dans le monde pour notre sens de la solidarité ? De la solidarité agissante ? Alors, agissons frères et sœurs ! Et venons en aide à nos compatriotes frappés par la double taxe d’habitation. Lançons à tous les niveaux, dans nos villes et villages, dans les douars les plus reculés, des souscriptions pour ramasser le plus d’argent et aider nos frères de là-haut à régler leurs taxes d’habitation. Surtout celle en euros, en dollars ou en pounds. Et si ça ne suffit pas, n’hésitons pas ! Refaisons le coup de Ben Bella. Exhortons nos femmes, nos sœurs, nos mères, nos compagnes, toutes les femmes valeureuses et solidaires que compte ce pays à hypothéquer leurs bijoux au profit d’une caisse entièrement dédiée au paiement des taxes d’habitation de Ammar El Drabki et de ses compagnons d’infortune. Montrons que dans les moments difficiles, dans les temps de crise et d’injustice fiscale, l’Algérienne et l’Algérien savent être à la hauteur des enjeux. Et surtout, j’insiste là-dessus, n’oublions pas une chose, dans notre élan de solidarité formidable
    prenons le soin, parce qu’en plus, ce n’est pas imposable, de fumer du thé et de rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

    H. L.
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    Jeudi 13 Août 2015
    Les chasseurs d’étoiles !

    Par Hakim Laâlam
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    Conseil National de la Fetwa. L’Égypte va former les
    futurs muftis algériens.

    Ça ne vous rappelle rien, vous ?Il faut leur rendre hommage ! Par les temps qui courent, et même par les temps qui ne courent plus, à l’arrêt depuis 1999, eux ne lâchent pas prise. Ils ne renoncent pas, les chasseurs d’étoiles ! D’étoile de David. Quelle énergie, mon Dieu ! Alors que dehors, il fait parfois 40 degrés, plus dans le Sud, et audelà de 75 % de taux d’humidité, eux chassent la «juiverie internationale». Rien n’échappe à leur vigilance de chasseurs d’étoiles de David. Pas même les claquettes importées cet été et dont certains lots auraient pour dessin, dans la semelle, en haut, au niveau du trou destiné à la boucle de l’orteil une étoile de David à peine stylisée pour passer inaperçue à nos yeux de profanes, de non- chasseurs d’étoiles. A peine une femme, non-hidjabisée, non blindée d’arabe châtié est nommée ministre du savoir sans poils que voilà nos chasseurs d’étoiles en train de décortiquer chaque lettre de son nom, de consulter l’étoile du berger ou la constellation de la bêtise humaine, située entre Orion et Orient dans l’espoir qu’elles dénoncent leur consœur maléfique, l’étoile de David qui se cacherait dans le regard trop direct, trop droit de la ministre. Des «intellectuels » chasseurs d’étoiles sont même envoyés au festival du film de Locarno, en Suisse, pour y débusquer quelques bobines fleurant le juif cupide et déclencher alors une pétition afin de bannir les balbutiements, les vagissements du cinéma algérien de toute manifestation internationale, de scotcher une interdiction de sortie du territoire sur toute pellicule DZ et de confiner tout ça dans des salles algériennes. Salles qui n’existent bien évidemment pas ! Donc, de tuer le cinéma algérien avant même sa renaissance. Une plage parisienne se met aux couleurs israéliennes une journée, et voilà les chasseurs d’étoiles de David ressortant leur fusil planté dans la fleur ! Même ceux – surtout ceux – qui ont résidence en France, à Paris, à quelques pas seulement de la portion de plage parisienne dédiée à Tel-Aviv, une journée d’été française. La France – dois-je le rappeler ? – pays souverain et encore autorisé, que je sache, à couvrir son ciel d’autant d’étoiles de David qu’il le souhaite. Si Paris-Plage-Tel-Aviv t’indispose à ce point, khouya, vends ton appart du 16e et rentre chez nous ruminer ta «chemma» et ta rage de chasseur d’étoiles de David. Ça fera plus vrai, au moins. Plus «authentique». Non ! En vérité, il ne faut pas trop vite jeter la pierre à ces chasseurs d’étoiles de David. Par ces temps de canicule, par ce taux exceptionnel d’humidité, par ce climat de lavage industriel de l’argent sale et dégueu, sous cette latitude où un gars incapable de soulever une tasse de café seul, sans l’aide de son micro-casque, nous promet de nous amener Bientôt-Inchallah-Al- Hamdoulillah vers la croissance, faut vraiment être fort, voire même génialement unique pour n’avoir comme activité que de chasser les étoiles de David sous les savates chinoises !
    Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Samedi 15 Août 2015

    Le peuple des derricks !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Visite surprise du ministre de la Santé à Annaba. La vraie
    surprise, c’est qu’un…

    … Boudiaf soit revenu vivant
    de Annaba !
    53 ans ! 53 ans pour en arriver là ! Un pays indépendant, assis par terre en tailleur, autour d’un derrick de pétrole, un transistor chinois plaqué à l’oreille à guetter les cours du brut sur les marchés. Une entité anciennement valeureuse coincée toute entière dans l’exact angle d’ombre du derrick à prier les dieux souterrains du fossile et leurs prophètes «gazéisphères» de nous être favorables, de pousser un peu au fond les vents afin qu’ils remontent la pression barre au-dessus des 50 dollars. La journée, c’est dur. Très dur ! Eprouvant. S’asseoir autour d’un puits de pétrole par plus 50°, c’est de la folie. Le soir, ça se radoucit. Il ne fait que 39°. Nous tenons le coup. Avec des bougies à la main. Pour éclairer un peu, vu que nous avons vendu les dernières lampes à pétrole afin d’honorer nos dettes. Mais demain ? Aurons-nous encore suffisamment de monnaie au fond de la besace pour acheter des bougies ? Vite ! Prions alors d’autres dieux pour que les nuits soient exceptionnellement étoilées, qu’elles nous fassent baigner dans un doux halo qui nous permettra de ne pas rester dans le noir total. De toutes les façons, il ne nous reste que la prière lorsque notre ratio de dignité a été enterré sous le dernier pipe-line siphonné et ensuite revendu en pièces détachées aux Turcs. Ah ! Les Turcs ! Nous n’avons finalement retenu de leur passage que les vertus du moelleux de leurs tapis sur lequel nous passons notre temps allongés à attendre la baraka et son harem de courtisanes généreuses. La Turquie est aujourd’hui un grand pays. Nous sommes un désert où nous plantons nos larmes qui ne reviennent aussitôt à la figure, le sable, la silice ne supportant pas chimiquement les excréments lacrymaux des parasites terrestres. Un pays qui passe son temps à discutailler autour d’un derrick du temps qu’il fera demain sur les marchés internationaux devrait être interdit de combustion humaine ! Pire ! Nos pulsions n’ont plus rien d’humain. Ni d’animal, du reste. Les chameaux, bêtes du désert par excellence savent emmagasiner dans leurs bosses pour les jours difficiles. Et nous qui côtoyons ces ruminants tous les jours ? Avons-nous au moins appris d’eux, à défaut d’avoir appris des Turcs ? Non, bien sûr ! Nous avons revendu nos bosses sur «eBay» et «Le Bon Coin» et attendons fiévreusement que les chameaux régurgitent quelques pitances rances pour nous les disputer au sang !
    Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    P.S : Je le fais rarement ! Amis lectrices et lecteurs, passez- moi cette fois-ci ! Je voulais souligner ici les efforts et l’efficacité des équipes d’Algérie Télécom en charge du téléphone fixe et d’Internet, celles de Aïn-Taya et de Bordj El Bahri au grand complet. Face à une grosse panne, trois jours durant, elles ont travaillé sans relâche et ont tout remis en fonction. Oui, je sais, c’est leur boulot ! Mais c’est tellement rare quand les gens font leur boulot aujourd’hui que je tenais à ce clin d’œil au travail bien fait et qui m’a personnellement permis de faire le mien correctement, celui de vous transmettre quotidiennement mes délires ! Le fumeur de thé
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Dimanche 16 Août 2015
    Plaidoyer pour une université
    de la 5e saison divine !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Alerte ! Incendie dans la forêt où se tient l’université
    d’été de Madani Mezrag. Quelqu’un a pensé à appeler
    les pompiers ? Persoooone ?

    Zut alors !Aucune université algérienne ne figure dans le top dix des meilleurs campus africains. Le tout dernier classement vient juste de tomber. Je trouve cela injuste. Profondément injuste. Il y a quelques années, je ne dis pas ! J’aurais même été d’accord avec cette «déclassification» de l’université algérienne. La décennie noire. Les affres par lesquels nous sommes passés ont effectivement laissé leurs traces sur nos facs et sur le savoir de manière générale. Mais aujourd’hui, non ! Aujourd’hui, les choses ont changé. En bien. En nettement meilleur. Des gens inquiets face à la dégringolade de nos unif’ sur la scène internationale semblent avoir repris les choses en main. En tête de ces gens de bonne volonté, le Grand Recteur Madani Mezrag ! Quel courage ! Quelle abnégation ! Quel dévouement pour la cause, celle de la tenue régulière et diversifiée d’universités d’été à travers le pays. Cet homme est un saint ! Il aurait pu – il en a les moyens – se contenter de regarder de loin la dégradation de nos facs, siroter son café, se lisser la barbe et murmurer dedans : «Allah Ghaleb !» Et ben non ! Lui a posé sa tasse sur son guéridon fait d’ossements humains, a retroussé les manches de sa vareuse prise sur un jeune militaire qui n’en avait plus besoin, et a organisé coup sur coup plusieurs universités d’été. D’abord, chez lui. Dans cette forêt qu’il connaît si bien. Ensuite, pour ne pas faire dans le régionalisme, le Grand Recteur Mezrag, homme des équilibres par excellence a mis sur pied son université d’été à Mostaganem. Là aussi, dans la forêt, pour allier la pensée à l’écologie. L’utile au bucolique. L’esprit humain aux mannes des arbres et des plantes doublement centenaires. Je vous ai dit plus haut que cet homme est un saint ? Mauvais appréciateur que je suis ! Si Madani est un dieu ! Et ce dieu n’a qu’un seul regret. Celui de voir ses universités confinées pour l’heure à la seule saison d’été. Allons-nous rester ainsi, à le regarder se dépêtrer tant bien que mal durant les mois d’août à monter ses campus estivaux ? Non bien sûr. Il faut aider ce Grand Recteur providentiel à étendre sa toile universitaire sur les quatre saisons. Et si Dieu, l’autre, pas Mezrag, décidait un jour de rajouter une cinquième saison, son prophète sur terre sauterait sur cette aubaine pour y placer son université de 5e saison. D’ores et déjà, je vous propose à tous de réfléchir à un nom à donner à cette nouvelle saison. Frères et Sœurs, unissons nos cerveaux. En forêt !
    Et fumons du thé au musc pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    Lundi 17 Août 2015


    Dans la famille «Traîtres», je demande le looser !





    Par Hakim Laâlam
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    Devinette : qu’est-ce qui a un portail grand ouvert, avec
    devant, amoncelés en tas des sacs poubelles noirs ? Une
    décharge ? Une déchèterie ? Non !

    Une banque !
    Y a pire que le qui-tu-qui ! Il y a le traître qui se casse en France, qui promet de mettre tous les massacres commis en Algérie sur le dos de l’ANP, notamment l’assassinat horrible des moines de Tibhirine, qui introduit concomitamment une demande d’asile et qui voit sa demande… rejetée par Fafa ! Le gars doit avoir un contrat à vie avec la loose-attitude ! Si au moins sa traîtrise envers le pays et son armée avait abouti sur un statut de réfugié politique, d’abrité en France ! Là, Wallah que nous aurions fini par fermer les yeux, avec le temps, les saisons, les années. En parlant de lui dans 20 ans, on aurait juste dit «Ah ! Oui ! Cette petite frappe qui ne figure même pas dans le marque-page des livres d’histoire. Il est toujours installé en France ?» Et nous serions passés à autre chose, de plus consistant, sans la haine légitime que l’on devrait pourtant ressentir envers ce genre de traîtres. Parce qu’au fond, le bonhomme aura été définitivement étalonné à sa «juste» mesure, celle d’un paumé ayant négocié sa traîtrise contre des courses chez Auchan et une carte vitale. Si ! Si ! Au fond, je pense que tu peux te forcer à pardonner à ce genre de judas de supermarchés. Mais là, y a même pas au bout le petit carton qui t’autorise à rester en France, le sésame qui te permet de faire tes p’tits calculs de fin de mois, pour savoir si tu pourras acheter chez Leader Price des bâtons de Berger avec les économies que tu auras fait sur ton RSA, établi au taux dégressif. Rien ! T’as été traître. Et ils t’ont récompensé en te fichant un coup de pied au derche. Y a Bouguelb ! Le caporal Brahim Ben Brahim avait au moins eu des médailles clinquantes qu’il accrochait fièrement sur sa vareuse lorsqu’il paradait sur la place du village en récitant son matricule de traître. Et toi mon bidasse ? Une main devant, une main derrière, «bye-bye Baris, adieu Carrefour ! Le dernier bus pour Roissy !» Comme quoi, même chez les traîtres, y a des catégories. Et toi mon petiot, t’es fiché dans cette catégorie qui porte un nom en «Derja». Mais si, tu sais bien, cette expression de chez nous si forte, si intraduisible et qui se termine par «… sèche». Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

    H. L.


    Dernière modification par zadhand ; 18/08/2015 à 21h29. Motif: Pousse avec eux By Hakim Laâlam
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