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Vue hybride

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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    30 Avril 2015

    Al Capone, Lucky Luciano et le rêve éveillé de ma Tata préférée !

    Par Hakim Laâlam
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    Intenses préparatifs de la saison estivale. Six…
    … Terroristes abattus à Azazga !
    Eh non, Tata ! Pas comme ça ! Tu aurais pu prévenir plus tôt. Une sorte de préavis. Tu crois que c’est facile, juste se pointer et d’exiger de Abdekka qu’il vire les ministres véreux du gouvernement ? Bien sûr que non ! D’abord d’un point de vue strictement logique, je te fais remarquer que c’est comme si tu demandais à Al Capone d’emprisonner Lucky Luciano ! Génériquement, c’est impossible. Et puis maintenant, d’un point de vue pratique, avec toute sa bonne volonté, même s’il t’écoute généralement avec beaucoup d’intérêt et d’indulgence, même s’il dispose de moyens colossaux, tu crois sincèrement que le Raïs adoré peut, d’un coup, sur un claquement de doigts, virer en bloc les ministres ripoux de l’exécutif ? Non, Tata, non ! Prends, à titre d’exemple, le nombre de fourgons cellulaires qu’il faudrait pour une telle opération. On a beau être le châtelain, diriger le Palais, on ne peut cependant pas réunir en aussi peu de temps autant de fourgons. Et là, je ne parle que des fourgons cellulaires. N’oublie pas, ma Tata adorée, qu’il faut autant sinon plus de fourgons normaux, basiques pour embarquer les matériels et matériaux suspects saisis dans les bureaux de ces ministres. On aura beau faire appel au concours des concessionnaires spécialisés dans les véhicules utilitaires, les mettre tous à contribution, nous n’arriverons jamais à rassembler le nombre suffisant de véhicules de transbordement des preuves et objets attestant des délits. Ya Sidi, plutôt Ya Sayidati, supposons que le Palais réussisse malgré tout la prouesse de se dégoter tous les camions qu’il faut, as-tu pensé aux … chauffeurs ? Aux déménageurs ? Aux personnels divers, entre agents d’exécution, d’escorte et d’accompagnement de ces convois exceptionnels, lesquels, comme tu dois t’en douter au moins un peu, vont serpenter sur des dizaines – que dis-je ? — des centaines de kilomètres ? Le plus ambitieux des programmes de recrutement et de financement, les agences d’emploi, les Ansej et les Que-sais-je n’y pourvoiraient pas en aussi peu de temps. Non ! Fallait réfléchir un peu plus avant de balancer en public ton idée, ma Tata ! Je ne dis pas qu’elle n’est pas bonne, qu’elle n’est pas généreuse et qu’elle pourrait ne pas plaire à Al Capone. Je dis juste qu’elle est irréalisable. Sauf à en confier la réalisation à Coppola. Mais si ! Tu sais bien ma Tata, le mec qui a fait Le Parrain. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    02 Mai 2015

    Au signal, tout le monde se met subitement en colère !

    Par Hakim Laâlam
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    Le torchon brûle entre Alger et Nouakchott. Et je parie que le…
    … torchon et les allumettes, c’est nous aussi qui les fournissons !
    Je suppose qu’ils doivent les stocker quelque part dans un entrepôt, un baraquement spécialement équipé pour çà : l’enclos à redresseurs ! Des mecs, des nanas parfois, mais rarement, dont le seule fonction est d’attendre le feu vert pour exercer le seul boulot qu’ils savent faire, l’unique job pour lequel ils ont les qualifications nécessaires, la «Nemima», foutre la pagaille. Après l’activation bruyante de Belkhadem sommé d’aller «Zizaner» au FLN, voilà qu’au RND aussi, les parages du siège national bruissent de «Colères Subites». Jusque-là, je connaissais la mort subite — ne pas confondre bien sûr avec la bière belge — aujourd’hui, je dois m’habituer à ce nouveau concept, celui de la colère subite. Il existe donc des gens dont on peut commander les colères. Ces gens-là sont dans un sas de décompression comme des commandos au repos ou des pilotes en attente d’une mission, d’un raid, et subitement tout à coup, dans le haut-parleur, une voix autoritaire leur gueule que c’est le moment de se mettre en colère tous en chœur. Et eux, obéissants comme des Teckels bien dressés, déclenchent aussitôt leur logiciel «Colère subite». C’est touchant de précision suisse que ce mécanisme-là. Mais en même temps, avec l’âge, avec l’expérience, nous, en face, avons tout de même un peu appris à détecter ces colères subites. Leur manière d’éclater et de se manifester n’est pas étrangère au fait que nous puissions aujourd’hui les sentir, les voir venir de loin, voire même les anticiper un p’tit chouia. Je me demande d’ailleurs pourquoi les donneurs d’ordre de colère subite ne changent pas un peu leur méthode d’enclenchement. Je ne sais pas moi ! Introduire des variantes. Décaler les colères subites au FLN et au RND, ne pas les faire coïncider de manière vachement synchrone, toujours laisser passer un ou deux mois après la création de son parti pour le voler à Djaballah et autres modifications qui pourraient crédibiliser les colères subites, les coups d’Etats dans les partis et les vidages des chefs en poste. Je dis çà, c’est juste par souci de garder encore un peu de spectateurs dans la salle, de ne pas lasser les rares accros qui suivent encore ce film. Un film tellement diffusé, tellement usé qu’il en est devenu…transparent de prévisibilité. Allez ! Hakim ! Debout là-dedans ! Assez dormi. C’est ton tour ! Toi aussi tu dois te mettre au garde-à-vous au signal, et… fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue. H. L.

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    Post Re : Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    03 Mai 2015
    Ce séisme que j’appelle de tous mes vœux !

    Par Hakim Laâlam
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    La vente de la vignette auto prorogée. Purée ! En Algérie, même la vignette automobile voit son…
    … Mandat prolongé !Deux moments saisissants dans la RADP. Dans le courant de la même journée. D’un côté, Benamar Zerhouni, une des voix attitrées, certifiées et homologuées de Abdekka qui lit une lettre dans laquelle le châtelain sans voix propre appelle les jeunes du sud du pays à ne pas céder aux vents de la fitna. Et de l’autre côté, le procès de l’autoroute Est-Ouest marqué finalement par un moment fort, le seul vrai moment, sans trucages. Un magistrat qui avoue devant une salle médusée : «Qui suis-je moi petit juge pour convoquer ici un ministre ?» Mis côte à côte, en «jouxtance», ces deux moments appellent une question : qui souffle, anime, réactive et entretient le vent de la fitna ? Comment oser appeler des manifestants pacifiques du Sud algérien à ne pas céder à la colère quand plus au nord, dans la belle et opulente capitale, Ghoul Amar, ministre des scandales, scandaleusement ministre, est cité lourdement dans un procès, mais n’est finalement pas concerné ni inquiété ? D’ailleurs, pour la petite histoire, il n’est même pas dérangé, le bougre ! Car comme Abdekka, Ghoul jouit aussi du privilège de répondre par lettre à la justice. C’est d’ailleurs la justice qui lit à la salle son discours. Comment rester calme à In Salah, au sud lorsqu’au nord, l’épidémie de silence officiel gagne et que les puissants ne s’adressent plus au peuple ni à la justice directement, préférant ce mode de communication unique au monde, celui de la lettre au porteur et au lecteur délégué ? Qui attise le feu de la fitna ? Un gueux brûlé par le soleil qui brandit une pancarte sur laquelle il est gribouillé «je veux une eau saine pour mes enfants» ? Ou un Palais qui met ses dépendances et ses tâcherons à l’abri du glaive du «Haq», de la justice ? Je ne suis pas sismologue. Mais de plus en plus, et sans avoir maintenant besoin d’érudition dans la science de la terre, de ses mouvements et des caprices des plaques tectoniques, je vois, je discerne très précisément la faille, la fracture terrible. Elle sépare l’Algérie en deux. Brutalement. Largement. Sans espoir de voir les deux bords du gouffre se rejoindre un jour. Ce pays est fracturé par de drôles de pompiers. Les mêmes qui appellent à l’apaisement au Sud soufflent sur le foyer déjà incandescent au Nord. Désormais, l’entité «algérien» ne veut rien dire. Ne veut plus rien dire. Il y a la plèbe. Celle que l’on peut ramener dans un palais de justice et marquer au fer rouge. Il y a les gueux que l’on peut obliger à boire du poison et à patauger dans un sol souillé. Et puis, il y a le Club. Ceux qui nous écrivent. Ceux qui nous font lire leurs fantasmes. Nous les communiquent par voix interposées. Pays partagé. Pays coupé. Pays cisaillé. Jusqu’au Big One. Le Grand Tremblement de Terre. Seul capable d’inverser la faille. D’y plonger au plus profond de ses entrailles incandescentes les intouchables d’aujourd’hui. Jamais je n’ai espéré avec autant de force, appelé de tous mes sens un tremblement de terre. Inchallah Ya Rabbi ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
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    04 Mai 2015
    Et si tout ça s’arrêtait, que ferions-nous, mon Dieu ?

    Par Hakim Laâlam
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    Au fait ! Comment s’appelle l’intervention française en Centrafrique ?
    Pédo-Sangaris !
    Un procès qui touche à sa fin, celui de l’autoroute Est-Ouest. Un autre qui s’ouvre aujourd’hui, celui de l’affaire dite «Khalifa Bank». Une banque qui chevauche une autoroute ! Que serait notre vie sans procès, hein, je vous le demande ? Heureusement que les services d’animation et d’activité ludiques rattachés au Palais s’emploient à meubler notre ennui mortel avec tous ces procès. Cet enchaînement d’affaires jugées, c’est bon pour notre moral, c’est bon pour combattre notre stress et c’est surtout excellent pour nos zygomatiques. Un homme qui rit, c’est déjà une baisse de son taux de triglycérides notable, donc la diminution certaine des risques cardiovasculaires qu’il encourt à cause des excès de graisse et de spleen accumulés. Alors, rions ! Rions ! Rions ! Il y a motif à rire puisque les affaires se succèdent à un rythme «festivalier». Ailleurs, partout dans le monde va s’ouvrir la saison des festivals d’été. Ici s’est déjà ouverte celle des procès de la saison judiciaire prêt-à-porter Printemps-Eté. Avec des constantes à la mesure du talent et du génie des grands couturiers qui grenouillent dans les ateliers du Palais : au procès Khalifa Bank, comme au procès de l’autoroute Est-Ouest et comme lors de tous les autres «retentissants» procès que l’on nous a servis, des noms de pointures, de ministres vont être criés à satiété, lancés à la volée dans les prétoires, mais jamais concernés, pas du tout inquiétés. On peut s’en étonner. Les étrangers s’en étonnent. Nous, non ! ça fait partie de notre patrimoine. N’oublions pas qu’un pan important de nos traditions de communication vient du «Berrah» et de son dérivatif naturel, le «Teb’rih». Amis touristes qui visiterez notre beau pays, appréciez à sa juste valeur la capacité que nous avons ici, soudain, sans raison apparente, sans avertir vraiment de nous mettre en transe en gueulant de toutes nos gorges des noms et prénoms de personnalités localement célèbres. Le spectacle vaut le déplacement. Mais il a beau être unique et captivant, ce spectacle n’arrive cependant pas à masquer ma crainte. Demain, ce régime finissant va enfin finir d’en finir. Comme le prédit mon ami Saïd, la vie va redevenir normale, c’est-à-dire non jalonnée de scandales interminables. Comment allons-nous faire sans procès ? A quoi allons-nous occuper nos si longues journées sans juges, sans demi-sel, sans fusibles et sans stars citées à la criée. Rien qu’à cette perspective mortelle, je m’ennuie déjà et mes triglycérides s’affolent à nouveau. Et je ne trouve d’autre palliatif à ma peur panique que de fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    05 Mai 2015
    Ah ! Si j’avais été Spiderman, j’aurais dit oui tout de suite !
    Par Hakim Laâlam
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    En visite en Algérie, Raoul Castro ne risque pas d’être dépaysé. Reçu par Abdekka, il aura l’impression d’être encore à Cuba.
    Au chevet de Fidel !
    Boutef’ a appelé les journalistes à adhérer à ses réformes ! Il m’a donc aussi appelé, puisque j’ai la faiblesse, la très petite faiblesse de me considérer un chouia, pas trop, mais un chouia quand même journaliste. J’ai donc reçu cet appel lancé à travers un canal sonore subsidiaire. Je suis honoré d’être ainsi destinataire d’un appel à adhérer. Mais en même temps, et pour me montrer poli et à la hauteur de l’intérêt que mes consœurs, mes confrères et moi avons suscité auprès du Raïs chéri, je me dois d’apporter ici quelques précisions, des réponses. Car lorsqu’on est un garçon de bonne famille, on doit toujours répondre à un appel. Voilà ! J’ai un problème grave Monsieur le Président avec le principe d’adhésion. D’adhérence, devrais-je plutôt écrire. J’adhère très difficilement. Pour ne pas dire point du tout. Je ne sais pas à quoi c’est dû ! Parfois cette incapacité à adhérer m’irrite, et il m’arrive même de jalouser un peu ceux qui ont une facilité déconcertante à adhérer à tout et à n’importe quoi tout le temps. La jalousie – c’est connu – mène à tout, jusqu’à des comportements extrêmes. Et un jour, je me suis ainsi retrouvé à vérifier, chez des spécimens particulièrement adhérents, voire même adhésifs, leurs mains et la plante de leurs pieds. Pour voir si ces membres n’étaient pas dotés de micro-ventouses comme celles des araignées ou carrément comme celles développées après mutation et croisement génétique par l’homme-araignée, Spiderman. J’ai bien senti une gêne certaine chez ces personnes ainsi examinées par mes soins, scannées et scrutées au plus près. Mais que voulez-vous ? Il fallait que je sache ! Je n’ai rien trouvé. Ce qui prouve que leurs supers pouvoirs d’adhérence sont encore plus perfectionnés que je ne le pensais, au point d’en devenir invisibles à mes yeux de vulgaire in-adhérent. Et vous me voyez là, Monsieur le Président, au pied de votre Palais et de vos réformes tellement enthousiasmantes et tellement… tellement, la queue basse, le regard perdu dans les cimes à atteindre mais que je ne puis escalader, parce qu’incapable d’adhérer comme vous m’y invitez si gentiment. Souffrez alors mon handicap, mon handicap lourd. Corps sans ventouses. Loque, amas de chairs au sol, ne pouvant s’accrocher à rien. Sauf à fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue. H. L.


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    06 Mai 2015

    Je n’ai jamais rien compris au rugby !

    Par Hakim Laâlam
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    A l’issue de leur entrevue, Raoul Castro a déclaré : «J’ai trouvé le Président Bouteflika très en forme. Il m’a d’ailleurs chargé de transmettre ses amitiés à…
    … Che Guevara» !
    J’ai lu et aussi ouï-dire que le ministère algérien des Moudjahidine aurait «botté en touche» sur la question de la repentance de la France pour ses crimes coloniaux. L’Algérie ! Seul pays au monde où l’on joue au rugby avec des bottes ! Attention ! Demandez à tous les grands rugbymans de la planète ! Interrogez les Wallabies ou les AllBlacks… et ils vous le confirmeront : botter en touche, ce n’est pas facile. Surtout pour une nation comme l’Algérie où le rugby n’est pas un sport de masse, ne se pratique pour ainsi dire pas du tout, si l’on excepte quelques tentatives sans lendemain. D’accord ! Le rugby, ce n’est pas trop notre truc, mais botter en touche, çà, nous savons faire. Surtout lorsque la partie, le match s’engage ou fait semblant de s’engager avec Fafa. Ah ! Là, avec Madame la France, nous sortons le grand jeu en matière de «bottage en touche». C’est simple, le ballon ne reste jamais bien longtemps sur l’aire de jeu, dans la zone d’enjeu ou en-but. Il est la plupart du temps, pour ne pas dire tout le temps botté en touche, mis dehors. En même temps, il faut comprendre nos joueurs, nos rugbymans, notre équipe nationale de bottage en touche. Il y a des nations face auxquelles il vaut mieux ne pas trop engager la mêlée ! Eviter d’aller à la castagne. Préférer botter en touche plutôt que de tenter des débordements ou gagner du terrain par duels de packs d’avant. Non ! La France, quoi qu’on puisse en dire est une nation de rugby. Elle n’est plus au top, mais elle s’y connaît mieux que nous en ballon ovale, tordu. Et puis, par-dessus tout, si nous bottons tout le temps en touche, c’est peut-être aussi parce que certaines règles de cette discipline ont été quelque peu changées dès qu’un match nous oppose à la France. Tenez ! Prenez l’arbitrage. Et bien on m’a raconté que les arbitres des matchs Algérie-France n’avaient pas de sifflets. Oui M’sieur ! Jamais de sifflets ! Ils gèrent les rencontres autrement. Dès qu’un joueur algérien se met en faute, tente de plaquer un adversaire français, de mettre les coqs gaulois en mauvaise posture, l’arbitre agite deux choses sous son nez. Un trousseau de clés, dans un premier temps. Et si ça ne suffit pas, dans un second temps, un carton. Le carton de résidence VIP. Ou carrément un plus petit carton, celui de la carte d’identité française. Et là, oh ! Miracle ! Nos joueurs bottent en touche. Décidément, je ne comprendrais jamais rien aux règles biscornues du rugby. Je lui préfère de loin mon sport à moi, fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.H. L.
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    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    07 Mai 2015
    Jamais sans mon éponge !

    Par Hakim Laâlam
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    Lors de sa visite en Algérie, Raoul Castro a été reçu par Abdekka. Et alors ? Et alors rien ! Faut juste…
    … mettre au courant Abdekka !
    Il paraît que Bensalah ne veut pas «jeter l’éponge» face à cette quasi-certitude, son remplacement par Ouyahia. Ne peuvent être étonnés par cette information que ceux qui ne connaissent pas nos mœurs très particulières en matière de jets d’éponges. Attention ! L’éponge algérienne n’est pas objet banal. Ce n’est pas un peu de mousse agglomérée en carré ou en rectangle et dont on peut faire un usage multiple, le plus courant étant de laver, avec, la vaisselle sale. Dans nos us et coutumes, l’éponge algérienne est sacrée. Oui, vous avez bien lu «SACRÉE» ! Même après usage, même usé, même tombant en lambeaux, un Algérien à qui on a confié une éponge ne la jette jamais. Au risque de provoquer 14 ans de malheur. Et oui ! Dans notre mythologie, le jetage d’éponges, c’est la double peine par rapport au cassage de miroirs, 14 ans au lieu de 7 ! Et lorsqu’on me dit que Bensalah ne veut pas jeter l’éponge, je le comprends parfaitement. Si Abdelkader est un homme respectueux des usages. Il se conforme en tous points à la pratique canonisée par le système. Son éponge, il ne le jette pas. Si effectivement on lui demande de vider son bureau au RND pour y laisser s’installer H’mimed, il va le vider, mais en prenant soin de récupérer quasi religieusement son éponge, de l’envelopper dans du papier journal, de préférence El Moudjahid, de l’emmener chez lui et de la cacher au fond d’un coffre. C’est cela le destin fabuleux de l’éponge algérienne. Ses détenteurs savent qu’un jour ou l’autre, on leur demandera de revenir, munis de leurs anciennes éponges, comme d’un sésame, d’un badge permettant l’accès, et surtout le ré-accès ! D’ailleurs, je prends d’ores et déjà le pari. H’mimed lorsqu’il va revenir à la tête du RND aura dans son fameux cartable en cuir son éponge à lui. Parfaitement conservée. Méticuleusement préservée des ravages du temps et des envies. Oui ! Oui ! Et trois fois oui ! Je vous le concède, nous avons de drôles de mœurs. Nous élevons au rang de divinité un morceau de mousse à 10 dinars l’unité. Nous lui consacrons des rites, des prières et nous lui offrons les meilleures niches douillettes et super sécurisées, nos coffres-forts. Ne pensez pas qu’il s’agit là juste de pratiques païennes ou de gri-gri pour sous-dév’. Non ! Derrière l’éponge se cache l’essence même du système. Décortiquez l’éponge et vous aurez compris comment ce régime fonctionne. Passez l’éponge à la vivisection et vous en saurez plus que mille analyses savantes sur le régime algérien. Enfin, c’est ce qui se dit. Parce que moi, j’ai essayé d’entrer dans le cœur de l’éponge, et j’en suis sorti ivre. Tellement rond que je n’ai trouvé d’autre moyen de dessouler que de fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.H. L.

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