i-Télé la rédaction trop réduite pour assurer
le direct pendant les fêtes

i-Télé
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Le Monde | 23.12.2016 à 20h36


Quatre-vingt-quatorze salariés ont officialisé leur départ d’une
rédaction qui comptait cent vingt journalistes avant la grève.
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Faute d’effectifs suffisants après le départ de plus de 90 salariés,
la chaîne d’information i-Télé ne pourra pas assurer le direct le
week-end de Noël, ni le week-end suivant, selon une information
du site Les Jours, confirmée par le groupe Canal+. Les candidats
au départ avaient jusqu’au vendredi 23 décembre pour bénéficier
du plan proposé par la direction après la grève de trente et un jours
qui a paralysé la chaîne en octobre et novembre. Selon le dernier
décompte du compte Twitter des grévistes d’i-Télé vendredi 23
décembre, 94 salariés ont officialisé leur départ d’une rédaction qui
comptait 120 journalistes avant la grève. La direction n’a pas fourni
de chiffres précis.Des rediffusions pendant le week-end. Face à
cette saignée, la chaîne a confirmé qu’elle ne serait pas en mesure
d’assurer le direct samedi 24 et dimanche 25, et probablement pas le
week-end du Nouvel An, et elle passera des rediffusions. Parmi les
dernières annonces de départ, la journaliste politique Camille Langlade
a dit sur Twitter qu’elle partait pour BFMTV.Si les annonces de départ
ont été nombreuses, les annonces d’embauche l’ont été bien moins,
selon Les Jours, qui affirment que moins d’une dizaine d’embauches ont
eu lieu depuis le début de la crise.Les attentes du CSA à la rentrée. La
semaine dernière, la chaîne d’information annonçait la nomination de
l’un de ses anciens cadres, le journaliste Thomas Bauder, en tant que
directeur délégué à l’information. Cette nomination était l’une des rares
concessions accordées par la direction à l’issue de la grève.Le directeur
de la chaîne, Serge Nedjar, proche du patron de Canal+, Vincent Bolloré,
s’était engagé auprès du CSA à remplacer d’ici à la fin de l’année tous
les partants, point sur lequel le régulateur avait dit qu’il serait vigilant.
Le CSA attendait également la mise en place d’un comité d’éthique,
annoncé par la chaîne mardi, mais dont la composition (deux des trois
membres appartiennent au comité d’éthique de Canal+) n’a pas convaincu
le régulateur. Le CSA, qui avait reproché à l’émission de l’animateur
controversé Jean-Marc Morandini des « manquements aux exigences
d’honnêteté et de rigueur », devrait également regarder de près la reprise
de « Morandini Live », à la rentrée, en même temps que le lancement de CNews.