Les éléments en faveur d’un rapprochement entre les deux principaux ennemis s’accumulent.
Et si c’était le principal dossier de 2016 ? Le possible rapprochement entre Vivendi (Canal+) et BeIN SPORTS est plus que jamais dans toutes les têtes, même celle du président de la république, François Hollande, qui a confié selon Le Parisien penser que les deux diffuseurs devraient fusionner à terme.
La paix commerciale est consomméeFini le temps des procès, de la surenchère depuis plus d’une année désormais. BeIN SPORTS a laissé son concurrent s’offrir l’exclusivité du Top 14 sans inflation notable des droits TV. Canal+ n’a pas bronché cet été en laissant de côté la Bundesliga et la Série A, auparavant partagée à moitié, et en n’allant pas inquiéter BeIN sur la Liga. En Novembre dernier, alors que la première offre commerciale visant à proposer gratuitement BeIN SPORTS pendant 3 mois, puis à 10€ par mois pendant un an aux abonnés de Canalsat était signée, les deux entités ne se sont pas affrontées pour l’attribution des coupes du monde de football. Canal+ a laissé les coupes masculines, préférant tenter le Hold-up sur la coupe féminine, avec une offre couplée à sa chaîne gratuite, en vain. Dernier appel d’offre majeur de 2015, la Premier League s’est soldée par l’échec de Canal+ qui se pensait seul, mais piégé par un invité surprise, à savoir Altice.
Un acteur de trop ?La paix trouvée en 2015 entre les deux diffuseurs, couplée au muselage d’Eurosport emprisonné derrière les offres de Canalsat, se retrouve brisée par l’entrée fracassante d’Altice. Résultat, Canal+ se retrouve fragilisé et à n’en pas douter, la prochaine vague d’appels d’offre majeurs à l’horizon 2018 laisse entrevoir une nouvelle hausse des tarifs pour les acteurs. A plus court terme, Canal+ doit se ressaisir après les attaques de toutes parts dans le domaine du sport, du cinéma ou encore des séries. Cette situation pourrait laisser en terme de concurrence les mains libres à Vivendi, avec le spectre de deux autres acteurs majeurs (Altice et Discovery) pour entretenir des joutes saines.
Une période compliquée pour le QatarLa chute majeure des prix du pétrole impactent fortement les pays producteurs. Sachant que le Qatar y a construit sa fortune, l’heure n’est plus à la dépense folle. Dernier exemple en date, le groupe va fermer au printemps l’échec Al-Jazeera America. Le Qatar prévoit pour la première fois depuis 15 ans un budget déficitaire pour l’année 2016, en partie liée au pétrole mais également à ses différents investissements qui lui ont fait perdre de l’argent en 2015 pour la majorité d’entre eux et notamment alourdi par le scandale Volkwagen dont il est le troisième actionnaire. Avec plusieurs centaines de millions d’euros de pertes annuelles rien qu’en France et ce déjà depuis plusieurs années, beIN SPORTS France représente un coût assez marqué pour l’émirat.La solution consistant à troquer la chaîne à Vivendi contre des actions du groupe permettrait au Qatar de transformer cette chaîne en influence sur un puissant industriel français.
De possibles échanges de contenusDans ces rapprochements, Canal+ dispose de vrais atouts qui pourraient intéresser la partie au Moyen Orient de BeIN. Il faut savoir que sur ces territoires, BeIN media group développe désormais un ensemble de chaînes à vocation sportive, mais également divertissante, avec beIN MOVIE. De nombreux contrats ont récemment été signés avec des sociétés telles que Turner (TCM, Cartoon Network) ou Italia Film International, et le groupe réfléchit au rachat de Miramax, après celui de Digiturk, premier pas du groupe dans le divertissement. Dans ce contexte, les distributions de StudioCanal et les créations originales de la chaîne pourraient participer à l’embellissement du bouquet au Moyen-Orient et notamment au Maghreb.Canal+ de son côté a quitté le Maghreb en 2011 principalement a cause du piratage. Un accord avec BeIN pourrait être une opportunité pour y revenir et toucher une audience francophone via un distributeur plus ancré dans la région.Au niveau des droits sportifs, les groupes pourraient accorder leurs violons et mettre en place un partenariat visant à négocier en commun certains appels d’offres internationaux. Un moyen efficace face à la puissance de Discovery qui possède Eurosport.
Quelle forme ?L’accord de distribution exclusive pourrait être la solution la plus évidente en France. C’est ce qui a été fait ces derniers jours entre Movistar+ et BeIN SPORTS Liga, et ce qui a été mis en place l’an passé avec Eurosport, en exclusivité sur Canalsat. Cette solution est efficace à court terme, ne peut être ralentie juridiquement, mais reste coûteuse pour au final laisser vides les grilles de Canal+Sport.Un rachat pourrait être réalisé. Vivendi devrait alors consentir à absorber les droits sportifs de la chaîne, soit 400 à 500 millions d’euros annuels.Néanmoins, cette option reste délicate à mettre en œuvre. En plus de convaincre les Qataris de déplacer leur influence dont ils disposent via beIN SPORTS vers quelques % de Vivendi, le groupe français devrait faire face aux réticences de l’Autorité de la concurrence.Deux possibilités de rachat s’offrent à Canal+. La première, plus compliquée, impliquerait une fusion des deux entités pour faire disparaitre beIN SPORTS au sein de Canal+. Outre les difficultés pour convaincre l’autorité de la concurrence, cette solution soulève des soucis juridiques en ce qui concerne les appels d’offres.La seconde possibilité serait celle d’un rachat par Vivendi, qui détiendrait alors d’un côté beIN SPORTS, et de l’autre Canal+, à la façon d’Altice qui dispose d’un côté de SFR et de l’autre de MCS. beIN SPORTS serait inclus au sein des offres commerciales Canal+/Canalsat, et Vivendi pourrait même soigner l’apparence en renommant la nouvelle entité avec un nom et une identité proche de Canal. Mais les deux chaînes resteraient hermétiquement séparées, pour ne pas trop froisser l’Autorité de la concurrence.Selon Libération, les négociations ont repris entre les deux parties. Si un accord de distribution est l’hypothèse la plus probable, le patron de Vivendi aurait bien envie de frapper fort avec un rachat, alors que Canal+ a perdu d’importants droits majeurs depuis son arrivée il y a un an, et n’en n’a pas obtenu un seul. Selon l’AFP, les négociations devraient trouver un dénouement avant la première quinzaine de mars.
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Ligue des Champions 2016 : Découvrez les 8èmes de finale que diffusera Canal+
Avec le nouvel appel d’offres de la Ligue des Champions, BeIN SPORTS a obtenu la diffusion exclusive du dernier club français.La question, pour ces huitièmes de finale, résidait dans les matchs diffusés par Canal+ parmi les 16 rencontres.4 matchs au lieu de 2Nouveauté cette année, Canal+ diffusera 4 matchs, correspondant à deux affiches, là où la chaine ne diffusait que 2 matchs, soit généralement la rencontre aller/retour du PSG.Le partage fait également que lorsque il ne reste qu’un club français, BeIN SPORTS dispose du premier choix de chaque semaine. La chaine s’est donc positionnée sur les deux rencontres du PSG et les deux chocs entre Arsenal et Barcelone.L’accord fait Canal+ ne peut choisir ses affiches plus que sur les 4 journées restantes.Un calendrier malchanceuxMalheureusement pour la chaine cryptée, le calendrier fait que les deux grosses affiches des ces huitièmes hors PSG auront lieu le même jour sur les semaines sans le club français, ce qui permet à BeIN SPORTS de verrouiller les deux matchs à la fois.Canal+ a décidé de se positionner finalement sur les rencontres du Réal Madrid de Zidane face à la Roma et a choisi l’opposition entre le PSV Eindoven et l’Atlético Madrid, la chaine préférant ne pas se rendre dans l’hiver de Kiev qui recevra dans le même temps Manchester City.BeIN SPORTS sort grand gagnant de la répartition télévisuelle de la compétition cette saison. Le point de l’appel d’offres qui semblait anecdotique initialement offre ainsi à la chaine qatarie les plus belles rencontres de cette phase éliminatoire.Voici donc la programmation complète de ces huitièmes de finale de Ligue des champions 2016 :
FOOTBALL _______ MARDI 16 FEVRIER 2016 20h45 PSG Chelsea – Benfica Lisbonne Zenith Saint-Pétersbourg MERCREDI 17 FEVRIER 2016 20h45 Roma Real Madrid – Gent Wolfsburg FOOTBALL _______ MARDI 23 FEVRIER 2016 20h45 Arsenal Barcelone – Juventus Bayern Munich MERCREDI 24 FEVRIER 2016 20h45 PSV Eindoven Atletico Madrid – Dynamo Kiev Manchester City FOOTBALL _______ MARDI 08 MARS 2016 20h45 Real Madrid Roma – Wolfsburg Gent MERCREDI 09 MARS 2016 20h45 Chelsea PSG – Zenith Saint-Pétersbourg Benfica Lisbonne FOOTBALL _______ MARDI 15 MARS 2016 20h45 Atletico Madrid PSV Eindoven – Manchester City Dynamo Kiev MERCREDI 16 MARS 2016 20h45 Barcelone Arsenal – Bayern Munich Juventus **Contenu caché: Cliquez sur Thanks pour afficher. **
Canal+ investit dans iRoko
Le service africain de vidéos « over*the*top » iRoko vient de lever 19 millions dedollars de fonds auprès de l'opérateur français Canal+ et de l'investisseur suédoisKinnevik AB afin de garantir son développement sur le continent africain.
Cette somme sera notamment investie dans la production et le financement decontenus locaux. Le but dévoilé par le PDG d'iRoko, Jason Njoku, est de produire aumoins 300 heures de contenus originaux dès cette année et de doubler ce chiffre en2018.
Basé au Nigéria, iRoko se veut être le concurrent direct de Netflix, et compte bienprofiter pour cela de l'union du segment du mobile et des contenus de Nollywood (leHollywood nigérian représenté en France par la chaîne Nollywood TV) pour « offriraux clients les contenus qu’ils aiment ».
L’une des clauses de l'accord signé avec Canal+ comprend l'entrée du président deCanal+ Overseas, Jacques du Puy, dans le conseil d'administration d'iRoko.
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