Le baccalauréat en Algérie, un parcours heurté et inachevéle 15.09.16 | 10h00
«Il n’y a que les sociétés vieillies, impuissantes à s’arrêter auLe baccalauréat en Algérie 1850-1962
bord de la décadence vers laquelle elles glissent, qui aient l’idée de
tourner en dérision ces choses saintes le travail, l’étude, la science»
(Charles Jeanmaire(2), recteur de l’Académie d’Alger). discours prononcé
le jeudi 3 novembre 1887, lors de la rentrée solennelle des 4 écoles supérieures.
Dès les années 1850, il était possible de passer ses baccalauréats
en Algérie. En 1854-1855, le lycée d’Alger (plus tard lycée Bugeaud
et à l’indépendance, lycée Emir Abd El Kader(3)préparait aux examens
du baccalauréat es-lettres et ès-sciences. En l’absence de facultés,
les candidats passaient les épreuves devant des «jurys ambulatoires»
composés de professeurs de la faculté d’Aix qui se déplaçaient à Alger.
Le premier jury «ambulatoire» s’est rendu à Alger en 1856. Ce n’est
qu’à partir de 1879, avec la création des écoles préparatoires de
sciences et de lettres, que les examens pour les baccalauréats
ès-lettres et ès-sciences sont subis en Algérie.




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