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zadhand
20/08/2015, 22h18
A LA UNE/ACTUALITE_Le FFS ne désespère pas
20 Août 2015


Consensus national

Le Front des forces socialistes (FFS) compte poursuivre "jusqu’au bout" sa démarche de consensus national,
visant à réunir l’ensemble des partis et des personnalités politiques nationaux
pour sauver le pays des différents dangers qui le guettent,
a assuré, jeudi à Béjaia, son premier secrétaire national, Mohamed Nebbou.

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"Le projet de consensus national se poursuit toujours et nous le défendrons jusqu’au bout", a-t-il insisté,
dans une déclaration à l’APS, en marge d’un rassemblement de recueillement à Ifri Ouzellaguen à l’occasion de la commémoration
du 59èmeanniversaire du Congrès de la Soummam (20 août 1956),
estimant que les différentes parties concernées sont appelées à participer à l’élaboration
d’une "plateforme politique unie à même de faire face à toute éventuelle crise".

M.Nebbou a, également, mis en exergue la nécessité de "procéder à une évaluation nationale globale", dans tous les domaines avant de participer à l’élaboration d’un "programme collectif et consensuel". "L’adoption de cette vision du consensus national est indispensable vu que le pays est entouré de dangers, notamment au niveau des frontières en raisons des crises qui secouent certains pays voisins", a-t-il insisté, se félicitant du fait que "plusieurs personnalités et partis politiques ont adhéré et épousé cette démarche qui fait partie des c (http://www.ffs-dz.net/?p=5034)onvictions du FFS inspirées de Congrès de la Soummam".

La cérémonie de commémoration du congrès de la Soumam s’est déroulée en présence de près d’un millier de militants, sympathisants du parti venus de plusieurs wilayas du pays (Ghardaia, Béjaia, Bouira, Boumerdès, Médéa, Alger et Ain Defla).


APS

zadhand
29/09/2015, 17h35
A LA UNE/ACTUALITE_LE FFS CÉLÈBRE,AUJOURD’HUI, SON 52e ANNIVERSAIRE
29 Septembre 2015



La «fidélité à l’héritage historique»

Aujourd’hui, le FFS célèbre le 52e anniversaire de sa création.
A l’occasion, la direction nationale du parti prévoit de tenir un rassemblement
au lieu même où, le 29 septembre 1963,
Hocine Aït-Ahmed proclamait la naissance officielle du Front.

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M. Kebci - Alger (Le Soir) - C’était sur l’esplanade de l’ex-mairie de la ville des genêts, Tizi-Ouzou, transformée ces dernières années en musée, un espace symbole, devenu passage obligé, voire même point de chute de toutes les manifestations, nombreuses,
que Tizi-Ouzou aura connues depuis,pour des prises de parole.
Et aujourd’hui, dans le sillage du slogan choisi à l’occasion, «Fidélité à notre héritage historique et à nos valeurs», la direction nationale du FFS s’y rendra pour un moment de remémoration mais aussi pour signifier sa détermination à toujours militer «pour un changement pacifique et démocratique du régime politique et la mise en place d’un Etat de droit», le parti ayant été créé pour «faire face au coup de force perpétré contre la légitimité populaire et pour s’opposer à la dictature et au parti unique, installés au lendemain de l’indépendance». Elle estime que «les 52 années d’existence du parti sont synonymes d’un engagement permanent en faveur de la liberté, de la démocratie, de la justice sociale, des droits de l’Homme ; un engagement en faveur de l’Algérie en tant qu’Etat, Nation et Société». A l’occasion, il est attendu l’intervention du premier secrétaire national du Front ainsi qu’un membre de l’instance présidentielle et probablement celle du commandant Lakhdar Bouregaâ qui avait proclamé la création du FFS à Médéa, sa wilaya de naissance.
Auparavant, dans la matinée, il sera procédé à l’inauguration d’une stèle érigée au cimetière de M’douha à la mémoire de 11 martyrs du FFS,
qui a subi des travaux de restauration.
Ces martyrs que sont Saïd Ouaked, Méziane Gadi, Mohamed Hachemi, Amar Mezdad, Amar Kaced, Ali Tahri, Rachid Belkacemi, Saïd Bessad, Saâdi et Brahim Aouadhi et Abderahmane Tiak étaient tombés au champ d’honneur lors d’un accrochage à Taguemount-Oukerrouche, dans la région des Ath-Douala, les ayant opposés à des éléments de l’ANP au mois d’avril 1964. Leurs corps seront ramenés
et enterrés dans une fosse commune au cimetière de M’douha.
Selon le chargé de la communication du FFS, en sus de cette cérémonie, des activités commémoratives de l’événement sont prévues à l’initiative des fédérations de wilaya du parti auxquelles toute la liberté d’agir pour ce faire a été concédée.
C’est ainsi que deux conférences sont prévues vendredi prochain à Bouira et à Boumerdès avant deux autres activités similaires qui se tiendront le lendemain samedi,
à Kherrata et à Akfadou,dans la wilaya de Béjaïa.
Un programme commémoratif qui se poursuivra, affirme Youcef Aouchiche qui a rappelé que des conférences ont déjà eu lieu, l’une à Boghni et l’autre à Aghribs, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la semaine dernière.

M. K.

zadhand
24/12/2015, 18h37
A la une/le 24.12.15 | 16h42


Hocine Ait Ahmed sera enterré dans son village natal à Ain El-Hammam

Le leader du Front des forces socialistes (FFS) et un des dirigeants historiques de la Révolution algérienne,
Hocine Ait-Ahmed, décédé mercredi à Lausanne (Suisse), sera enterré dans son village natal
à Ain El-Hammam (Tizi Ouzou), indique jeudi un communiqué du parti.
D'autres informations sur le rapatriement de la dépouille du défunt et le jour de l'enterrement,
seront communiquées ultérieurement, ajoute la même source.

Elwatan.com

zadhand
25/12/2015, 13h46
Site officiel du FFS
1 h · Alger ·


Retour de Hocine Aït-Ahmed en Algérie
Communiqué
Hocine Aït-Ahmed sera rapatrié en Algérie jeudi 31 décembre prochain.
Une veillée de recueillement aura lieu ce même jour au siège national du FFS, à Alger.
Il sera inhumé le lendemain, vendredi 1er janvier 2016, dans son village natal,
Ait Ahmed (commune d’Ait Yahia).
Les funérailles seront nationales et populaires.
Avant le rapatriement de son corps, une cérémonie de recueillement aura lieu
à Lausanne mardi 29 décembre afin de permettre à ses amis en Suisse
et ses relations internationales de lui rendre un dernier hommage.


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بيان
سيعود جثمان الفقيد الراحل حسين آيت أحمد إلى أرض الوطن، 31ديسمبر القادم.
وستلقى على جثمانه النظرة الأخيرة في نفس اليوم بالمقر الوطني للأفافاس
وستتم مراسيم الدفن يوم الجمعة 1 جانفي 2016، في مسقط رأسه في قرية
.آيت أحمد ببلدية آيت يحيى بعين الحمام
مراسيم الدفن ستكون وطنية و شعبية
وستقام قبل نقل جثمانه إلى الجزائر، مراسيم إلقاء نظرة أخيرة عليه في مدينة
لوزان السويسرية يوم الثلاثاء 29 ديسمبر،
حتى يتمكن لأصدقائه بسويسرا و رفاقه على المستوى الدول من توديعه

zadhand
11/01/2016, 15h41
A la une/Actualité/Polémique sur la présidence du HCE
le 11.01.2016
Le FFS répond à Khaled Nezzar


«Nezzar n’a jamais remis en cause les faits du vivant de Si L’Hocine,
il le fait aujourd’hui qu’il est mort. Qu’il sache
que sa mémoire sera défendue par tout le peuple algérien.»

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La sortie polémique du général à la retraite Khaled Nezzar, pour se défendre d’avoir proposé à feu Hocine Aït Ahmed la présidence de la République en 1992, prend des allures de mauvais film au scénario grossièrement monté. Se gardant de démentir l’information du vivant de Si L’Hocine, Khaled Nezzar casse par lui-même le récit qu’il donne des faits. Les vidéos de l’époque sur les témoignages de Hocine Aït Ahmed et de Ali Haroun, et la réaction du général à la retraite Mohamed Betchine, hier, dans le journal Ennahar démolissent la déclaration du général Nezzar.
Rachid Halet, membre de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), estime que la sortie de Nezzar «manque de panache». «Nezzar n’a jamais remis en cause les faits du vivant de Si L’Hocine, il le fait aujourd’hui qu’il est mort. Qu’il sache que la mémoire de Si L’Hocine sera défendue par tout le peuple algérien», souligne le responsable du FFS qui était présent en 1992 à la rencontre avec Nezzar. «Il faut savoir que des consultations avaient été organisées à l’époque par l’état- major de l’armée avec tous les partis politiques et c’est dans ce cadre-là que le FFS,
à sa tête Hocine Aït Ahmed, avait été convié.
Moi-même et le professeur Madjid Bencheikh avions accompagné Si L’Hocine à cette rencontre qui n’a duré que 15 minutes, les positions étaient tranchées», indique le Dr Halet avant de noter qu’Aït Ahmed avait affirmé lors de cette rencontre la position du parti qui était de considérer l’intervention de l’armée en arrêtant le processus électoral de véritable coup d’Etat. «Je persiste et signe, c’est bien Nezzar qui était déstabilisé lors de cette rencontre et non pas Aït Ahmed qui, sûr de lui et sur un ton de fermeté, avait dit à Nezzar qui tentait de le nier que c’était un coup d’Etat», témoigne Halet avant de préciser que Nezzar insistait en essayant de justifier l’intervention de l’armée et de dire qu’un congrès allait être organisé.
Rachid Halet note, par ailleurs, que contrairement à ce que déclare Nezzar aujourd’hui, ce n’est pas lors de cette rencontre qu’il aurait proposé à Si L’Hocine la Présidence. «Lors de cette rencontre, très courte d’ailleurs, nous n’avons pas discuté de postes mais du coup d’Etat. Ce n’est pas trahir un secret que de dire qu’il
y a eu une précédente rencontre entre Si l’Hocine et Nezzar.
Je me rappelle comme si c’était hier, Si L’Hocine m’a dit qu’il avait rencontré Nezzar et avait tout fait pour le dissuader de faire intervenir l’armée, mais il est resté inflexible malgré les mises en garde de Si l’Hocine.» Et d’ajouter : «Si L’Hocine a dit aussi que Nezzar lui avait proposé une place au HCE et peut-être même
la place de choix. Chose que ce général n’a jamais nié d’ailleurs.»
Rachid Halet estime que Hocine Aït Ahmed a porté le jugement le plus sérieux qui soit contre l’ancien chef d’état-major et ancien ministre de la Défense lors du procès de Habib Souaïdia en déclarant que ce qui le sépare de Nezzar, c’est «un fleuve de sang». Invité à réagir à la polémique suscitée par Nezzar et ses sorties en chaîne, notre interlocuteur estime qu’il ne peut pas s’empêcher de constater «que chacun essaye de sauver sa peau». «Au-delà de la polémique suscitée, il y a le souci d’avoir trempé dans certaines histoires et affaires… Acculé, chacun veut se dédouaner vis-à-vis de l’opinion. Il y a eu des fissures dans le rang des décideurs et cela commence à inquiéter beaucoup de monde», note M. Halet en précisant qu’ils ne peuvent atteindre la mémoire de Hocine Aït Ahmed, qui est défendue par le peuple algérien.

Nadjia Bouaricha

zadhand
20/05/2016, 21h35
Abdelmalek Bouchafa désigné 1er secrétaire du FFS

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20.05.2016 21:00


Le Front des Forces socialistes (FFS) connaît son premier changement de direction
depuis la disparition du leader historique du parti, le défunt Hocine Ait Ahmed,
enterré le 1er janvier 2016. Ainsi, le Premier secrétaire Mohamed Nebbou vient d’être remplacé
par le président du conseil fédéral de Constantine, Abdelmalek Bouchafa,
pour un mandat de deux ans, renouvelable.

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C’est l’Instance présidentielle, réunie aujourd’hui en marge de la session ordinaire
du Conseil national du parti qui a pris cette décision pour consacrer, explique-t-elle,
l’alternance au sein du plus vieux parti de l’opposition. « Conformément à l’article 50
des statuts du parti du FFS et aux compétences qui lui sont dévolues, l’Instance
présidentielle décide de nommer le camarade Bouchafa Abdelmalek en qualité de
1er secrétaire du FFS en remplacement du camarade Nebbou Mohamed »,
écrit l’Instance, composée entre autres, d’Ali Laskri et de Mohand Amokrane Chérifi.
« Cette décision est prise dans l’esprit d’alternance, de collégialité et de rotation des
cadres dirigeants du parti », a ajouté l’instance présidentielle qui a exprimé sa haute
appréciation et sa reconnaissance à Nebbou Mohamed pour les efforts et le travail
accomplis pendant son mandat de 1er secrétaire du parti.
Le nouveau Premier secrétaire est relativement jeune. Né en 1966, Abdelmalek Bouchafa
est un cadre de l’Education nationale, comme il est mentionné dans la laconique biographie
publiée sur le site du FFS. Militant du FFS, il est, ajoute-t-on, Premier secrétaire fédéral de
Constantine durant deux mandats consécutifs depuis 2012. Il est aussi président de
la commission Jeunesse et sports au niveau de l’Assemblée populaire de la wilaya de
Constantine. Il a occupé le poste de délégué du 1er secrétaire national chargé du
développement du parti au niveau des fédérations de l’Est du pays, depuis août 2014.
Il a occupé plusieurs postes dans le mouvement associatif et syndical.

Abdelmalek Bouchafa n’est pas connu du grand public. Il aura ainsi à se faire connaître
durant son mandat de deux années à la tête du Secrétariat national.

M.M

zadhand
12/09/2016, 00h56
Le FFS prépare son 53e anniversaire


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Tizi Ouzou
le 11.09.16 | 10h00


La fédération de wilaya du Front des forces socialistes (FFS) a organisé hier, au Centre
de loisirs scientifiques (CLS) de la ville de Tizi Ouzou, une rencontre d’information avec
les militants pour les préparatifs de la célébration du 53e anniversaire du plus vieux parti
de l’opposition, créé le 29 septembre 1963.


Au cours de cette rencontre, le conseil fédéral de Tizi Ouzou a invité
les premiers secrétaires des sections et les coordinateurs du parti à travers
la wilaya à tenir des assemblées générales d’information, à assurer
des animations permanentes au niveau des sièges de sections communales
durant la dernière semaine de septembre courant, avant le meeting populaire
prévu le 1er octobre à la salle omnisports du stade du 1er Novembre
de Tizi Ouzou. A cette occasion, le docteur Moussa Tamadartaza, sénateur,
et le docteur Rachid Halet, membre du directoire du FFS, se sont succédé
au micro pour rappeler «la fierté de tous les militants d’appartenir à un parti
comme le FFS, qui a la dimension nationale, implanté à travers les 48
wilayas du pays». Les intervenants ont rappelé «la loyauté et l’engagement
des militants non seulement aux martyrs de 1963, mais aussi à la ligne
de conduite du défunt fondateur du FFS, Hocine Aït Ahmed».
Rachid Halet a déclaré «Notre devoir est de rendre hommage en permanence
à cet homme d’exception, Hocine Aït Ahmed, d’être loyaux envers son
engagement, ses actions politiques, ainsi qu’envers tous nos martyrs,
notamment ceux de 1963.» Moussa Tamadartaza ajoutera que
«le 53e anniversaire de la création du FFS va se dérouler sous
le slogan "Loyauté et engagement", et il s’agit là de deux vecteurs du
combat politique du FFS, qui s’est hissé à la hauteur de la vie politique
nationale, qui a véritablement besoin de militants et de militantes
profondément engagés, pour pouvoir asseoir un changement pacifique
et démocratique et concrétiser une alternative politique à ce régime».


Salah Yermèche

zadhand
18/09/2016, 14h47
«On ne peut pas réformer avec un pouvoir illégitime»


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Le FFS débat de la situation socio-économique
le 18.09.16 | 10h00


Le Front des forces socialistes (FFS) remet sur la table sa démarche
de reconstruction du consensus national.
Après les premières consultations non abouties, le parti persévère
dans sa démarche en estimant qu’il ne peut y avoir d’autre solution
à la crise que si elle est «consensuelle» et «acceptée par les forces
politiques actives». C’est le message fort qui est sorti de la conférence nationale économique sociale, que ce parti a organisée hier à Alger
sous le slogan «Pour un projet économique et social consensuel».
Ce choix assumé a été réaffirmé par le 1er secrétaire du parti,
Abdelmalek Bouchafa, qui a assuré qu’aucune politique de réforme
ne peut réussir, si elle n’est pas le résultat d’un dialogue consensuel
entre les différents acteurs à la fois politiques, économiques et sociaux. Dressant un constat sombre de la situation économique du pays,
faite d’un déficit qui se creuse, d’une inflation qui grimpe, d’une
croissance en baisse, d’un chômage en hausse et de ressources
finances de plus en plus faibles, le 1er secrétaire du FFS accable le
pouvoir qu’il considère comme «la source» de cette crise.«Cette
crise est le résultat naturel d’une gestion unilatérale et autoritaire
des affaires du pays. Elle est la preuve irréfutable de l’échec des
politiques entreprises par le système en place et les réformes
engagées par les gouvernements successifs», soutient
Abdelmalek Bouchafa qui met en avant l’échec de toutes les
tentatives d’abandon du système économique bâti sur la rente
pétrolière. Le 1er secrétaire du FFS poursuit en affirmant que le développement est basé sur deux valeurs majeures. La première,
selon lui, est la participation du peuple. La seconde est la
responsabilité. Le 1er secrétaire du FFS estime qu’il n’y a pas de
volonté politique pour trouver des solutions radicales aux crises
que vit l’Algérie. «Au FFS, nous ne croyons pas aux réformes
basées sur la répression politique et judiciaire qui viennent en
appui à la répression économique», affirme M. Bouchafa qui
critique vertement la politique d’austérité du gouvernement et le
projet «virtuel» d’un nouveau modèle économique. Abdelmalek
Bouchafa s’interroge dans ce sillage sur ce nouveau modèle de
croissance annoncé en grande pompe en avril dernier par le
Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Il affirme que «jusque-là,
on n’a vu que des décisions antinationales et antisociales
imposées aux Algériens qui aggravent les injustices et inégalités».
Pour le 1er secrétaire du FFS, la croissance et la stabilité
socioéconomique que ne cessent de mettre en avant les dirigeants
du pays ne sont que «mensonge et utopie». Il assure qu’aucun
choix fait depuis l’indépendance n’a été concrétisé. M. Bouchafa
regrette que malgré les «dangers qui pèsent sur la pérennité de
l’Etat-nation», le pouvoir refuse de tendre une oreille attentive aux
incessants appels pour un dialogue national constructif d’un
consensus sur une sortie de crise. «Au FFS, nous sommes
intimement convaincus que la crise est éminemment politique.
«Contrecarrer le statu quo»
C’est une crise systémique d’abord, une crise économique ensuite»,
soutient M. Bouchafa qui exprime la détermination de son parti à aller
de l’avant pour «reconstruire» avec toutes les forces politiques un
consensus national qui va concrétiser le «changement espéré par les Algériens». Le 1er secrétaire du FFS précise qu’on ne peut pas
engager de réformes avec un pouvoir illégitime. Pour sa par, Mohand Amokrane Chérifi, membre de l’instance présidentielle du parti et expert onusien, a donné les raisons qui poussent le pouvoir à œuvrer dans le
sens du maintien du statu quo. Faisant une introduction politique au
débat économique et social, Mohand Amokrane Chérifi assure que
«le système se sent fort grâce à son administration par laquelle il
contrôle la société, par ses services de sécurité notamment la police
qui réprime les contestations sociales». C’est, selon lui, pour cette
raison qu’il refuse le dialogue et la médiation. Pour ce membre de
l’instance présidentielle, le pouvoir, qui bénéficie d’appuis extérieurs,
ne se sent nullement menacé par les émeutes.Il souligne en revanche
que ce système, qui se sent fort, ne pourra pas durer. Il estime que la troisième génération d’Algériens «ne va pas se laisser faire».
Le changement va avoir lieu, soutient-il. La question qui se pose, en revanche, c’est de savoir s’il serait pacifique ou violent. Des experts
de renom ont également livré, lors de cette conférence-débat, leurs
analyses et visions sur l’économie nationale sous différents angles.

Mokrane Ait Ouarabi

zadhand
29/09/2016, 02h00
Un meeting à Tizi Ouzou sous le signe de la «remobilisation»



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Célébration du 53e anniversaire de la création du FFS
le 28.09.16 | 10h00


Cherchant à faire de cet anniversaire un événement politique majeur,
le FFS lance un appel aux militants pour agir en faveur des idéaux du parti.


Neuf mois après le décès de son leader historique, Hocine Aït Ahmed,
le Front des forces socialistes (FFS) veut remobiliser ses troupes dans un
contexte politique national plein d’incertitudes. Le plus vieux parti de
l’opposition annonce ainsi l’organisation d’un meeting populaire à Tizi
Ouzou samedi 1er octobre à la salle omnisports du stade du 1er Novembre.
Ce meeting sera précédé par une conférence-débat qui aura lieu aujourd’hui
à Médéa. Cherchant à faire de cet anniversaire un événement politique majeur,
le FFS lance ainsi un appel aux militants pour agir en faveur des idéaux du
parti. Ce 53e anniversaire est d’ailleurs célébré sous le mot d’ordre «Loyauté et engagement».Dans l’appel adressé aux militants, le premier secrétaire du parti
explique le choix de ces deux mots «lourds de sens». Ce sont, selon lui, ces deux
mots qui ont «forgé et façonné le combat de Hocine Aït Ahmed et du FFS en
faveur d’une Algérie souveraine, libre, démocratique et sociale». Abdelmalek
Bouchafa estime qu’ils représentent «à eux seuls l’immense héritage et la lourde responsabilité que Hocine Aït Ahmed nous a légués».Le premier secrétaire du FFS
souligne qu’assumer cette responsabilité historique, c’est demeurer «loyal au
serment de Novembre et de la Soummam, au combat, aux idéaux et à la pensée de
Hocine Aït Ahmed, et aux sacrifices de nos martyrs».Abdelmalek Bouchafa réaffirme l’engagement du plus vieux parti de l’opposition «en faveur de la préservation de la souveraineté nationale, de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la cohésion sociale
de l’Algérie». Une manière pour le FFS de réaffirmer qu’il est un parti nationaliste
qui milite pour un système démocratique et social.Le premier secrétaire rassure sur
les positions du FFS qui reste résolument engagé à «continuer la lutte pour la
concrétisation de l’aspiration démocratique et sociale des Algériennes et des Algériens». Comme il s’engage à poursuivre «le combat pour une solution politique, contractuelle, consensuelle, pacifique et démocratique à la crise nationale».
Une démarche à laquelle le parti du défunt Hocine Aït Ahmed tient toujours, malgré
le non-aboutissement des consultations lancées en 2015.En célébrant son 53e
anniversaire, le FFS veut aussi réaffirmer à l’opinion nationale qu’il n’a pas renoncé à
ses principes fondateurs et qu’il demeure dans l’opposition démocratique, malgré ses divergences de vue avec d’autres formations qui revendiquent un changement de
système politique. Le FFS, qui n’a pas encore tranché la question de sa participation
aux prochaines élections législatives, se redéploie sur le terrain en intensifiant ses activités.Il y a une dizaine de jours, ce parti a ouvert le débat sur la situation socio-économique du pays qui ne prête pas à l’optimisme. Une conférence à laquelle il a
invité de nombreux représentants de syndicats et acteurs de la société civile.Dans
un contexte politique sans perspective et face à une situation socio économique explosive, le FFS veut ainsi jouer pleinement la carte du dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Mokrane Ait Ouarabi