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zadhand
20/04/2015, 17h12
A LA UNE/ACTUALITE
20 Avril 2015

ILS VEULENT UNE RETRAITE PROPORTIONNELLE POUR TOUTE LA CORPORATION
Sit-in des Patriotes, aujourd’hui, sur l’autoroute Alger-Blida

Les Patriotes, ces volontaires qui ont grandement épaulé les divers corps de sécurité dans la lutte contre le terrorisme islamiste des années durant, veulent se faire entendre.
M. Kebci - Alger (Le Soir)
Ils observent, aujourd’hui, un sit-in à même l’autoroute Alger-Blida, à hauteur de la ville de Boufarik. L’objectif à travers cette action musclée, la seconde du genre après la toute première vainement tentée le 9 décembre dernier, est de rappeler au bon souvenir des responsables leur plate-forme de pas moins de 21 revendications. Dont notamment celle relative au bénéfice de la retraite proportionnelle.
Une doléance qu’une commission mixte (ministères de l’Intérieur, des Finances et du Travail) a, certes, prise en compte mais de façon à profiter à tout le monde. Car, seuls les Patriotes ayant cumulé sept ans et demi dans la lutte antiterroriste et n’étant pas affiliés à la caisse de Sécurité sociale pourront bénéficier d’une retraite proportionnelle exceptionnelle. Ce qui exclut de facto tous les autres Patriotes, le «gros» des patriotes, estime Lounès Hamoudi, de la commission des patriotes de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Pour notre interlocuteur, la Coordination nationale des patriotes veut l’application de l’article 77 du Journal officiel n°68 de 2013 qui stipule clairement que «chaque citoyen volontaire ayant participé à côté de l’ANP dans la lutte antiterroriste après l’année 1992 a le droit de bénéficier d’une retraite proportionnelle et à l’achat des cotisations de la caisse de Sécurité sociale et de la retraite du Trésor public».
Car pour le reste des revendications, Hamoudi soutient accepter leur étude au cas par cas.

M. K.

zadhand
13/05/2015, 14h24
A LA UNE/ACTUALITE
13 Mai 2015|10h00

4 patriotes assassinés et brûlés à merouana
Les Aurès sous le choc



Une embuscade meurtrière a été tendue hier par un groupe terroriste à quatre patriotes de la région de Batna, jetant l’émoi au sein de la population.Les corps des malheureuses victimes ont été brûlés et retrouvés calcinés dans le véhicule qui les transportait.

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El Achi Rabah, 72 ans, Iîch Tayeb, 59 ans, Seddouk Lekhmissi, 72 ans et M’rah Mohamed, 60 ans, tous patriotes, ont été découverts calcinés à l’intérieur de leur véhicule de marque Renault Mégane, et ce, dans la matinée d’hier non loin de la commune de Hidoussa à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Batna. Les quatre patriotes étaient en faction au poste de police communale du lieudit Agradou, situé à 3 km du chef-lieu de commune de Merouana, devaient rentrer chez eux à El Hassi, daïra de Aïn Djasser, lorsque vers 5h, ils ont été surpris par des inconnus qui ont ouvert le feu sur leur véhicule au lieudit Chel Amellal, non loin de Merouana.
L’un des patriotes a pu sauter de la voiture sans pour autant pouvoir échapper à la mort, alors que les trois autres, certainement criblés de balles, ont péri dans la Mégane en feu. Les quatre malheureux étaient des compagnons inséparables. Selon leur entourage, ils auraient travaillé ensemble comme gardiens dans une exploitation agricole et c’est en tant que retraités qu’ils ont rejoint les rangs des patriotes durant la décennie noire. Alors qu’aucune source n’a voulu nous livrer des informations sur l’éventuelle provenance du groupe terroriste auteur de ce carnage, des sources locales nous ont indiqué que le commandant de la 5e Région militaire s’est déplacé en personne
sur les lieux de l’attentat.
La commune de Merouana, signale-t-on, n’a connu aucun acte de ce type depuis la fin des années 1990. Les derniers groupes terroristes signalés dans cette région montagneuse remontent à l’an 2000, notamment le groupe ayant perpétré l’attentat contre le président de la République lors de sa visite à Batna en 2006 et qui a été tout de suite après démantelé. L’embuscade d’hier fait craindre la réapparition de cellules actives dans la région, d’autant que le modus operandi, le mitraillage puis l’incendie du véhicule avec ses occupants n’est pas habituel. Les chances que cet acte criminel soit l’œuvre d’un groupe islamiste ne sont cependant pas plus importantes que d’autres pistes.
C’est du moins ce qui se susurre dans la région.


L. G.

zadhand
30/08/2015, 00h57
A LA UNE/ACTUALITE_Gardes Communaux
29 Août 2015|17h56


Marche nationale des gardes communaux le 13 septembre à Batna

La mobilisation contre le projet de l’ancien chef terroriste, Madani Mezrag,
visant la création d’un parti politique ne s’est pas fait attendre.

Deux jours après l’annonce de l’ancien vétéran des maquis, de la création d’une formation politique, les gardes communaux, qui se sont mobilisés aux débuts des années de terroristes aux cotés des services de sécurité dans le cadre de la lutte antiterroriste, ont décidé de faire barrage à « l’un des architectes de la tragédie nationale qui a coûté la vie a plus de 100 000 morts algériens ».
En effet, une rencontre nationale regroupant des dizaines de délégués de gardes communaux venus de plusieurs wilayas a eu lieu ce samedi à Alger pour décider des actions en guise de réaction aux activités de cet ancien terroriste qui continue de susciter l’indignation et la colère des gardes communaux.
Aliouat Lahlou qui a présidé cette réunion a indiqué lors de son passage a notre rédaction de Bouira, qu’une marche nationale aura lieu le 13 septembre dans la wilaya de Batna. Cette action, a souligné Lahlou Aliouat regroupera tous les gardes communaux, patriotes et GLD. « Nous avons décidé de cette action pour dire Non aux activités de ce criminel qui a refusé de se repentir. Nous avons combattu durant des années contre ces sanguinaires qui ont
endeuillé des milliers de familles et nous continuerons de le faire.
Le pouvoir est entièrement responsable »,
dira en colère M Lahlou en appelant au passage
toutes les forces démocratiques
a se mobiliser et faire barrage à ce criminel ».

Amar Fedjkhi

zadhand
02/12/2015, 00h00
A LA UNE/ACTUALITÉ_Alliance Nationale Patriotique (ANP)
le 01.12.15 | 13h57


Patriotes, Gardes communaux, Patriotes et GLD
donnent naissance à leur coalition

Réunis hier (lundi ndlr), à Alger, des représentants du mouvement national
pour la cause des gardes communaux et victimes de terrorismes, des groupes
de légitime défense (GLD), ainsi que des membres de l’organisation nationale
de défense des droits des patriotes, ont donné naissance à un nouveau front,
l’alliance nationale patriotique (ANP).
Ce nouveau front est né dans un contexte un peu particulier, a expliqué l’un
des initiateurs de cette alliance, dés lors, que des « énergumènes ne cessent,
non seulement de menacer la stabilité du pays ».
Dans un document sanctionnant les travaux de réunion, remis à El Watan,
ce front est crée dans le but de réunir toutes les parties ayant pris les armes
durant deux décennies pour combattre les groupes terroristes, à l’image
des gardes communaux, des patriotes et GLD.
La récente sortie de l’ancien émir de l’Armée islamique du Salut, AIS,
la branche armée de l’ex-Fis, a été également débattue à l’occasion de cette réunion.
Tout en qualifiant leur « ancien adversaire » dans le cadre de la lutte contre
le terrorisme, à savoir Madani Mezrag, de criminel, l’alliance nationale patriotique dénonce
« le silence des pouvoirs publics quand aux sorties
répétitives et provocatrices de ce chef terroriste ».
Aliouat Lahlou désigné comme porte parole de cette alliance a indiqué à el watan.com,
que désormais l’engagement héroïques de toutes ces forces ayant accepté de prendre
les armes pour sauver le pays de la sauvagerie terroriste ne faiblit pas, tant que des
« architectes de la décennie noire, à l’image de Madani Mezrag »,
tentent d’investir le terrain, en décidant même de créer un partis politique ».
Outrés par le silence des pouvoirs publics, l’alliance nationale patriotique,
exige à ce que ces provocations émanant de ce criminel cessent, tout en
réitérant leur principale revendication à savoir la reconnaissance officielle
de leur sacrifice durant la décennie noire du terrorisme.

Amar Fedjkhi

zadhand
03/02/2016, 22h16
A LA UNE/ACTUALITÉ_Alliance Nationale Patriotique (ANP)
le 03.02.16 | 11h07
mis à jour le 03.02.16 | 12h31


L’Alliance nationale patriotique investit le terrain

L’Alliance nationale patriotique (ANP), regroupant des
gardes communaux, des patriotes et des éléments de
légitime défense (GLD) multiplie ses actions sur le terrain.

En effet, après avoir organisé deux meeting dans les wilayas de Bouira et Tizi Ouzou,
appelant la population a se mobiliser contre le projet de révision de la constitution,
qui sera adopté dimanche prochain par les deux chambres, l’ANP a choisi
l’ouest du pays comme deuxième étape.Trois rassemblements ont eu lieu hier
et avant-hier, dans les wilayas de Tiaret, Ghilizane et Mascara, a indiqué Lahlou Aliouat,
porte parole de cettel’organisation qui se veut un espace de concertation politique et non partisan.
« Nous avons rencontrés la population et nous avons expliqué notre démarche de dénonciation
de la constitutionnalisation de la réconciliation nationale et la marginalisation de ces milliers
de patriotes dans le cadre de la lute antiterroriste » a-t-il déclaré dans une déclaration à Elwatan.com.
L’alliance nationale patriotique réitère sa principale revendication, à savoir la constitutionnalisation
de leur sacrifice dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Une autre rencontre est prévue ce jeudi dans la wilaya de Tizi Ouzou, a précisé l’animateur
de ce mouvement. Selon lui, la rencontre sera organisée à la commune de Ain El Hammam
dans la wilaya de Tizi Ouzou« Ils (le pourvoir ndlr) ont confectionné une charte écartant
la résistance populaire durant des années contre le terrorisme, en invitant même l’un des architectes
de la décennie noir, le chef terroriste Madani Mezrag, promu personnalité nationale », dénonce t-il.
D’autres actions sont prévues par l’ANP dans d’autres régions du pays, a-t-il annoncé.


Amar Fedjkhi

zadhand
06/04/2016, 23h08
A la une/Actualité_Coordination Nationale des Patriotes (CNP)
le 06.04.16 | 16h19


Les patriotes décident d'un rassemblement le 23 avril à Alger

La coordination nationale des patriotes (CNP), a décidé aujourd’hui, mercredi
de recourir à des actions de rue pour faire valoir ses droits.


Ne voyant rien venir des pouvoirs publics, après avoir organisé plusieurs mouvements de protestation, les patriotes venus
de 26 wilayas du pays, qui se sont réunis aujourd’hui à Bouira, ont décidé d’organiser un rassemblement de protestation
le 23 avril prochain à Alger. Cette décision est le dernier « recours », estime le coordinateur national des patriotes, Ali Bougataia,
déplorant les conditions misérables et inhumaines que vivent ces milliers de personnes après avoir combattu aux côtés
des autres corps de services de sécurité le terrorisme.Ni les instructions données aux walis, ni encore le décret n°77 du
journal officiel n°66, signé en décembre 2014 par le premier ministre relatif à la prise en charge des doléances légitimes exprimées
par ces patriotes n'ont été respectées et appliquées sur le terrain. « L’indemnité accordée comme retraite aux patriotes est une insulte.
Comment peut-on vivre avec 15000DA», s’interroge M Bougataia, qui a dénoncé l’attitude des pouvoirs publics et de certains
organismes publics, à leur tête la caisse nationale des retraites (CNR), refusant ainsi de comptabiliser les années de travail des éléments
ayant travaillés en dehors de la lutte antiterroriste.Il a déploré l’attitude autiste et injuste de la commission mixte regroupant des
représentants des ministères de la défense nationale, de l’intérieur, du Travail et de solidarité nationale en charge de l’étude du dossier
des patriotes. Le coordinateur national a indiqué que 84 000 éléments sur 116 000 recensés à l’échelle nationale perçoivent
une indemnité mensuelle de 15 000DA.Ben Abid Mohamed délégué de la wilaya d’Oum El Bouaghi a précisé que des familles
des éléments décédées sont délaissées et aucune pension ne leur a été accordée par les pouvoirs publics. Ces « Rijal wakifoun »,
estiment que désormais les manifestations de rue restent l’ultime recours pour maintenir et faire pression sur les pouvoirs publics afin
de prendre en charge leur revendication purement légitimes.
Amar Fedjkhi

zadhand
09/04/2016, 00h30
Rassemblement des Patriotes le 23 avril à Alger

le 08.04.16 | 10h00


La Coordination nationale des patriotes a décidé de recourir à
des actions de rue pour faire valoir les droits de ses membres.


Ne voyant rien venir des pouvoirs publics, après avoir organisé plusieurs mouvements de protestation,
les patriotes venus de 26 wilayas, qui se sont réunis avant-hier à Bouira, ont décidé d’organiser
un rassemblement de protestation le 23 avril prochain à Alger. Cette décision est le «dernier recours»,
estime le coordinateur national des patriotes, Ali Bougataïa, déplorant les conditions misérables et
inhumaines dans lesquelles vivotent ces milliers de personnes après avoir combattu aux côtés
des autres corps des services de sécurité le terrorisme.
Ni les instructions données aux walis, encore moins le décret n°77 paru au JO n°66, signé
en décembre 2014 par le Premier ministre relatif à la prise en charge des doléances des patriotes n’ont
été appliquées sur le terrain. «L’indemnité accordée comme retraite aux patriotes est une insulte.
Comment peut-on vivre avec 15 000 DA», s’interroge M. Bougataïa, qui a dénoncé l’attitude des
pouvoirs publics, et à leur tête la Caisse nationale des retraites (CNR), refusant ainsi de comptabiliser
les années de travail des éléments ayant travaillé en dehors de la lutte antiterroriste.
Il a déploré l’attitude de la commission mixte regroupant des représentants des ministères de la Défense,
de l’Intérieur, du Travail et de Solidarité nationale en charge de l’étude du dossier des patriotes.
Le coordinateur national a indiqué que 84 000 éléments sur 116 000 recensés à l’échelle nationale
perçoivent une indemnité mensuelle de 15 000 DA. C’est le cas de Tabani Rachid, un patriote victime
de terrorisme, représentant de la wilaya de Boumerdès, après 21 ans passés dans le cadre de
la lutte antiterroriste.Ben Abid Mohamed, délégué de la wilaya d’Oum El Bouaghi, a précisé que des familles
des éléments décédés sont délaissées et aucune pension ne leur a été accordée par les pouvoirs publics.
Ces «Rijal wakifoun» estiment que désormais les manifestations de rue restent l’ultime recours pour maintenir
la pression sur les pouvoirs publics afin de prendre en charge leurs doléances.
Amar Fedjkhi

zadhand
17/06/2016, 19h21
Gardes communaux de Laghouat
http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f13/24144d1465244805-sharing-europe-zapto-org-2015-user-pass-t%E9l%E9chargement-5-.jpg
Après le terrorisme, le poison

le 17.06.16 | 10h00


Même le terrorisme n’a pas réussi à nous exterminer contrairement aux
PCB (polychlorobiphényles, produits toxiques) qui ont déjà tué plusieurs
de mes anciens camarades, les gardes communaux.»



24511
Saïfeddine Boufateh, 38 ans, père de six enfants, est l’un des
150 gardes communaux qui ont assuré la garde d’un entrepôt
de produits toxiques entre 1995 et 2004, à Bordj Nili, à plus de 60 km
au sud de la wilaya de Laghouat. Dépêchés de Hassi Delaa,
de Hassi R’mel, de Nacer Ben Chohra et de Ksar El hiran,
communes voisines du sud de Laghouat, ces gardes communaux
racontent qu’«ils passaient parfois plus de 20 jours sans
la moindre protection dans cet endroit implanté au milieu du désert».



la suite (http://www.elwatan.com/une/apres-le-terrorisme-le-poison-17-06-2016-323228_108.php)

zadhand
27/07/2016, 13h57
La marche des gardes communaux réprimée

Coordination Nationale de la Garde Communale (CNGC)
Des dizaines de personnes interpellées hier à Alger
le 27.07.16|10h00

La marche à laquelle a appelé, hier, la Coordination nationale de la garde
communale (cngc) a été violemment réprimée par les services de police à Alger.
Venus de plusieurs wilayas, des gardes communaux ont été interpellés et emmenés
aux commissariats, a affirmé Hakim Chouib, coordinateur national des gardes
communaux, joint par téléphone, en soulignant que des centaines de personnes ont
été arrêtées et embarquées à bord de fourgons de police au niveau de la gare routière d’Alger et devant le siège de l’Assemblée populaire nationale.«D’autres ont été
acheminés à bord de bus mobilisés par la police en direction des wilayas de Bouira,
Blida et Tipasa», dénonce M. Chouib, en rappelant que l’action à laquelle a appelé la Coordination nationale de la garde communale est réussie, dès lors que des centaines
de personnes sont venues exprimer leur ras-le-bol en se joignant à cette marche.
Quand aux revendications de nouveau exprimées par les gardes communaux, elles
sont relatives à la revalorisation des indemnités, à la pension de retraite et à la prise en charge des blessés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. «Nous exigeons un dialogue sérieux avec les autorités en charge de notre dossier. Plusieurs points
soulevés auparavant ne sont pas encore pris en charge, à l’image des cas des gardes communaux licenciés abusivement», a martelé M. Chouib, en précisant que la
coordination nationale envisage d’autres actions de rue pour dénoncer le mutisme
des pouvoirs publics.

Amar Fedjkhi

zadhand
17/10/2016, 20h43
Ils dénient à Sellal et à Ouyahia le droit de parler en leur nom
Les Patriotes en appellent à Bouteflika et à Gaïd Salah


Organisation Nationale pour la Défense des Droits des Patriotes (ONDDP)
le 17-10-2016|10:00


Exaspérés par les “promesses non tenues”, les Patriotes font
état de leur situation sociale précaire et dénoncent leur
“exploitation politicienne”, notamment par le RND.


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Près d’une soixantaine de délégués des Patriotes et autres groupes
d’autodéfense (GLD), issus de trente-sept wilayas ont tenu, hier,
une réunion à Birkhadem, à Alger, sous la présidence de
Mourad Taâmallah, de l’Organisation nationale pour la défense des
droits des Patriotes (ONDDP).L’objet de la réunion étant de débattre
des textes réglementaires les régissant et restés en suspens. Ainsi,
dans une déclaration liminaire distribuée à la presse, les Patriotes se
disent “marginalisés” par le gouvernement qui rechigne à appliquer
les dispositions contenues dans le décret présidentiel n°68 et
promulgué dans le Journal officiel en 2013 qui stipule dans son article
77 que “tout citoyen ayant participé à la lutte antiterroriste et ayant
par conséquent fait partie des forces combinées de sécurité a le droit
à la retraite et autres avantages attachés à cette qualité”.Refusant de
s’inscrire dans un nouveau cycle d’actions de protestations, Taâmallah
constatera, néanmoins, que les maigres “acquis” obtenus jusque-là,
en termes de satisfaction des revendications sociales, par cette frange
de résistants, n’ont été rendus possibles que grâce à leur forte
mobilisation. Et de rappeler, ainsi, le sit-in de la place des Martyrs, à
Alger, ou encore la marche de Boufarik, des démonstrations vite
réprimées, du reste, par les forces de l’ordre. Exaspérés par les
“promesses non-tenues”, les Patriotes font appel aujourd’hui au
premier magistrat du pays ainsi qu’à Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre
de la Défense. Et s’ils en réfèrent au chef de l’État car signataire,
lui-même, du décret en question, le choix porté sur la personnalité
du chef de l'état-major de l'ANP revient au fait que “l’armée a
toujours constitué le principal partenaire des Patriotes”.L’exploitation
politicienne, voire électorale, de leur situation sociale précaire a été,
en outre, mise en exergue, notamment lors des élections
présidentielles lorsque le directeur de campagne du Président-sortant,
Abdelmalek Sellal, s’était montré très avenant avec les Patriotes.Depuis,
plus rien ; le Premier ministre est, selon eux, toujours aux abonnés
absents. Il en est de même pour Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), qui prétend, lui, que la
base militante de son parti est constituée de Patriotes. “Cela n’est pas
vrai ! Nous ne faisons pas de politique. Notre parti, c’est l’Algérie. Nous
refusons qu’Ouyahia continue encore à parler au RND des Patriotes.
En revanche, il devrait, en sa qualité de directeur de cabinet de la
présidence de la République, plutôt appliquer la loi, notamment ce
fameux décret nous régissant”, a martelé Mourad Taâmallah.Tentant
d’expliquer la valse-hésitation des pouvoirs publics à leur égard ainsi
que la discrimination dont ils font l’objet, l’orateur n’exclut aucunement
des pressions provenant de la mouvance islamiste qui présente à ce
jour les Patriotes comme de vulgaires “milices” de tueurs et de
kidnappeurs. Face à ce retour de la propagande “qui-tue-quiste”, les
Patriotes signent et persistent : “Nous n’avons fait que combattre le
terrorisme. Nous avons défendu et les institutions de la République et
le peuple. Certains d’entre nous ne trouvent même pas de quoi manger
aujourd’hui, et pourtant, ils continuent à porter les armes.”

Mohamed-Chérif Lachichi