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zadhand
19/04/2015, 14h59
A LA UNE/ACTUALITE
19 AVRIL 2015
LUTTE CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS
Le réseau NADA prône la sensibilisation


Le réseau NADA pour la défense des droits de l’enfant envisage de lancer une campagne de sensibilisation contre la mendicité des enfants. Une action qu’il compte entamer avant l’adoption du projet de loi relatif à la protection de l’enfant.

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Rym Nasri - Alger (Le Soir)
Pour le président du réseau NADA, l’utilisation des enfants pour la mendicité est un phénomène «très compliqué». «Nous avons déjà déposé plainte mais nous n’avons pas eu de réponse», a-t-il indiqué hier, à Alger.
Abderahmane Arar estime que le traitement de cette question implique toute la société. Selon lui, les autorités concernées notamment la police, la gendarmerie, la justice et les services sociaux doivent agir au plus vite sur le terrain. «C’est honteux que cette situation perdure», dit-il. Critiquant le «système» de protection de l’enfance, le président du réseau NADA déplore que des enfants restent livrés à euxmêmes dans la rue. Des enfants souvent exploités pour la mendicité, exposés à la drogue, à la débauche et qui subissent toutes sortes d’agressions. «La société doit se mobiliser pour la protection de ces enfants», dit-il encore.
Le réseau NADA insiste justement sur la nécessité de la révision de plusieurs articles du projet de loi relatif à la protection de l’enfant, actuellement en discussion à l’APN. Nombre de changements dans ces textes de loi sont ainsi proposés. Il rejette catégoriquement le contrôle judiciaire des enfants. «Il est hors de question qu’un enfant soit soumis à un contrôle judiciaire», considère Abderahmane Arar. Il s’érige aussi contre le fait que les établissements d’accueil regroupent des enfants avec des jeunes adultes. «Ces adultes peuvent agresser l’enfant», explique-t-il.
Le réseau NADA insiste, entre autres, sur le droit de l’enfant à exprimer ses opinions en toute liberté, et ce, «dans le respect des droits et de la réputation d’autrui et dans la préservation de l’ordre public et de la moralité».
«L’opinion de l’enfant sur les questions le concernant doit être dûment prise en considération en fonction de son âge et de son degré de maturité. L’enfant en âge de discernement a la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant», propose le réseau NADA.
La lecture de l’article 5 suppose que la protection de l’enfant incombe uniquement aux parents. Or, souligne le président de NADA, «cela va à l’encontre des dispositions de l’article 18 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui prévoit que la protection de ce dernier relève également d’autres acteurs tels l’Etat et la société civile».
Il propose ainsi que l’éducation et la protection de l’enfant incombent «en premier lieu aux parents» au lieu «d’uniquement aux parents».

Ry. N.

jim63
19/04/2015, 17h09
salam
stopper la misère et y aura pas de mendicité !!