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zadhand
22/08/2014, 01h46
Laksasci : le retour au crédit à la consommation au cours du 2ème semestre 2015.



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Le retour au crédit à la consommation sera accompagné par l’entrée en service de la centrale des risques prévue dès le deuxième semestre de 2015, a indiqué dimanche à Alger le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksasci.


"La centrale des risques sera opérationnelle au deuxième semestre de 2015", a indiqué le gouverneur en marge d’une conférence du gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne sur l’expérience de son pays dans le développement des centrales des risques. "On va créer une centrale entièrement nouvelle sous tutelle de la Banque d’Algérie", a-t-il précisé avant d’ajouter qu’une opération de modernisation touche la centrale déjà existante.
"Le lancement de la centrale des risques est précédé par des préparatifs intenses", a encore indiqué le gouverneur qui a souligné que l’Algérie peut bénéficier de l’expérience palestinienne dans ce domaine. Pour M. Laksaci, la Banque d’Algérie est prête pour la gestion des risques induits par le retour prévu au crédit à la consommation dans le cadre de la loi de finances de 2015.
Le retour du crédit à la consommation avait été décidé par la tripartie de février dernier après avoir été suspendu en 2009 pour ne pas alourdir la facture des importations et encourager la production nationale.
A une question sur le Foreign Account Tax Compliance act (FATCA), signée le 18 mars 2010 par le président Barack Obama et applicable à compter du 1er janvier 2013 par toutes les banques étrangères, M. Laksaci a indiqué que l’Algérie se plie à cette législation.
Ce texte extraterritorial s'impose hors du territoire américain à des groupes non américains et contraint les banques, partout dans le monde, à traquer les fraudeurs au fisc américain dans la totalité de leurs filiales et à les sanctionner pour le compte de l'administration fiscale des Etats-Unis.

zadhand
24/02/2015, 12h44
A la une Economie
le 24.02.15 | 10h0

Laboratoires Vénus
Cap vers l’exportation

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Kamel Moula, DG des Laboratoires Vénus

Pour les laboratoires Vénus, l’année 2015 sera celle de l’exportation. Le chiffre d’affaires de ce groupe enregistre annuellement une croissance de 8 à 9%.


La marque algérienne de cosmétique Vénus s’est offert une jolie progression de ses résultats en 2014. L’année 2015 sera celle de l’exportation. Le cap est fixé résolument vers l’export, bien que l’entreprise ait blanchi sous le harnais dans le métier. Sur le marché algérien, l’évolution des indicateurs financiers des Laboratoires Vénus est très encourageante : le chiffre d’affaires a évolué de 8% en 2014, soutenant ainsi une constante croissance amorcée depuis maintenant plusieurs années. C’est dire que les machines tournent à plein régime pour Vénus qui enregistre ainsi annuellement une croissance de 8 à 9% de son chiffre d’affaires.
Dans les prochains mois, ce fabricant algérien de produits cosmétiques et de beauté entend appuyer davantage sur le champignon de l’export, en orientant le gouvernail notamment vers le continent africain, réputé à grand potentiel. Vénus n’en est pas à son coup d’essai, puisque l’entreprise est déjà présente sur certains marchés.
Son patron, Kamel Moula, rencontré dans les locaux des Laboratoires Vénus, fait de l’ambition du redéploiement de la marque à l’international son cheval de bataille pour 2015. Cet objectif suit un long travail de prospection et d’études mené sur certains marchés africains, très fortement demandeurs en produits cosmétiques et de beauté. Pour se frayer un chemin et imposer sa marque, Kamel Moula a une stratégie : adapter les produits Vénus aux spécificités africaines.
Fort de son unité Recherche et Développement, il fait converger qualité et acclimatement des produits à la culture, au climat et aux besoins des différentes populations du continent africain. Il part du principe selon lequel les spécificités du marché africain, voire des attentes des consommateurs, ne sont guère semblables à la demande du marché algérien.
C’est dire que l’entreprise algérienne des produits cosmétiques anticipe la différence des tendances de consommation sur certains marchés de l’Afrique noire de celles connues en Algérie. Vénus se targue d’avoir atteint ses objectifs sur le marché national, en se dotant d’une assise solide qui lui permettra de se fixer désormais les opportunités qu’offrent les autres marchés du continent africain.
«D’ici la fin de l’année en cours, je pense que l’entreprise parviendra à parfaire ses recherches d’adaptation des produits aux spécificités des autres marchés et consommateurs du continent africain, une étape fondamentale pour mieux aborder et réussir le déploiement de Vénus sur les autres marchés africains», explique Kamel Moula, directeur général des Laboratoires Vénus.
Outre le travail de recherche et de développement des produits, il a fixé deux autres priorités à son entreprise : maintenir la croissance des indicateurs sur le marché national, tout en renforçant l’investissement dans le facteur humain qu’il qualifie de l’un des paramètres solides sur lesquels est fondée la réussite de la marque. Dotée d’une marge opérationnelle appréciable, Vénus va à la conquête des marchés du Maghreb, de l’Afrique, tout en renforçant sa présence dans certains pays, dont la Syrie.
Dans le courant de l’année, l’entreprise aura ficelé l’ébauche de sa nouvelle feuille de route. La hausse des capacités de production, des effectifs et de la proportion des bénéfices réinvestis est à même d’accompagner les nouvelles ambitions de l’entreprise à l’international.

zadhand
05/03/2015, 12h39
Actualités :A la une Economie
le 05 Mars 2015



Leur ministre de l’Économie est à Alger
Les Polonais veulent investir en Algérie

La possibilité de livraison du GNL algérien au terminal polonais de Swinoujscie et la coopération dans le domaine du photovoltaïque peuvent constituer des opportunités pour le développement, la consolidation de la coopération économique algéro-polonaise.

«Nous ne sommes pas venus en Algérie pour vendre mais pour investir», déclarait hier le vice-Premier ministre, ministre de l’Economie de Pologne, Janusz Piechocinski, en visite officielle dans notre pays.
Intervenant hier à l’hôtel El Aurassi lors d’un forum économique algéro-polonais, le dirigeant polonais a assuré, lors d’un point de presse ponctuant la rencontre, de la volonté de son pays de booster la coopération avec l’Algérie, un pays considéré comme un «partenaire stratégique» et un marché pivot dans la stratégie polonaise de pénétration des marchés arabes et africains. Conduisant une mission économique de trois jours (menée par une quarantaine d’institutionnels et d’opérateurs économiques), le dirigeant polonais exprimera l’objectif de doubler les échanges commerciaux bilatéraux dont le volume a certes triplé durant les dernières années, atteignant un volume de l’ordre de 700 millions de dollars, mais qui reste encore en deçà des attentes. Mais aussi de développer les opportunités de coopération concrète, d’implantation et de participation des entreprises polonaises dans les programmes de développement infrastructurel, industriel et agroalimentaire impulsés en Algérie. En ce sens, Janusz Piechocinski évoque l’expertise polonaise notamment dans les secteurs de la mécanique (montage de bus et camions), des technologies de la communication, les matériaux de construction, dont l’Algérie pourrait bénéficier.
Soit, développer la synergie, la convergence et la complémentarité entre l’économie algérienne et celle polonaise, une économie leader en Europe et qui a réussi sa période de transition comme relèvera le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb qui a co-présidé avec le dirigeant polonais les travaux de ce forum économique. «La Pologne est un exemple d’une transition réussie parce qu’elle a su construire une économie productive et diversifiée dans des branches industrielles», constatera ainsi le ministre de l’Industrie. Abdesselam Bouchouareb invitera ainsi l’establishment polonais à s’engager en Algérie, «un véritable relais de croissance pour les entreprises polonaises en dehors de l’Europe», s’intéresser à la production locale et à la mise en place de «plateformes industrielles orientées vers l’Afrique».
Des opportunités, de «vrais chantiers de partenariats industriels et technologiques» sont ainsi potentiels dans le domaine de la construction et de l’ingénierie, la pharmaceutique et la santé, la sidérurgie, la sous-traitance et le machinisme agricole, l’agriculture, l’hydraulique… Mais aussi dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, le ministre polonais de l’Economie évoquant l’opportunité, la possibilité de livraison du gaz naturel liquéfié algérien (GNL) au terminal de Swinoujscie, situé dans le nord-ouest de la Pologne et réalisé avec le Qatar, dans le cadre d’une «coopération multilatérale».
Comme le vice-Premier ministre polonais évoquera l’intérêt pour la coopération dans le domaine de la recherche et de la valorisation énergétique et dans les hydrocarbures, mais aussi la maîtrise de l’énergie (réduction de la consommation d’énergie) et le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque.
Des opportunités dont Janusz Piechocinski devra certainement discuter aujourd’hui avec le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, qui sera certainement «séduit», anticipera son collègue à l’Industrie.
Notons qu’un mémorandum d’entente entre la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) et la Chambre polonaise de commerce (KIG) ainsi qu’une déclaration conjointe pour le développement économique et industriel entre le ministère de l’Industrie et des Mines et le ministère polonais de l’Economie ont été signés lors de ce forum économique.
Des accords voulus pour booster la coopération bilatérale, contribuer à la sécuriser et «pérenniser» en attendant la finalisation du cadre juridique.
Récusant l’existence de problèmes ou de contraintes entre les deux économies, le ministre de l’Industrie laissera entendre que des avancées sont escomptées concernant la mise en vigueur d’accords de non-double imposition et de protection et promotion des investissements entre les deux pays.

C. B.

zadhand
12/03/2015, 00h11
Actualités :A la une Economie
le 11 Mars 2015


LOI DE FINANCES 2015
Ces autres exonérations qu’il faut connaître


Par Sarrab Larbi,Economiste-financier.
Expert judiciaire agréé


Depuis que le projet de loi de finances pour 2015 a été adopté par le Conseil des ministres et jusqu’au vote de cette loi puis à sa promulgation en date du 30 décembre 2014, les débats se sont focalisés sur l’unification du taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés – IBS — à 23%, applicables aux producteurs et aux importateurs, et sur le droit de timbre du passeport fixé à 6 000 DA. Alors que des dispositions fiscales qui engendreront, sans aucun doute, de profonds bouleversements dans les pratiques commerciales ainsi que dans la structure des contributions fiscales demeurent insuffisamment débattues, voire même occultées à ce jour à l’image des commissaires aux comptes qui ont choisi de traiter plutôt le thème du contrôle interne lors de leurs assises tenues les 25 et 26 février 2015.
La loi de finances pour 2015 a, d’un côté, introduit des exonérations tous azimuts, et d’un autre, relevé le seuil de l’IFU à un chiffre d’affaires de 30 000 000 DA et élargi son champ d’application aux professions libérales, aux personnes des sociétés en nom collectif (SNC) et des sociétés civiles, aux sociétés assujetties à l’impôt sur le bénéfice des sociétés, SARL et SPA, ainsi qu’à tout contribuable qui exploite simultanément plusieurs établissements, boutiques, magasins et ateliers dès lors que le chiffre d’affaires total réalisé au titre de l’ensemble des activités exercées n’excède pas le seuil de 30 000 000 DA. Tous ces contribuables auront un impôt unique à verser une fois par an, au cours du mois de septembre, et qui regroupe TVA, TAP, IRG ou IBS.
Notre contribution concernera les nouvelles exonérations devant être communiquées aux personnes concernées, afin qu’elles ne soient pas lésées dans leurs droits. Et face à la multitude et la diversité des avantages fiscaux octroyés au fil des années et même par la loi de finances pour 2015, nous nous limiterons aux nouvelles exonérations de la TAP et de l’IRG ou de l’IBS, aux exclusions du champ d’application de la TVA et à l’exclusion des professions libérales du champ d’application de l’IRG.

1- Exonérations de la TAP, de l’IRG ou de l’IBS
Les dispositions relatives aux exonérations fiscales sont introduites chaque année par chaque loi de finances. Compte tenu de la diversité des activités et des opérateurs économiques concernés, nous nous contenterons d’énumérer que certaines des dernières exonérations introduites dans la loi de finances pour 2015.
D’abord, commençons par une nouveauté unique dans les annales de la fiscalité algérienne : les nouveaux contribuables sont dispensés du paiement de l’impôt durant la première année d’exploitation. Ils ne deviennent redevables de l’impôt qu’à partir de la deuxième année d’exercice de leur activité.
Ensuite, ils bénéficient d’exonérations de la TAP, de l’IRG ou de l’IBS pour une période variant entre 3 et 10 ans, en fonction des conditions à remplir, les activités et les opérateurs économiques suivants :
- Les activités exercées par les jeunes promoteurs d’investissements, d’activités ou de projets, éligibles à l’aide du Fonds national de soutien à l’emploi des jeunes, du Fonds national de soutien au micro-crédit ou de la Caisse nationale d’assurance-chômage (dispositifs Ansej, Cnac et Angem).
- Les clubs professionnels de football constitués en sociétés par actions.
- Les investissements déclarés auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).
- Les investissements réalisés dans certaines activités relevant des filières industrielles suivantes : sidérurgiques et métallurgiques, liants hydrauliques, électriques et électroménagers, chimie industrielle, mécanique et automobile, pharmaceutiques, aéronautique, construction et réparation navales, technologies avancées, industrie agroalimentaire, textiles et habillement, cuirs et produits dérivés, bois et industrie du meuble.

2- Réduction du champ d’application de la TVA
L’institution de l’IFU par la loi de finances pour 2007 a réduit le champ d’application de la TVA, puisque celle-ci est comprise dans cet impôt unique auquel étaient assujettis, jusqu’en 2014, les personnes physiques commerçantes de détail, les prestataires de services et les artisans relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, lorsque leur chiffre d’affaires annuel n’excède pas 10 000 000 DA. Mais, conformément à l’article 30 de la loi de finances pour 2015, les affaires faites par les personnes dont le chiffre d’affaires global est inférieur ou égal à 30 000 000 DA sont exclues du champ d’application de la TVA. Que les personnes soient physiques ou soumises au régime du réel ou du forfait. La seule condition prescrite est de ne pas dépasser le seuil du chiffre d’affaires de 30 000 000 DA. Et conformément à l’article 8 du code des taxes sur le chiffre d’affaires – TCA —, le chiffre d’affaires global à considérer chaque année est celui réalisé durant l’année précédente. Ainsi, les contribuables soumis au régime du réel et qui ont réalisé par exemple en 2014 un chiffre d’affaires inférieur à 30 000 000 DA sont exclus du champ d’application de la TVA durant toute l’année 2015, quel que soit le montant du chiffre d’affaires réalisé.
Heureusement que cet alinéa a été introduit, sinon les contribuables soumis au régime du réel qui dépasseraient en cours d’année le seuil du chiffre d’affaires de 30 000 000 DA seraient dans l’obligation de régulariser en annulant toutes les factures établies sans TVA pour les remplacer par d’autres incluant la TVA à collecter auprès de leurs clients. Ce qui aurait suscité de nombreux mécontentements.

3- Les professions libérales exclues de l’IRG :
L’impôt sur le revenu global des personnes physiques a été institué en 1991. Il représente un impôt annuel unique applicable aux revenus ou bénéfices que le contribuable réalise ou dont il dispose chaque année. Jusqu’en 2014, les revenus assujettis à l’IRG et énumérés à l’article 2 du code des impôts directs et taxes assimilées comprenaient, entre autres, les bénéfices des professions non commerciales – BNC. La loi de finances pour 2015 a supprimé du champ d’application de l’IRG les bénéfices des professions libérales, en abrogeant les articles 22 à 29 du code des impôts directs et taxes assimilées relatifs à cette catégorie de bénéfices. C’est-à-dire que les médecins, avocats, architectes, commissaires aux comptes, experts comptables, comptables agréés, notaires, huissiers de justice et autres professions libérales sont soulagés de la déclaration annuelle de détermination de leur bénéfice dite G13 et bénéficient de l’exonération de l’IRG qu’ils versaient auparavant avant le 30 avril de chaque année. Et même, aucune obligation comptable ne leur est prescrite.
En effet, les articles 26, 28 et 29 du code des impôts directs et taxes assimilées, abrogés par l’article 6 de la loi de finances pour 2015, disposaient que les contribuables qui perçoivent des bénéfices non commerciaux sont soumis au régime de la déclaration contrôlée, en ce qui concerne le mode de détermination du bénéfice à retenir dans les bases de l’impôt sur le revenu global. Ils sont tenus de souscrire, au plus tard le 30 avril de chaque année, une déclaration spéciale mentionnant le montant exact de leur bénéfice net appuyée de toutes les justifications nécessaires et doivent tenir un livre journal côté et paraphé par le chef de l’Inspection des impôts de leur circonscription, qui retrace le détail de leurs recettes et de leurs dépenses professionnelles.
Ainsi, les professions libérales ne figurent plus parmi les contribuables assujettis à l’IRG sur le fondement de l’article 10-2 du code des impôts directs et taxes assimilées qui dispose que «le revenu net global annuel servant de base à l’impôt sur le revenu est déterminé en totalisant les bénéfices ou revenus nets visés aux articles 11 à 76…». Et comme l’article 6 de la loi de finances pour 2015 a abrogé les articles 22 à 29 et 32, désormais l’IRG ne concerne que les bénéfices ou revenus nets visés aux articles 11 à 20 et de 33 à 76, à savoir les bénéfices industriels et commerciaux, les revenus agricoles, les revenus fonciers provenant des propriétés bâties et non bâties louées, les revenus des capitaux mobiliers et les traitements, salaires, pensions et rentes viagères. Ainsi, les professions libérales soumises au régime du réel deviennent exonérées de l’IRG. Par contre, celles qui sont soumises au régime du forfait sont imposables à l’impôt sur le revenu inclus dans l’IFU. Nous ne retrouvons leur présence que parmi les contribuables assujettis à l’IFU tel qu’il est précisé à l’article 13 de la loi de finances pour 2015.
Au terme de notre contribution, nous estimons que ces nouvelles dispositions fiscales devaient être communiquées et expliquées pour permettre aux opérateurs économiques et aux membres des professions libérales de s’imprégner de leurs droits et leurs nouvelles obligations fiscales et comptables et pour permettre aux structures de l’administration fiscale d’accomplir efficacement leurs missions.
Ce qui aurait évité l’application de dispositions abrogées telles que le taux proportionnel de l’IRG à 20% au lieu du taux progressif défini à l’article 104 du code des impôts directs et taxes assimilées, et évité également la présentation de la déclaration annuelle des professions libérales dite G 13 suite à l’abrogation de l’article 28 du même code.
S. L.


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zadhand
15/03/2015, 09h32
Actualités :A la une Economie
le 15 Mars 2015


Relancé dans la loi de finances 2015
Le crédit à la consommation attendra

Relancé dans la loi de finances 2015, le crédit bancaire à la consommation ne risque pas d’être octroyé de sitôt, la nature des produits nationaux éligibles n’étant pas encore définie officiellement et la nouvelle centrale des risques de la Banque d’Algérie n’étant pas opérationnelle, la baisse des prix du pétrole ne constituant pas un facteur propice.


Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir)


Décidée par l’exécutif et avalisée lors des deux réunions tripartites (gouvernement- Centrale syndicale-patronat), tenues l’année dernière, la relance de l’octroi de crédits bancaires à la consommation avait été entérinée par la loi de finances pour 2015.
Dans son article 88, modifiant et complétant l’article 75 de la loi de finances complémentaire pour 2009, la loi de finances 2015 stipule que «les banques sont autorisées à accorder, en sus des crédits immobiliers, des crédits à la consommation destinés à l’acquisition de biens par les ménages».
Suspendue depuis la mi-2009, les pouvoirs publics mettant en avant alors le souci de réduire les sorties de devises et de juguler l’envolée des importations, l’allocation des crédits à la consommation est ainsi réimpulsée plus de six ans dans «le cadre de la relance des activités économiques», comme le précise l’article 88.
Selon ses promoteurs, la réintroduction de ce crédit vise à booster la consommation de produits fabriqués localement, permettant ainsi de satisfaire la demande domestique mais aussi stimulant l’activité industrielle et de prestation de services en élargissant les carnets de commandes des entreprises.
Toutefois, la loi de finances 2015 prévoit que «les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire». Or, deux mois et demi après l’entrée en vigueur du texte législatif, cette mesure n’est pas encore entrée en application.
En effet, le texte réglementaire, un décret exécutif, n’a pas encore été promulgué, au moins jusqu’à la date d’hier, même s’il est censé avoir été finalisé. Sera-t-il finalisé, signé et publié au Journal officiel à temps ? Le sera-t-il à court ou à moyen terme ? Car élaboré au niveau d’un groupe de travail représentatif des partenaires socioéconomiques, des banques et des départements ministériels, ce décret doit fixer les conditions exactes ainsi que les modalités de mise en œuvre de la relance.
Ainsi, le décret attendu définit le type et les conditions du crédit à la consommation, son montant et sa durée. Comme déjà rapporté, le décret prévoirait une durée du crédit de trois à 60 mois, un financement bancaire égal au maximum à 70% du bien à acquérir pour une quotité de remboursement qui ne devra pas dépasser 30% du revenu mensuel.
Néanmoins, la nature des produits et services éligibles au «crédit-conso» n’est pas encore définie officiellement, tant par ce décret que par le biais d’arrêtés ministériels et interministériels, escomptés en cours de maturation et liés à la promulgation dudit décret. Cela même si les produits électroménagers, électroniques et d’ameublement, les matériaux de construction, voire le véhicule Renault assemblé à Oran, sont réputés concernés.
En fait, les critères définissant la production éligible, l’identité des entreprises concernées ainsi que le taux d’intégration adéquat ne sont pas encore connus. Cela même si les partenaires socioéconomiques convergent sur le principe de la territorialité, tout ce qui est créé ou assemblé sur le sol algérien méritant le label de produit national comme le relevait récemment un dirigeant du Forum des chefs d’entreprises, ainsi que sur l’inopportunité de fixer un taux d’intégration unique. Or, les banques ne pourront octroyer de tels crédits aux postulants dans la mesure où les produits concernés ne sont pas identifiés et que les conditions financières et modalités pratiques ne sont pas encore précisées.
Cela même si nombre d’établissements bancaires assuraient l’année dernière de leur disponibilité à mettre en œuvre une telle mesure, étant déjà prêts en termes logistiques et ayant déjà offert des prestations dans ce domaine, durant la période antérieure à l’ordonnance de juillet 2009. Mais l’aptitude des banques à prester concrètement risque d’être encore incertaine, bridée au-delà de leurs capacités d’engagements et aux niveaux de liquidités par le fait que la Centrale des risques d’impayés des entreprises et ménages ne soit pas encore opérationnelle au niveau de la Banque d’Algérie.
Inscrite dans le processus de modernisation de la gestion des risques, l’installation définitive de la nouvelle Centrale des risques avait été annoncée pour le second semestre 2015. Une échéance que le gouverneur de la Banque d’Algérie avait évoquée à maintes reprises ces derniers temps mais qui s’avère encore incertaine, voire lointaine.
De fait, l’impulsion d’une telle instance à même de contrôler, freiner le risque d’endettement des ménages s’avère contrainte, au-delà des facteurs logistiques et autres malgré les initiatives de l’autorité bancaire, par l’absence d’engagement réel des pouvoirs publics. Un engagement que le contexte financier et économique actuel, marqué par les velléités du gouvernement de stimuler la production et l’entreprise nationales mais aussi par la baisse accentuée des cours du pétrole, risque en fait de brider. Dans la mesure où les finances publiques sont à l’orange, imposant une gestion rigoureuse et moins dépensière, une visibilité et lisibilité meilleures de la conduite économique mais que les pouvoirs publics peinent cependant à concrétiser, à assumer, le risque de voir la mise en œuvre du crédit à la consommation reportée à terme, voire aux calendes grecques est patent.
En d’autres termes, le dispositif de rationalisation des dépenses publiques, annoncé par l’exécutif et dont l’application s’avère assez chaotique, pourrait se traduire par une remise en cause tacite, plus ou moins partielle, de la disposition législative. Dans la mesure où des produits éligibles au crédit-conso sont fabriqués localement mais assemblés à partir d’intrants et composants importés, l’exécutif pourrait imposer directement ou indirectement des mesures contraignantes à l’égard de ces importations. Ce que d’aucuns pourraient, certes, interpréter comme indu de la part des pouvoirs publics mais une pratique «normale» au vu des us de la gouvernance économique et financière en œuvre depuis des décades en Algérie.
En somme, les pouvoirs publics ayant souvent propension à atermoyer, la Centrale des risques n’étant pas encore opérationnelle, la nature des produits éligibles n’étant pas encore publiée, le tout dans un contexte de baisse des cours de l’or noir, la relance du crédit à la consommation n’interviendra pas de sitôt.
C. B.


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zadhand
19/04/2015, 23h54
Actualités :A la une Economie
le 19 Avril 2015


Abderrezak Trabelsi. Délégué général de l’Abef
«Les banques ne sont plus en situation de surliquidité»


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Abderrezak Trabelsi

«En prévision d’un assèchement de la liquidité, la Banque d’Algérie est en train de mettre en place un instrument qui existait et que l’on a un peu oublié, le refinancement.»

L’Algérie se prépare à faire face aux retombées du choc pétrolier qui grève lourdement les ressources depuis la chute des cours, en juin de l’année dernière. Il est clair que les réserves de change fondent et que les déficits du Trésor risquent de se creuser encore plus.
Cependant, si les pouvoirs publics pensent à recourir aux financements bancaires pour maintenir certains de leurs projets d’équipements publics, il n’en demeure pas moins que la sphère bancaire risque, elle aussi, d’être touchée. Il y a quelques semaines, le gouverneur de la Banque d’Algérie lançait l’avertissement suivant : si les ressources des banques n’ont pas encore été affectées par la contraction des revenus induits par l’activité du secteur des hydrocarbures, elles vont l’être à partir de 2015.
Le délégué général de l’Association professionnelles des banques et établissements financiers (ABEF), Abderrezak Trabelsi, est quant à lui plus tranchant. Dans un entretien à bâtons rompus, M. Trabelsi pense que le marché bancaire n’est plus en surliquidité. Il estime certes que le marché ayant fait face à des surliquidités structurelles durant de nombreuses années, induites par les dépôts du secteur des hydrocarbures et du produit de la fiscalité pétrolière injecté dans le circuit et alimenté par un baril à plus de 110 dollars, la situation a aujourd’hui changé.
Le fait que des transactions ont été enregistrées sur le marché interbancaire il y a un peu plus de deux mois démontre que le marché n’est plus en situation de surliquidité. Le délégué général de l’ABEF précise aussi qu’«en prévision d’un assèchement plus accru de la liquidité, la Banque d’Algérie est en train de mettre en place un instrument qui existait et que l’on a un peu oublié, le refinancement». Il précise ainsi que la Banque d’Algérie se prépare à rouvrir les canaux de refinancement et qu’«un nouveau texte — qui n’a pas encore été publié mais a été approuvé par le Conseil de la monnaie et du crédit — redéfinit les règles d’accès au refinancement».
Equipements publics VS entreprise…
M. Trabelsi explique dans ce sens que cela ne veut en aucun cas dire que des banques sont défaillantes ou risquent de l’être, mais que la place bancaire va de plus en plus se diriger vers un fonctionnement normal et que les banques devront désormais assurer la fonction qui est la leur : chercher de la ressource pour financer le crédit.
De même qu’il estime qu’en rouvrant les canaux de réescompte et de refinancement des effets des banques, la Banque d’Algérie, par le biais de la politique monétaire, aura un effet sur l’économie réelle. Il va sans dire que la Banque d’Algérie, en tant qu’autorité monétaire qui accompagne une politique économique, aura une incidence sur le financement des activités économiques. Interrogé sur le cas du financement des opérations d’importation, M. Trabelsi explique que ces dernières ne sont pas éligibles au réescompte et au refinancement par la Banque d’Algérie, qui agira désormais en tant que prêteur en dernier recours.
De même qu’il estime qu’il est normal de voir la Banque d’Algérie agir en tant qu’accompagnateur d’une politique économique qui a pour objectif d’inciter au financement des investissements productifs au détriment des importations. C’est ainsi que la Banque d’Algérie a édicté, en décembre, un règlement divisant pas deux le plafond des engagements externes des banques ainsi qu’un règlement, au mois d’avril 2014, tendant à rendre moins rentable le financement des importations, visant à inciter les banques à financer l’investissement.
Il va sans dire qu’à l’orée de la crise, les banques de la place sont appelées à jouer un rôle dans le financement d’une partie des programmes d’équipement public. Le délégué général de l’ABEF explique ainsi qu’avec la diminution des ressources budgétaires, les pouvoirs publics ont opté pour une rationalisation des dépenses avec un recours au financement bancaire. «Or, les ressources du crédit bancaire sont là pour financer l’économie réelle, à savoir les entreprises publiques et les entreprises privées», a-t-il estimé.
Relèvement des taux d’intérêt
Selon M. Trabelsi, les banques sont aujourd’hui face au défi de mobiliser de nouvelles ressources pour pouvoir financer les équipements publics de l’Etat et continuer à financer les entreprises aussi bien publiques que privées. Sans cela, poursuit-il, il risque d’y avoir un phénomène d’éviction de certaines opérations jusque-là couvertes par le crédit bancaire.
M. Trabelsi rappelle que la circulation fiduciaire a atteint plus de 37 milliards de dollars et, pour que les banques puissent mobiliser ces ressources, elles doivent être dotées d’outils leur permettant d’offrir des incitations aux épargnants. Ce qui passera certainement par un relèvement des taux d’intérêt créditeurs pour attirer les épargnants et pas forcément des taux débiteurs, pour ne pas gêner l’activité économique. Il estime que la mobilisation de ressources nouvelles permettra de réduire son coût, ce qui permettra de limiter la hausse des taux d’intérêt débiteurs. Quoi qu’il en soit, M. Trabelsi considère que la sphère bancaire ne peut, à elle seule, répondre aux besoins de financement du marché.
Il estime ainsi nécessaire le développement d’un marché financier. S’il dément les rumeurs selon lesquelles l’opération de rachat de Djezzy aurait contribué, à elle seule, à assécher la surliquidité bancaire, M. Trabelsi estime qu’il aurait préféré voir cette opération passer par le marché financier par l’émission d’obligations qui aurait sans doute éveillé l’intérêt des opérateurs pour un secteur très rentable. Il affirme que les pouvoirs publics ont une lourde responsabilité et qu’ils se doivent de donner un signal fort en introduisant de grandes entreprises publiques et des banques en Bourse.
Il reconnaît toutefois que le marché financier ne peut se développer tant que le crédit bancaire demeure bon marché. Interrogé sur la capacité des banques à poursuivre le financement de crédits à taux bonifiés, notamment dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi, le délégué de l’ABEF estime que la question se pose en termes de capacités du Trésor public, dans la situation actuelle, à supporter le coût de la bonification. Il note, dans ce sens, que ces dispositifs d’emploi aidés n’ont pas pour vocation de durer, mais juste d’amorcer la machine économique et qu’ils devront à terme s’arrêter.
En tout état de cause, M. Trabelsi pense que toute politique économique se doit de se centrer sur l’entreprise car «c’est l’entreprise qui fait l’économie» et que «les pouvoirs publics ainsi que l’autorité monétaire ont pour mission d’édicter des règles et de mettre en place des incitations afin de faciliter l’activité des entreprises qui investissent et produisent au détriment des importateurs». «On est loin de cette situation», conclut-il.


Roumadi Melissa

zadhand
15/05/2015, 18h43
Actualités :A la une Economie
le 15 Mai 2015|10h00

Alger
Main basse sur les terres agricoles
Le Plan d’aménagement urbain prévoit d’urbaniser 8000 hectares de terres agricoles. Le ministère de l’Agriculture s’y oppose. Le bras de fer n’est pas terminé.

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De 2003 à 2014, Alger a perdu 6163 hectares, soit 17% de la SAU. A quoi ont-ils servi ? 80% ont été utilisés pour le logement

«Je militerai pour préserver ce qui reste des terres agricoles d’Alger que l’on tente de déclasser. Je camperai sur ma position et je défendrai cela jusqu’au bout en refusant de céder ces terres tel que l’exige le Plan directeur d’aménagement urbain. Nous avons émis un avis défavorable aux prévisions proposés».
Labidi Hamdaoui, directeur des Services agricoles et du développement rural d’Alger, est un homme en colère. Il s’oppose aux prévisions du Plan directeur d’aménagement urbain (PDAU), encore non approuvé, qui prévoit d’urbaniser 8104 hectares de terres agricoles dans 10 circonscriptions administratives (Baraki, Birtouta, Bir Mourad Raïs, Bouzaréah, Chéraga, Dar El Beida, Draria, El Harrach, Rouiba et Zéralda).
Au total, 37 communes d’Alger sont concernées. Les plans détaillés du PDAU étaient affichés dans les APC pour informer les habitants de la commune et de s’y opposer si nécessaire. Cette étape, dite phase d’enquête publique, a pris fin le 31 mars dernier, selon la loi 90-89 portant aménagement et urbanisme qui accorde 45 jours pour d’éventuelles observations des citoyens. «Les citoyens sensibilisés ont demandé les plans pour savoir si leurs terres agricoles seront urbanisées ou non. Ils ont le droit de s’y opposer, explique Akli Amrouche, architecte urbaniste.
Comme nul n’est censé ignorer la loi, il pourrait y avoir un passage en force des autorités». En d’autres termes, si les citoyens n’émettaient pas d’avis défavorable sur l’urbanisation, la décision passera. A la direction des services agricoles (DSA), on déplore que les APC aient «affiché les cartes telles qu’elles existent initialement, c’est-à-dire à la base des 8000 hectares et pas ramenées aux 2000 comme le veulent les services de l’agriculture. Les APC n’ont pas tenu compte de nos observations. Nous avons saisi les autorités locales afin qu’elles se ressaisissent», affirme M. Hamdaoui. Dans le cadre du PDAU, on estime que cette nouvelle orientation répond à ce qui a été signé en avril 2012 entre la direction des services agricoles et la direction de l’urbanisme et de l’habitat d’Alger.
Selon le rapport d’orientation sur le PDAU d’Alger, il est convenu de la nécessité de protéger les terres agricoles, de définir une réserve agricole fondamentale pour assurer la sécurité alimentaire des Algérois, et surtout de limiter la réalisation de constructions dans les zones agricoles. Ces limitations doivent être fortes dans les zones du littoral et de la Mitidja et plus souples dans le Sahel où les sols sont relativement moins productifs.

Pression

Le principe retenu était donc : zéro hectare de terres agricoles pour l’urbanisation. «Une hypothèse très contraignante pour le développement de la wilaya, mais c’est un mal nécessaire», selon Labidi Hamdaoui qui a décidé de ne plus céder. Une option qui ne peut être respectée, de l’avis d’Akli Amarouche qui évoque «des pressions à un haut niveau exercées par des hommes d’affaires qui ne cherchent que le business». «Sur ce point, rien n’est encore clair.
Ce serait une grande bêtise si on changeait d’avis. Il faudra résister», explique l’urbaniste. A l’élaboration du PDAU, l’ancien wali d’Alger, Mohamed Abou, avait été catégorique : aucun hectare de terre agricole ne sera cédé à l’urbanisation. Mais MM. Hamdaoui et Amarouche affirment que l’actuel wali «ne l’entend pas de cette oreille». «Le wali actuel ne veut rien savoir, il veut les 8000 hectares», déplore le directeur des services agricoles.
Et de continuer : «Nous sommes en discussions ; sur les 2000 hectares que nous allons céder, le tout sera ramené à 500 ou 1000 hectares dans la mesure où les terres déjà consommées dans le cadre du PDAU seront comptabilisées. Actuellement, nous travaillons sur la carte définitive. On leur identifiera les extensions possibles inférieures à 2000 hectares par commune. Ils accepteront difficilement certes, c’est une équation difficile et un choix douloureux à faire. C’est l’avenir de nos enfants qui sera hypothéqué. J’estime que je suis raisonnable», insiste M. Hamdaoui.
L’Algérois, issu pourtant d’une ville initialement agricole, est classé parmi les derniers en matière de surface agricole par habitant (SAU). On enregistré 0,01 hectare/ habitant (équivalant 100 m2), alors que la moyenne nationale est de 0,25 hectare. «En comparaison avec les villes voisines, nous constatons qu’Alger possède le plus faible ratio de surface agricole», déplore M. Hamdaoui. Autre indicateur inquiétant : il y a de plus en plus de déperdition des terres agricoles. De 2003 à 2014, Alger a perdu 6163 hectares, soit 17% de la SAU.
A quoi ont-ils servi ? 80% ont été utilisés pour le logement. Ils s’ajoutent aux 3863 ha au titre des diverses expropriations (parc Dounia, barrage de Douéra, nouvelle ville Sidi Abdellah et d’autres infrastructures routières…). Pourtant, Alger est classée dans la catégorie A1 et A2, celles des meilleures terres à haute potentialité, irriguées et irrigables.
En matière de production, en 2013, elle est en 10e position en maraîchage,
6e en agrumes et 12e en pomme de terre.

Révision

En 2014, Alger couvrait ses besoins à 66% en matière de maraîchage et 44% pour la pomme de terre. «Nous avons demandé à revoir le tableau des superficies à urbaniser, car cela aggravera la déperdition des terres agricoles, c’est le quart du potentiel qui sera encore perdu», explique encore M. Hamdaoui.
La direction des services agricoles d’Alger propose alors, dans le but de concilier l’obligation de préserver les terres agricoles et respecter l’impératif de réalisation du programme public à travers le plan stratégique de modernisation de la capitale, de se pencher sur le scénario développé par l’expert Benaïssa, consultant auprès de la wilaya d’Alger, de requalification du tissu urbain existant. Une option que Djamel Chorfi, président du Conseil national de l’ordre des architectes algériens défend aussi : «Il faut construire la ville sur la ville». «Le principe est simple, il y a un foncier invisible à Belcourt et Hussein Dey.
Des hangars abandonnés, des dépôts, des anciennes usines et casernes non opérationnels qui représentent des centaines d’hectares pouvant être récupérés pour les projets de la wilaya». Car, pour M. Chorfi, la ville ce n’est pas seulement du «logement», y a lieu de créer des espaces publics. Un objectif aussi tracé par la Direction générale de la Ville dans le cadre du PDAU. Dans le triangle d’Hussein Dey, «il existe des activités à supprimer pour créer des friches industrielles et prévoir une régénération urbaine», apprend-on. A Hussein Dey justement, les abattoirs devraient abriter d’ici à quelques années les nouveaux sièges de l’APN et du Sénat, alors que les sièges actuels seront transformés en musées,
affirme une source proche du dossier.
Mais, selon M. Chorfi, il ne s’agit pas seulement de répondre à une pression sociale pour construire des logements et équipements, mais de répondre à un «lobby politico-économique foncier». Chorfi est catégorique : aujourd’hui, le PDAU n’est toujours pas approuvé, il est dépassé et ne peut correspondre à la réalité. Selon lui, il y a eu consommation d’espaces que le PDAU avait pourtant intégrés dans ses projets. Résultat : lorsque le PDAU sera finalisé et adopté,
il pourrait ne pas trouver les assiettes foncières choisies.


Plan Mort-né


Car, entre-temps, certains fonciers dégagés par le PDAU ont déjà été exploités par d’autres hommes d’affaires ou par nécessité avec l’aval de la wilaya. «En l’absence d’un PDAU, il est interdit de délivrer des permis de construire. Il fallait tout bloquer en attendant l’adoption de ce plan. Ce qui n’a pas été fait. Les données du PDAU ont déjà été consommées avant même que ce dernier ne voie le jour. C’est un PDAU mort-né», argumente-t-il.
Pour Djamel Chorfi, le problème du foncier pourrait être résolu en utilisant les assiettes récupérées dans les opérations de relogement. Même si la Direction générale de la ville dit adhérer à l’option zéro hectare pour l’urbanisation, une source affirme que les projets de 40 000 logements avec équipements sont implantés sur des terrains agricoles. Au total, 19 sites représentant 614 hectares ont fait l’objet de déclassement par décret en 2011.
Les travaux sont en cours. Il s’agit des terres de Ouled Fayet, Khraïssia, Baba Hacen, Gué de Constantine, Birkhadem, Aïn El Malha, Djnan Essfari et Baraki, intégrées dans le PDAU. «L’Opéra d’Alger à Ouled Fayet et la cité dont les travaux sont entamés face à ce projet sont implantés sur des terres agricoles», affirme Akli Amarouche. Pour cet architecte urbaniste, le ministère de l’Habitat choisit toujours les sites les plus accessibles, les plus faciles à construire, ceux présentant le moins de problèmes d’expropriation et les moins accidentés.
Et, malgré cela et compte tenu de la rareté du foncier, une partie du programme de logements d’Alger, affirme une source, est implantée à Blida et Boumerdès. «Sur les 8000 hectares que le PDAU propose, il est question d’implanter des équipements publics tels que les collèges, les lycées, les centres de santé, les cités AADL et LPP et des stades», affirme Gaouaoui Mohamed Yazid, directeur d’urbanisme et d’architecture et de construction de la wilaya d’Alger. Est-il possible d’arracher par la force ces terrains ? «Je ne le pense pas, la loi nous protège, et dans le cas où les autorités venaient à passer en force, je me serais au moins opposé pour le principe», conclut Labidi Hamdaoui.



Nassima Oulebsir

zadhand
20/05/2015, 19h57
Actualités/A la une Economie
le 20 Mai 2015|15h55

Les explications de la Banque d'AlgérieDépréciation du dinar

La Banque d'Algérie "doit choisir entre réduire les importations et appauvrir les ménages ou laisser les ménages consommer comme ils le font habituellement et tant pis pour les importations".

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La dépréciation de la monnaie nationale, depuis ces derniers mois, est due essentiellement à la baisse des prix de pétrole, a indiqué à l'APS un responsable auprès de la Banque d'Algérie, rappelant que le taux de change du dinar est soumis exclusivement au régime flottant dirigé.
Depuis juin 2014, le dinar s'est déprécié, accentuant ses pertes face au dollar suite à la chute de prix de pétrole. Selon les chiffres de la Banque centrale, le taux de change moyen du dinar par rapport au dollar s'établissait à 93,24 DA à la fin mars 2015 contre 77,9 DA une année auparavant.
La Banque d'Algérie ajuste le taux de change nominal du dinar de façon à ce que le taux de change réel soit à son niveau d'équilibre qui est déterminé par les fondamentaux de l'économie nationale que sont le prix de pétrole, le différentiel de l'inflation et de la productivité entre l'Algérie et ses partenaires étrangers, explique la même source. D'ailleurs, le FMI relève que la Banque d'Algérie a réussi, depuis 2003, à situer le taux de change de la monnaie nationale à son niveau d'équilibre.

Interrogé sur la différence entre une dépréciation et une dévaluation, le même responsable explique qu'il est "insensé" de parler de dévaluation du dinar du moment que le taux de change de ce dernier est soumis au régime flottant dirigé.
Autrement dit, le régime flottant dirigé ne peut "cohabiter" avec la dévaluation.

"Il y a confusion de concepts. Dans un régime de change flottant, il s'agit de l'appréciation ou de la dépréciation d'une monnaie. Il ne peut être opéré une dévaluation ou une réévaluation que dans un régime à taux fixe", affirme-t-il. Qui plus est, poursuit-il, il n'est pas dans l'intérêt de l'Etat de procéder à une dévaluation du dinar du fait qu'une telle opération aurait alourdi les dépenses publiques et accentué l'inflation importée.

Une dévaluation du dinar aurait engendré, selon lui, une hausse des prix de produits de première nécessité importés, qui sont soutenus par l'Etat tels les céréales et le lait, et donc une "explosion" de la facture des subventions. "La Banque d'Algérie cherche l'équilibre entre deux objectifs contradictoires: Freiner les importations et préserver le pouvoir d'achat des citoyens", souligne la même source qui relève la difficulté de cet arbitrage pour la Banque centrale.

La Banque d'Algérie "doit choisir entre réduire les importations et appauvrir les ménages ou laisser les ménages consommer comme ils le font habituellement et tant pis pour les importations", note-t-il.

Pour lui, la dépréciation est le résultat des conditions économiques du pays, caractérisées par une baisse drastique des cours de pétrole qui est le déterminant le plus important dans l'établissement de la valeur de la monnaie nationale: "Lorsque le prix de pétrole chute, il faut s'attendre à ce que le dinar se déprécie".

En outre, explique-t-il, les banques centrales, de par le monde, recourent à la dévaluation de leur monnaie dans le but de rendre leurs exportations moins chères et, donc, plus attractives. "Or, l'Algérie, qui n'exporte que des hydrocarbures, n'est pas dans ce cas de figure. Pour dévaluer, il faut en tirer profit comme celui d'encourager les exportations, mais nous n'exportons presque rien en dehors des hydrocarbures", précise-t-il.


APS

zadhand
15/06/2015, 20h14
Actualités/A la une Economie

Le 15.06.15 | 16h58 | mis à jour le 15.06.15 | 18h38



Vimpelcom désigne Ghada Gebara à la tête de Djezzy


Le groupe Vimpelcom vient d’annoncer la nomination de Ghada Gebara au poste de Directeur Général (CEO) de l’opérateur de téléphonie mobile Optimum Telecom Algérie (OTA),
qui commercialise la marque Djezzy.

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La nouvelle DG, de nationalité française, travaillera en étroite collaboration avec Vincenzo Nesci qui occupe le poste de PDG Orascom Telecom Holding (OTH) et président exécutif Djezzy, selon un communiqué de Vimpelcom rendu public aujourd’hui lundi.

Jean Yves Charlier, le Directeur Général de Vimpelcom espère que la nomination de Ghada Gebara, grace à son expérience et sa connaissance du secteur vont permettre de booster les "opérations en Algérie en stimulant la croissance et l'amélioration" de la performance de Djezzy.

Avant de rejoindre Djezzy, Ghada Gebara était PDG de l'opérateur mobile irakien, Korek Telecom, depuis Août 2011 et PDG de Digicel en Haïti de 2005 à 2007,
selon un communiqué rendu public aujourd’hui lundi.

L’opérateur Djezzy est détenu à hauteur de 51 % par l’Etat algérien
contre 49 % pour le russo-norvégien Vimpelcom.

zadhand
20/06/2015, 01h27
Actualités/A la une Economie

Le 19.06.15 | 10h00

La dévaluation du dinar pèse sur votre porte-monnaie


http://www.elwatan.com/images/2015/06/19/marche_2605202_465x348.gif (http://www.elwatan.com/images/2015/06/19/marche_2605202.gif)
Contrairement aux assurances du gouvernement, les prix se sont envolés

La valeur du dinar ne cesse de baisser sur les marchés des changes internationaux. Avec la conjoncture économique actuelle dans le pays, suite à la baisse des prix du baril sur les marchés pétroliers, les responsables de la Banque d’Algérie n’ont pas trouvé, apparemment, d’autres solutions que de «dévaluer le dinar».


L’impact de cette manipulation monétaire se répercute directement sur les citoyens, car selon le président de l’Association de protection des consommateurs, Mustapha Zebdi, «chaque dépréciation de la monnaie a un impact négatif direct sur le pouvoir d’achat, surtout quand il s’agit de produits importés. Nous avons constaté, ces dernières années, qu’il y a eu une importante fluctuation des prix pour certains produits importés et même des produits nationaux et dont la majorité de la matière première est importée.
Le consommateur est le seul à payer cette dépréciation, car c’est une rente de plus pour le Trésor public, et pour l’opérateur économique, il ajoute la différence sur le prix, c’est pour ça que nous avons adhéré fortement à l’initiative du ministère du Commerce pour pousser les gens à consommer algérien». Selon l’expert financier Lyes Kerrar, «le prix du baril du pétrole a baissé de 40%, ce qui signifie une baisse de 40% des rentes en devise dans les caisses de l’Etat.
L’exportation des hydrocarbures est la seule rente en devise pour notre pays, et en terme de monnaie, il est relativement logique que la Banque d’Algérie dévalue le dinar. C’est une manière aussi de baisser les importations, car les produits reviennent chers au consommateur et automatiquement la demande va baisser. Ainsi, les Algériens seront obligés de consommer le produit local». Une flambée des prix a éventuellement été constatée sur les produits importés, surtout avec le début du mois de Ramadhan. L’économiste Mourad Ouchichi affirme : «Cette manœuvre du gouvernement est bénéfique pour les producteurs locaux
qui exportent leurs produits vers l’étranger.
Impacts
C’est aussi un moyen pour le gouvernement d’assumer les déficits des entreprises publiques. Mais ce qui est négatif dans cette manœuvre, c’est l’inflation des prix sur les marchés qui vont directement se répercuter sur la bourse du citoyen. Le pouvoir d’achat va automatiquement baisser.» Les prix des produits alimentaires, notamment les fruits et légumes, ont atteint des niveaux bien hauts.
«Les prix de certains produits ont doublé ces dernières semaines, il est vrai que lors de chaque mois de Ramadhan, on ressent cette augmentation, mais cette fois-ci, les prix ont dépassé toutes les lignes rouges, même les produits ne se vendent pas comme avant», se plaint ce commerçant. C’est l’un des impacts directs de la dépréciation du dinar : réduire la demande sur le marché afin de réduire aussi les importations et consommer le produit local.
Pour l’économiste Lyes Kerar, «encourager la production locale, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas toujours évident, car, aujourd’hui, pour qu’un industriel puisse avoir toutes les autorisations pour se lancer dans la production, il lui faut faire face à la lenteur de l’administration, il faut prendre ce problème au sérieux et faciliter aux industriels la tâches afin de pouvoir produire localement». En attendant de voir de combien notre monnaie va être dévalué, les producteurs locaux ont une chance en or pour se lancer dans l’exportation de leurs produits, surtout avec les accords passés par l’Algérie avec les pays de l’Afrique, à condition de produire de la qualité pour faire face à la concurrence.



Bouzid Ichalalene

zadhand
20/06/2015, 21h06
Actualités/A la une Economie

Le 20.06.15


Limitation des importations, crédit à la consommation et solvabilité financière externe



Par Farouk Nemouchi, universitaire


L’éclatement de la bulle pétrolière depuis janvier 2014 a mis, une fois de plus, à nu la grande vulnérabilité de l’économie nationale. Après avoir été excédentaire durant plus d’une décennie, le solde global de la balance des paiements enregistre un déficit en 2014 et les prévisions laissent présager un scénario qui menace la solvabilité financière externe de l’Algérie mesurée par le niveau de ses réserves de change.

Pour ne pas avoir tiré les leçons de la crise de 1986 et du choc pétrolier intervenu en 2009, le pays s’apprête à entrer à nouveau dans une zone de turbulences en raison d’un basculement d’une situation de capacité de financement à un état de besoin de financement. Si le nombre de mois d’importations couvert par les réserves de change devient à inférieur à un trimestre, le risque de cessation de paiement et le recours à l’endettement extérieur sont des éventualités plus que probables. Pour faire face à cette crise, le gouvernement a pris deux types de mesures : la réduction des importations à travers le système de contingentement, d’une part, et l’introduction du crédit à la consommation, d’autre part. Pour apprécier la pertinence et l’efficacité de cette démarche, il convient de s’interroger sur son opportunité par rapport au contexte réel de l’économie nationale. Ignorant les nombreux signaux d’alerte sur la survenue d’un effondrement du marché pétrolier depuis au moins cinq ans, le gouvernement a poursuivi l’application d’une politique budgétaire expansionniste.
Cette politique a favorisé une croissance économique tirée principalement par la consommation des ménages et la consommation publique. Ces deux composantes du produit intérieur brut représentaient 53,86% en 2013. Les commandes de l’Etat en relation avec les projets d’infrastructures ont fortement affecté le poste importations de services dont le montant a dépassé en moyenne les 11 milliards de dollars par an sur la période 2009-2014.
Le volume important de cette facture payée en devises est la conséquence d’un recours abusif aux firmes étrangères dans le domaine de l’étude, du conseil, de l’engineering et de la réalisation. En l’absence d’une production nationale de biens et services, les importations se sont imposées comme la seule voie pour la satisfaction de la demande intérieure. Au lieu de saisir l’occasion offerte par la hausse de la demande pour construire un modèle économique de substitution à l’importation, les responsables algériens ont choisi la solution de la substitution des importations aux produits locaux.
Cette alternative a été rendue possible grâce à une libéralisation commerciale induite par l’adhésion de l’Algérie à l’article VIII des statuts du FMI et la signature des accords d’association avec l’Union européenne (UE). La politique d’ouverture économique vers l’extérieur est une nécessité imposée par la mondialisation économique. Cependant, dans le cas de l’Algérie, cette ouverture est intervenue dans le contexte d’une économie de rente et mono-exportatrice. Elle a produit des effets dévastateurs qui peuvent empirer si le processus d’adhésion au sein de l’OMC se concrétise.
Force est de constater que la politique économique fondée sur la dépense publique a détérioré la balance courante et a aggravé l’insertion passive de l’économie nationale dans l’économie mondiale. Elle a également montré les limites d’une libéralisation commerciale qui n’a pas produit des retombées positives sur la croissance économique.
Le déficit de la balance des transactions courantes qui constitue le principal poste de la balance des paiements est le premier facteur responsable de la diminution des réserves de change. Le deuxième poste susceptible d’améliorer le solde global de la balance de paiement et d’influer positivement sur les réserves de change est le compte financier.
Ce dernier enregistre les flux financiers, notamment sous forme d’investissements directs étrangers entre un pays et le reste du monde. En Algérie, le compte financier témoigne de la grande faiblesse des flux de capitaux en provenance de l’étranger et dévoile la déconnection de l’économie algérienne vis-à-vis du système financier international. Si l’on excepte le secteur des hydrocarbures, la politique d’attractivité des investissements directs étrangers n’a jamais été un objectif de stratégie économique nationale. En fixant la part de participation d’un investisseur étranger dans une société de droit algérien à 49%, le gouvernement érige un obstacle supplémentaire à l’afflux de capitaux étrangers.
Le motif avancé pour justifier l’adoption de la règle dite 51/49 vise à garantir la souveraineté économique du pays. Cette explication est légitime si l’objectif recherché est la protection des richesses non reproductibles comme le pétrole et le gaz car elles sont la propriété des générations présentes et futures.
Elle se justifie également si elle s’applique aux investissements de portefeuille car ces derniers peuvent conduire à une instabilité financière.
En revanche l’élargissement de la règle 51/49 aux firmes étrangères qui sont disposées à investir dans les activités de production de biens et services est un paradoxe. Les afflux de capitaux étrangers sous forme d’investissements directs sont les bienvenus lorsqu’ils stimulent la production nationale, diminuent le chômage, développent le potentiel technologique et diversifient les exportations. Cette catégorie d’investissements contribue aussi à la hausse du solde global de la balance des paiements et par conséquent celle des réserves de change.
Dans la plupart des pays, des politiques sont mises en place pour attirer les capitaux étrangers : c’est le cas de la Chine communiste qui est devenue la première destination des investissements directs étrangers (IDE) dans le monde et des pays émergents.
Le gouvernement algérien semble avoir une autre opinion sur la question et il serait intéressant de savoir si celle-ci est fondée objectivement. Les partisans de la règle 51/49 doivent faire la démonstration de son efficacité économique à travers une évaluation basée sur des critères quantifiables.
S’il s’avère que cette mesure a entraîné une augmentation de la valeur ajoutée des entreprises et donc celle du PIB, le niveau de l’emploi, diversifié la production, consolidé la solvabilité externe, les citoyens ne peuvent que souscrire à une démarche inspirée réellement par un élan de patriotisme économique. Si en revanche elle a porté préjudice à l’économie du pays, alors la règle 51/49 demeure un slogan vide de sens et repose sur des présupposés idéologiques qui nuisent à la souveraineté économique. Sur le plan financier, elle prive le pays de la possibilité de compenser même partiellement le déficit de la balance des transactions courantes et de maintenir ses réserves de change à un niveau acceptable. Depuis son entrée en application en 2009, les IDE ont baissé de 3,47 milliards de dollars en 2010 à 1,96 milliards de dollars en 2013 alors que les revenus transférés principalement sous forme de dividendes ont augmenté de 5,891 milliards dollars à 7,995(1) milliards de dollars. Sur le plan économique la règle 51/49 suppose que les entreprises algériennes possèdent les atouts qui leur permettent de jouer les premiers rôles en tant qu’actionnaires majoritaires et ont les capacités de s'intégrer dans un système productif qui repose de plus en plus sur le processus de la chaîne mondiale de valeur.
Une autre disposition juridique plus énigmatique que la règle 51/49 est le règlement n° 14-04 du 29 septembre 2014 adopté par la Banque d’Algérie et qui autorise le transfert de capitaux au titre de l’investissement à l’étranger par les opérateurs économiques de droit algérien. Cette décision laisse entendre que nos entreprises connaissent une forte croissance et éprouvent le besoin de se développer à l’échelle internationale alors qu’en réalité la grande majorité d’entre elles sont de faible taille et ne parviennent pas à dépasser le stade de la propriété familiale. Sur le plan financier, ce règlement légalise la sortie de capitaux et consacre une libéralisation partielle du compte financier dans un sens qui a pour effet de réduire les réserves de change. Comment peut-on défendre la souveraineté économique nationale lorsqu’on introduit des mécanismes juridiques qui créent des obstacles aux rentrées de capitaux et encouragent leur sortie ?
L’attachement à cette souveraineté doit se traduire par des décisions qui préservent la solvabilité externe de l’Algérie et lui évitent la dépendance à l’égard des institutions et des marchés financiers internationaux. Il s'agit notamment de lutter contre les pratiques qui encouragent les sorties illicites de capitaux, principalement par le truchement de la facturation commerciale frauduleuse. Les transferts illicites cumulés entre 2003 et 2012 sont estimés à 15,753 milliards de dollars(2).
La deuxième mesure phare prise par le gouvernement pour faire face aux déséquilibres financiers externes est l’introduction du crédit à la consommation en faveur des biens et services produits localement. L’objectif déclaré est la promotion de la production nationale et donc la réduction des importations. Le crédit à la consommation est-il la réponse appropriée pour stopper le déclin du secteur industriel qui représente moins de 5% du PIB en 2013 ? Historiquement cette technique de financement des ménages a été introduite pour soutenir la demande. Elle a été inaugurée par les entreprises et les grandes enseignes de la distribution aux Etats-Unis ; ensuite les banques ont contribué à sa généralisation. Le crédit à la consommation est donc une technique de financement des ménages pour acquérir des biens durables et un moyen qui permet aux entreprises d’écouler leur production. Ainsi le crédit à la consommation ne précède pas la production mais l’accompagne. L’économie algérienne n’est pas confrontée à un problème de mévente de la production des entreprises nationales ou d’insuffisance de la demande.
La faiblesse réside du côté de l’offre qui demeure rigide en raison de multiples obstacles. Les entreprises doivent investir et pour cela elles ont besoin de crédits d’investissement. Cependant l'augmentation des investissements et la recherche des financements à travers une plus grande intervention des banques ne sont pas une condition suffisante pour le développement de l'industrie manufacturière. Le développement financier ne garantit pas la croissance économique si la volonté de modifier en profondeur l’environnement institutionnel et de promouvoir une économie de production n’est pas réelle.
Si les entreprises nationales sont éligibles au crédit à la consommation quel que soit leur taux d’intégration, les investissements vont s’orienter vers les segments à faible valeur ajoutée. Ainsi au lieu de financer la production nationale, le financement de la consommation profitera davantage aux fournisseurs étrangers de matières premières et autres intrants nécessaires à la production. Enfin il n’est pas certain que les ménages vont adopter massivement ce type de financement pour acquérir des équipements. Leur épargne est déjà affectée par les remboursements liés au crédit immobilier et par la perte de pouvoir d’achat. Il y a risque de surendettement et il faut prendre des mesures pour y faire face. La Banque d’Algérie peut d’ores et déjà contraindre les banques à communiquer aux emprunteurs le taux effectif global qui reflète le coût réel du crédit et publier le taux excessif prévu par la réglementation. La limitation des importations et le crédit à la consommation relèvent d’une gestion d’ordre administratif et technique alors que les déséquilibres macro-financiers qui affectent l’économie algérienne exigent des solutions durables à travers la mise en œuvre de politiques structurelles. La préservation de la solvabilité externe du pays passe par le lancement de réformes audacieuses qui visent en premier lieu à accroître la satisfaction de la demande intérieure, ensuite conquérir les marchés extérieurs. La réalisation de ces objectifs stratégiques peut s’appuyer sur les investissements étrangers qui apportent des ressources financières et le savoir technologique. Les entreprises ont surtout besoin d'un climat des affaires propice à la création de richesses pour augmenter l’offre de biens et services. L’objectif ultime de ce changement est la remise en cause d’un système rentier qui a produit des mœurs et des comportements contradictoires avec le développement économique et le progrès social. Il est encore possible de surmonter la crise, mais si les réformes sont renvoyées une nouvelle fois aux calendes grecques, elles seront imposées et enfantées dans la douleur comme cela a été le cas avec la crise pétrolière de 1986.
F. N.

(1) Banque d’Algérie, rapport annuel 2013.
(2) Global financial integrity, Illicit Financial Flows from Developing countries : 2003-2012.

zadhand
25/06/2015, 01h05
Actualités/A la une Economie


le 24.06.15 | 15h32 | mis à jour le 24.06.15 | 17h04


Gaz
L’Europe se tourne vers l’Algérie pour échapper à la Russie


L’Europe compte augmenter ses importations en gaz algérien pour réduire sa dépendance à la Russie, sur fond du conflit en Ukraine. Les négociations entre un représentant de l’UE et des responsables de Sonatrach ont commencé en mai dernier à Alger.
17358
MEDGAZ traverse la Méditerranée sur une longueur d'environ 200 km à une profondeur atteigant 2160 mètres. Les ministres de l’Energie de trois pays européens, Portugal, Espagne et France vont se réunir mardi prochain à Paris. Ils devront finaliser un plan visant à augmenter les importations en gaz naturel algérien pour réduire le poids de la Russie sur le marché européen de l’énergie, a rapporté le Financial Times.

Le gaz algérien sera acheminé de l’Espagne vers la France via le gazoduc MidCat qui traverse les Pyrénées. « Les tensions avec la Russie poussent les décideurs européens à diversifier leurs approvisionnements. L'augmentation des flux de gaz à travers les Pyrénées aiderait à libérer le potentiel de l'Algérie qui possède les 10e plus grandes réserves de gaz au monde », indique le journal londonien.
L’Algérie est reliée à l’Europe par deux gazoducs, Galsi avec l’Italie et Medgaz avec l’Espagne. Le nouveau plan européen a été négocié par Miguel Arias Canete, le commissaire à l'énergie de l'UE, qui a séjourné à Alger durant le mois de mai dernier. Miguel Arias Canete considère que les européens peuvent convaincre Sonatrach de « s’ouvrir davantage » à l’investissement étranger, notamment, en ce qui concerne les parts des étrangers dans l’amont (exploration et production).

Les Européens attendent également de Sonatrach de renoncer aux contrats à long terme et d’accepter les prix fixés au niveau des centres d'échange de gaz européens, En contre partie, l’Algérie aura droit à une « part intéressante » sur le marché d'Europe occidentale, selon la même source.
L’Algérie a exporté environ 25 milliards de M3 de gaz (bcm) par pipeline en 2013, soit moins de la moitie de sa capacité estimée à 54 milliards M3. La même année, l’Algérie a exporté 46,7 milliards de M3 de gaz naturel dont environs 45 % vers l’Italie et 25 % vers l’Espagne.

Malgré l’importance de ses réserves en gaz, l’Algérie constitue une « source d’inquiétude » pour les responsables européens. La question de la succession au président Bouteflika est entourée « d’incertitudes », note le Financial Times (http://www.ft.com/cms/s/0/056e89b0-19b1-11e5-a130-2e7db721f996.html#axzz3dz4zsLKq).



Elwatan.com

zadhand
03/07/2015, 00h12
Actualités/A la une Economie

le 02.07.15 | 15h47
Importations
Le problème de véhicules bloqués réglé prochainement

Le problème de véhicules bloqués dans certains ports, suite à la mise en oeuvre du cahier des charges des concessionnaires automobiles, connaîtra une issue dans les prochains jours, a affirmé jeudi
à l'APS le ministre de l'Industrie et des mines, Abdessalam Bouchouareb.


"Il ne s'agit pas de véhicules bloqués (au niveau des ports). Il y a, plutôt, une procédure qui a été mise en place pour les libérer (à). Tout cela va connaître une issue dans les prochains jours",
a-t-il souligné en marge d'une séance des questions orales du Conseil de la nation.
Le ministre a tenu à préciser que cette situation concernait un infime nombre de véhicules commandés avant le 15 avril (date de lÆentrée en vigueur du nouveau cahier des charges) et dont le paiement a été effectué par une lettre
de crédit mais surtout par des remises documentaires (remdoc).
"Pour chaque moyen de paiement, nous allons adopter un mécanisme
pour finaliser la procédure dÆimportation et libérer ces véhicules", a ajouté M. Bouchouareb.
Il s'agit également des véhicules commandés par les pouvoirs publics dans le cadre des marchés publics, selon le ministre qui explique cette situation par la "période de transition" nécessaire pour la mise en oeuvre totale de la nouvelle réglementation régissant l'importation des véhicules neufs. "Il reste un nombre insignifiant par rapport à l'ampleur du volume des importations qui sont en cours de règlement", a-t-il affirmé.
Le nombre des véhicules actuellement bloqués est estimé à 4.000 unités
qui sont actuellement au port de Jijel, selon des sources du ministère de l'industrie.
Par ailleurs, M. Bouchouareb a fait savoir que son département ministériel se penche, actuellement, avec d'autres ministères dont celui du commerce, sur les mécanismes de mise en oeuvre des licences d'importation des véhicules, précisant que ces importations ont été plafonnées à 400.000 unités par an, tel qu'avancé par le ministère du Commerce.
Par ailleurs, dans sa réponse à la séance des questions orales en plénière du Conseil de la nation, le ministre a fait part de projets industriels dans les wilayas du Sud du pays.
Il a cité la réalisation d'une nouvelle usine de fabrication de verre dans la wilaya dÆAdrar avec une capacité de 150.000 tonnes/an dans le cadre d'un partenariat public/privé et étranger,
ainsi que la réalisation dÆune nouvelle cimenterie avec une capacité de 1,5 million de tonne/an.
Dans le même sens, M. Bouchouareb a fait savoir que des études étaient en cours
pour des usines de fabrication de verre dans les wilayas de Tamnrasset et d'Illizi.


APS

zadhand
05/07/2015, 00h22
Actualités/A la une Economie

Le 04.07.15


Ahmed Benbitour au siège de la LADDH à Alger
«Le crépuscule de la rente et de la prédation s’annonce à l’horizon»

Les conséquences de la baisse des recettes en devises, suite à la chute des cours du pétrole, risquent d’être désastreuses pour l’Algérie, si une transition politique et économique n’est pas engagée.

17494
Ce signal d’alerte a été lancé par des économistes algériens lors d’une conférence-débat animée avant-hier au siège de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme à Alger. «Le crépuscule de la rente et de la prédation s’annonce à l’horizon.
Il est inscrit dans une politique budgétaire très fortement expansionniste et laxiste au moment même où le pays enregistre une baisse tendancielle de la production, une augmentation notable de la demande nationale d’énergie, ce qui débouche sur une forte baisse des exportations des hydrocarbures», constate l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, rappelant que le comportement des autorités s’est caractérisé par plus de laxisme puisque le budget de fonctionnement de 2011 était en hausse de 47% par rapport à celui de 2013.
Cette augmentation était de 23% en 2012 par rapport à 2011. Pour l’économiste Mourad Ouchichi, les répercussions de la chute des prix du pétrole seront graves d’autant plus que «le régime politique ne veut pas d’une économie productive, car il sait que s’il perd le contrôle du pouvoir économique, il perdra naturellement le pouvoir politique». Sur le plan politique, «nous allons assister à une exacerbation des luttes acharnées des clans pour le contrôle de la rente», croit savoir le conférencier, prédisant aussi une exacerbation du discours extrémiste religieux.
Sur le plan économique, l’Algérie assistera à une diminution du budget alloué aux équipements. «Donc, on va étouffer le peu qui reste du système productif national concernant le public. Le privé serait aussi détourné de sa fonction d’investissement vers l’importation», explique Mourad Ouchichi annonçant par ailleurs l’aggravation des inégalités sociales.
Cette situation va inévitablement conduire, d’après lui, à un embrasement généralisé à la moindre étincelle, d’où la nécessité d’agir vite. Un avis partagé par Ahmed Benbitour qui redoute, quant à lui, un changement dans la violence, puisque les scénarios d’un régime qui s’autoréforme ainsi que celui d’un dialogue entre l’opposition et le régime sont improbables.
Transition et contrat social
Dans son intervention, l’ancien chef de gouvernement n’a pas manqué d’égratigner, sans le citer, le règne du président Bouteflika marqué, entre autres, par «la naissance de la grande corruption et la menace d’accaparement de l’Etat au profit des intérêts privés». Face à la crise protéiforme que vit le pays, l’économiste plaide pour la mise en place urgente «des mécanismes de la réussite d’une transition politique et économique», condition nécessaire pour «une mutation tranquille de la société algérienne dans ses différences, loin de toute violence, exclusion ou insécurité».
Pour les besoins de la «réussite» de la transition politique et économique, il suggère la réalisation «d’un diagnostic de l’état moral de la nation et l’état de l’économie nationale en vue de définir un contrat social, un modèle de développement humain, les formes d’organisations de fonctionnement des institutions politiques et économiques et administratives».
La refonte du contrat social, insiste Ahmed Benbitour, passe par «la mise en place d’un programme d’endiguement de la crise appuyé sur des actions urgentes», dont la définition d’un programme de réforme éducatif et celui d’une politique de décentralisation économique. Partisan d’une transition politique et économique, l’économiste Mourad Ouchichi prévient, en revanche, contre l’entêtement des tenants du régime à perdurer quoi qu’en soit le prix.
Ajoutez à cela l’opposition «d’un puissant lobby», dont les richesses sont constituées essentiellement par «la prédation à travers le captage de la rente», ainsi que celle des fournisseurs de l’Algérie «qui sont des lobbies internationaux très puissants qui ont une influence sur le gouvernement».

Hocine Lamriben

zadhand
08/07/2015, 03h41
Actualités/A la une Economie

Le 07.07.15|10H39


Piketty : «l'Allemagne est le pays qui n'a jamais remboursé ses dettes»

17533
Bim. Exemplaire, l'Allemagne ? Un modèle de rigueur budgétaire et de remboursement des dettes ? Non, répond l'économiste Thomas Piketty (photo AFP) dans une interview au journal allemand Die Zeit, dont Slate propose une traduction française des principaux arguments.
Dans cet entretien, donc, l'auteur du Capital au XXIe siècle rappelle, comme cela a déjà été dit, que l'Allemagne a bénéficié d'une restructuration de sa dette en 1953, au sortir de la guerre, ce qui lui a permis de remettre son économie sur les rails et d'aboutir au résultat que l'on connaît. Mais il va plus loin :

«Ce qui m'a frappé pendant que j'écrivais, c'est que l'Allemagne est vraiment le meilleur exemple d'un pays qui, au cours de l'histoire, n'a jamais remboursé sa dette extérieure, ni après la Première, ni après la Seconde Guerre mondiale. [...] L'Allemagne est LE pays qui n'a jamais remboursé ses dettes. Elle n'est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations.»

Cette thèse, Thomas Piketty, chroniqueur à Libé, l'a plusieurs fois exposée, décrivant par le menu comment l'Allemagne, et aussi la France, ont fait jouer la planche à billets au sortir de 1945, obtenu des effacements d'ardoise et imposer les hauts patrimoines. D'après les accords européens de 2012, la Grèce se retrouve dans l'obligation «de dégager un énorme excédent de 4% du PIB pendant des décennies afin de rembourser ses dettes», rappelait-il dans notre journal. Une stratégie absurde, «que la France et l'Allemagne n'ont fort heureusement jamais appliqué à elles-mêmes».

On caresse l'espoir que les responsables du tabloïd Bild, qui redoublent chaque jour de violence envers la Grèce, auront lu cet entretien (aujourd'hui, le quotidien demande à Angela Merkel d'être une «chancelière de fer»).

zadhand
16/07/2015, 03h44
Actualités/A la une Economie

le 15.07.15 | 10h00

Baisse brutale des réserves de change19 milliards de dollars épuisés en trois mois
Les réserves officielles de change, or non compris, ont plongé de plus de 19 milliards de dollars durant seulement le premier trimestre 2015, tandis que les décaissements du Fonds de régulation des recettes ont atteint l’équivalent de plus de 6 milliards de dollars, selon les données publiées lundi par la Banque d’Algérie.

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Baisse des exportations des hydrocarbures en valeur et en volume, transferts de dividendes et autres produits de cession, et appréciation du dollar face à l’euro, autant de facteurs ayant pesé sur les réserves officielles de change, ainsi que sur les équilibres budgétaires. La dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie sur les tendances monétaires et financières, durant le premier trimestre 2015, est plus qu’inquiétante.

Au-delà des déficits que l’on sait se creuser à mesure que les revenus à l’export baissent, ce sont les réserves accumulées qui fondent plus vite que l’on imagine. C’est ainsi que les réserves de change sont passées de 178,938 milliards de dollars à fin décembre 2014, à 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015, soit une baisse de 19,02 milliards de dollars. Un chiffre qui inquiète d’autant que si cette tendance à la baisse se maintient, le risque de consommer près de la moitié des réserves d’ici la fin de l’année se dessine. Il est clair que la baisse des revenus pétroliers pèse lourdement sur la situation.
L’Algérie a en effet perdu la moitié de ses revenus issus de l’exportation des hydrocarbures durant les trois premiers mois de l’année, lesquels ne se sont établis qu’à 8,7 milliards de dollars seulement. Il est évident que la baisse des cours du brut aura entraîné cette contre-performance. Selon la Banque d’Algérie, «le prix moyen du baril de pétrole est passé de 109,55 dollars/baril au premier trimestre 2014 à 75,38 dollars/baril au dernier trimestre 2014 (100,23 dollars en 2014), puis à seulement 54,31 dollars/baril au cours du premier trimestre de l’année en cours». Cependant, la situation des marchés n’est pas la seule à peser sur les exportations qui baissent également en volume.
Recul de 9% des volumes exportés
L’autorité monétaire évoque ainsi une contraction de 8,99% des volumes exportés durant le premier trimestre 2015, par rapport à la même période de 2014. La note de conjoncture qui évoque aussi une légère hausse des exportations hors hydrocarbures, précise que celles-ci demeurent structurellement faibles.
De même que la baisse des importations, qui n’a été que de 8,4%, et ce, grâce notamment au déclin des importations de véhicules de tourisme et de poudre de lait, ne compense que très faiblement la forte chute des revenus hydrocarbures.
Il en résulte un creusement du déficit de la balance commerciale qui a atteint 4,2 milliards de dollars en trois mois. La baisse des exportations et des importations peut toutefois révéler un effet positif et insoupçonné, celui de leur impact sur la balance des services. La Banque d’Algérie évoque ainsi une stagnation du déficit de la balance des services, lequel n’a augmenté que de 40 millions de dollars pour atteindre 1,97 milliards de dollars.
Les transferts des dividendes des entreprises étrangères, des associés de Sonatrach notamment, aggravent un peu plus la situation, ceci d’autant plus que la Banque d’Algérie évoque l’effet de «transferts de dividendes cumulés».Tout autant d’éléments qui influent sur le déficit du compte courant lequel se creuse pour atteindre 7,78 milliards de dollars.
A cela s’ajoute l’effet des opérations effectuées sur le compte capital et des opérations financières, qui enregistrent un déficit de 2,94 milliards de dollars, induit par le transfert de «2,34 milliards de dollars au titre d’une opération de cession, par des non-résidents, de parts du capital d’une entreprise», note la Banque d’Algérie. Difficile dans ce contexte de ne pas faire le lien avec l’opération de rachat des actif de Djezzy par le FNI auprès de Vimpelcom, maison mère de l’opérateur de téléphonie mobile.
Le poids de l’opération Djezzy
Il en résulte donc un déficit global de la balance des paiements de 10,72 milliards de dollars. Un déficit qui ne justifie pas à lui seul le déclin de plus de 19 milliards de dollars des réserves de change. A ce sujet, l’autorité monétaire évoque un «effet de valorisation négatif». Autrement dit, cela concerné les fluctuations sur le marché international des changes qui a enregistré une forte appréciation du dollar face aux autres monnaies, et qui induit une réduction de la valeur des réserves de change libellées en euros et autres devises constituant le panier des réserves de change.
A propos du taux de change justement, la Banque d’Algérie, qui note une dépréciation de 11% du taux de change du dinar face au billet vert, souligne que du point de vue du taux de change effectif réel, celui-ci demeure apprécié par rapport à son niveau d’équilibre. Autrement dit, le dinar demeure surévalué.
Le spectre de l’endettement
Sur le plan budgétaire, la note de conjoncture évoque un recul de 28,2% de la fiscalité pétrolière ayant induit une baisse de la capacité du Trésor dans un contexte de creusement du déficit budgétaire. Elle précise que «les ressources du Fonds de régulation des recettes ont été largement entamées pour couvrir le déficit budgétaire qui s’est élargi au premier trimestre 2015», de même qu’elle précise que la capacité de financement du Trésor s’est contractée de 571,6 milliards passant de 4488,1 milliards de dinars à fin décembre 2014 à seulement 3916,5 milliards de dinars à fin mars 2015.

Roumadi Melissa

harroudiroi
18/07/2015, 16h40
Comment Google a gagné 65 milliards de dollars en un jour - 20minutes.fr (http://www.20minutes.fr/economie/1653603-20150718-comment-google-gagne-65-milliards-dollars-jour)

Comment Google a gagné 65 milliards de dollars en un jour

65 milliards de dollars, (60 milliards d'euros) soit l'équivalent du déficit français selon les derniers chiffres... c'est la valeur qu'a gagné Google en une seule journée vendredi. En effet, l'entreprise a battu vendredi un record détenu jusqu'ici par son grand rival Apple, en gagnant plus de 65 milliards de dollars de valeur en bourse en une seule séance, du jamais vu auparavant pour une entreprise américaine.
L'action du géant internet a clôturé à un plus haut historique de 699,92 dollars, soit un bond de 16,26% comparé à la veille, dopée par l'annonce par la nouvelle directrice financière Ruth Porat de son intention de mieux maîtriser les dépenses, ainsi que de résultats meilleurs que prévu grâce notamment à la filiale de vidéos en ligne YouTube.
Plus que la valeur estimée de Ford
Selon Howard Silverblatt, chez S&P Dow Jones Indices, Google a ainsi «facilement établi un record» en engrangeant 65,1 milliards de dollars de capitalisation en une seule journée, portant la valorisation de l'ensemble du groupe à 468,3 milliards de dollars.
A titre de comparaison, le gain de Google représente davantage que la valeur estimée en Bourse de l'ensemble du constructeur automobile Ford (quelque 58 milliards de dollars) ou du groupe informatique Hewlett Packard (près de 55 milliards).
Et les co-fondateurs de Google en profitent
Le précédent record était détenu jusqu'ici par le groupe informatique Apple avec 46 milliards de dollars gagnés en une seule séance en avril 2012, a rappelé Howard Silverblatt.
La marque à la pomme reste en revanche largement en tête en terme de capitalisation totale (746,7 milliards vendredi soir), suivi par Google puis le géant des logiciels Microsoft (378 milliards). La séance boursière record de Google a parallèlement permis à ses co-fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, d'ajouter plus de 4 milliards de dollars à leurs fortunes personnelles, relève l'agence Bloomberg.


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zadhand
27/07/2015, 22h42
Actualités/A la une Economie/(LFC 2015)
27 Juillet 2015|18h20




Nouvelles amendes contres les « mauvais » employeurs

De nouvelles mesures modifiant et complétant la loi de 1990, relative aux relations de travail,
ont été introduites par la Loi de finances complémentaire 2015 (LFC 2015) publiée au journal officiel no 40.

Le texte recadre la relation entre l'employeur et l'employé ainsi que l'affiliation
de ce dernier à la sécurité sociale. Ainsi, la LFC 2015 note qu'hormis les cas
d'un contrat d'apprentissage établi conformément à la législation en vigueur,
tout recrutement d'un jeune travailleur n'ayant pas atteint l'âge prévu par la loi,
est puni d'une amende de 10.000 DA à 20.000 DA.

En outre, tout employeur qui rémunère un travailleur à un salaire inférieur
au salaire national minimum garanti (SNMG) ou au salaire fixé par
la convention ou l'accord collectif de travail, est puni
d'une amende de 10.000 DA à 20.000 DA multipliée
par autant de fois qu'il y a d'infractions.
En cas de récidive, la peine est de 20.000 DA à 50.000 DA
multipliée par autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés.

Pour ce qui est des conditions d'emploi des travailleurs étrangers,
il est stipulé que sera puni d’une amende de 10.000 DA à 20.000 DA
par infraction constatée, tout contrevenant aux dispositions de la loi de juillet 1981
relative aux conditions d'emploi des travailleurs étrangers qui occuperait
un travailleur étranger, soumis à l’obligation
du permis de travail ou de lÆautorisation de travail temporaire.

Par ailleurs, tout employeur qui n'a pas procédé à l'affiliation à
la sécurité sociale, dans les délais prévus par la loi,
des travailleurs qu'il emploie, est passible
d'une amende de 100.000 DA à 500.000 DA par travailleur
non affilié. Il encourre également une peine d'emprisonnement
de deux (2) à vingt quatre mois (24).

Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas à l'employeur qui procède,
dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de publication
de la présente loi, à l'affiliation de l'ensemble des travailleurs non déclarés
qu'il emploie. Cette affiliation ouvre droit à l'exonération des majorations
et pénalités de retard dès versement de l'intégralité des cotisations principales dues.

L'article 60 de la présente loi stipule que toute personne active occupée,
non assujettie à la sécurité sociale, peut s'affilier volontairement
à la sécurité sociale auprès du régime des salariés pour
le bénéfice des prestations en nature de l'assurance maladie et maternité,
moyennant le versement mensuel d'une cotisation
à sa charge au taux fixé à 12%, assise
sur une assiette dont le montant est égal au SNMG.

Toute déclaration d'assujettissement à la sécurité sociale intervenant conformément
aux dispositions du présent article, ouvre droit à la personne concernée
à un rachat de cotisation de retraite au titre de la période transitoire
citée ci-dessus, précédant cette déclaration.

Le rachat de cotisation de retraite prévue par le présent article est
à la charge du bénéficiaire, souligne encore la LFC.


APS

zadhand
06/08/2015, 00h47
Actualités/A la une Economie/Selon les chiffres de British Petroleum
05 Août 2015|10h00


Hausse de 12% de la consommation interne en gaz





L’accélération de la croissance de la demande interne en produits énergétiques
est en passe de poser de réels problèmes à la gestion du secteur.

17898

La consommation interne impose non seulement de nouveaux défis aux entreprises de production
qui concèdent de gros investissements pour couvrir des besoins sans cesse croissants,
mais elle grève les volumes d’hydrocarbures exportables.
Les chiffres publiés par la revue statistique annuelle du groupe pétrolier britannique British Petroleum induisent
d’ailleurs un constat : malgré les résultats de l’amont algérien, qui s’est illustré par petite une hausse
de la production de pétrole et de gaz, la consommation, en gaz notamment, augmente encore plus vite.
Dans ce sens, BP précise que la consommation globale d’énergie primaire en Algérie a augmenté de 8,4%,
passant de 48 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) à 52 millions de tep entre 2013 et 2014.
Une consommation a boostée par l’incroyable demande en gaz naturel, laquelle a augmenté de plus de 12%
pour atteindre 33,7 millions de tep, tandis que la consommation de produits pétroliers a augmenté de 1,6%,
atteignant les 18 millions de tep. En contrepartie, la production de pétrole n’a progressé que de 1,8%
durant la même période, passant de 64,8 millions de tonnes équivalent pétrole à 66 millions de tep,
tandis que la production de gaz naturel a progressé de 2,2 % pour atteindre les 75 millions de tep.
Le poids de consommation interne et de la faible demande en gaz, notamment en Europe, se reflètent d’ailleurs
sur le niveau des exportations gazières de l’Algérie qui ont baissé de 6,6% en 2014.
Les expéditions de gaz algérienpar gazoduc ont décliné, passant de 28,8 milliards de mètres cubes
en 2013 à 23,5 milliards de mètres cubes en 2014, essentiellement vers l’Espagne et l’Italie.
L’Algérie peine aussi à compenser le manque à gagner sur le marché européen en se redirigeant, grâce au GNL,
vers d’autres marchés, notamment asiatiques. Les exportations de GNL, qui on légèrement augmenté, n’ont été
que de 17,3 milliards de mètres cubes en 2014, contre 14,9 milliards de mètres cubes en 2013,
dirigées principalement vers les marchés français, turc et, dans une moindre mesure, britannique et asiatique.
Quant au marché américain, celui-ci a été fermé au gaz algérien depuis la révolution des schistes.
L’année 2014 a également été marquée par la baisse des prix du pétrole, mais aussi ceux du gaz
sur les trois marchés régionaux, mais avec une baisse plus marquée en Europe.
Autant de facteurs qui ne risquent pas d’améliorer le niveau des recettes issues de l’exportation d’hydrocarbures
et qui posent avec acuité la problématique de la consommation interne et donc de la politique des subventions.
Rappelons que l’Algérie détient 0,7% des réserves mondiales prouvées en pétrole et 2,4% des réserves mondiales en gaz.



Roumadi Melissa

zadhand
06/08/2015, 13h10
Actualités/A la une Economie/Julien Pulvirenti. Directeur commercial de Kaspersky Lab17918
06 Août 2015|10h00



«La perception des risques en entreprise devient grande»

Julien Pulvirenti, directeur commercial de Kaspersky Lab, une société russe spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information, était en visite en Algérie pour s’enquérir de la situation du marché informatique. Il revient, dans cet entretien, sur l’évolution constatée chez les entreprises algériennes quant à la prise de conscience en matière de protection et de sécurisation des équipements et réseaux informatiques.
- Comment évolue Kaspersky Lab sur le marché algérien ?
Kaspersky Lab est présent en Algérie et au Maghreb en général depuis déjà une dizaine d’années. Nous y avons installé une base de clients assez importante qui représente tous les secteurs d’activité (administration, grosses structures et PME). Nos solutions de sécurité sont adaptées aussi bien aux petites structures, aux tailles intermédiaires et aux grands groupes.
Notre expertise dans le domaine de la sécurité informatique est aujourd’hui reconnue mondialement et notre approche se veut globale, en ce sens que la menace évolue très vite et se diversifie constamment. Notre rôle est donc de faire bénéficier les entreprises de cette expertise pour protéger l’équipement informatique en entreprise (PC, serveurs, etc.), mais aussi en prenant en compte toutes les notions de risque liées à la mobilité et à la partie interconnectée avec les Smartphones.
- Quelle évaluation peut-on faire des risques informatiques auxquels nos entreprises sont exposées ?
La situation est assez classique. Aujourd’hui, le marché algérien est en pleine évolution et cela engendre automatiquement des opportunités d’affaires, mais aussi des risques pour les utilisateurs. C’est pourquoi nous nous basons beaucoup sur la sensibilisation, la formation et l’explication des risques. Il est important pour nous de montrer aux entreprises les bons réflexes à adopter face à ces risques. Il y a aujourd’hui une multiplicité de types de menace et pas moins de 35 000 nouvelles sont détectées quotidiennement par nos chercheurs dans notre laboratoire.
Mais souvent, nous avons à faire à des menaces hypersophistiquées et il peu y avoir des structures de sociétés plus exposées par rapport à d’autres. Cependant, il n’y a pas une menace particulière qui touche le pays ou même la région. Il n’en demeure pas moins que le marché algérien est considéré comme étant très important, et le sera sûrement dans les années à venir.
- Selon vous, l’entreprise algérienne a-t-elle pris conscience de l’importance que représente la sécurité informatique ?
Sur ce plan, nous voyons que les choses évoluent et différents signaux sur le marché nous laissent penser qu’il y a un début de changement de mentalité. Beaucoup de clients adoptent aujourd’hui des démarches automatiques en matière de sécurité et les sociétés commencent à s’équiper pour se protéger. Il y a effectivement une prise de conscience collective sur les risques liés à internet et les entreprises ont compris qu’il faut s’équiper de solutions de sécurité pour se protéger.
Mais il ne faut pas baisser la garde et continuer à donner la bonne information et la bonne formation aux clients. Les entreprises et institutions prennent peu à peu conscience, pour la plupart, de la réalité des risques informatiques, qu’il s’agisse de la perte de données clients, d’espionnage mais aussi de risques indirects, comme une réputation entachée. Il est donc naturel qu’en tant qu’acteur majeur du secteur, nous leur apportions des réponses fiables.
- Que propose Kaspersky en matière de protection informatique ?
Nous avons une gamme très large pour les entreprises mais aussi pour les particuliers. Il y a certaines tendances qui se dégagent comme celles liées actuellement à la mobilité. Nous sommes dans un monde qui bouge très vite et il y aura certainement, dans les mois à venir, des nouveautés adaptées aux besoins modifiées de façon régulière.
Mais aujourd’hui, on peut parler beaucoup plus de Kaspersky Total Security for Business qui propose la solution de sécurité la plus complète pour les entreprises afin de protéger chaque élément du réseau de l’entreprise, en plus d’une protection spéciale pour les serveurs de messagerie, les serveurs de collaboration et du trafic via des passerelles web.

Lyes Mechti

zadhand
09/08/2015, 00h59
Actualités/A la une Economie_Nouvelle dégringolade des cours

le 09.08.15


Le pétrole sous les 49 dollars


Les réserves de brut et de produits pétroliers restent à des niveaux bien trop élevés
alors qu’elles devraient au contraire s’appauvrir à cette période
de l’année sur fond d’augmentation de la demande.

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Après s’être maintenu au-dessus de 50 dollars pendant quelques jours,
le prix du brent a poursuivi cette semaine sa baisse s’installant sous les 49 dollars


La déprime du marché pétrolier semble s’installer dans la durée au vu de la dégringolade des prix qui persistent cette semaine, entraînant, depuis jeudi, le baril de brent sous les 49 dollars, sur la place de cotation du pétrole algérien à Londres. Hier vers 16h30 (heure algérienne), le baril de brent a baissé à 48,64 dollars, un seuil jamais atteint depuis six mois, penchant dangereusement vers la cotation des 40 dollars prédite par nombre d’analystes pour les mois à venir.
Les mauvaises nouvelles semblent ainsi pas près de s’éloigner, compromettant sérieusement les objectifs de résistance fixés par les pays producteurs, tels que l’Algérie qui a ficelé un nouveau budget plus modeste, mais qui risque malheureusement de ne pas être suffisant pour faire face à la baisse drastique des revenus des hydrocarbures
se profilant à l’horizon cette année et même l’année prochaine.
Après s’être maintenu au-dessus de 50 dollars pendant quelques jours, le prix du baril de brent a poursuivi cette semaine sa baisse, s’installant sous les 49 dollars depuis la séance de cotation de jeudi au cours de laquelle il a atteint, pour la première fois, son plus bas niveau en six mois. Le même constat a été fait pour le baril de light sweet crude (WTI), qui est tombé jeudi vers 14h30 (heure algérienne) sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à son minimum en quatre mois et demi,
à 44,20 dollars avant de remonter légèrement hier en cours de séance.
Les experts du marché estiment que les fluctuations actuelles peuvent annoncer une déprime durable du fait de l’excès de l’offre d’or noir sur les marchés alimentés à 40% par l’OPEP qui refuse, sous la houlette des pays du Golfe, d’agir sur les quotas de ses membres afin de contraindre les producteurs de schiste américain à suspendre leurs investissements. Une stratégie qui ne semble pas payante et qui de plus met les économies les plus fragiles des pays producteurs sous une pression insoutenable. «Tout espoir d’un retournement de situation concernant l’inébranlable surabondance de l’offre a été écorché par l’annonce de l’Arabie Saoudite qui cherche à renflouer ses finances en émettant 27 milliards de dollars de dette souveraine», soulignent des analystes.
L’Arabie Saoudite a considérablement augmenté sa production ces derniers mois, tout en réduisant ses prix de vente, notamment vers l’Asie, afin de conserver ses parts de marché et en gagner de nouvelles, ce qui pèse sur les finances du pays. «L’Arabie Saoudite n’a pas augmenté ses prix pour les acheteurs chinois autant que prévu, ce qui a été interprété par beaucoup comme un signe de son intention de protéger ses récents gains de parts de marché dans la région», expliquent les analystes.
Et le retour des exportations iraniennes, une fois les sanctions économiques contre Téhéran levées, devraient être majoritairement responsables de l’augmentation de la production du cartel en 2016, souligne BNP Paribas dans une analyse. «Dans le contexte de la politique actuelle de l’Opep, nous pensons que le cartel va augmenter sa production en 2016, ce qui contribuera à la progression des réserves mondiales déjà élevées et ralentira le rythme de la reprise des prix», notent encore les analystes de BNP Paribas. La récente augmentation de l’offre de l’Opep a été emmenée par une hausse de la production
de l’Arabie Saoudite et de l’Irak, les deux plus gros producteurs de l’Organisation.
Par ailleurs, la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis, rapportée mercredi par le département américain de l’Energie (DoE), n’a été d’aucune aide pour les cours qui ne cessent de baisser depuis juin 2014 ; car les stocks de produits pétroliers ont progressé, notent plusieurs analystes. Lors de la semaine achevée le 31 juillet, les réserves commerciales de brut ont décliné de 4,4 millions de barils, tandis que les stocks d’essence et de produits pétroliers ont respectivement augmenté de 800 000 et 700 000 barils.
Un déclin des réserves américaines est généralement bien accueilli par les marchés car il reflète la bonne santé de la demande des Etats-Unis, le plus gros consommateur de pétrole au monde. Mais «le marché est inquiet du fait que les niveaux des réserves pourraient augmenter substantiellement en automne-hiver, lorsque la demande ralentira»,
expliquent les analystes de la Société Générale cités par l’AFP.
L’offre d’essence augmente, en effet, en ce moment plus que la demande, et ce, même si cette dernière reste au-dessus de la moyenne sur cinq ans et devrait demeurer ferme, car la saison des grands déplacements estivaux bat son plein, à cause de l’augmentation des cadences des raffineries aux Etats-Unis. Les réserves de brut et de produits pétroliers restent à des niveaux bien trop élevés alors qu’elles devraient au contraire s’appauvrir à cette période de l’année, sur fond d’augmentation de la demande.


Zhor Hadjam

zadhand
14/08/2015, 18h36
Actualités/Boubaker Miloudi_Enseignant-chercheur en sciences économiques à l’université d’Alger 3
le 14.08.2015



Si on ne change pas de politique, c’est le FMI qui nous attend en 2017

Un dinar qui n’arrête plus de se déprécier, un baril dont le prix s’enfonce semaine après semaine,
des réserves de change qui s’épuisent…
Dans la lignée des économistes qui s’alarment des mesures prises par le gouvernement,
Boubaker Miloudi insiste sur l’urgence de définir un modèle pour 2030 et de relancer le système productif
Les acteurs économiques ont globalement salué les mesures prises dans la LFC,
soulignant toutefois qu’elles n’étaient pas suffisantes parce que non structurelles.
Est-ce aussi votre avis ?

18069

En effet, les mesures prises par le gouvernement pour tenter de limiter les importations et les dépenses improductives par des mesures administratives ne permettent de gagner qu’un peu de temps. Les problèmes de fond demeurent.
Ce qu’il faut, ce sont des réformes structurelles. En clair, encourager l’investissement productif en augmentant les moyens de production et mettre en place une organisation économique efficace
avec des entreprises rentables et des institutions en mesure de garantir leur essor.
En un mot, nous avons besoin d’une véritable stratégie économique de développement du pays, et pour cela il faut mettre tous les acteurs économiques autour d’une table et dégager les priorités. On doit savoir comment se projeter d’ici 2030 dans une Algérie qui ne pourra plus compter sur le pétrole.
Le cours du dinar s’est déprécié de 11% contre le dollar américain entre fin décembre 2014 et fin mars 2015.
Et il a encore perdu de la valeur au deuxième trimestre.
Quel impact cela a-t-il concrètement sur l’économie algérienne et sur notre pouvoir d’achat ?
Le dinar est affecté directement par la chute du prix du baril. Cette dépréciation du dinar sans contrepartie, c’est-à-dire sans production locale et sans exportation, ne peut avoir que des effets négatifs sur l’économie algérienne. D’abord sur les entreprises, particulièrement les industries qui utilisent des inputs importés. Ces entreprises vont augmenter les coûts de fabrication, ce qui se répercutera sur les prix de vente de produits fabriqués – ou plutôt assemblés – localement.
Ensuite, donc, l’impact est ressenti par les ménages, qui consomment de plus en plus des produits importés. Comme le dinar s’est déprécié, il a perdu de sa valeur par rapport aux biens : il faut donc plus de monnaie pour acquérir le même bien, ce qui correspond à une perte de pouvoir d’achat. Si la dépréciation de la monnaie ne modifie pas structurellement l’économie d’un pays à court terme, d’ici 2017, il en sera autrement. Entre 2014 et 2015, il a déjà perdu presque un quart de sa valeur !
Pour limiter les importations, le gouvernement aura désormais recours aux licences, et en moins d’un an, la Banque d’Algérie a décidé, pour la seconde fois, de limiter les capacités des banques à domicilier des opérations de commerce extérieur par le crédoc, (le) seul document permettant d’importer. Cela suffira-t-il ?
Le recours à la licence doit être une mesure provisoire. Les importations, qui se chiffraient à 10 milliards de dollars en 2000, ont atteint 60 milliards de dollars en 2015 ! Pour quels résultats et pour quelle production ? En quinze ans, l’économie algérienne n’a pas pu absorber 60 milliards. Une grande partie a été dilapidée en surfacturation, surcoût et gaspillage.
Dans la phase de développement actuelle, l’importation ne devrait pas excéder 30 milliards de dollars. Il faut aussi se poser des questions sur le secteur industriel, par exemple, qui est en déclin. Il faut se poser la question : comment en est-on arrivés là ? Regardons le secteur industriel : il participait à hauteur de 30% du PIB dans les années 1970. En 2015, il ne pèse que 5% du PIB ! Les entreprises industrielles sont devenues des entreprises industrielles familiales et commerciales à faible valeur ajoutée. Tout cela est logique, puisque le gouvernement a tout fait pour qu’il soit plus facile d’importer que de produire.
Certains économistes estiment que toutes les réformes économiques sont bloquées par un certain nombre de tabous politiques, comme le refus de toucher aux subventions ou d’avoir recours à l’endettement extérieur...
C’est vrai. Pour changer de modèle économique, il faut une volonté politique. Quand on examine la politique actuelle des subventions, l’Etat algérien alloue une part très importante de son budget au soutien des prix sous toutes ses formes, y compris les produits de première nécessité et les transferts sociaux, qui représentent 30% du PIB. Cette politique génère beaucoup de gaspillage et d’abus (comme la fuite des produits vers les pays limitrophes, etc.).
Par ailleurs, elle n’est pas juste, puisque le plus riche paie le litre de lait au même titre que le plus démuni. En Arabie Saoudite par exemple, le prix du pain est soutenu, mais il fait tout de même 25 DA.
Il faut changer de politique et cibler les ménages les plus défavorisés.
A partir d’une politique juste et efficace, il est possible de ramener les subventions à 10% du PIB, le reste pourrait être destiné aux secteurs productifs qui génèrent de l’emploi durable et des revenus. Si on ne change pas de politique de subventions et de soutien des prix, nous allons directement vers un endettement extérieur et c’est le FMI qui nous attend vers 2017.
Plusieurs acteurs économiques craignent que l’ouverture du marché iranien et son projet d’augmenter la production de 500 000 barils par jour à un million de barils n’affecte l’attractivité de l’Algérie et un peu plus le prix du baril. Qu’en pensez-vous ?
Vous parlez de l’ouverture du marché iranien et de son projet d’augmenter la production de 500 000 barils/jour à un million de barils/j, mais il faudrait aussi évoquer l’Irak et bientôt la Libye qui vont, eux aussi, augmenter leur production ! Et l’Arabie Saoudite qui a également annoncé qu’elle augmentait sa production. Il ne faut pas non plus oublier le recul de la demande de la Chine en hydrocarbures depuis deux ans. L’offre va largement dépasser la demande mondiale qui ne pourra pas absorber le surplus.
C’est d’ailleurs ce que prédit le dernier rapport de la Banque mondiale. Le cours du baril de brent pourrait perdre environ 20% d’ici 2016. On s’approcherait d’un baril à 40 dollars…
Voilà pourquoi il faut d’urgence relancer la production, seule véritable richesse d’un pays. L’Etat le dit, mais il ne le fait pas. L’économie algérienne est aujourd’hui une économie dont la production ne répond pas aux besoins essentiels de la population.
La véritable richesse d’un pays, c’est le travail productif, le seul capable de relever le défi du développement. Il faut dresser un bilan exhaustif et réel de l’état de l’économie, des accords passés avec l’étranger – je pense à la communauté européenne – pour partir sur de nouvelles bases. Il faut admettre qu’un pays ne peut être développé par des étrangers.
Ce sont les nationaux seuls qui peuvent relever le défi du développement.
Et pour commencer, les pouvoirs publics doivent faire confiance à l’université algérienne
qui comprend d’éminents experts avec de bonnes équipes de recherches réparties dans tous les domaines.

Boubaker MiloudiOriginaire de Biskra, Boubaker Miloudi est professeur à l’université d’Alger 3 et directeur d’équipe de recherche sur la théorie des jeux. Membre fondateur de l’Université de la formation continue (UFC), il dirigea aussi l’Institut de la formation continue à l’université d’Alger. Dans les années 1990, il enseigna à l’université de Nouakchott (Mauritanie), où il lança un magistère en économie. Ancien conseiller au ministère de l’Hydraulique, il a publié plusieurs ouvrages en économie, dont le dernier, Microéconomie - Fondements théoriques et formulations mathématiques (2 tomes), est paru en novembre dernier (Enag).

Mélanie Matarese

djafar1
15/08/2015, 09h41
il y a le feu en la demeure allah yastar

phoenix62
15/08/2015, 14h03
ca va tomber sur les zaoualis comme toujours

zadhand
15/08/2015, 19h47
Actualités/A la une Economie_A son plus bas niveau face au dollar.
15 Août 2015.

Le dinar en forte chute.

Après une chute de 11% entre décembre 2014 et mars 2015,
la valeur du dinar perd encore au change face au dollar,
manifestement en pleine forme depuis quelques semaines déjà.

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Le dinar a atteint encore un plus bas niveau historique cette semaine.
Jeudi, le cours d’ouverture du dinar contre le dollar
sur le marché interbancaire des changes s’est établi à 102.93 DA à l’achat
et à 102,94 DA à la vente pour un dollar.
Un euro s’échangeait contre 114 DA durant la même journée.Mais c’est contre le billet vert que la monnaie nationale perd encore de sa valeur, une érosion amorcée depuis notamment le mois de juin de l’année 2014, correspondant au début de la spirale baissière dans laquelle sont embarqués les cours du pétrole. Cours à l’appui, à fin juin 2014, un dollar valait 78,87 DA.La valeur de la monnaie nationale a chuté encore davantage pour atteindre 87,95 DA pour un seul dollar à fin décembre 2014. Ainsi, la valeur nominale du dinar aura donc baissé de 7% entre juin et décembre de l’année 2014.La même tendance a été observée par l’institution monétaire au premier trimestre de l’année en cours, puisque «le cours du dinar s’est déprécié de 11% contre le dollar américain entre fin décembre 2014 et fin mars 2015, suite à l’impact du choc externe de grande ampleur sur les fondamentaux»,
lit-on dans la dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie.La baisse de la valeur du dinar par rapport à la monnaie américaine est donc intimement liée à la conjoncture qui prévaut sur les marchés pétroliers.

Baisse des fondamentaux

Les prix dévissent sans répit, sur un marché plutôt insensible aux signaux d’optimisme envoyés par les derniers rapport de l’OPEP et de l’AIE. Les deux organisations tablent sur un retour de la consommation mondiale de brut et une baisse de l’excédent de l’offre dès 2016. La chute des cours du pétrole a imposé une baisse nette des fondamentaux de l’économie algérienne.La dévaluation de la monnaie nationale sert ainsi de pare-choc à même de limiter la baisse des fondamentaux et le choc de la crise.Officiellement, les autorités financières et monétaires du pays accréditent l’hypothèse d’une appréciation de la valeur du billet vert face aux autres monnaies, mais aussi d’un dinar qui reflète l’état sinistré
d’une économie en manque de compétitivité.Mais en toile de fond figure bel et bien une dévaluation
que les autorités monétaires peinent à assumer.
Il est clair que la valeur du dinar est fixée suivant un régime de change flottant dirigé,
mais elle suit aussi l’évolution des fondamentaux de l’économie.La valeur du dinar a été donc de surcroît révisée à la baisse afin d’éviter que la monnaie nationale ne serve à subventionner les importations que l’on tente de maîtriser à coups de contingentement et de rationnement de l’offre en devises. Mais pas seulement. Le change, un des outils de la politique monétaire de la Banque d’Algérie, sert à paramétrer non seulement la valeur des achats, mais aussi celle des revenus, notamment la fiscalité pétrolière libellée en dinar.

Dégâts collatéraux

La forte contraction des cours du pétrole s’est répercutée, entre autres, par une baisse des recettes en dinar de la fiscalité pétrolière. Mais cette dévaluation qui s’accélère au fur et à mesure que les prix du brent chutent sur le marché londonien, place de cotation du Sahara blend algérien,
n’est pas sans conséquences sur les agents économiques.La dévaluation touchera sans l’ombre d’un doute tous les maillons de la chaîne économique : hausse des inputs importés nécessaires au fonctionnement de l’appareil de production, augmentation des prix des produits à la vente, inflation, érosion du pouvoir d’achat, baisse de la valeur des actifs industriels et des entreprises, chute de la consommation interne des produits fabriqués localement, déclin de la contribution de certains secteurs à la fiscalité….L’impact est donc double, voire triple. Tous les maillons de la chaîne économique sont mis à rude épreuve, les producteurs et les ménages particulièrement. La décote du dinar face au dollar ne devrait certainement pas s’estomper de sitôt, tant que le cours de l’or noir ne remonte pas la pente. Cela fait partie des ajustements financiers et monétaires imposés
par une conjoncture qui tourne plutôt au vinaigre.


Ali Titouche

edenmartine
20/08/2015, 10h09
http://img.over-blog-kiwi.com/1/04/43/04/20150818/ob_613adb_tumblr-nsq613lbb61rqxd5ko1-500.jpg


C'est un euphémisme que de dire que les officines libérales ont emporté, au tournant des années 80, une victoire écrasante dans la bataille des idées. Depuis lors et sans relâche, nous sommes nourris au catéchisme hébétant de quelques «experts» de mass medias, experts sur lesquels tout a déjà été dit (1) concernant l'inanité des analyses et les collusions diverses.

Il nous faut cependant comprendre, que bien que démentis par les faits et la théorie, ces discours sont aujourd'hui doxa (2), et que penser à rebours de son temps et de ses croyances est une affaire bien délicate.

Nous nous proposons ici de mettre à mal cinq fables modernes : /1. la mondialisation de l'économie est un phénomène récent / 2. le dessaisissement de l'État de l'émission monétaire est à dater des années 70 / 3. la financiarisation de l'économie est une dérive moderne / 4. le libre échange et l'internationalisation du capital favorisent la paix / 5. les États sont aujourd'hui déconnectés du monde financier), non par goût de l'argutie, mais afin de donner en dernier lieu des perspectives d'analyses efficientes et claires.



http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1313399-Ariane_4_la_grande_voiture_fran%C3%A7aise.jpg




1. La mondialisation de l'économie n'est en aucun cas un phénomène inédit

Nous sommes tous, à divers titres, enfants des trente glorieuses. Il s'agit pour nous tous « du monde d'avant » la révolution libérale des années 80, univers disparu, où la circulation des capitaux était restreinte et contrôlée par les États, en souvenir des crises et guerres passées. C'est en partie pourquoi il est si facile de nos jours de nous faire accroire à la modernité de la globalisation économique, alors même que celle-ci est en fait consubstantielle au capitalisme. Des niveaux comparables d'internationalisation économique (4) avait en fait déjà été atteints au XIXème et au XXème siècle.



http://fr.sott.net/image/s13/262033/large/flux_caapitaux.jpg (http://fr.sott.net/image/s13/262033/full/flux_caapitaux.jpg)
http://fr.sott.net/image/s13/262034/large/flux_caapitaux2.jpg (http://fr.sott.net/image/s13/262034/full/flux_caapitaux2.jpg)© Inconnu
Mobilité internationale des capitaux de 1860 à 2000. (Obstfled et Taylor) (5)



Il n'est pas inintéressant, en 2015, d'observer à quels moments se sont opérés les reflux des globalisations économiques précédentes : 1914 et 1929. Deux dates de sinistre mémoire qui doivent nous inviter à une inquiétude raisonnable et à chercher à éviter les écueils passés.



2. La mainmise sur la création monétaire par des cartels bancaires non plus

Il n'est pas question ici de réfléchir sur la création monétaire (j'encourage cependant tout un chacun à en découvrir (6) les mécanismes élémentaires). Il nous suffit toutefois de savoir qu'émettre monnaie est un véritable pouvoir régalien, au sens fort du terme, c'est à dire, un des attributs essentiels du pouvoir, quelle que soit sa nature (monarchie, démocratie, oligarchie, etc.).

Sans contrôle de la création monétaire, point de souveraineté.

De nos jours, ce privilège est essentiellement dévolu aux banques privées. Le conseil de stabilité financière (7) (FSB) en dénombrait, en novembre 2012 (8), seulement 29 à l'échelle mondiale, sur les 4000 existantes, qui avaient une importance systémique, c'est à dire dont la faillite écroulerait l'économie mondiale. Ce sont les fameuses to big to fail, dont la santé est au passage bien préoccupante (9). De fait, ces grandes banques sont en situation d'oligopole, et de là à parler du retour des cartels... On pourrait alors nuancer la situation en imaginant que les banques centrales sont dans les mains des puissances publiques ; mais la FED ne l'est pas, pas plus que la BCE : c'est la fameuse « indépendance » (oui, mais par rapport à qui ?) des banques centrales.



http://fr.sott.net/image/s13/262036/large/fjt_058392.jpg (http://fr.sott.net/image/s13/262036/full/fjt_058392.jpg)



Et cet état de fait n'est pas récent.

La Banque de France fut dès sa création par Napoléon, le 6 février 1800, un conglomérat d'intérêts privés (10). Il est par ailleurs édifiant d'apprendre que chaque gouvernement de la troisième République devait présenter son budget au régent de la banque de France (privée) pour obtenir son aval et jouir de ses fameuses avances (11), afin de constituer le budget de l'État. En substance, les gouvernements étaient déjà pieds et poings liés par le mur de l'argent et ne pouvaient légiférer qu'avec l'accord des régents de la banque de France. Nos gouvernements se défient donc à tort de la comparaison avec leurs prédécesseurs.

La banque de France ne fut temporairement nationalisée qu'à la libération (tiens donc ? Avaient-ils des raisons... ) mais finit par recouvrer son indépendance grâce à l'intégration européenne (1998).

Encore un fois : l'exception dans l'histoire économique capitaliste reste la période des trente glorieuses.




http://www.i-class.fr/bourse-finance/wp-content/themes/bombax/images/header2.jpg


3. La financiarisation (12) de l'économie est tout sauf une dérive accidentelle

Dérive de la finance, c'est la formule magique. À en croire certains, on aurait laissé délirer de jeunes mathématiciens ingénieux mais mabouls, sans se rendre compte de quoi que ce soit avant 2008 ! La financiarisation et ses produits dérivés seraient en train de tuer le bon vieux capitalisme à la papa. L'une serait l'ennemi de l'autre.

L'histoire économique nous enseigne toutefois le contraire (13). Devant la baisse de leurs revenus, les grandes entreprises capitalistes ont toujours répondu par une concentration accrue du capital, c'est à dire par la création de groupes industriels et bancaires de plus en plus grands (14) (fusions, rachats, trust, etc.). Cependant, la baisse tendancielle du taux de profit (15) et la réalité inamovible de la loi de la valeur (16) ne leur laissent pour continuer à accroître leur gains que deux options : la guerre (comme en 14) ou la financiarisation (comme après les crises de 1870 (17) et de 1973).

La financiarisation est une ponction parasitaire sur l'économie réelle. Qu'importe toutefois aux grands industriels, s'ils sont aussi membres des institutions financières : ils gagnent moins en vendant des voitures, mais davantage en intérêts, ou en extorquant des dividendes. La financiarisation n'est pas une nouveauté accidentelle, mais une réaction classique des grands groupes oligopolistiques. Et on sait aussi que cette solution, n'est qu'une fuite en avant...



4.Le libre échange et l'interpénétration des capitaux n'ont jamais empêché les guerres

C'est peut-être la plus absurde des légendes modernes : le libéralisme économique et l'interpénétration des capitaux nous prémunissent contre les guerres.

Ce serait la promesse d'une sorte de fin de l'Histoire à la sauce Fukuyama (18). Mais bien sûr ! Regardons ! Tout le XXe siècle nous le prouve (19) ! Nous n'avons qu'à évoquer l'histoire des relations économiques franco-allemandes pour comprendre à quel point cette prétention pacifique est mensongère (20). Avant les deux guerres, le capital allemand et la capital français étaient extrêmement liés (21) ; avant 14, le capital américain était essentiellement placé en Allemagne, etc. Et nous n'évoquons pas ici les conflits qui avaient pour but de rouvrir les marchés s'étant fermés suite à des options protectionnistes...

Il y a à cela un corollaire important : le Capital, tout mondialisé qu'il soit et conscient de ses intérêts propres, n'est pas unifié. S'il sait s'entendre pour s'accroître et perdurer, il n'en est pas moins en état de guerre et de concurrence permanent.

C'est ce que cachent malheureusement des expressions comme Troïka, finance mondialisée, oligarchie financière, etc., qui font croire à un consistoire mondial policé. Redisons-le : si nos maîtres, conscients de leur appartenance à une superclasse, savent s'entendre pour nous exploiter, ils connaissent aussi de violentes divergences d'intérêts. Et si ce monde-là est capable de faire travailler des enfants ou de choisir la misère pour contenir les salaires, de quoi le pensez-vous capable lorsqu'il s'agit de régler ses différents ?


http://ajonews.info/wp-content/uploads/2015/06/G7.jpg



5. Les États ne sont certainement pas obsolètes pour le Capital

Il est habituel pour la vulgate libérale de présenter les États comme au mieux parfaitement inutiles à l'économie, au pire tout à fait nuisibles de par leur interventionnisme, et dans tous les cas totalement dépassés et inadaptés à la modernité économique. Cette conception est absurde.

À notre avis, le rapport du Capital à l'État est bien plus complexe dans sa dialectique.

Les États sont des constructions historiques du temps long et seul le temps long et l'Histoire pourront les défaire. Si le Capital a cherché à détruire, et y est temporairement parvenu, tout ce que les États avaient mis en place au sortir de la dernière guerre pour lui faire contre-feu (contrôle des mouvements de capitaux, séparation des diverses activités bancaires, droit du travail, etc.), le Capital sait qu'il ne peut pour autant se passer des États : ils sont, selon une analyse classique, l'outil de contrôle des masses par la loi. Le capital ne circule en effet à sa guise que grâce aux structures légales qui l'autorisent.

Ils permettent aussi la mutualisation des pertes, là où le Capital privatise les profits : en clair, sans les aides sociales et un minimum de bien commun, la misère engendrée par le capitalisme serait telle que les populations chercheraient à renverser la table.

Enfin, les États sont les seuls détenteurs des richesses réelles : la force de travail de ses habitants et les ressources de la terre (agriculture, eau et matières premières). Qu'importe ! M'objecterez-vous, le capital pourrait faire et défaire les États à sa guise et pour son plus grand profit. Vous auriez raison, et il ne se prive pas d'essayer. Mais il se heurte alors à une autre lente construction historique : les Nations.

Son rapport à ces entités culturelles est une nouvelle fois assez ambivalent. Pour être transnationaux, les différents acteurs du Capital sont toutefois historiquement ancrés dans un contexte national, où il sont nés, où ils ont prospéré et sur lequel ils exercent encore une certaine emprise, quand ce n'est pas leur Nation qui a encore un certain pouvoir sur eux.

Dans ce cadre, les intérêts d'un acteur du Capital peut être particulièrement important au sein d'un zone géographique (22) particulière : les intérêts du Capital allemand dans la Mitteleuropa, du Capital Russe à l'intérieur des anciens pays de l'union soviétique, des États-Unis en Amérique du Sud, ou plus récemment et marginalement du Capital Français en Iran.

De cette concordance entre les intérêts des différents acteurs rivaux du Capital et l'existence des Nations constituées, naissent les rapports géopolitiques. Les nations peuvent ainsi être une arme du Capital quand elles sont mobilisées pour la guerre, soit contre les peuples cherchant à fuir sa prédation, soit contre un Capital rival, avec lequel il a été décidé qu'il n'était plus possible de s'entendre.

En substance, les États sont les leviers d'action et de destruction du Capital autant que les corps qu'il parasite.

À contrario, les Nations ou les peuples, comme on voudra, sont les seuls à même de mettre au pas le Capital, par le poids des passions historiques, par leur relative autosuffisance et par leur capacité à se doter d'une législation, soutenue par le plus grand nombre, propre se prémunir des appétits criminels. C'est en partie cet enchevêtrement d'utilitarisme et de crainte raisonnables qui fonde le rapport du Capital à l'État et à la Nation.


http://img.over-blog-kiwi.com/0/75/00/97/20140312/ob_662178_oleg-shuplyak-illusion-optique-peinture-darwin.jpg



On entend souvent dire que Mayer Amshel Rothschild aurait prononcé la phrase suivante : « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » La formule étonne, elle paraît sans doute assez juste. Mais, ne nous y trompons pas, elle abrite en trompe-l'œil une illusion qu'il nous faut percer : la supposée disjonction de l'économie et de la loi. La politique reste, aujourd'hui comme hier, maîtresse de l'économie.

En substance, nous pourrions tout aussi bien dire: « donnez-nous les lois d'une nation et la force de les soutenir, et nous nous moquons de qui avait le contrôle de la monnaie ! »

En somme, la finance mondialisée n'a mis un terme ni à la politique, ni aux conflits géopolitiques. Autant dire que l'Histoire n'est pas finie...





Notes :

1. http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/LAMBERT/47476 (http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/LAMBERT/47476)

http://www.acrimed.org/article3904.html (http://www.acrimed.org/article3904.html)

http://www.acrimed.org/article3110.html (http://www.acrimed.org/article3110.html)

http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/260312/les-imposteurs-de-l-economie (http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/260312/les-imposteurs-de-l-economie)

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500 (http://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500)

2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Doxa (https://fr.wikipedia.org/wiki/Doxa)

3. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_conservatrice_%28sens_moderne%29 (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_conservatrice_%28sens_moderne%29)

4. « à la veille de la Première Guerre mondiale, plus de 40% de l'épargne anglaise est investie outre-mer (et ses exportations représentaient plus du tiers de son PIB). A la même époque, la France exporte un quart de son épargne. En conséquence, 50% du capital argentin, 40% du capital canadien et le quart du capital des États-Unis sont détenus par des investisseurs étrangers en 1913.»

https://sites.google.com/site/henritournyolducloshomepage/reperes-d-histoire-economique/iv—1870-1913-d (https://sites.google.com/site/henritournyolducloshomepage/reperes-d-histoire-economique/iv---1870-1913-d)euxieme-revolution-industrielle-et-premiere-mondialisation (https://sites.google.com/site/henritournyolducloshomepage/reperes-d-histoire-economique/iv---1870-1913-deuxieme-revolution-industrielle-et-premiere-mondialisation)

5. http://www.melchior.fr/Les-vagues-de-mondialisation.3907.0.html?&no_cache=1&print=1 (http://www.melchior.fr/Les-vagues-de-mondialisation.3907.0.html?&no_cache=1&print=1)

6. https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo (https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo)

7. https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_stabilit%C3%A9_financi%C3%A8re (https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_stabilit%C3%A9_financi%C3%A8re)

8.

http://fr.sott.net/image/s13/262038/pod/gsibs.jpg (http://fr.sott.net/image/s13/262038/full/gsibs.jpg)
9. https://www.les-crises.fr/solvabilite-banques-systemiques/ (https://www.les-crises.fr/solvabilite-banques-systemiques/)

10. https://www.youtube.com/watch?v=JQdyj7Ev8qk (https://www.youtube.com/watch?v=JQdyj7Ev8qk)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France (https://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France)

11. http://www.armand-colin.com/le-choix-de-la-defaite-9782200354916 (http://www.armand-colin.com/le-choix-de-la-defaite-9782200354916)

https://www.youtube.com/watch?v=IU3FZlKmTQA (https://www.youtube.com/watch?v=IU3FZlKmTQA)

12. http://www.lexinter.net/JF/financiarisation_de_l'economie.htm (http://www.lexinter.net/JF/financiarisation_de_l'economie.htm)

http://iris-recherche.qc.ca/blogue/quest-ce-que-la-financiarisation-de-leconomie (http://iris-recherche.qc.ca/blogue/quest-ce-que-la-financiarisation-de-leconomie)

13. http://www.cahiersdusocialisme.org/2010/11/23/le-capitalisme-des-oligopoles-generalise-mondialise-et-financiarise/ (http://www.cahiersdusocialisme.org/2010/11/23/le-capitalisme-des-oligopoles-generalise-mondialise-et-financiarise/)

14. Les Trois Grandes Crises-2 (2)(1) (https://orbisterraeconcordia.files.wordpress.com/2015/08/les-trois-grandes-crises-2-21.pdf), par Jean-Jacques Perquel.

15. http://www.wikirouge.net/Baisse_tendancielle_du_taux_de_profit (http://www.wikirouge.net/Baisse_tendancielle_du_taux_de_profit)

16. http://www.wikirouge.net/Loi_de_la_valeur (http://www.wikirouge.net/Loi_de_la_valeur)

17. https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression_%281873-1896%29 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression_%281873-1896%29)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_bancaire_de_mai_1873 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_bancaire_de_mai_1873)

18. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fin_de_l'histoire_et_le_Dernier_Homme (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fin_de_l'histoire_et_le_Dernier_Homme)

19. Annie Lacroix-Riz, l'intégration européenne (8h):

https://vimeo.com/17292807 (https://vimeo.com/17292807)

https://vimeo.com/17515968 (https://vimeo.com/17515968)

https://vimeo.com/18006526 (https://vimeo.com/18006526)

https://vimeo.com/18324599 (https://vimeo.com/18324599)

20. https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=8&cad=rja&uact=8&ved=0CEgQFjAHahUKEwiUpsOc6KjHAhVE2BoKHUNlA3U&url=https%3A%2F%2Fhal.archives-ouvertes.fr%2Fhalshs-00179071%2Fdocument&ei=N__NVdSuL8Swa8PKjagH&usg=AFQjCNE4qhT_iEX98fm6fWpzoGFLEiQWPA&sig2=aQI3ryz29cow-4Zm2T1p-w&bvm=bv.99804247,d.d2s (https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=8&cad=rja&uact=8&ved=0CEgQFjAHahUKEwiUpsOc6KjHAhVE2BoKHUNlA3U&url=https%3A%2F%2Fhal.archives-ouvertes.fr%2Fhalshs-00179071%2Fdocument&ei=N__NVdSuL8Swa8PKjagH&usg=AFQjCNE4qhT_iEX98fm6fWpzoGFLEiQWPA&sig2=aQI3ryz29cow-4Zm2T1p-w&bvm=bv.99804247,d.d2s)

21. Choix de la défaite, p.190-197.

22. Pensez aux Chaebols en Corée du Sud ou au Keiresu au Japon, par exemple.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaebol (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaebol)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Keiretsu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Keiretsu)

djafar1
21/08/2015, 08h45
merci beaucoup pour ces videos
oui le monde de la finance plutot le monde de l'argent domine notre monde et nous dicte le pas

malouki
22/08/2015, 08h33
Le dinar algérien à son plus bas niveau
Le dinar algérien poursuit sa décente aux enfers. Hier, la monnaie nationale a touché un nouveau plus bas historique face au billet vert, à 101,95 dinars pour un dollar. Jamais depuis l’indépendance le dinar n’est descendu à un tel niveau face à la monnaie américaine.*Face à la monnaie unique européenne, il ne fait pas mieux : à 113,26 dinars pour 1 euro, il est à son niveau le plus bas en glissement annuel (52 semaines). Cet excès de faiblesse du dinar est en partie lié à la baisse des prix du pétrole. Les hydrocarbures représentent plus de 95 % des exportations algériennes.La valeur du dinar est de ce fait étroitement liée au cours du brut. Or, ces derniers ont perdu plus de 50% en un an.*Actuellement, le baril est à son niveau le plus bas depuis six ans. D’ailleurs, l’Algérie n’est pas le seul pays pétrolier qui a vu sa monnaie baisser ces derniers mois. Hormis l’Arabie saoudite, la quasi-totalité des pays pétroliers ont dévalué. Mais la faiblesse du dinar n’est pas seulement liée à la faiblesse des revenus en devise issus du pétrole.*Cette dévaluation que le gouvernement refuse d’assumer publiquement vise d’autres objectifs : augmenter artificiellement les recettes de l’État en dinar et donc réduire un déficit budgétaire qui s’annonce colossal pour 2015 et tenter de réduire les importations en rendant les produits achetés à l’étranger plus cher.*Mais cette stratégie, si elle arrange momentanément les affaires du gouvernement, risque de peser sur l’activité économique. *» Nos prévisions les plus pessimistes ont été faites sur la base d’un dollar à 85 dinars pour l’année 2015. Nous sommes au milieu de l’année et le dollar est presque à 105. Nous sommes inquiets pour la suite «*, explique un chef d’entreprise.*La Banque d’Algérie, qui répète que le dinar n’a pas subi de dépréciation, est de plus en plus critiquée dans les milieux d’affaires. *» Elle devrait s’exprimer pour nous dire à quoi nous attendre en matière de change. Elle doit aussi permettre les achats à terme de devise et les couvertures des risques de change «*, conclut le chef d’entreprise.

djafar1
22/08/2015, 18h35
l'automne s'annonce glacial brr...je commence à grelotter déjà

zadhand
26/08/2015, 00h45
Actualités/A la une Economie_Alors que le pétrole chute à 43 dollars le baril
25 Août 2015.


L’Exécutif poursuit sa fuite en avant

Pendant que les indicateurs financiers du pays s’enfoncent dans le rouge, Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances, fredonne la même rengaine, se refusant à mesurer mathématiquement l’indice de résilience de l’économie du pays au choc pétrolier.

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Invité hier, dans les studios de la Radio algérienne (Chaîne III), le ministre des Finances oppose un optimisme démesuré par moments quant aux moyens dont dispose le pays pour faire face à la chute des cours du pétrole.
Hier, alors que la déroute des prix du brut s’accentuait, chutant à 43 dollars le baril sur la place de cotation londonienne, Abderrahmane Benkhalfa estimait que l’impact sur l’économie algérienne n’est point «frontal».
Selon lui, les pays affectés par la chute des prix du pétrole s’insèrent dans deux catégories distinctes : ceux qui reçoivent le choc de manière frontale faute d’une épargne institutionnelle et ceux qui sont moins exposés à ce choc, les moins endettés, disposant d’une épargne pour y faire face, à l’image de l’Algérie.
Allusion faite aux réserves de changes dont dispose le pays, lesquelles n’ont, pourtant, pas résisté à la débâcle des marchés pétroliers, se contractant en conséquence à 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015 contre 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014, date de l’amorce d’un périlleux effondrement des cours du brut.
A l’allure où vont les choses, il est permis de parier sur le retour à l’endettement extérieur, si les prix du pétrole venaient à se maintenir obstinément autour des 50 dollars le baril.
Pour le ministre des Finances, «nous ne sommes pas encore dans une étape où il faut rechercher des financements ailleurs».
Après plusieurs mauvais chiffres sur l’état de résilience de l’économie algérienne face au choc pétrolier, le gouvernement fait encore le choix de taire l’alarme, s’enlisant dans une politique à faible rendement économique, voire destructrice de richesses. Mais concrètement, que peut-on enfin faire pour sauver les meubles ?
Absence d’arguments
Sans convaincre, le ministre des Finances suggère quatre axes de travail sur lesquels s’appuie, paraît-il, la politique du gouvernement : «Rationalisation des dépenses, réduction des niveaux de consommation et de gaspillage de l’énergie, redynamisation de l’investissement et mobilisation des acteurs économiques et des citoyens autour de l’impératif de croissance.» Parallèlement à cette approche retenue, sans être accompagnée de coupes budgétaires dans les faramineuses poches de transferts sociaux et de subventions, l’Exécutif mène une campagne de séduction auprès des fortunes qui prospèrent dans les circuits informels de l’économie. Objectif : optimiser la mobilisation des ressources.
«Dans cette marge de manœuvre dont nous disposons, nous ferons en sorte que dans les années à venir, nous devrions recycler tout l’argent qui est recyclable.» L’Exécutif n’hésitera pas non plus à tailler dans le budget des ménages, à coup de mesures fiscales (taxe foncière, relèvement de la taxe de collecte des ordures, de l’impôt à l’acquisition de véhicules neufs, dévaluation du dinar…).
Mais le retour de bâton risque d’être sévère sur l’économie. Il faut s’attendre à ce que, à court et moyen termes, les indices de consommation et de production soient tirés vers le bas, tandis que celui de l’inflation retrouve ses moments de gloire vécus en 2012.
Cependant, pour le ministre des Finances, l’heure n’est pas encore aux mesures de rupture, encore moins aux arbitrages douloureux.
«La marge de manœuvre n’est pas réduite par rapport à d’autres pays et le choc n’est pas frontal comme ce fut ailleurs. Nous avons une marge de manœuvre et, pendant ce temps qui nous est imparti, il faut optimiser au maximum les moyens pour faire face à la situation», se contente-t-il de dire, s’obstinant dans son idée que le feu n’est pas encore en la demeure.

Ali Titouche

zadhand
07/09/2015, 00h33
A LA UNE/ECONOMIE_La Banque d’Algérie

06 Septembre 2015

La Banque d’Algérie veut tester sa résistance face à une probable crise financière


La Banque des banques envisage de lancer une opération d’évaluation de la capacité de résistance (stress testing), du système bancaire dans les situations de crise.

18459

« Un large exercice de stress testing sera conduit au quatrième trimestre 2015 pour évaluer le degré de résilience du secteur bancaire face aux développements économiques récents », a annoncé le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, aujourd’hui dimanche à Alger.

Ce stress testing, exercice consistant à simuler des situations de crise économiques et financières vraisemblables, intervient dans une conjoncture délicate. L’Algérie se trouve à deux doigts d’une crise financière réelle. La chute brutale des prix du pétrole a été suivie, naturellement, de l’amenuisement de l’épargne du pays. Les réserves de changes de l’Algérie ont atteint 159,92 milliards de dollars en mars dernier,
contre 178,94 milliards de dollars à fin 2014.

Laksaci, cité par APS, a tenté cependant de rassurer en avançant que le système bancaire algérien est loin d’être fragile. « Une évaluation des indicateurs de solidité financière à fin 2014 montre que la solidité du secteur bancaire algérien est relativement préservée en dépit de la phase ascendante du cycle de crédits », a assuré le gouverneur de la BA qui s’exprimait à l’ouverture d’une session de formation
au profit des cadres des banques centrales africaines.

Cette « stabilité relative » est le résultat, selon lui, du renforcement des outils macro prudentiels. Le Conseil de la monnaie et du crédit a fixé, l'année dernière, le ratio de solvabilité minimum
par rapport au "tier one" à 9,5%.
Le ratio de solvabilité minimum par rapport
aux fonds propres réglementaires a été fixé à 12%.

Le système bancaire algérien compte 20 banques dont 6 banques publiques et 14 banques privées, filiales ou succursales des banques étrangères.
Cela en plus de 9 établissements financiers dont six publics.


Farouk Djouadi

zadhand
08/09/2015, 18h10
A la une/actualite_Le crédit à la consommation
08 Septembre 2015|14h15


Le crédit à la consommation après septembre




L'entrée en service de la nouvelle centrale des risques de
la Banque d'Algérie est prévue pour la mi septembre 2015,
permettant ainsi de contribuer à la relance du crédit à la consommation,
a annoncé mardi le gouverneur de la Banque centrale algérienne, Mohamed Laksaci.



"L'entrée en production de la nouvelle centrale des risques de
la Banque d'Algérie est prévue pour la mi septembre 2015",
a indiqué M. Laksaci lors de la présentation des principales tendances financières et monétaires durant le premier semestre 2015. La nouvelle centrale des risques qui constituera
"un important outil d'aide à la gestion des risques
de crédits" par les banques de la place,
contribuera aussi "à la reprise effective du crédit à la consommation",
a affirmé M. Laksaci.

Le retour du crédit à la consommation avait été décidé par la Tripartie de février 2014 (Gouvernement-UGTA-patronat) après avoir été suspendu en 2009
pour ne pas alourdir la facture des importations et encourager la production nationale.

Le crédit à la consommation aux ménages, dont les conditions et les modalités
ont été fixées en vertu d'un décret exécutif publié au journal officiel en mai dernier,
concerne les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité de production
ou de service sur le territoire national et qui produisent
ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers.

Ces entreprises doivent être, précise le texte,
en règle avec les impôts et les organismes de sécurité sociale,
doivent être bancarisées et vendre avec factures.

Le taux d’intégration des biens qui pourront être acquis
grâce à un crédit à la consommation
doivent être fixés par arrêté ministériel.


APS

zadhand
10/09/2015, 01h03
A la une/actualite_Loi de Finances Complémentaire 2015
09 Septembre 2015



Dispositions fiscales relatives à l’impôt sur le bénéfice et l’impôt forfaitaire


Par Sarrab Larbi, consultant économiste/financier
serrabecono@gmail.com



L’ordonnance n°15-01 du 23 juillet 2015 portant loi de finances complémentaire (LFC)
pour 2015 a introduit de nouvelles dispositions relatives à l’Impôt sur le bénéfice
des sociétés (IBS) et à l’impôt forfaitaire.
Ces nouvelles dispositions méritent d’être exposées parce qu’elles concernent deux impôts annuels dont les mesures fiscales y afférentes au titre de l’année 2015 ont déjà été prises par les contribuables et l’administration fiscale. Dans ce cas, à quoi serviront les nouveaux taux de l’IBS modifiés au mois de juillet 2015, alors que sa déclaration et son paiement ont déjà eu lieu avant le 30 avril 2015 ? Quant à l’impôt forfaitaire, est-il possible de remettre en cause tous les travaux réalisés pour sa détermination par l’administration fiscale au titre des années 2015 et 2016, et d’inviter les centaines de milliers des contribuables concernés à payer cet impôt sur la base du chiffre d’affaires qu’ils ont fixé eux-mêmes, tel que défini dans la LFC 2015 ?

Les sociétés à activités multiples astreintes à tenir 2 ou 3 comptabilités pour l’IBS
La LFC 2015 a introduit trois taux différents de l’IBS selon la nature d’activité de la société.
Ils sont fixés à 19% pour les activités de production de biens, 23% pour les activités de bâtiment, de travaux publics et d’hydraulique ainsi que les activités touristiques et thermales à l’exclusion des agences de voyages et à 26% pour les autres activités. Mais au cas où une société exerce concomitamment plusieurs activités, elle doit tenir une comptabilité séparée, pour déterminer la quote-part des bénéfices pour chaque activité à laquelle le taux
de l’IBS approprié doit être appliqué.
Le non-respect de la tenue d’une comptabilité séparée entraîne systématiquement l’application du taux de 26%. Ce type de disposition relative à plusieurs taux d’IBS a été remis en cause par la loi de finances 2015, parce qu’il a été constaté que la multitude de taux d’IBS peut, d’une part, être une source de fraude et d’autre part, donner lieu à des abus en cas de régularisation des sociétés ayant appliqué de bonne ou de mauvaise fois l’un des taux. Ce sont les griefs portés à l’instauration de taux différents, formulés dans le projet de loi de finances pour 2015 et ce qui a motivé la décision d’unifier le taux d’IBS à 23%. Quelques mois après, on est revenu sur ces griefs pour réintroduire ce qui a été écarté et soulignons que la modification des taux de l’IBS au mois de juillet compliquera davantage la tâche aux sociétés astreintes à tenir deux ou trois comptabilités, parce qu’elles seront obligées d’annuler toutes les opérations comptabilisées depuis le 1er janvier 2015 et de les reprendre à nouveau suivant les nouvelles exigences dont le respect relève de l’impossible. Déjà, tenir une seule comptabilité pour observer ses obligations fiscales relève de l’impossible depuis 2010 parce que le nouveau système comptable mis en œuvre – le Système comptable financier – est déconnecté des règles fiscales.

IBS impôt annuel, ses taux modifiés deux fois en 2015
Cependant, l’IBS est un impôt annuel. Au titre de l’année 2015, toutes les sociétés assujetties à cet impôt l’ont déjà déclaré et payé. Le dernier délai est fixé légalement au 30 avril de chaque année. Et le prochain IBS à payer n’interviendra qu’en 2016, et à ce moment-là une nouvelle loi de finances sera promulguée et qui pourrait remettre en cause les taux d’IBS fixés dans la LFC 2015.
Si cette éventualité se produit, alors les changements de taux d’IBS introduits au milieu de l’année 2015 n’auraient servi à rien. Dans ce cas, la LFC 2015 aura été chargée de dispositions inutiles. Elles auront plutôt servi à déstabiliser certains opérateurs économiques en créant en eux un sentiment d’injustice et pour d’autres la crainte de subir injustement des sanctions fiscales eu égard à l’impossibilité pour une société de tenir deux comptabilités séparées pour appliquer à chaque comptabilité le taux d’IBS prévu pour chaque activité.

L’impôt forfaitaire n’est plus à déterminer par le fisc
L’Impôt forfaitaire unique (IFU) a été institué par la loi de finances pour 2007 pour regrouper l’IRG, la TVA et la TAP auxquels étaient assujettis les artisans et les personnes physiques commerçantes de détail et prestataires de services dont le chiffre d’affaires n’excède pas 3 000 000 DA. La loi de finances pour 2015 a d’un côté relevé le seuil d’application de l’IFU à un chiffre d’affaires de 30 000 000 DA, et d’un autre côté, élargi son champ d’application aux professions libérales, aux personnes des sociétés en nom collectif (SNC) et des sociétés civiles, aux sociétés assujetties à l’impôt sur le bénéfice des sociétés : SARL et SPA. Tous ces contribuables auront un impôt unique à verser soit par tranche trimestrielle soit une fois par an, au cours du mois de septembre, et qui regroupe TVA, TAP, IRG ou IBS.
L’impôt à payer était déterminé pour lesdeux années à venir par l’administration fiscale et faisait l’objet d’une notification au contribuable concerné. L’avis de notification deviendra un contrat relatif à l’IFU désigné par l’administration fiscale sous le code Cn°9, et sera présenté au receveur des impôts à chaque échéance de paiement de l’impôt fixée trimestriellement ou au cours du mois de septembre. Ces travaux viennent d’être réalisés pour des centaines de milliers de contribuables au titre des années 2015 et 2016.Mais l’ordonnance n°15-01 du 23 juillet 2015 portant loi de finances complémentaire (LFC) pour 2015 a remis en cause les prérogatives de l’administration fiscale qui consistent à déterminer l’impôt forfaitaire à payer par chaque contribuable,
pour laisser ce dernier calculer lui-même son propre impôt.
En effet, l’article 2 du code des procédures fiscales qui exigeait que l’impôt forfaitaire à payer soit déterminé par l’administration fiscale a été abrogé par l’article 33 de la LFC 2015 et conformément à l’article 23 de la même loi ; ce sont, désormais, les contribuables eux-mêmes qui présentent au cours du mois de janvier, sur leur déclaration désignée sous le code G.12, l’impôt forfaitaire qu’ils paieront au cours de l’année.
Une fois l’année écoulée, et au cas où le contribuable décèle que son chiffre d’affaires a dépassé celui qui a servi à calculer et à payer son impôt, il est tenu de régulariser et de régler, au cours de la deuxième quinzaine du mois de janvier, l’impôt complémentaire relatif au montant du dépassement. Ce n’est qu’après ce délai que l’administration fiscale peut user de son droit de communication auprès des banques ou tout autre organisme ou tiers, en vue de déceler des insuffisances de déclaration et faire procéder aux paiements complémentaires, à titre d’exemple d’investigation, se déplacer dans tous les tribunaux et cours de justice de l’Algérie pour relever toutes les affaires traitées par un avocat et les comparer à l’impôt forfaitaire qu’il a déclaré.

S. L.

zadhand
15/09/2015, 21h47
A la une/actualite_Loi de Finances Complémentaire 2016
15 Septembre 2015


La gestion sous contrainte est désormais de rigueur

C’est à un exercice de gestion sous contrainte que le gouvernement algérien, qui avait longtemps refusé d’admettre la réalité d’une crise pourtant inéluctable, est depuis quelques semaines forcé de se soumettre. Ce ne sera, à l’évidence, pas une tâche facile tant nos gouvernants — assurés, quinze années durant, de la disponibilité de recettes pétrolières prodigieuses — se sont habitués à dépenser sans compter.
Même si quelques membres du gouvernement persistent à croire que les cours du pétrole vont prochainement repartir à la hausse en raison de la baisse des stocks d’hydrocarbures que ne manquera pas d’engendrer la fermeture de nombreux puits non rentables à travers le monde, ils ne sauraient feindre — sans risque de se le voir énergiquement reproché par la population — l’avènement d’une grave crise financière qui s’installe progressivement avec le risque de perturber, à terme, la quiétude économique et sociale des Algériens. Même si beaucoup d’entre eux en rêvent encore, un retournement plus favorable de la conjoncture pétrolière semble définitivement écarté par nos gouvernants au profit d’une nécessaire préparation à la gestion sous contrainte, voire même à une certaine austérité.
A travers le projet de loi de finances pour l’année 2016 qu’un Conseil interministériel vient d’endosser, le ton de cette gestion budgétaire sous contrainte est largement donné, même si l’on refuse encore de parler d’austérité, comme pour exorciser le pays d’un éventuel syndrome grec. Au regard des anticipations budgétaires présentées par chacun des responsables de départements ministériels, on note une extrême prudence quant à la mobilisation de recettes disponibles.
«Seuls les chantiers déjà lancés seront éligibles au financement, ceux qui ne le sont pas étant contraints d’attendre autant que nécessaire d’hypothétiques jours meilleurs» semble être la devise d’un gouvernement contraint d’abandonner son habit de cigale au profit de celui de la fourmi. Dépenser parcimonieusement et au gré de l’argent disponible est désormais de rigueur. Il s’agit de passer d’une gestion laxiste et exagérément prodigue des années fastes à une gestion sous contrainte, dont l’objectif est d’éviter le pire à un pays qui risque de s’appauvrir considérablement faute de recettes pétrolières.
Le niveau des recettes budgétaires ayant toujours été tributaire des produits de la fiscalité malheureusement en déclin, il faudra désormais faire avec ce qui est disponible en évitant, autant que possible, de susciter des remous au sein d’un système politique et d’une société habitués à vivre au dessus de leurs moyens. Il ne pourrait y avoir, durant tout ce cycle de baisse des recettes fiscales, d’autre voie que celle de l’austérité, à moins d’une fuite en avant vers l’épuisement des réserves de change et l’accroissement démesuré de l’endettement extérieur.
L’austérité devrait toutefois épargner l’investissement productif et la formation qualifiante que l’Etat serait bien avisé de soutenir, en usant notamment des ressources budgétaires encore disponibles et, chaque fois que possible, de avoirs privés. Ce sont surtout le train de vie de l’Etat, les surcoûts des chantiers, les transferts sociaux de complaisance, les détournements de fonds et les surfacturations liées aux importations que les pouvoirs publics devront s’atteler à éradiquer.
A défaut, le déficit budgétaire déjà très important aujourd’hui (environ 50 milliards de dollars) sera si grand qu’il ne permettra plus à l’Etat de payer régulièrement sa pléthore de fonctionnaires et, encore moins, investir dans la réalisation de nouvelles infrastructures. Faute de plans de charge pour les entreprises et de revenus salariaux, la croissance économique serait alors ramenée à la portion congrue avec tout le cortège de chômeurs additionnels, de fermetures de chantiers et d’unités de production et, bien entendu, les graves dérapages politiques et sociaux qui en seraient induits.
C’est une situation que l’Algérie a déjà vécue à la fin des années 1980 à la suite d’un effondrement des cours pétroliers qui l’avait surprise au moment où elle était déjà considérablement affaiblie par un surendettement extérieur. Ce n’est heureusement pas le cas aujourd’hui pour le pays, qui ne souffre pas d’endettement et qui, de surcroît, dispose encore d’un confortable matelas de devises lui permettant de tenir au minimum cinq années en conservant le train de vie actuel.
Il ne reste à l’Etat qu’à tirer intelligemment profit de la manne financière encore disponible (147 milliards de dollars de réserves de change, les 30 milliards du Fonds de régulation des recettes, mais aussi et surtout, l’argent des opérateurs privés) pour amorcer le virage de l’après-pétrole en soutenant le plus vigoureusement possible la relance des secteurs pourvoyeurs de richesses et d’emplois que sont l’industrie, l’agriculture, le tourisme et la formation qualifiante. 

Nordine Grim

jim63
16/09/2015, 22h59
salam

Et oui on est pas sorti de l auberge !
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zadhand
21/09/2015, 20h37
A LA UNE/ECONOMIE_ Repères économiques
21 Septembre 2015



Economie algérienne La course contre la montre

Nous sommes à une phase décisive de l’évolution de notre économie. Face aux incertitudes sur le volume et la durée restante de la rente – y compris une éventuelle exploitation du gaz de schiste—, le rythme de construction d’une nouvelle économie diversifiée est-il en adéquation avec la disponibilité des ressources ? Il ne reste pas grand-chose comme revenus et les exigences de la construction d’une économie émergente exigent d’énormes moyens. Serons-nous en mesure de bâtir une économie forte et diversifiée avant la déplétion des ressources ? Toute la problématique réside dans les scénarios construits autour de ces questionnements. La population est en droit de s’interroger. Que nous réserve l’avenir ? A quelle période connaîtrons-nous les pires conséquences de l’effondrement du prix de l’énergie ?
Nous ne sommes pas la seule économie à subir cette situation. Le Venezuela se trouve dans une position encore plus critique ; il va aller à l’endettement bien avant nous. Mais il faut surtout analyser les pays qui ont réussi à construire une économie diversifiée avant l’épuisement des recettes provenant des hydrocarbures. L’Indonésie et la Malaisie étaient dans une situation identique. Mais ces pays ont réussi à opérer un virage important dans leur politique économique, juste avant
la réduction drastique de leurs exportations pétrolières.
Cependant, leurs approches ont été très différentes des nôtres. Ils ont financé ce que l’on appelle les «facteurs-clés de succès» (FCE). Nos plus hautes autorités sont en train de consulter nos meilleurs experts, à travers le CNES. Il est temps de faire un changement profond au sein de nos politiques économiques. Nous ne pouvons pas faire une autre erreur et nous en sortir. Par le passé, nous avions toujours une autre décennie pour corriger les errements du passé. Mais nous faisons face à notre dernière chance.
La Question de la Durée
En fait, combien de temps nous reste-t-il pour épuiser nos ressources disponibles et recourir à l’endettement international ? Bien sûr que cela dépend de l’évolution de beaucoup de paramètres économiques et géopolitiques. Mais une saine planification stratégique consiste à travailler sur le scénario le plus pessimiste.
Certains de nos spécialistes en énergie s’attendent à une remontée des prix entre 60 et 80 dollars dans trois ans. Peut-être ! Mais en matière d’énergie, nul ne le sait. Un cabinet d’études britannique a interrogé une trentaine de personnes et d’institutions qui avaient fait les meilleures prévisions sur les prix pétroliers par le passé. Leurs anticipations variaient de 30 à 140 dollars pour les dix prochaines années. Preuve que l’incertitude est totale ! Lors d’une conférence que j’ai donnée pour le Forum des chefs d’entreprises (FCE), il y a trois ans, je préconisais de travailler sérieusement sur un scénario de réduction drastique des prix pétroliers.
Un des plus grands experts de la question pétrolière contesta, disant qu’il était impossible que les prix pétroliers chutent sur les dix prochaines années. Puisque personne ne sait, travaillons sur le scénario le plus pessimiste. En juin 2015, nos réserves frôlaient les 160 milliards de dollars suite à une chute de plus de 34 milliards de dollars. Si on faisait une comptabilité plutôt pessimiste, on tablerait sur 30 milliards de dollars de recettes par an. Les importations de biens et de services peuvent se situer à 60 milliards. Il faut bien laisser au moins 20 milliards en réserves. Si la situation ne change pas, fin 2018, on commencera à penser aux problématiques financements extérieurs.
Bien sûr que beaucoup de décisions peuvent être prises pour allonger la période ou faire mieux : changer radicalement d’approche, prendre la trajectoire de l’émergence et déconnecter progressivement l’économie de la dépendance des hydrocarbures. On peut réduire les importations d’une manière significative et allonger les délais. On analyse la nomenclature des postes importants pour y consentir des investissements de substitution. On rénove nos politiques d’exportation. Pour cela, il faut libérer réellement les initiatives, celles des entreprises publiques et privées, surtout celles qui réussissent.
Trois ans et après ?
Le citoyen dira mais on a trois ans devant nous et après, les solutions peuvent surgir de toutes parts. Trois ans dans la vie d’une nation ne sont qu’un clin d’œil. Les moins jeunes se rappellent l’indépendance, 53 ans auparavant, comme si c’était hier. Il nous faut prendre conscience de nos problèmes fondamentaux pour les éradiquer. Il n’y a pas mieux qu’un diagnostic profond et indépendant. Toutes les recherches internationales indépendantes que j’ai lues sur notre pays arrivent à la même conclusion.
En jargon économique, on dit : «Le pays souffre d’une productivité globale des facteurs très faible et déclinante». En termes plus simples, nos entreprises et nos institutions sont si mal gérées qu’elles ne savent pas transformer les ressources en richesses durables. Autrement dit, elles vont dilapider la plupart des moyens qu’on leur donne. C’est pour cela qu’en 2003, j’ai déclaré à maintes reprises que l’argent injecté par les «futurs plans de relance» nous donnerait 20 à 30% des infrastructures financées, le reste ira en restes à réaliser, corruption, malfaçons, etc. On se rend bien compte, maintenant, que c’est ce qui s’est passé.
Alors allons-nous gagner la course contre la montre, comme la Malaisie et l’Indonésie, ou allons-nous échouer une fois de plus ? Toutes les recherches internationales, parfois à coups d’équations économétriques, parfois par de simples ratios comparatifs, aboutissent aux mêmes conclusions. Quand le gouvernement injecte 3 à 4 dollars dans notre économie, cette dernière nous en produit moins
d’un dollar (33% du PIB injectés pour avoir moins de 4% de croissance).
En Chine, avec un dollar injecté par l’Etat, l’économie fabrique 3 dollars de biens et de services. C’est là le défi de notre pays. Comment faire pour que notre appareil économique se transforme en un ensemble qui crée de la richesse au lieu d’en dilapider ? Il ne faut pas continuer à donner de l’argent aux institutions, mais les réparer d’abord. Lorsqu’on a un moteur de véhicule défectueux, on le répare d’abord ; on ne le remplit pas uniquement d’huile et d’essence. Toute la problématique de la course contre la montre est là. Allons-nous continuer à mettre de l’huile et de l’essence
dans un moteur défectueux ou le réparer d’abord ?



Abdelhak Lamiri

zadhand
29/09/2015, 06h02
A la une/actualite_Le crédit à la consommation
28 Septembre 2015|



Qu’est-ce qui en retarde le lancement ?

Dans la mesure où la nouvelle Centrale des risques des entreprises et ménages est opérationnelle et que les banques primaires sont censées être prêtes, qu’est-ce qui pourrait retarder encore le lancement concret de l’octroi de crédits à la consommation ? Est-ce l’incertitude sur la nature des biens et services concernés ? Les marques de véhicules sont-elles toutes éligibles à ce type de financement ?


Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir)


Suspendu par une disposition de la loi de finances complémentaire de 2009,
l’octroi du crédit à la consommation aux ménages a été relancé
lors de la réunion tripartite (gouvernement-UGTA-patronat) de février 2014.
Une suspension motivée alors par le souci de juguler l’envolée des importations
et la sortie de devises et par l’objectif de soutenir la production domestique.
Relancé officiellement par une disposition de la loi de finances 2015 dans le but justement de promouvoir la consommation de la production nationale, ce type de financement bancaire
a été entériné par un décret exécutif pris au mois de mai de cette année.
Ce texte définit le crédit à la consommation en tant que «toute vente de bien dont le paiement est échelonné, différé, ou fractionné». Il précise en fait les conditions et les modalités d’octroi du crédit pour les biens fabriqués localement. Ainsi, ce type de crédits peut être accordé aux particuliers, pour une durée supérieure à trois mois et n’excédant pas soixante mois. Soulignons toutefois que l'octroi du crédit à la consommation
est réservé exclusivement aux nationaux résidents.
Ce crédit permet l’acquisition de produits d’entreprises qui exercent une activité de production ou de service sur le territoire national, produisent ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers,
sont en règle avec l’administration fiscale
et les organismes de Sécurité sociale, sont bancarisées et vendent avec factures.
En outre, l'offre du crédit doit comporter des informations sincères et loyales précisant notamment les éléments de l'offre, les modalités de son octroi ainsi que les droits et obligations des parties au contrat de crédit.
Le montant mensuel global de remboursement du crédit contracté, par l'emprunteur, ne peut en aucun cas, dépasser 30% des revenus mensuels nets régulièrement perçus. Ceci, dans le but d’éviter le surendettement du client. Un risque que la mise en place au niveau de la Banque d’Algérie d’une nouvelle Centrale des risques des entreprises et ménages (Crem) est censée permettre de juguler. Or, cette Centrale, une base de données qui collecte et restitue toutes les données relatives aux crédits bancaires octroyés et à la situation financière des demandeurs dont les défauts de paiement, est opérationnelle sur le plan technique.
Entrée en production dès le 15 septembre 2015, après une année de réalisation et de tests techniques, la Centrale est accessible en ligne par les banques et les établissements financiers
de la place ainsi que les succursales de la Banque d’Algérie.
Dès la fin septembre, en fait le début d’octobre, ces banques pourront déclarer ces données à la Centrale
des risques qui commencera à les centraliser et à les restituer tout au long du mois.
Ainsi, la Banque d’Algérie a été au rendez-vous en mettant en place la Crem. Ce faisant, les banques primaires sont également prêtes à octroyer ce type de financement.
Ce qui relève au demeurant de leurs prérogatives et non de la Banque centrale.
En effet, ces banques ont été informées officiellement, via une correspondance de la Direction générale du crédit et de la réglementation bancaire, de la réception opérationnelle de la Centrale. Comme les banques ont dû mettre en place au niveau de leur réseau d’agences les conditions adéquates
en termes d’ingénierie et d’information en interne.
A charge cependant que les agents de banques soient au fait des produits et services éligibles au crédit à la consommation. Ce qui n’est pas évident et pourrait peut-être retarder la relance effective du crédit. Certes, le décret exécutif indique que les biens éligibles sont ceux fabriqués par des entreprises de production
ou de service exerçant sur le territoire national,
par des sociétés de production ou d’assemblage de biens destinés à la vente aux particuliers.
Toutefois, l’identité des entreprises concernées n’est pas encore connue.
Jusqu’à nouvel ordre, aucun texte réglementaire, aucun document officiel n’a été rendu public et identifiant clairement les entreprises éligibles, les produits concernés. De même, le taux d’intégration des produits concernés – déterminant le volume de composants importés dans le volume global — reste flou, même si le décret exécutif cité plus haut indique que «les biens éligibles peuvent répondre à un taux d'intégration fixé, en tant que de besoin, par arrêté ministériel». Or, les biens éligibles doivent-ils répondre à un taux d’intégration précis, de l’ordre de 5% ou de 10% ? De 30% ou 45% ? Ou plus ? Ce taux sera-t-il fixé comment et par qui ? C’est encore l’incertitude. En effet, le grand public ignore si une quelconque commission ministérielle, interministérielle ou multisectorielle a été mise en place en ce sens, s’est réunie et aurait établi la liste des biens ou fixé un taux précis.
Ce qui ouvre la voie tant à l’arbitraire qu’à l’incertitude et permet à tout opérateur économique, même exerçant une simple activité de production ou de montage,
de prétendre être éligible en arguant de la disposition réglementaire suscitée.
Sachant que le dispositif du crédit à la consommation avant sa suspension en 2009 concernait essentiellement les véhicules et à un degré moindre l’électroménager et l’ameublement, en sera-t-il également le cas dans quelques jours ? Suffira-t-il qu’un produit, notamment un véhicule automobile soit assemblé localement, même avec un taux d’intégration quasi nul, pour qu’il bénéficie automatiquement du label production algérienne et soit éligible de facto ? Les marques de véhicules sont-elles toutes éligibles au dispositif ? Tel produit électroménager ou d’ameublement serait-il davantage éligible qu’un autre, parce fabriqué sur la base d’un tel ou tel taux d’intégration ? Un questionnement qui se pose dans la mesure
où la nature des biens concernés reste encore méconnue
et que le discours des pouvoirs publics est quelque peu flou à ce propos.
Notons que le ministre de l’Industrie et des Mines avait considéré, la veille de l’entrée en production de la Crem, que «quand la Banque d’Algérie aura fait son travail, les entreprises auront à étudier» les modalités de ce dispositif. Ce qui n’a pas été donc encore enclenché. Dans la mesure où justement la Banque centrale est au rendez-vous et que les banques primaires sont prêtes, qu’est-ce qui pourrait constituer une contrainte, un facteur de retard dans le lancement effectif du crédit ? A moins de l’indisponibilité des liquidités bancaires, une éventualité pourtant relativement nulle, et nonobstant les questions de rentabilité,
aucune raison ne justifierait donc un quelconque retard. Mais serait-ce le cas ?

C. B.

zadhand
25/10/2015, 23h44
A LA UNE/ACTUALITÉ_ COOPÉRATION ALGÉRO-FRANÇAISE
25 Octobre 2015


3e session du Comité mixte économique

La troisième session du Comité mixte économique algéro-français se tient cette fois-ci à Paris le 26 octobre, soit demain. La délégation algérienne sera coordonnée par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son collègue de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb. Du côté français, c’est le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et Emmanuel Macron, patron de l’économie, qui conduiront les travaux. Hamid Grine n’est apparemment pas du voyage, mais Bouchouareb le sera.
Il est à parier que l’enjeu pour la France ce sont les contrats juteux en cours et en perspective malgré la fin chez nous de l’embellie financière. La bataille est menée par la France qui ne désespère pas pour reprendre à la Chine la première place de fournisseur de notre pays. Toute cette donne fera que la délégation algérienne sera reçue avec les honneurs dus à un pays aussi généreux et qui sait passer l’éponge sur l’essentiel.
Si l’on confirme aujourd’hui la tenue de cette rencontre, d’un côté comme de l’autre, l’on fait comme si rien de nouveau n’est venu assombrir le ciel algéro-français et comme si l’épisode de la fouille à Orly et du tollé provoqué dans l’opinion algérienne n’avait jamais existé. Il est vrai qu’à propos de la dernière victime des fouilles policières d’Orly, en l’occurrence Hamid Grine (après les deux précédents ministres, Bouchouareb et Tebboune ayant fait l’objet du même traitement), une source du MAE algérien aurait déclaré à un confrère : «Pour nous, tout est rentré dans l’ordre.» Tout porte à le croire. Il aura suffi que Bernard Cazeneuve exprime par lettre à Grine, non pas des excuses mais de profonds regrets, pour clore l’épisode.
Pour s’en convaincre, il suffit de savoir que le bal des délégations arrivant sur Alger ou celles algériennes se rendant en France n’a pas connu de répit. Aujourd’hui même, Najat Vallaud-Belkacem, ministre française de l’Education, est dans nos murs. Aujourd’hui également, le sénateur français Gérard Collomb va entamer une tournée dans le pays. En sens inverse et hormis les voyages de notre MAE, l’on n’apprend les voyages à Paris des autres ministres, que très accidentellement, lorsque, par exemple, un pépin se produit au vu de témoins.
Demain donc la troisième session du Comité mixte économique algéro-français (Comefa), organisme créé en 2013, s’ouvrira dans la capitale française par une séance plénière qui regroupera les entreprises des deux pays engagés dans «un partenariat», dixit la partie française. Le fait saillant de la journée de demain sera naturellement la signature d’accords. Ces derniers sont au nombre de huit et concerneront les secteurs des transports, de l’agriculture, de la propriété intellectuelle et la mobilité des jeunes diplômés.
L’après-midi sera consacrée à des «ateliers sectoriels sur le numérique, la sous-traitance et l’agroalimentaire». Dans la foulée, nous apprenons que le lendemain, soit le 27 octobre, des tables rondes auront lieu au Sénat et porteront sur la «mobilisation des collectivités locales au service de la coopération industrielle».
Si l’on apprend aussi que «les Français vont mettre la pression sur le dossier Aigle Azur pour libérer les 28 millions bloqués par la Banque d’Algérie» à l’encontre du transporteur français, du côté algérien, non seulement aucune information n’est fournie sur cette rencontre (à l’heure où nous mettons sous presse) et même si nous l’étions pourrions-nous penser un instant qu’avec la France aujourd’hui, nos gouvernants actuels peuvent exiger quoi que ce soit ?

Khedidja Baba-Ahmed

zadhand
05/11/2015, 22h07
A la une/actualite_Le crédit à la consommation
05 Novembre 2015|15h08


Le retour du crédit à la consommation reporté à 2016



Après les retards liés à la mise en place de la centrale des risques
de la Banque d’Algérie, le retour du crédit à la consommation
doit attendre maintenant la finalisation de la liste des produits concernés.


19603


« Le système est concrétisé au niveau des banques. Il reste à finaliser la liste des produits concernés par ce crédit », a déclaré le ministre du Commerce Bakhti Belaib, hier mercredi à Alger. Cette liste qui comprendra « les produits fabriqués en Algérie et ceux ayant un taux élevé de valeur ajoutée localement » sera annoncée « dans un mois ou deux », a précisé le ministre qui s’exprimait en marge
de la cérémonie de lancement du label d’origine
Algérie garantie « Bassema Djazaïria»,
organisée par le FCE, hier dans la soirée à l’hôtel El Aurassi.
Le crédit à la consommation a été suspendu
dans le cadre de la LFC 2009.
La centrale des risques des entreprises et ménages est opérationnelle
depuis septembre dernier, selon la BA.


Farouk Djouadi

ironman
10/11/2015, 21h07
Le Dinar algérien ne se remet plus en santé devant les devises mondiales et continue sa chute libre menaçant ainsi l’économie algérienne, qui ne peut tenir d’autres coups avec un prix du baril de l’or noir sous les 50 dollars dont le FMI prédit son maintien à ce niveau pour de longues années. En effet, le dinar perd de valeur encore devant le dollar et se met à un nouveau niveau bas historique. Le dollar américain marque un pic face à la monnaie algérienne, à 107,73 dinars, dans les cotations officielles, alors que l’Euro perd de quelques dinars, avec 116 dinars pour 1 euro.

jim63
11/11/2015, 11h10
Salam
c est une chance pour les algérien. il faut travailler et produire sur le sol national, ainsi diminuer fortement toutes les importations.
Ce qui doit être consommé en Algérie doit être produit en Algérie 'llait ,viande meuble.auto
l Algérie est un eldorado ! tout est a faire

ps: il faut savoir que le prix de revient du baril en Algérie est de 15 $ est 5 $ en Arabie saoudite.
le prix actuel de 50 $ est voulue par les usa.

zadhand
13/11/2015, 18h48
A LA UNE ACTUALITÉ_Loi de finances 2016
13 Novembre 2015


Ce que prévoit le nouveau projet de loi de finances 2016

Après le premier avant-projet de la loi de finances 2016, la commission financière à l’APN travaille sur une nouvelle mouture du projet de loi de finances, 2016 dans lequel plusieurs changements importants
ont été apportés par rapport à la première version publiée dans la presse en septembre.
La commission des finances à l’APN travaille ces jours-ci sur le projet de loi de finances 2016, adopté en Conseil des ministres en octobre dernier. Une mouture différente de celle publiée dans la presse quelques semaines avant. Dans ce document dont El Watan Week-end a obtenu une copie,
plusieurs changements ont été introduits en comparaison avec la première version.
L’article 54 qui permettait «aux investisseurs étrangers de sortir, via la Bourse, lors de la cession de leur participation dans les entreprises algériennes, sans la présentation d’une attestation de renonciation à l’exercice du droit de préemption», ne paraît plus dans le nouveau projet de loi. Un assouplissement dans l’exercice du droit de péremption que le gouvernement avait promis
à l’issue de son Conseil des ministres tenu le 6 octobre 2015.
Mais les raisons pour lesquelles cet article a été retiré restent inconnues, surtout après la polémique suscitée par les 19 signataires de la lettre adressée au président de la République. Mais, selon certaines sources, le droit de préemption serait réintroduit dans le prochain code des investissements. Il est pourtant admis que «si un article apparaît dans un texte de loi, sa modification ou son abrogation doit se faire dans un texte parallèle ou supérieur», nous confie un membre de la commission des finances.
Autrement dit, la modification ou l’abrogation du droit de préemption «devrait intervenir par le biais d’une autre loi de finances», ajoute la même source, sachant qu’il a été introduit dans la loi de finances complémentaire de 2009. Lors de ces séances de travail qui ont réuni plusieurs ministres avec les membres de la commission, «nous n’avons pas encore tranché sur plusieurs articles sensibles, une dizaine restent en instance», nous informe un député membre de la commission.
Lors des deux séances qui restent à tenir par cette commission avant les plénières programmées pour les 22, 23 et 24 du mois en cours, les députés doivent trancher sur les articles. Les taxes sur les prix des carburants ont encore été revues à la baisse, car selon le même document la répercussion de ces dernières sur les prix à la pompe serait une augmentation de 5da/l pour l’essence super, 5da/l pour l’essence normal, 5da/l pour l’essence sans plomb et 2da/l pour le gazoil.
Et afin d’équilibrer les prix de ces produits, l’article 58 prévoit «d’exonérer des droits de douane l’essence et le gasoil réimportés dans le cadre des opérations de traitement du pétrole brut algérien à l’étranger, sous le régime économique douanier de l’exportation temporaire pour perfectionnement passif», car «au lieu de payer la valeur de l’essence et du gasoil sur le marché international et dans le cadre d’une opération d’importation ordinaire, Sonatrach ne payera à l’opérateur étranger que le coût de process», ce qui engendrera des économies pour Sonatrach d’environ 1,5 million de dollars pour 1 million de barils traités et une réduction des transferts de devises vers l’étranger.

- 49/51

Le mode de réalisation des investissements étrangers a aussi été revu. Avant, une société étrangère qui exerce dans le domaine de l’importation pouvait avoir jusqu’à 70% des parts de la société, et les 30% qui restent pour l’associé algérien. Si ce projet de loi est validé tel quel et sans modifications, la règle du 49/51 sera élargie pour ce type de sociétés. «L’exercice des activités de production de biens, de services et d’importation par les étrangers est subordonné à la constitution d’une société dont le capital est détenu
au moins à 51% par l’actionnariat national résident».
La chute des prix du pétrole a imposé certaines règles auxquelles le gouvernement s’était opposé auparavant, car dans le cadre du soutien de l’investissement, depuis 2009 il était obligatoire de se financer par des ressources locales en vue d’optimiser l’usage des ressources existantes et éviter d’alimenter les niveaux de pression d’endettement extérieur, mais dans l’article 59 on retrouve une confirmation de la déclaration du Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avait annoncé lors d’une réunion interministérielle que «si le gouvernement juge nécessaire de recourir au financement étranger, toutes les portes seront ouvertes devant nous.».

Bridage

Dans cet article, «le recours aux financements extérieurs indispensables à la réalisation des investissements stratégiques par des entreprises de droit algérien sont autorisées au cas par cas par le gouvernement et les modalités d’application de la présente disposition sont précisées, en tant que besoin, par voie réglementaire». Dans le domaine de la recherche et du développement, les entreprises «ont la possibilité de déduire du revenu ou du bénéfice imposable, jusqu’à concurrence de 10% du montant de ce revenu ou bénéfice, dans la limite d’un plafond de 100 millions de dinars, les dépenses engagées dans le cadre de la recherche et développement au sein de l’entreprise.
Cette déduction est conditionnée par l’obligation de réinvestissement des montants déduits dans le cadre de la recherche», prévoit le texte, mais pour Lies Kerrar, «cela dénote un bridage délibéré de toute ambition d’entrepreneuriat et innovation. Il y a des mesures fiscales pour la recherche et le développement, comme la déductibilité du crédit d’impôts souvent remboursable non plafonné allant jusqu’à 200% de la dépense dans plus de la moitié des pays du monde», explique-t-il. «Pour équilibrer le budget avec cette loi de finances, il faudra un baril à 108 dollars !» conclut Lies Kerrar.


Bouzid Ichalalene

zadhand
16/11/2015, 21h33
A LA UNE/ACTUALITÉ_Economie
le 16.11.15 | 10h00


L’éthique pour résister à la corruption au sein de l’administration

Comment les collectivités locales doivent-elles s’y prendre face à des appels à la rigueur et à la discipline budgétaire qui fusent de partout, et par quel moyen peuvent-elles adapter leur train de vie à des capacités sérieusement réduites et mettre un terme à des habitudes de consommation prises pendant la défunte embellie financière ? «Pour contrer les effets de ce nouveau choc pétrolier, le ministère de l’Intérieur a institué, à travers la LFC 2015,
un mécanisme de solidarité financière locale entre les communes de la même willaya.
Les communes financièrement à l’aise doivent aider celles qui le sont moins. Aussi, deux instructions ont été données en septembre dernier : elles concernent la rationalisation des dépenses locales et l’optimisation des ressources propres. Aussi, de nouvelles modalités d’élaboration des budgets des communes et des wilayas ont été mises au point», nous a répondu M. Ferari. Autant dire que le boulevard est, peut-être, en passe de se fermer aux pratiques douteuses
ayant longtemps entaché la gestion des affaires locales,
et ce, sous l’œil protecteur des assemblées et de l’administration centrale.
C’est du moins ce que laisse déduire le professeur et maître de recherche Messaoud Mentri, de la faculté de droit (Université Badji Mokhtar Annanba) : «Les administration et assemblées locales vont devoir faire face à une période qui s’ouvre bien plus contraignante, et ce, du fait de la raréfaction des fonds publics. L’utilisation souvent irrationnelle des deniers publics, l’absence de transparence dans la gestion des finances publiques, la multiplication des actes de corruption et de détournement de deniers publics doivent être soulignés et ne peuvent plus être tolérées dans une phase
de crise financière provoquée par la chute des cours du pétrole.»
Concilier liberté d’action et précautions, comment y parvenir ? «Le recours indispensable à l’éthique en tant que nouvel outil de gestion en mesure d’instituer une saine gouvernance de nos collectivités locales», recommande vivement le juriste Kamel Rahmaoui. Car, explique-t-il, «bien qu’un impressionnant dispositif légal et réglementaire ait été mis en place pour encadrer la gestion des collectivités locales, la corruption, la fraude, le gaspillage des fonds publics, les conflits d’intérêts, le népotisme, la collusion, les rumeurs sur les comportements des fonctionnaires publics, les pots-de-vin et même le blocage du fonctionnement des assemblées élues ne cessent
de miner la confiance des citoyens envers leurs élus locaux et les agents publics.»
La norme juridique n’étant donc, à ses yeux, pas en mesure de remédier à cette situation «fort préoccupante et qui handicape sérieusement le développement économique local voire du pays et menace même sa stabilité», s’inquiète-t-il. «La nouvelle loi sur la commune lui reconnaît le droit de contracter des prêts auprès des banques pour concrétiser des projets structurants et rentables. Les compétences adéquates et capables de mener ces projets, du début à la fin, en existe-il réellement, surtout lorsqu’on sait que les obédiences politiques pèsent beaucoup. L’élu local s’attache à défendre la ligne de son parti, et ce, quels que soient les résultats
des choix politiques de la formation dont il est issu ?», se soucie le Dr Rahmaoui.

Naima Benouaret

soltan009
21/11/2015, 09h00
L'Autorité des marchés financiers a indiqué que BlackRock, agissant pour le compte de clients et de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 12 novembre 2015, les seuils de 5% du capital et droits de vote de la société

zadhand
23/11/2015, 20h36
A la une Actualité_Prévision de baisse des recettes pétrolières à 26,4 milliards de dollars en 2016
le 23.11.15 | 10h00


Tous les voyants virent au rouge

Egal à lui-même, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a une nouvelle fois plaidé,
hier, pour une optimisation des ressources et une gestion empreinte de vigilance des dépenses budgétaires.
Le ministre a reconnu, hier, lors de la présentation du projet de loi de finances 2016, l’existence de risques
à moyen et long termes sur les équilibres budgétaires. L’inquiétude est d’ailleurs motivée par
les prévisions d’indicateurs macroéconomiques qui devraient se dégrader en globalité durant l’année 2016.
C’est ainsi qu’en évoquant le cadrage macroéconomique de la LF 2016, le ministre des Finances parle
de la baisse des revenus issus de l’exportation d’hydrocarbures. Ces derniers devraient ainsi
s’établir à 26,4 milliards de dollars en 2016, contre une prévision de clôture de 33,8 milliards de dollars en 2015.
Cela ne sera sans doute pas sans impact sur le niveau des réserves.
A ce propos, le premier argentier du pays évoque le niveau des réserves de change qui risquent de passer
de 151 milliards de dollars en 2015 à 121 milliards à fin 2016. Un niveau qui représente 23 mois d’importations.
Des chiffres inquiétants certes, mais qui ne semblent pas entamer pour autant l’optimisme du ministre des Finances,
qui estime que ce niveau peut sembler minime au regard de ce qu’on s’est habitués à avoir,
mais qui est plus important que ce dont disposent de nombreux pays.
«Encore faut-il préserver ces réserves et ne pas alimenter les importations», a encore indiqué M. Benkhalfa.
Des arguments qui justifient d’ailleurs toute la démarche gouvernementale en termes de contrôle
des flux commerciaux et qui a pour finalité, selon les propos du ministre, de favoriser la production nationale
face aux produits et services étrangers. Il est également certain que la situation actuelle du marché aura
un impact sur le budget de l’Etat, qui sera marqué par un creusement du déficit.
Selon les chiffres présentés par le premier argentier du pays, le gouvernement table sur un déficit budgétaire de 12%.

Le FRR perdra la moitié de ses fonds en 2016

Si le ministre des Finances explique que le prix de référence du pétrole a été maintenu à 37 dollars pour
une prévision moyenne des cours à 45 dollars en 2016, il ne s’attarde pas sur l’impact de la situation actuelle
sur les dotations du Fonds de régulation des recettes (FRR)qui, rappelons-le,
participe en grande partie à éponger le déficit budgétaire.
Il n’en demeure pas moins que la commission des finances et du budget de l’APN a précisé que
l’épargne cumulée au sein du FRR devrait passer de 3081,9 milliards de dinars à fin 2015 à 1797,4 milliards de dinars
en 2016, perdant ainsi près de la moitié de ses dotations. Le ministre des Finances souligne la politique
de rationalisation budgétaire entreprise par le gouvernement pour faire face à la situation.
Insistant sur le fait que «la politique actuelle relève de l’orthodoxie financière
et non pas de la restriction budgétaire», M. Benkhalfa a expliqué que la finalité est l’optimisation
des ressources et la rationalisation budgétaire sans pour autant gripper le moteur de l’économie.
Il insiste ainsi sur le maintien de la commande publique dont dépend l’activité de dizaines d’entreprises algériennes
et l’emploi de milliers de travailleurs. Il explique aussi que la réduction des dépenses «sera sélective»,
la priorité étant donnée aux activités stratégiques et aux secteurs à portée sociale
comme l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé et l’habitat.
Enfin, le ministre ponctue sur le maintien des subventions, qu’elles soient directes ou indirectes,
et des transferts sociaux. Selon le rapport de la commission des finances, le montant
des transferts sociaux budgétisés a atteint 1840,5 milliards de dinars dans le cadre du PLF 2016,
en hausse de 7,5% par rapport à la LFC 2015. De même qu’il estime le montant
des subventions indirectes à 2560 milliards de dinars, dont plus la moitié
au profit de l’énergie et à Sonelgaz. Globalement, les subventions budgétisées
et implicites représentent 26,4% du PIB.

Hausse de 6 DA des prix des carburants

Il n’est plus un secret pour personne que l’année 2016 sera marquée par une hausse
des prix des produits énergétiques et des carburants en particulier. Il est vrai
que le projet de loi de finances 2016 a prévu l’application d’un taux de TVA de 17%
sur la consommation de gaz dépassant les 10 000 thermies pas an
ainsi que sur celle d’électricité dépassant les 1000 KWh/an.
Des taxes qui n’affecteront en rien le pouvoir d’achat des ménages aux revenus les plus faibles,
selon le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, qui estime que 2 millions
de ménages ne seront pas touchés par la mesure en question.
Cependant, les prix des carburants seront affectés par les nouvelles dispositions,
au-delà de l’instauration du taux de TVA de 17% sur le gasoil, une nouvelle taxe
sur les produits pétroliers sera appliquée aussi bien sur l’essence que le gasoil.
Et si certains attendaient des députés de faire barrage à ces augmentations,
il n’en est rien ; bien au contraire, ils ont enfoncé le clou.
C’est ainsi qu’à la faveur des amendements apportés par la commission des finances,
l’essence normale sera plus chère de 5 DA le litre et de 6 DA pour le super et le sans plomb.
A contrario, les députés ont voté pour une baisse de TPP applicable au gasoil
qui a été revue à seulement un dinar au lieu de deux.
Notons que ces hausses ne seront pas les dernières, le ministre des Finances ayant évoqué,
hier lors de son exposé à la séance plénière de l’APN, une hausse graduelle des prix de l’énergie. M. R.

Roumadi Melissa

soltan009
24/11/2015, 10h01
Les producteurs de concerts redoutent l'onde de choc possible sur l'économie
Attentats: Les producteurs de concerts redoutent l'onde de choc possible sur l'économie du spectacle.

http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/concert.jpg

L'attentat au Bataclan n'a pas vidé les salles de spectacles parisiennes mais les producteurs de concerts redoutent l'onde de choc possible sur l'économie du secteur alors que les ventes de billets ont connu un sévère coup d'arrêt dans la capitale.

Les ventes de billets de concerts de musique actuelle et variétés à Paris ont accusé depuis les attentats une chute de l'ordre de 80% par rapport aux chiffres habituellement constatés à cette période de l'année, cruciale pour l'économie du spectacle, selon une première tendance communiquée vendredi à l'AFP par le Prodiss, syndicat des producteurs, diffuseurs et salles de spectacles.

Même si cette estimation ne porte que sur quelques jours, elle rend "les producteurs super-inquiets pour la suite", indique cette organisation regroupant quelque 340 entrepreneurs de spectacles.

"Il y a une baisse" des achats de billets, confirme un producteur de concerts rock. "Mais cette baisse concerne tout le pays, le luxe, le tourisme, on n'est pas les seuls", rappelle-t-il, en estimant que cette "baisse n'est que passagère".

Après avoir annulé ou reporté plusieurs concerts dans la foulée de l'attaque du Bataclan qui a fait plus de 80 morts en plein concert, les grandes salles parisiennes ont rouvert leurs portes mardi.

Plusieurs concerts ont fait le plein, comme Simply Red au Zénith ou la comédie musicale "Résiste" au Palais des sports.

Dans le cinéma, plus de 2,2 millions de spectateurs sont allés voir "007 Spectre", qui réussit le meilleur score pour un James Bond en France en dépit de la fermeture de la plupart des cinémas parisiens samedi.

Dans le théâtre privé, la fréquentation a chuté de 35 à 40% dans les premiers jours.

Même des pièces à succès comme "Le Mensonge" avec Pierre Arditi au théâtre Edouard VII et "Fleur de Cactus" avec Catherine Frot au Théâtre Antoine ont vu la salle de vider de plus du tiers.

soltan009
24/11/2015, 15h08
Grande-Bretagne: Le gouvernement investit dans la BBC
Grande-Bretagne: Le gouvernement investit dans la BBC pour accroître son influence.

Le gouvernement britannique a annoncé lundi qu'il allait investir 289 millions de livres (412 millions d'euros) dans les années à venir dans le service international de la BBC pour promouvoir les valeurs démocratiques et ainsi contribuer à améliorer sa sécurité.

Ces investissements au BBC World Service s'élèveront à 34 millions de livres pour l'exercice 2016-2017 (d'avril à avril) puis à 85 millions par an jusqu'en 2020 pour développer services numériques, radio et télévision.

Ils doivent contribuer à développer les services de BBC World en Corée du Nord, en Russie, au Proche-Orient et en Afrique.

"Les millions annoncés aujourd'hui aideront la BBC à honorer son engagement de défendre la démocratie à travers des informations précises, impartiales et indépendantes", s'est félicité le directeur général de la BBC Tony Hall, par ailleurs confronté à une cure d'austérité pour ses services au Royaume-Uni.

Pour le gouvernement, qui a annoncé lundi une série de mesures pour renforcer ses moyens militaires et répondre à la menace posée par le groupe Etat islamique, ces fonds doivent servir à promouvoir ses "valeurs et intérêts au niveau mondial", en parallèle de ses services diplomatiques et de ses engagements financiers en faveur du développement.

Le BBC World Service a une audience de 308 millions de personnes et vise les 500 millions d'ici 2022. Le service, fondé en 1932, est diffusé en 29 langues mais depuis 2006

la BBC a fermé 15 services en langue étrangère pour raisons budgétaires......

soltan009
24/11/2015, 15h42
Le nouveau billet de 20 euros a été présenté ce mardi matin par la Banque de France. Plus coloré, il est surtout plus difficile à copier. Il est le plus utilisé en France mais aussi le plus contrefait. Il entrera en circulation le 25 novembre.


https://s.yimg.com/nn/fp/rsz/112415/images/smush/nouveaubillet20_635x250_1448376054.jpg

Il va faire son entrée dans votre portefeuille dans quelques heures.Après le billet de 5 euros et celui de 10 euros, c’est au tour du billet de 20 euros de subir un petit rajeunissement. Dévoilé le 24 février dernier par la Banque centrale européenne (BCE), sa mise en circulation est prévue mercredi.

Sécurité et robustesse

Pour la Banque centrale européenne, l’objectif affiché est d’améliorer la "sécurité" et la "robustesse" des coupures. En effet, il représente environ 60% des billets contrefaits en circulation, devant celui de 50 euros (environ 25%). En 2014, 500.000 coupures de 20 euros avaient été retirées de la circulation par l’Eurosystème.

zadhand
24/11/2015, 20h33
A LA UNE/ACTUALITÉ_Alors que la dégringolade des cours du brut se poursuivra
24 Novembre 2015



Les chances de l’Algérie pour diversifier son économie à court terme sont «nulles»


Le Conseil national économique et social (Cnes), a présenté, hier à Alger, en présence de son président Mohamed Séghir Babès et de membres du gouvernement, son rapport de conjoncture économique et sociale du 1er semestre 2015. Une conjoncture marquée, selon le rapport, par la poursuite de la baisse des cours des hydrocarbures qui ont fortement et frontalement impacté les indicateurs fondamentaux de l’économie nationale. Cela, alors que celle-ci, note le rapport, avait bien résisté au cours du deuxième semestre 2014, sachant que la chute des prix du pétrole a été amorcée dès le mois de juin 2014.


Younès Djama - Alger (Le Soir) - En somme, le rapport reprend les chiffres officiels qui tendent davantage à minimiser la crise qu’à la mettre en évidence. C’est ce qu’a d’ailleurs relevé Youcef Benabdallah, enseignant à l’Ecole nationale de la planification et de la statistique d’Alger et ancien chercheur au Cread.
«À l’écoute du rapport, on a l’impression que le pays n’est pas en crise. Nous avons un pays créancier sur le reste du monde, puisque sa dette est d’à peine 3 milliards de dollars alors qu’il dispose d’un stock de réserves de change évaluées à 160 millions de dollars, nous avons une épargne publique excellente, puisque l’Etat n’est pas endetté si on parle de dette nette. Peu de pays sont dans la situation de notre pays», a affirmé cet expert en guise de préambule. Alors, où est le problème ? D’où vient la peur, sur quoi nous interrogeons-nous ? «Personnellement, je ne vois pas d’éléments de crise, même le taux de croissance est à 3%, il y a peu de pays au monde qui font ce chiffre», a souligné l’expert qui tient à répondre à cette interrogation, en affirmant que l’Algérie a aujourd’hui peur que la situation s’aggrave dans les années à venir. La raison en est simple : elle n’a plus d’autres ressorts, celui sur lequel elle s’appuie jusque-là (les hydrocarbures) a fini par casser. «Aujourd’hui, nous avons peur de nous-mêmes, parce que nos graisses commencent à fondre. Nous avons peur de ne pas pouvoir les reproduire, et pour moi c’est là où se situe le vrai débat», a poursuivi M. Benabdallah sur un ton ironique.
Abordant la conjoncture mondiale, Youcef Benabdallah estime que l’économie mondiale est le «seul référent» devant la fin des Etats nationaux du point de vue économique. Où se situe l’économie algérienne au sein de cette économie mondiale de référence et quelles sont ses chances de diversification à court terme ? «Nulles», répond catégorique Benabdallah «parce que la diversification suppose une longue période durant laquelle il faut investir et faire des choix judicieux».
Ainsi, observe-t-il, l’industrie aurait pu aider le pays à mieux se diversifier et par là même le mettre à l’abri des soubresauts macroéconomiques qui lui viennent par le canal mondial. Est-il possible aujourd’hui de nous réindustrialiser ? «Pour une fois, il semble que le cap est clair au moins du point de vue du système d’incitation mis en place, quoique partiellement», note Benabdallah qui préconise d’aller vers l’économie mondiale, «car il va falloir y aller», une décision qui selon lui va au-delà du cadre politique, et qu’«à la volonté politique, il va falloir ajouter des choix judicieux».
Pour sa part, le vice-président du Cnes, Mustapha Mékidèche, a estimé que l’économie algérienne «a été insérée par le mauvais côté» dans l’économie mondiale. Il s’explique en donnant l’exemple du gel par le gouvernement d’un projet d’irrigation à partir de la région de Ménéa vers les Hauts-Plateaux, à la suite de la chute des prix du brut. Mékidèche prévient de procéder de la sorte. «En coupant dans le budget des infrastructures, nous risquons de nous retrouver dans le cas de l’Inde qui n’arrive plus à porter la croissance au niveau qu’elle veut parce que ses infrastructures sont insuffisantes et médiocres (en comparaison avec la Chine)». C’est le cas aussi de l’Afrique du Sud, pays hautement industrialisé avec une haute base technologique, qui est confronté à une forte pénurie d’eau potable.


Le choc pétrolier de 2015
«de plus grande amplitude que celui de 1986»
Par ailleurs, Mékidèche a estimé que la tendance baissière des cours du brut allait se poursuivre surtout avec la dernière déclaration du ministre saoudien du Pétrole et qui a dit que son pays compte mettre sur le marché 5 millions de barils/jour en réponse à celle du ministre iranien du Pétrole qui a mis en avant l’intention de son pays de reprendre, dans le cadre de sa reconstruction, sa position en tant que l’un des leaders en matière d’exportation des hydrocarbures.
S’agissant des répercussions sur l’Algérie, M. Mékidèche a souligné que le choc externe est, dans le cas de notre pays, «de plus grande amplitude» que celui de 1986. «Nous sommes dans une crise de cycle long, j’espère qu’elle ne durera pas comme celle de 1986», a-t-il affirmé.
De son côté, l’expert pétrolier Mourad Preure a déclaré que le scénario le plus probable est que les prix tourneront autour de 50 dollars le baril pendant une bonne partie de 2016, prévoyant que les prix s’apprécieront de 10 dollars durant le 4e trimestre.
Y. D.


Le Cnes favorable à un prêt extérieur


Dans son rapport de conjoncture, le Cnes estime «pertinent» que l’Algérie contracte des prêts auprès des institutions internationales et des partenaires et ce, «à des conditions avantageuses». Pour cette institution, la soutenabilité des indicateurs de la dette intérieure et externe conjuguée au niveau des réserves de changes situé à 160 milliards de dollars en juin 2015, a pu maintenir les équilibres extérieurs dans une position «appréciable» et dont, juge encore l’institution présidée par Babès, il serait pertinent de tirer profit pour contracter des prêts.

Y. D.

soltan009
25/11/2015, 16h41
apple pay en chine pour fevrier

Le Wall Street Journal annonce dans son édition en ligne qu'Apple prépare un déploiement d'Apple Pay en Chine à partir de février prochain.

Le journal américain rapporte le fait qu'Apple a accéléré les négociations avec des banques locales pour lancer le service pour le 1er de l'an chinois, le 8 février prochain.

Le service de paiement sans contact d'Apple est actuellement disponible aux Etats-Unis, au Canada et en Grande Bretagne, depuis peu.

La Chine est le second marché d'Apple depuis peu, et l'arrivée d'Apple Pay serait certainement un tremplin pour ce service qui peine encore à convaincre les foules.

Rappelons qu'Apple Pay nécessite au moins un iPhone 6 et que le commerçant soit équipé en conséquence.

En Chine, différents système de paiement sans contact existent déjà dont ceux du géant du e-commerce Alibaba, ou encore de l'opérateur Tencent........!!

zadhand
26/11/2015, 19h34
A la une Actualité_Ali Kefaïfi. Ex-conseiller au ministère de l’Energie
le 26.11.15 | 10h00

19977


«L’Algérie est condamnée à effectuer un virage à 180°»

- Les cours mondiaux continuent à faire du surplace dans un contexte marqué par la persistance de la surabondance de l’offre en pétrole. Certains analystes s’attendent à ce que le prix du brut tombe aux alentours de 20 dollars le baril, d’autant que l’hiver s’annonce doux cette année. Qu’en pensez-vous ?


De manière globale, le modèle classique de formation des prix repose sur des variables structurelles (demande, offre), semi-structurelles (capacités de production et de stockage) et conjoncturelles ou extrastructurelles (géopolitique, financement des économies, marché boursier des matières premières).


Cela se traduit par une tendance structurelle du prix du pétrole (moyenne de 50 dollars/b 2015, 55 dollars/b en 2016, etc.), une volatilité des prix comme c’est le cas pour l’ensemble des matières premières. De ce fait, on peut dire oui pour 20 dollars/b, ou oui pour 70 dollars/b durant un jour ou deux. De même, dans le temps, les prévisions sont différentes selon que l’on se situe sur le court, le moyen ou le long termes.


Dans l’espace iso-temporel, les prix sont différents suivant les catégories de bruts et les pays. Ainsi un brut à 40 dollars correspond à 30 dollars/b au Venezuela (brut extra-lourd) ou aux Etats-Unis (interdiction d’exporter le pétrole brut intérieur). En résumé, on peut dire que pour 2015-2017 le prix sera proche des 60 dollars/b sur les 3 ans, mais avec une volatilité certaine, au moins selon les conditions géopolitiques (Daech, Libye, Irak...) ou la mise sur le marché du pétrole liquide (brut+condensat) iranien stocké dans les bateaux (500 000 barils, soit presque la moitié de la demande 2016) ou à produire (1 million de barils/jour).


- L’Arabie Saoudite pense que les pays producteurs doivent augmenter leur capacité de production de 5 millions de barils par jour pour répondre à la demande mondiale. Quelles seraient les conséquences d’une telle décision sur le marché pétrolier ?


En fait, il s’agit des 5 millions barils/jour conséquence de la déplétion pétrolière (le fameux «vieillissement» des gisements) et des nécessaires investissements à réaliser. Le modèle mondial d’offre-demande pétrolière (brut+condensat) montre que, pour la première fois, la demande mondiale hors OCDE a dépassé la demande des «pays riches» (OCDE). Ainsi, près de nous, l’UE voit sa consommation se stabiliser. A moyen terme, le véritable combat, sous l’angle du nouveau paradigme du «price maker» ou modèle de Stackelberg, se joue entre les gisements vieillissants (déplétion) de l’Arabie Saoudite et les gisements non conventionnels américains (tight+shale oils).


L’arme des premiers est un coût moyen de 20 dollars le baril ; celle des seconds, un coût de 20 à 60 dollars/b (taux d’actualisation de 10%) ou 30 à 80 dollars/b (taux de 20%). Autre arme des seconds : des réserves assurant le maintien de la production actuelle (soit trois fois celle de l’Algérie ou de la croissance annuelle de la demande mondiale). Ensuite, les ruptures technologiques de récupération, de nano catalyse (gaz naturel comme substitut au pétrole pour la production des carburants).


Enfin, la fin de l’OPEP prévue vers 2025 est accélérée par l’erreur de jugement de l’Arabie Saoudite qui, il y a un an exactement, a engagé les pays de l’Organisation dans une «bataille» contre les pétroles américains non conventionnels, perdue d’avance car elle avait omis de bien calculer «les coûts marginaux» de ces tights et shale oils. Le comble est qu’elle a obligé les autres membres de l’OPEP à la suivre dans cette terrible mésaventure, aggravée par les prix d’équilibre budgétaire de 100 dollars et plus, faux «privilèges» des Etats rentiers de 2000-2020.


- Que peut faire l’OPEP, aujourd’hui, pour parvenir à un rééquilibrage du marché ?


Sur le plan historique, en 2025 on dira que l’ex-OPEP aura vécu (depuis 1960) comme ont vécu les 7 «sœurs pétrolières» (ex-cartel mondial) de 1920 à 1960, ou la compagnie texane des… chemins de fer (ex-cartel américain). Sur le plan de la théorie de la décision, il y a deux OPEP : le CCG et les «fragiles» dont l’Algérie, chacune avec des stratégies totalement antagonistes.


Contre les «deux OPEP», il y a la technologie, les réserves américaines en non-conventionnel, l’ambiguïté des producteurs potentiels (Iran, Irak puis Libye), la transition énergétique, etc. Contre les «fragiles», il y a le «Daech intérieur», à savoir le prix d’équilibre budgétaire supérieur à 100 dollars, conséquence de l’Etat rentier, de l’absence de gouvernance, du règne de l’«a-compétence» et de l’absence de rétroviseur. L’OPEP n’a plus qu’à agir sur une variable interne : supprimer les déficits (budget) et s’engager dans l’après-pétrole. Mais n’est-il pas trop tard ?


- Que doit faire l’Algérie pour préserver ses intérêts sur ce marché et minimiser l’impact de la chute des prix du pétrole ?


L’Algérie est condamnée à effectuer un virage à 180°. Nous avons 2016-2017 pour tout changer (structures, systèmes, politiques, gouvernance, citoyenneté, etc.). Mutatis mutandis, il y a un plan B. Mais l’Algérie a-t-elle encore des oreilles, un cerveau et des bras ? Sur le plan économique, s’abriter derrière le Venezuela, pays rentier en déconfiture certaine ; sur le plan du marché pétrolier, il n’est pas opportun de faire des recommandations car, contrairement à ses deux prédécesseurs, l’actuel ministre de l’Energie, ingénieur et économiste, maîtrise parfaitement le modèle global.

Lyes Mechti

soltan009
28/11/2015, 07h39
Sony annonce avoir vendu plus de 30 millions de PlayStation 4
Sony a annoncé mercredi avoir déjà écoulé, à la date de 22 novembre, plus de 30,2 millions d'exemplaires de sa console de jeux vidéo PlayStation 4, une baisse mondiale des prix consentie avant la période des fêtes de fin d'année ayant dopé les ventes.

En mars, le nombre de ventes de PlayStation 4, mise sur le marché fin 2013, avait atteint la barre des 20 millions.

Grâce à sa console de jeux, Sony a pu dégager sur la période juillet-septembre un bénéfice opérationnel de 88 milliards de yens (677 millions d'euros), son meilleur résultat pour un deuxième trimestre en huit ans.

zadhand
28/11/2015, 11h04
A la une/Actualité_La Loi de finances 2016 passe mal
le 28.11.15 | 10h00


Manœuvres serrées à l’APN

20019

Les élus de l’Assemblée populaire nationale ont, une nouvelle fois, brillé par leur inventivité lorsqu’il s’agit de contourner les règles régissant les institutions de la République. Jeudi soir, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale est revenue sur l’un des amendements qu’elle a pourtant elle-même introduit.
Un fait inédit dans les annales de cette institution de la République. En effet, et après avoir abrogé l’article 71 du projet de loi de finances 2016, elle a décidé de le réintroduire sous forme amendée. Il est vrai que l’article 71 a suscité, dès le départ, une vive opposition au sein de l’Hémicycle. Le texte stipule, en effet, que «des décrets d’ajustement peuvent être pris sur le rapport du ministre chargé des Finances, en cours d’année, pour prendre en charge, par le gel ou l’annulation de crédits destinés à la couverture de dépenses, une situation d’ajustement nécessaire en cas de détérioration des équilibres généraux».
Une disposition décriée par bon nombre de députés qui la considèrent comme étant anticonstitutionnelle, car reflétant une tentative de la part de l’Exécutif de s’emparer des pouvoirs législatifs. Raison pour laquelle elle a d’ailleurs été abrogée lors de sa réunion préliminaire. Cependant, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, est remonté au front pour défendre son projet et a décidé de soumettre, une nouvelle fois, la disposition en question à l’appréciation de la commission dans le cadre d’un amendement.
Un procédé que plusieurs membres de la commission issus de l’opposition n’ont pas apprécié, considérant que le ministre peut recourir à la plénière pour soumettre une disposition abrogée par la commission au vote, et pas avant. D’ailleurs, la séance de jeudi a été marquée par des échanges houleux. Les discussions autour de la réintroduction de l’article 71 ont duré plus de deux heures et demi, avant de se solder par le retrait de l’ensemble des députés de l’opposition (PT, FFS, FJD et AAV), qui ont quitté la salle pour ne pas prendre part au vote.
C’est ainsi que les membres de la commission et du budget, issus du FLN et du RND, ont statué seuls sur la question. L’article 71 a ainsi été réintroduit avec un léger amendement. Les députés ont ainsi institué un seuil au-delà duquel il ne sera plus possible de revoir le budget. Seuil qui sera défini dans le cadre d’une commission mixte APN-ministère des Finances à mettre en place.

Petite victoire sur l’article 66

Le député PT, Djelloul Djoudi, considère que ce qui s’est passé jeudi soir est un contournement des règles et que le ministre des Finances n’avait pas à introduire cet amendement en commission. Pour sa part, le député FJD, Lakhdar Benkhellaf, considère que le revirement de la commission est le produit des pressions et du lobbying exercé par les milieux d’affaires qui ont émaillé les travaux de l’Assemblée. Il n’en demeure pas moins que les parlementaires peuvent se targuer d’avoir fait aboutir certaines de leurs revendications, notamment en ce qui concerne l’article 66 relatif à l’ouverture du capital des entreprises publiques qu’ils apparentent
à une forme détournée pour opérer de nouvelles privatisations.
L’article en question a été abrogé par la commission. Cela n’a pas été le cas pour l’article 70 relatif à l’allégement de la règle des 51/49%, ni pour les propositions d’amendement relatives aux taxes sur l’énergie et les carburants, encore moins en ce qui concerne l’introduction d’un nouvel article relatif au droit de préemption. La commission aura tout de même décidé d’amender l’article du PLF 2016 relatif à la levée de l’obligation d’investissement du bénéfice sujet à avantages. Les députés l’ont réaménagé de telle sorte qu’une partie de ce bénéfice soit réinvestie.

Roumadi Melissa

soltan009
29/11/2015, 12h57
La compagnie low cost britannique Easy Jet annonce qu'elle va ouvrir six nouvelles
La compagnie low cost britannique Easy Jet annonce qu'elle va ouvrir six nouvelles destinations au départ de Toulouse

http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/easyjet.jpg

La compagnie low cost britannique a annoncé qu'elle allait ouvrir six nouvelles destinations au départ de Toulouse selon la Dépêche du midi.

A partir de l'été 2016, seront ainsi desservies Berlin, Dubrovnik, Faro au Portugal, Milan, Mahon (Minorque aux Baléares), Olbia en Sardaigne.

Ces nouvelles destinations portent à 25 le nombre de villes desservies depuis Toulouse-Blagnac par Easyjet.

Par ailleurs, dès mars 2016, les hommes d'affaires pourront utiliser un premier vol tôt le matin – à 07 h 35 pour Paris-Orly.

Ce nouvel horaire fait partie de la stratégie d'Easyjet pour conquérir une clientèle Affaires encore chasse gardée d'Air France qui propose un véritable pont aérien entre Paris et Toulouse avec plus de 25 jours par an.

La Navette toulousaine est devenue la plus fréquentée d'Europe détrônant celle reliant Barcelone à Madrid.

zadhand
02/12/2015, 00h21
A LA UNE/ACTUALITÉ_Passage en force de la Loi de finances 2016
le 01.12.15 | 10h00


Colère, coups et grabuge à l’APN

20095

Les députés de la majorité (FLN et RND) étaient tous présents et ont rejoint dès la première sonnerie la plénière, alors que les élus de l’opposition (PT, FFS, Alliance de l’Algérie verte, El Adala et Parti de la construction nationale) ont décidé d’exprimer leur mécontentement et leur rejet du «projet de la honte».
Jamais dans les annales de la législature pluraliste, un projet de loi de finances n’a suscité autant de polémique et de colère. Hier, c’était la bagarre et la cacophonie à l’hémicycle Zighout Youcef. Des députés en sont arrivés aux mains. La séance était houleuse du début jusqu’à la fin. Il est 10h30 lorsque la cloche sonne le début des travaux de vote autour du projet de loi de finances 2016. Les députés de la majorité (FLN et RND) sont tous présents et rejoignent dès la première sonnerie la plénière, alors que les élus de l’opposition (PT, FFS, Alliance de l’Algérie verte, El Adala et Parti de la construction nationale) ont décidé d’exprimer leur mécontentement et leur rejet du «projet de la honte».
Unis, ils ont d’abord improvisé une marche, arpentant les couloirs de l’Assemblée nationale en brandissant des affiches où l’on pouvait lire «Ministres oligarques dégagez», «Touche pas à mon Etat social», «Non à la spoliation de l’argent du peuple», «L’argent pour eux, misère pour le peuple», «Non à la privatisation de l’Etat». Les contestataires ont scandé également des slogans hostiles au gouvernement : «Honte, honte, ils ont vendu l’Algérie au dinar symbolique», «Algérie libre et démocratique». Déterminés à bloquer le projet et à dénoncer la mainmise des hommes d’affaires sur les décisions politiques et économiques, les députés de l’opposition rejoignent la plénière.
Les travaux débutent avec une heure de retard.
Djelloul Djoudi, député du PT, réclame un point d’ordre. Larbi Ould Khelifa l’ignore et invite le rapporteur de la commission des finances à la tribune pour lire le rapport complémentaire du projet de loi de finances 2016. Une réaction qui a soulevé l’ire du PT et de tous les partis de l’opposition. L’attitude de M. Ould Khelifa et son indifférence pousse les députés à envahir la tribune pour imposer le point d’ordre.

Insultes et quolibets

Les députés du FFS n’étaient pas en reste : ils ont envahi le bureau du président de l’APN et se sont alignés derrière Ould Khelifa avec des affiches et un immense emblème national. La situation s’embrase. Les députés FLN quittent leurs sièges pour rejoindre eux aussi le bas du pupitre. Les altercations verbales tournent aux affrontements physiques entre députés du PT et du FLN.
Djemaï, chef du groupe parlementaire du vieux parti, agresse une députée du PT. La tribune se transforme en ring. Ould Khelifa ne bouge pas et les membres du gouvernement sont imperturbables, à l’exception du ministre de la Jeunesseet des Sports, Ould Ali, qui se sent obligé de réagir par l’insulte. Le député Taâzibt, drapé de l’emblème national, lui réplique. La situation aurait pu
dégénérer si ce n’était l’intervention des agents de l’APN.
Ould Khelifa intervient enfin et accorde le point d’ordre au PT. Djoudi prend la parole et s’exprime au nom des députés de l’opposition. Il dénonce les dispositions contenues dans la loi de finances et la falsification du rapport de la commission par le président du groupe parlementaire FLN : «Les amendements apportés et approuvés par la commission ne sont pas transcrits dans le rapport. Il y a eu fraude et trafic.» Taâzibt intervient et s’interroge sur l’absence du
ministre de l’Industrie M. Bouchouareb, qui est, selon lui, l’instigateur de ce projet.
Taâzibt l’accuse de «servir l’oligarchie» et explique que son parti n’a de problème ni avec les députés du FLN ni avec certains ministres. «Notre seul problème, ce sont les ministres oligarques qui servent les intérêts de groupes», lance le député. Intervenant à plusieurs reprises pour apporter des propositions d’amendement, Taâzibt profite de la tribune pour exprimer tout le mépris qu’il voue à ceux qui veulent vendre l’Algérie au dinar symbolique. Il ne rate pas l’occasion de tirer
sur le ministre de la Jeunesse et des Sports qu’il traite de «Kabyle de service».

Texte «coup d’état»

«Vous savez ce que ce ministre m’a dit en signe de défiance : je suis un bandit faisant partie d’un Exécutif de bandits. C’est très grave venant d’un ministre de la République. Nous avons enregistré ses déclarations», s’offusque Taâzibt. Lui emboîtant le pas, Nadia Chouitem, du même parti, lance a M. Ould Ali : «Honte à vous Monsieur le ministre !» Le président de l’APN intervient et réplique, en signe de solidarité avec le ministre de la Jeunesse et des Sports : «C’est un bandit d’honneur !» Le PT a qualifié le texte de la PLF 2016 de «coup d’Etat contre l’Etat algérien» et appelle le président Bouteflika à bloquer le projet. Youcef Khababa et Lakhdar Benkhalef de l’Alliance pour l’Algérie verte
se sont élevés contre le bradage du marché national.
Pour eux, ce projet vise à sanctionner le peuple. Les députés FFS, PT et AAV ont dénoncé le comportement et «les agissements de gangsters» de certains ministres. Ils ont chahuté la séance en entonnant les chants patriotiques Min Djibalina et Qassaman. Chafaa Bouaiche, président du groupe parlementaire FFS, affirme qu’«aujourd’hui, nous avons assisté à la plus haute trahison du sang des martyrs de notre glorieuse Révolution à l’intérieur d’une Assemblée gérée par une mafia au service d’une oligarchie. Des mafieux qui ont réussi à occuper des postes importants au niveau de l’APN et sont devenus des représentants d’un gouvernement et des hommes d’affaires».
Le député FFS a rejeté le projet car «il est antisocial et surtout antinational». Il est 15h. Le ministre des Finances intervient pour introduire un amendement oral. Cette façon de faire irrite l’opposition qui quitte l’hémicycle et improvise une manifestation à l’extérieur de l’APN, bloquant ainsi la circulation. Au milieu d’un important dispositif de sécurité, les députés scandent des slogans hostiles au gouvernement tout en critiquant le projet de loi de finances, dénonçant les privatisations et les oligarques.

Nabila Amir

soltan009
02/12/2015, 12h25
ADSL : Bouygyes Telecom et Free ne veulent pas d'une hausse du prix du dégroupage.

Réglementation : Proposée par l'Arcep, le régulateur des télécoms, le tarif de gros payé par les concurrents d'Orange pour utiliser son réseau cuivrée doit augmenter pour inciter les acteurs à plus investir dans la fibre.

Par Olivier Chicheportiche | Mardi 01 Décembre 2015


L'Arcep, le régulateur des télécoms vient de mettre en consultation (http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/consult-degroup-total-121115.pdf)

une "légère" hausse du tarif de gros payé par les opérateurs alternatifs à Orange afin d'accéder à son réseau cuivre haut débit ADSL (http://www.zdnet.fr/actualites/adsl-4000000165q.htm)

(dégroupage) pour 2016 et 2017.



"La mise en place de ces encadrements tarifaires répond à un fort besoin de prévisibilité des acteurs dans un contexte, pour le dégroupage, d’investissements importants dans les réseaux de nouvelle génération (NGA – Next Generation Access) et, pour la VGAST (vente en gros de l’abonnement au service téléphonique) et le départ d’appel vendu avec celle-ci, d’un marché entreprises fonctionnant sur des contrats pluriannuels", explique le régulateur.
Entretien ?
-----------------

L'argument "réseaux de nouvelle génération" est important.

A travers cette augmentation, il s'agit d'inciter les acteurs à plus investir dans la fibre optique.

Concrètement, ce prix de gros pour le dégroupage total passerait de 9,05 euros par ligne et par mois en 2015 à 9,10 euros par ligne et par mois l'an prochain et 9,45 euros par ligne en 2017.

Dans le même temps, les frais d'accès au service et résiliation baisseraient, passant sur la même période de 56 à 50 euros et de 20 à 15 euros par ligne et par an.

Pour autant, le projet est assez peu goûté par les concurrents d'Orange qui font face à des dépenses en hausse : taxe Copée, licence 700 Mhz... S

elon l'Express (http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/free-bouygues-telecom-menace-sur-la-fibre_1741050.html), Bouygues Telecom et Free ont ainsi signé un courrier commun destiné au régulateur, contestant cette hausse "ni légitime ni pertinente (qui) casserait les capacités d'investissement des deux petits opérateurs (dans la fibre) et renforcerait la position déjà ultra-dominante d'Orange".

Encore une fois, la menace à peine voilée de lever les pied sur les investissements fibre est agitée. De quoi contrecarrer les objectifs du gouvernement de couverture THD pour 2022...

BouyguesTel et Free affirment également (et l'argument est depuis longtemps avancé par les alternatifs) que la boucle locale cuivre d'Orange est amortie "depuis longtemps" et ne bénéficient plus d'investissements de la part de l'opérateur historique alors qu'une partie du tarif de dégroupage est justement dédié à l'entretien du réseau.

Les deux acteurs exigent donc une stabilité de ce tarif "aussi longtemps que le marché du très haut débit (...) n'aura pas trouvé un équilibre concurrentiel".................

soltan009
03/12/2015, 12h32
Les recettes publicitaires des médias devraient baisser de 1,5% en 2015,
http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/publicite_0.jpg

Les recettes publicitaires (http://www.jeanmarcmorandini.com/article-343071-le-marche-publicitaire-mondial-en-nette-hausse-la-france-a-la-traine.html)des médias devraient baisser de 1,5% en 2015, avec notamment un recul de 3% pour les médias historiques, que l'apport croissant des recettes internet ne compensera qu'à moitié, selon le dernier bilan de l' Institut de recherches et d'études publicitaires (Irep) (http://www.irep.asso.fr/).

Toujours la plus délaissée par les annonceurs, la presse imprimée a vu globalement reculer ses recettes publicitaires de 7,9% sur les 9 premiers mois de 2015, à 1,5 milliard d'euros.

C'est dans les quotidiens nationaux que ce repli est le plus marqué (-12,4%), ainsi que dans la presse gratuite (-11,6%) et dans les magazines (-8,1%).

La radio connaît aussi une baisse sur 9 mois (-1,6%, à 386 millions), mais moins prononcée que l'an dernier à la même période.

En revanche, le secteur de la télévision reste en hausse de 1,3% sur 9 mois.

L'affichage extérieur subit lui une diminution de 0,9%.

Globalement, sur les neuf premiers mois de 2015, les médias historiques hors recettes internet (presse imprimée, télévision, radio, publicité, affichage extérieur, courrier publicitaires) ont vu leur recettes chuter de 2,9%, à 6,2 milliard d'euros, contre -4% sur les neuf premiers mois de 2014, note l'Institut.

"Dans l'hypothèse où la contribution d'Internet serait identique au second semestre à celle du premier semestre (1,4 point de croissance pour l'ensemble du marché), le marché publicitaire total serait en baisse de 1,5%", estime l'Institut.

"Du fait des événements dramatiques survenus le 13 novembre qui vont obligatoirement affecter l'économie sur la fin de l'année, nous restons sur une prévision négative pour l'année 2015", conclut l'Irep.

soltan009
04/12/2015, 08h34
Les Etats-Unis vont avoir la première chaîne de téléachat dédiée aux armes
http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/920x920.jpg


Une société indépendante va lancer début janvier une chaîne de téléachat dédiée aux armes et baptisée GunTV, a indiqué une porte-parole, avec l'ambition de proposer ses produits "de manière responsable".

Ce lancement intervient dans un contexte polémique, marqué par la récente succession de tueries par armes à feu.

La dernière en date, mercredi, à fait 14 morts à San Bernardino, en Californie.

"Nous avons vu une opportunité de répondre à un besoin, pas d'en créer un", a déclaré Valerie Castle, cofondatrice de la chaîne, au quotidien britannique "The Guardian".

"Je ne crois pas que cela va mettre plus d'armes dans les rues."

La chaîne opérera depuis la Californie.

A l'instar des autres chaînes de téléachat, GunTV présentera, "de manière responsable" selon des documents promotionnels, des armes et des produits associés (articles de chasse notamment), qui pourront être commandés par téléphone ou sur internet.

Contrairement au téléachat traditionnel, les produits ne seront pas livrés chez l'acheteur mais chez le détaillant agréé le plus proche.

Le client pourra y récupérer ses articles après avoir rempli le formulaire idoine et une fois vérifiés ses antécédents judiciaires.

GunTV a déjà conclu un partenariat avec Sports South, l'un des plus importants distributeurs d'armes des Etats-Unis.

Dans un premier temps, la chaîne, distribuée par satellite et sur le câble, ne diffusera ses programmes que la nuit, mais prévoit déjà d'assurer, à plus long terme, une programmation 24h/24......


PS :...voile la réponse des usa a des centaines de morts dues aux armes a feu ......!! en vente libre.

soltan009
04/12/2015, 10h14
Le plan social à L'Express, racheté cette année par le groupe Altice de Patrick Drahi
Le plan social au sein du groupe de presse L'Express, racheté cette année par le groupe Altice de Patrick Drahi, devrait entraîner 90 suppressions de postes, dont 27 journalistes ou documentalistes, au lieu des 125 annoncées en septembre, selon une source syndicale.


"On est à deux doigts de trouver un accord avec la direction.

Le nombre de postes supprimés a été ramené à 90 au lieu de 125, dont 27 titulaires d'une carte de presse", a déclaré Jacques Trentesaux, rédacteur en chef à L'Express et délégué CFDT, confirmant une information de la Correspondance de la Presse.

Les autres suppressions de postes concernent des fonctions administratives et techniques.

Finalisé jeudi matin, l'accord sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) devrait être signé le 18 décembre, espère M. Trentesaux, après consultation des salariés par référendum.

Au total, le PSE devrait coûter entre 15 et 16 millions d'euros, selon le syndicaliste.

Contactée par l'AFP, la direction n'a pas souhaité confirmer le nombre de suppressions de postes.

En septembre, elle avait annoncé un PSE prévoyant la suppression de 125 postes, sur environ 600 personnes.

Environ 120 journalistes ont en outre déjà quitté volontairement le groupe depuis le début de l'année, dans le cadre d'une clause de cession ouverte jusqu'au 8 juin 2016, selon M. Trentesaux, qui déplore une "hémorragie de cartes de presse".

La direction a aussi décidé, d'après lui, d'offrir une prime de 10.000 euros à ceux qui quitteront le groupe entre le 7 et le 21 janvier, afin d'encourager de nouveaux départs volontaires.

soltan009
06/12/2015, 18h03
Orange, SFR, Bouygues et Free seraient plus rentables en 2016 ...?
Orange, Numericable-SFR, Bouygues Telecom et Free continueront d'améliorer leur rentabilité en 2016, grâce à une trêve dans la guerre des prix qui les oppose, prévoit l'agence de notation Moody's dans une étude publiée cette semaine.

Les quatre opérateurs devraient se focaliser sur la création de valeur, en maintenant leurs dépenses d'investissements à des niveaux élevés pour développer leurs réseaux 4G et de fibre optique.

Ce changement de stratégie devrait permettre aux opérateurs de poursuivre l'augmentation de leur rentabilité malgré la persistance de fortes pressions concurrentielles, précise Moody's dans un communiqué.

L'agence n'exclut pas pour autant une consolidation du secteur.

Altice, maison-mère de Numéricable-SFR, pourrait à nouveau tenter de racheter Bouygues Télécom fin 2016 ou 2017, estime Moody's.

En juin, le propriétaire d'Altice, le milliardaire Patrick Drahi, avait essuyé un refus de Martin Bouygues, alors qu'il lui proposait 10 milliards d'euros pour la branche télécom du groupe Bouygues.

zadhand
07/12/2015, 21h19
A la une Actualité_Les ménages taxés et des fortunes épargnées
le 07.12.15 | 10h00


Une fiscalité qui consacre l’inégalité

La loi de finances qui vient d’être votée par le Parlement alimente un sentiment
de frustration au sein des ménages en raison des inégalités grandissantes.
L’opinion publique a du mal à assimiler l’instauration de nouvelles taxes sur l’énergie,
le logement et la vignette automobile au moment où les entreprises profitent
d’allégements fiscaux et que le seuil d’imposition au titre de l’impôts sur la fortune
est relevé de 50 à 100 millions de dinars. La colère gronde au sein
d’une population qui peine à comprendre pourquoi ce serait aux ménages
de payer la facture de la crise qui s’annonce.
La perception de la situation actuelle n’est pas sans rappeler le procédé utilisé
par le gouvernement Ouyahia, lorsqu’il a décidé, en 1997, d’une ponction sur
les salaires des fonctionnaires pour faire face à la crise. Il est vrai que du point
de vue purement pragmatique et économique, la situation actuelle demande des mesures
pour contrer le choc qui s’annonce. Il faut à la fois réduire les dépenses, augmenter
les ressources budgétaires de l’Etat et promouvoir l’activité économique.
Objectifs assignés à la loi de finances 2016. Il est légitime de se demander
pourquoi cette loi suscite tant d’appréhension et d’inquiétude.
Le fait est que le nouveau texte aggrave les disparités et le sentiment d’inégalité
face à l’impôt. Inégalité d’abord dans les régimes imposés aux entreprises
et aux activités productrices de biens et de services, la démarche du
ministère des Finances s’étant appuyée sur un système de deux collèges.
Elle approfondit également le sentiment d’injustice chez les moins nantis face
à des catégories fortunées et chaque jour plus riches.
Dans le cas contraire, de nouvelles taxes seraient certes douloureuses,
mais n’auraient pas cette charge de frustration et n’alimenterait certainement pas
un sentiment d’injustice. D’ailleurs, dans le contexte actuel, la question
des fortunes dissimulées et du système d’imposition de la fortune revient,
en ce sens, au devant de la scène, d’autant que ces fonds constituent
une niche importante et des ressources précieuses pour la collectivité.
Malgré l’existence de textes complets, les lacunes dans la mise en œuvre des lois
ont fini par générer un système fiscal algérien à deux vitesses : une fiscalité propre
aux salariés, ponctionnés à la source — les contribuables honnêtes — et
une fiscalité pour les autres. Les chiffres du ministère des Finances sont là
pour le démontrer. Durant les sept premiers mois de l’année 2015,
l’IRG sur salaires a rapporté 327 milliards de dinars au budget de l’Etat,
soit plus de 3 milliards de dollars.

3 milliards de dollars versés par les salariés au Trésor

Un montant largement supérieur à ce que rapporte l’activité des entreprises via
l’IBS, la TVA et les taxes douanières. C’est même cinq fois plus important que
le produit de six classes d’IRG restantes, qui englobent l’impôt sur
les dividendes des patrons actionnaires, et sur les plus-values de cession
que réalisent les rentiers et spéculateurs qui font florès dans l’immobilier.
Une situation qui s’explique d’abord par la faiblesse des recouvrement fiscaux
dès que l’on s’éloigne du salariat, du fait d’abord de l’étendue de la fraude,
de l’évasion fiscale et des activités informelles, mais surtout de l’incapacité
de l’administration fiscale à maîtriser son assiette.
Le cas de l’impôt sur la fortune, qui existe en Algérie sous la dénomination d’impôt
sur le patrimoine, est le plus édifiant ; cependant il n’est pas appliquée ou,
à défaut, il est perçu lorsqu’il est appliqué de manière arbitraire. En 2013,
la Cour des comptes avait déjà mis à l’amende le fisc à sujet et critiqué
«l’incohérence des recouvrements fiscaux dans la mesure où la fiscalité
s’appuie sur les retenues à la source, notamment l’IRG sur salaires,
alors que le patrimoine est rarement taxé, ne représentant que 0,043% du total des impôts recouvrés».

Où sont les brigades d’investigation fiscales ?

Au pied du mur, le département de M. Benkhalfa a tenté d’«innover»
en mettant en place un processus de bancarisation des ressources de l’informel,
qui promet une amnistie fiscale dès lors qu’on remet ses fonds dans le circuit bancaire
et qu’on paye un droit d’entrée de 7%. Au-delà du fait que l’opération rencontre
un succès mitigé, celle-ci consacre l’impunité. Pourtant, l’administration fiscale,
qui avance l’argument de la «difficulté de l’application de certaines disposition
sur le terrain, et l’absence d’une échelle d’évaluation des fortunes»,
dispose de nombreux outils pour taxer les plus fortunés et mettre fin à l’évasion
et au défilement de certains contribuables.
Ainsi, au titre de l’IRG et de l’impôt sur le patrimoine, l’article 98 du code des impôts
directs et taxes assimilées permet à l’administration fiscale d’effectuer une évaluation
forfaitaire minimale des revenus imposables à travers les signes extérieurs de richesse,
comme les résidences principales et secondaires, les véhicules automobiles
et motocycles, les bateaux de plaisance ainsi que les chevaux de course.

Roumadi Melissa

phoenix62
08/12/2015, 10h18
(qui séme la misére recolte la révolte)

Lako
08/12/2015, 17h53
Mon cher chenoui dis nous ce que tu as posté ici ?Je suis obligé de supprimé en attendant de voir plus clair

Mimiche
08/12/2015, 18h54
je pense qu'il le fait exprès, je l'ai prévenu la dernière fois

zadhand
08/12/2015, 19h10
je pense qu'il le fait exprès, je l'ai prévenu la dernière fois


Bonsoir , chapeau Mimiche vous avez la même impression que moi
vue que je le suis régulièrement et le plus difficile le fait
et parfois n'importe quoi .Bon courage.

soltan009
11/12/2015, 11h10
Nonce Paolini, le PDG de TF1, indique que le groupe Le Monde propose à nouveau de racheter LCI

http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/lemonde2_0.jpg


Le groupe Le Monde a de nouveau proposé à TF1 de racheter LCI, a indiqué le PDG de TF1 Nonce Paolini jeudi devant le CSA, indigné d'une offre qui intervient au moment où la chaîne plaide pour un passage en gratuit pour ne pas fermer.

L'offre de rachat du Monde suppose le refus du CSA, et semble donc affaiblir l'argument de TF1 qui menace de fermer la chaîne d'info si le Conseil ne l'autorise pas à passer en gratuit. La décision est attendue la semaine prochaine.

Le Monde a déjà offert de racheter LCI l'an dernier, annonçant son intention dans la presse juste avant que le CSA ne refuse le passage en clair de LCI. TF1 avait sèchement refusé cette offre.

Sans fermer la porte à des discussions, Nonce Paolini s'est emporté contre le moment choisi pour cette nouvelle proposition.

Interrogé par un membre du CSA sur cette initiative du Monde -- la dévoilant au passage -- Nonce Paolini a répondu que 'il ne savait pas si cette proposition était "de la provocation ou si c'est sérieux".

"C'est quelque chose dont on aura à juger si votre conseil refuse le passage en clair de LCI", a-t-il lancé au CSA qui l'auditionnait une dernière fois jeudi matin sur ce dossier.

"Mais estimez-vous éthique que vendredi dernier, nous recevions une lettre à 19h30 (intitulée) +nouvelle proposition pour acquérir LCI+, alors que nous avions cette audition aujourd'hui ?", s'est-il interrogé.

"C'est avec stupéfaction qu'on la lit et on constate qu'à nouveau, après avoir fait des propositions sur les estrades dans des conditions que je qualifierais de scandaleuses il y a 18 mois, on réitère, avec une correspondance notamment qualifiée +mon cher Nonce+ comme si nous étions l'un et l'autre parfaitement d'accord pour discuter de ce sujet ?", a-t-il poursuivi.

"Vous jugerez de la pratique, de l'éthique de ceux qui aujourd'hui dirigent un journal qui professe des leçons de morale à longueur de pages. Je suis extrêmement choqué par un comportement de ce type", a-t-il dit.

"Il n'y a aucune discussion avec le Monde.

Si des discussions doivent avoir lieu ce n'est que dans un cas de figure que vous connaissez aussi bien que moi" -- autrement dit, si LCI ne peut pas passer en gratuit, a-t-il affirmé.

Contacté par l'AFP, Louis Dreyfus, qui représente les actionnaires du journal, a répondu : "les actionnaires du Monde n'ont jamais fait mystère de leur souhait de développer un pôle audiovisuel.

Nous pensions que TF1 souhaitait que ces discussions restent confidentielles".

Le PDG de TF1 répété que si LCI ne devenait pas gratuite, il envisageait sa "fermeture ou pourquoi pas, sa reprise".......??

zadhand
12/12/2015, 11h41
A la une Actualité/Le crédit à la consommation à partir de janvier 2016
le 12.12.15 | 10h00


Le mode opératoire de la formule arrêté jeudi

Après plusieurs retards


Le crédit à la consommation sera officiellement lancé début 2016.
C’est ce qu’a déclaré, jeudi, Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie
et des Mines, suite à une réunion de travail qu’il a tenue
avec le ministre du Commerce,Bekhti Belaïb,
et le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd.

20277

Dans le souci de coordonner la relance de ce crédit tant attendu
par les ménages, et dont le processus de mise en œuvre
sera effectué dès cette semaine, cette réunion avait aussi
pour but essentiel de fixer le mode opératoire permettant
de définir les produits concernés par ce crédit. De ce fait,
il a été décidé que seuls les produits fabriqués
ou assemblés localement et destinés à la vente aux particuliers
seront éligibles. Le champ a été ouvert à toutes
les entreprises productrices en Algérie dans le souci d’encourager
le produit «Made in Algeria»
et réduire un tant soit peu la facture de l’importation.
Pour rappel, le retour de ce crédit, gelé en 2009 au profit
du crédit immobilier, a été décidé par la tripartite de février 2014. Toutefois, il a connu, comme tous les projets et décisions prises
par les autorités algériennes, d’énormes retards liés à
la lenteur des procédures et aussi à la contestation de certaines associations de défense des droits de consommateurs quant
au taux d’intérêt jugé trop élevé. Malgré les appels de
ces associations au taux d’intérêt zéro sur ces crédits,
ces derniers restent tout de même fixés entre 5 et 8%.
Après cette déclaration, les ménages algériens pourront «enfin»
s’endetter. Avec le pouvoir d’achat déjà érodé qui sera mis encore
une fois à rude épreuve après l’application de la loi de finances 2016,
la classe moyenne sera, selon des spécialistes, encore plus appauvrie.
Dans ce sens, et pour s’assurer que l’emprunteur sera capable de payer
tout son dû, une centrale des risques a été mise
en place par la Banque d’Algérie.
Ainsi, tout emprunteur sera automatiquement inscrit dans ce fichier
mis à la disposition de toutes les banques partie prenante de ce
dispositif. Ces dernières sont, selon la loi, obligées de consulter
ce fichier avant d’accorder tout crédit pour éviter tout
surendettement des ménages. Pour le délai de remboursement,
il a été fixé de 3 jusqu’à 60 mois. En 2009, rappelons-le,
80% des ménages algériens qui avaient opté pour ce crédit à
la consommation s’étaient achetés des voitures.
Les 20% restants se sont rués vers l’ameublement
et les produits électroménagers.

Asma Bersali

ironman
12/12/2015, 15h20
L’article 75 bis de la loi de finances de 2016 a soulevé une polémique au sein de notre communauté nationale à l’étranger.

En effet, cet article inaproprié à leur yeux, qui leur fait obligation de déclarer les sommes en devises de plus de 1000 euros et d’en faire le change au taux officiel auprès de banques les a fait réagir en voulant limiter leurs venues au pays.
En effet, cet article inaproprié à leur yeux, qui leur fait obligation de déclarer les sommes en devises de plus de 1000 euros et d’en faire le change au taux officiel auprès de banques les a fait réagir en voulant limiter leurs venues au pays.
Nos émigrés se disent lésés par rapport aux Tunisiens et Marocains, et que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie, qui a tant besoin de devises après la baisse des réserves de change après la chute des prix du pétrole.
D’après eux, cet article va limiter la fréquence des venues des touristes, tant nationaux qu’étrangers, en ne leur permettant de faire entrer uniquement que 1000 euros ou l’équivalent en d’autres devises.
Le but recherché par les pouvoirs publics est la limitation du marché parallèle des devises, qui mine notre économie par le manque à gagner, c’est ce qui a accentué le mécontentement de nos émigrés.
Car la pomme de discorde, c’est de ne pas pouvoir changer leurs euros, au delà de la somme autorisée, au marché parallèle, dont le taux de change au noir est une fois et demie plus élevé que celui des banques.
Par ailleurs, ils s’étonnent aussi que la carte consulaire, qui était gratuite jusqu’ici, leur coûte maintenant 35 € et le passeport 60 € et surtout qu’on leur préfère les étrangers qui résident en Algérie à eux en matière d’importation de véhicules d’occasion en cas de retour définitif.

Sujet fusionné.

ironman
12/12/2015, 18h33
Déclaration des devises : seuls les étrangers sont concernés

Tout étranger est tenu, à la sortie du territoire douanier national, de présenter un relevé bancaire.

Contrairement à ce qui a circulé ces derniers jours et rapporté par certains médias, la déclaration obligatoire des avoirs à partir de 1 000 euros à l’entrée et à la sortie du territoire national s’applique uniquement sur les étrangers. Selon le député de l’émigration, Nourreddine Belmeddah, l’article de loi codifiant la circulation des devises a été déformé. Il assure que l’article en question, à savoir 75 bis, stipule que tout étranger est tenu, à la sortie du territoire douanier national, de présenter un relevé bancaire prouvant qu’il avait effectué le change d’une partie de l’argent déclaré à l’entrée du territoire national dans un circuit légal de change. Cette obligation s’applique sur les montants d’argent de 1 000 euros et plus. C’est une obligation faite aux étrangers uniquement.Les émigrés ne sont pas concernés par cette disposition. Il faut rappeler que la mauvaise interprétation de l’article 75 bis de la loi de finances de 2016 a semé la confusion au sein de la communauté algérienne à l’étranger. La raison est que certains médias se sont limités à la version initiale de l’article, omettant ainsi les amendements approuvés dans le projet de la loi de finances de 2016.

Bonsoir, svp pas en rouge et sujet fusionné.

zadhand
13/12/2015, 20h47
A la une_Pression sur la demande et baisse de l’offre
le 13.12.15 | 10h00


L’euro flambe et se raréfie

La dépréciation de la monnaie nationale éveille les ardeurs des Algériens pour les devises.

20313

Méfiants, ces derniers se ruent sur les marchés informels des devises pour échanger leurs dinars
contre des euros et des dollars, plutôt que de s’orienter vers l’épargne, faute
d’une politique bancaire attractive en la matière.
A deux semaines des fêtes du Nouvel an et quatre mois après l’entrée en vigueur du dispositif
d’amnistie fiscale mis en place par l’Exécutif au profit des fortunes qui prospèrent dans
les circuits informels de l’économie, la demande en monnaies étrangères n’a jamais été aussi importante.
Sur le marché informel des devises — illégal mais qui s’impose en offre classique en l’absence d’un marché
de change officiel — les cours des principales devises flambent contre un dinar qui perd et qui inquiète.
Jeudi dernier, un euro s’échangeait contre 177 DA à l’achat et 175 à la vente, tandis qu’un dollar
valait 162 DA à l’achat et 160 à la vente sur la «place» du square Port Saïd.
Sur le marché interbancaire des changes, un dollar s’échangeait contre près de 107 DA, alors qu’un euro
valait un peu plus de 117 DA. Il y a bien un écart, et non des moindres, entre les températures de la «place»
square Port Saïd et l’agence de la Banque de développement local (BDL), dont la façade donne sur ladite place.
Malgré quelques à-coups conjoncturels, la hausse des cours des principales devises contre le dinar est continue
depuis maintenant plus d’une année.

L’argent de la surfacturation se tarit

Dans le même temps, la monnaie nationale a perdu environ 30% de sa valeur officielle depuis juin 2014, passant
de 78,87 DA pour un dollar fin juin à 87,95 DA fin décembre et à 107 DA pour un dollar aujourd’hui.
Si sur le marché officiel de change, le cours du dinar est la résultante d’un calcul administratif impliquant l’évolution
de 14 monnaies, sur le marché parallèle, son prix obéit plutôt au principe de l’offre et la demande ainsi qu’à
l’action psychologique de certains acteurs du marché. L’évolution du cours du dinar, ces derniers mois,
contre l’euro et le dollar, correspond à une demande qui carbure à toute allure.
Il y a un retournement de tendance tant chez les offrants que chez les demandeurs. Du côté de l’offre, s’il est vrai
que les revenus de l’immigration continuent à approvisionner le marché local en principale origine des devises,
la source délictuelle semble se rétrécir comme peau de chagrin sous l’effet d’un contrôle renaissant du commerce extérieur.
Depuis plusieurs années, l’argent de la surfacturation des biens d’équipement et de consommation constituait une part de
la masse des devises tournant dans le circuit parallèle. Désormais, la source délictuelle existe toujours, bien
qu’elle soit repositionnée par l’origine traditionnelle des devises qui, elle, s’affaiblit face au poids de la demande.
Des acteurs de la Bourse informelle des devises lèvent le voile sur de nouvelles tendances peu connues jusqu’ici du marché
la destination des fonds s’est beaucoup diversifiée et enrichie.
Il y a au moins trois nouvelles catégories de demandeurs de devises qui font monter d’un cran la demande sur
le marché informel. L’effet psychologique de la crise ainsi que la dépréciation de la monnaie nationale ont conduit
à l’affermissement des pratiques de thésaurisation. Des détenteurs de fonds en dinars parmi les ménages
et les marchands de la sphère informelle en recherche de valeurs-refuges se sont, en partie, reportés sur les devises.

Thésaurisation en devises

C’est bien parce qu’il y a de plus en plus un défaut de confiance en la monnaie nationale que la tendance vers
la thésaurisation en dollar et en euro s’est développée. Pis encore, nous apprenons que des transactions se font
en devises parmi les acteurs de la sphère marchande de l’économie informelle.
Il faut dire que le risque est double, tant pour le dinar dont la valeur ne fait que faiblir, que pour l’économie
puisque les circuits informels représentent décidément un vrai problème de sécurité. Si cette clientèle
a particulièrement fait grimper la demande en devises plutôt que de se laisser charmer par les propositions
d’amnistie fiscale, le marché valse au rythme d’autres tendances,
non moins déterminantes à la fois pour les cours et l’offre.
A l’heure actuelle, un besoin pressant se fait sentir sur le marché : celui de la mise en sécurité des fonds en dinars
d’origine injustifiable aux yeux de la législation et du fisc.
Depuis le lancement du dispositif de mise en conformité fiscale volontaire, certains acteurs de la sphère marchande
de l’économie informelle convertissent leurs fortunes dans une monnaie autre que le dinar. Alors que cette catégorie
semble méfiante à la fois à l’égard de la valeur du dinar et de la politique de la main tendue du gouvernement,
d’autres clients viennent depuis peu garnir le plat des cambistes.
Travailleurs chinois et subsahariens, mendiants syriens et autres étrangers légalement ou clandestinement établis
en Algérie s’approvisionnent auprès des marchés informels des monnaies pour, ensuite, transférer les devises vers
leurs pays d’origine. Ainsi, la demande a explosé ces derniers mois, atteignant des records inégalés, à en provoquer
des raréfactions et des tensions. Le marché s’est beaucoup sophistiqué aussi, à en croire quelques cambistes,
de sorte que certaines transactions n’enfreignent pas la législation en matière de change.
C’est ainsi que des produits sont proposés aux gros détenteurs de capitaux en dinars, dont, entre autres,
les virements externes sans passage aux frontières, moyennant un cours légèrement supérieur à celui pratiqué pour
le change local. Ce mécanisme permet aux fortunes libellées en dinar d’échapper à toute traçabilité ens’approvisionnant
en devises à l’étranger en contrepartie d’un simple règlement de la contrevaleur en dinars à un intermédiaire local.
En somme, le marché, comme lorsqu’il s’agit d’une place de valeurs légale, obéit parfaitement au principe de l’offre
et de la demande. L’offre s’est rétrécie sous l’effet des contrôles a priori et aposteriori des importations détaxées
ou sous taxées, alors que la demande ne s’est jamais aussi bien portée, revigorée essentiellement par la dépréciation
du dinar, l’arrivée de nouvelles catégories de demandeurs sur le marché ainsi que
par les craintes sur le devenir économique et politique du pays.

Ali Titouche

zadhand
23/12/2015, 13h30
A LA UNE ACTUALITÉ_Les cours ont fortement chuté à l’internationalle
23.12.15 | 10h00



La facture d’importation du lait en baisse de 45%


Le gouvernement a fixé le prix de référence du litre de lait de vache cru à 50 DA,
dont 36 DA de prix de cession aux laiteries
et 14 DA de subvention de l’Etat, contre 34 et 12 DA auparavant.


20470

La facture d’importation du lait a chuté de plus de 45% sur les 11 premiers mois de 2015 par rapport à la même période de 2014, alors que les quantités importées ont diminué de seulement 5%, a appris l’APS auprès des Douanes. La facture d’importation du lait en poudre, de la crème de lait et de matières grasses laitières, utilisées comme intrants dans la filière laitière, a atteint 1,008 milliard de dollars
contre 1,84 milliards à la même période de 2014 (-45,22%),
selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des Douanes.
Les quantités importées ont diminué de 5,09% pour s’établir à 351 728,48 tonnes contre 370 602,68 t, détaillent les données du CNIS. Si la facture a fortement diminué malgré une très faible réduction des quantités importées, c’est que les cours ont fortement chuté sur les marchés mondiaux. En effet, le cour de la poudres de lait a reculé de 43,5% sur les 10 premiers mois de 2015 par rapport à la même période de 2014, passant à 2834 dollars la tonne contre près de 5000 dollars entre les deux périodes de comparaison, indiquait récemment une analyse
des prix des produits alimentaires importés élaborée par le ministère du Commerce.
En 2014, les importations de lait en poudre et de matières premières laitières se sont chiffrées à 1,91 milliard de dollars pour une quantité de 395 898 t. Afin de réduire les importations de ce produit subventionné et promouvoir la filière lait nationale, de nouvelles mesures ont récemment été décidées par le gouvernement en faveur des éleveurs et des opérateurs de ce secteur, en augmentant la subvention
du lait cru et en encourageant l’investissement dans la production laitière et l’alimentation.
Le gouvernement a décidé que le prix de référence du litre de lait cru de vache sera fixé à 50 DA, à savoir 36 DA de prix de cession du lait cru aux laiteries et 14 DA de subvention de l’Etat, contre respectivement 34 et 12 DA auparavant. En réponse à la préoccupation des éleveurs relative à l’accès à l’aliment du bétail et à la régulation du marché de ce produit, il a été décidé d’approvisionner directement les éleveurs en son (résidu de mouture de blé).
D’autres mesures de facilitation, à moyen terme, ont été prises par le gouvernement afin d’asseoir
une stratégie de relance de la filière lait : accès des professionnels de la filière au foncier agricole,
encouragement de l’utilisation du crédit de campagne R’fig pour investir dans la production des fourrages.

R. S.

soltan009
31/12/2015, 07h51
Télé 7 Jours pourrait être racheté par Mondadori...., déjà propriétaire de "Télé Star", "Télé Poche" ou "Closer"

Selon Les Echos (http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/021588615905-rachat-de-tele-7-jours-mondadori-tiendrait-la-corde-1188488.php), Mondadori (http://www.mondadori.fr/)serait intéressé pour racheter "Télé 7 Jours", "Ici Paris" et "France Dimanche", des magazines qui appartiennent à Lagardère (http://www.jeanmarcmorandini.com/article-343801-arnaud-lagardere-s-interroge-sur-la-possibilite-de-vendre-tele-7-jours-ici-paris-et-france-dimanche.html).

Le groupe italien tiendrait donc la corde face à Altice Media, la société de Patrick Drahi.

"Les offres des deux groupes seraient comparables - autour de 40 millions d’euros voire un peu plus - pour les trois magazines", expliquent nos confrères en précisant que le groupe aurait proposé de renoncer à tout ou partie de la "dette abonnés" attachée à ces titres.


Une offre qui avoisinerait 60 millions d'euros.

Mondadori est déjà propriétaire de "Closer" , "Le Chasseur Français", "Grazia", "Télé Star", "Télé Poche", ou encore "L'Auto Journal".

"Se présentant comme numéro 3 de la presse magazine avec des ventes de 340 millions d’euros en 2014, Mondadori France gagnerait près d’un tiers de sa taille s’il emportait la mise", indiquent Les Echos.

zadhand
02/01/2016, 13h17
A la une Actualité/Commerce_Le crédit à la consommation
le 02.01.16 | 10h00


Le crédit à la consommation de retour


Les ministres du Commerce, des Finances et de l'Industrie ont signé, jeudi dernier,
l'arrêté interministériel portant sur les conditions et modalités d'octroi du crédit
à la consommation, rapporte l’agence officielle APS.
Ce dispositif réglementaire, composé de cinq articles, fixe essentiellement la liste
des produits industriels fabriqués ou assemblés localement éligibles au crédit à
la consommation, dont l’entrée en vigueur est attendue dès la semaine prochaine.
La liste en question, qui comprend sept catégories de produits, à savoir les voitures,
les ordinateurs, les électroménagers, les meubles et quelques matériaux de construction,
«sera étendue en fonction de l'évolution de la sphère de production», a relevé
le ministre du Commerce, lors de la cérémonie de signature de l'arrêté interministériel.
Pour sa part, le ministre des Finances a souligné que ce crédit, outre le fait d’être un
dispositif de consolidation du pouvoir d'achat des consommateurs, constitue
«une mesure de sauvegarde et d'expansion du produit national». Il a appelé les ménages
à veiller à une gestion «vigilante» et «prudente» de leur budget pour éviter tout surendettement.
Le ministre de l'Industrie a suggéré, quant à lui, la mise en place d'un autre dispositif qui permettra
de réorienter la consommation de la production locale par les institutions de l'Etat, afin d'accélérer
l'appareil de la production nationale. Gelé depuis 2009 pour ralentir les importations et limiter
le niveau d'endettement des ménages, le crédit à la consommation a été réintroduit
par l'article 88 de la loi de finances 2015.
Dans le détail, les prêts bancaires peuvent, en fonction du choix de l'emprunteur, couvrir la totalité
du prix du produit acquis, mais seront assortis de taux d'intérêt non bonifiés. Les produits éligibles
au crédit à la consommation ne sont pas conditionnés par un taux plancher d'intégration du produit.
Une centrale des risques des entreprises et ménages a été mise en place par la Banque d'Algérie
pour s'assurer de la solvabilité du consommateur-emprunteur. Les revenus de l'emprunteur
devront assurer le remboursement du crédit durant les délais fixés par le décret exécutif relatif
au crédit à la consommation, dont la durée est supérieure
à trois mois et n'excédant pas les soixante mensualités.

R. E.

malouki
03/01/2016, 09h47
En Algérie, le tour de vis budgétaire risque de susciter une crise socialeMICHEL DE GRANDI / GRAND REPORTER, SERVICE INTERNATIONAL | LE 30/12 À 18:29lesechos.frAvec des prix au plus bas depuis cinq ans, l’Etat algérien est contraint de réexaminer sa généreuse politique de redistribution -Confronté à une forte réduction de ses recettes, Alger veut réaliser 20 milliards de dollars d’économies en abaissant sensiblement les subventions aux produits de base.Comme l’Arabie saoudite, l’Algérie va devoir rogner sur l’Etat providence. A partir de janvier, elle va, elle aussi, couper dans les multiples subventions accordées sans discernement de revenus. A la clef, l’Etat compte réaliser quelque 20 milliards de dollars d’économies. Pour la population, ce tour de vis va se traduire, dès janvier, par une hausse généralisée des prix des produits de première nécessité ainsi que de ceux du gaz, de l’électricité et des carburants.Il y a là un risque majeur d’embrasement social, du même type que celui de janvier 2011 , où la hausse soudaine des prix de l’huile et du sucre avait provoqué des émeutes au bilan particulièrement lourd : cinq morts et 800 blessés. L’Etat algérien avait ramené le calme en ouvrant largement son portefeuille. Mais, cette fois, la fête est visiblement finie.« Nous sommes à un niveau de gaspillage qui n’est supportable par aucune économie », a déclaré Abderrahmane Benkhalfa, le ministre des Finances cité par « Jeune Afrique ». L’idée de n’aider que les plus démunis est bien en train de faire son chemin au sein de l’exécutif. Mais, pour qu’un tel système de redistribution soit efficace, il faut avant cela alléger la bureaucratie, lutter contre la corruption et mettre enfin un terme au clientélisme. Autant de chantiers auxquels Alger peine à s’attaquer.Pourtant, il y a urgence. L’Algérie, qui tire du gaz et du pétrole 98 % de ses revenus en devises et 60 % de ses recettes budgétaires, voit fondre son magot avec la baisse du prix du baril. Les recettes ne devraient plus être que de 22 milliards de dollars en 2016, contre 58 milliards en 2014. En outre, le développement des gaz de schiste aux Etats-Unis a réduit l’un des principaux débouchés d’exportation du pays.Hésitant depuis de nombreuses années à engager les réformes de structure indispensables et, surtout, à développer le secteur privé non pétrolier, le pays est aujourd’hui au pied du mur. Il a pour lui d’avoir une dette extérieure très faible (moins de 2 % du PIB) et des réserves de change confortables, bien qu’en baisse. Fin 2016, leur niveau sera équivalent à environ deux ans d’importations, soit un an de moins que début 2015.Pays en sursisLe chef du gouvernement en est conscient, le pays qu’il dirige est en sursis : « Nous avons devant nous trois ou quatre ans. Il faut absolument que l’on réussisse le pari de la diversification économique », déclarait-il récemment dans « Le Monde ». Mais avec un équilibre budgétaire calculé pour 2016 avec un baril à... 110 dollars, le chef du gouvernement sait aussi que cette diversification va se faire au prix d’une ponction dans les réserves.

zadhand
06/01/2016, 19h16
A la une/Economie
le 06.01.16 | 12h14



Les réserves de change à 152,7 mds dollars à fin septembre 2015, selon Laksaci

Les réserves de change de l'Algérie ont baissé à 152,7 milliards de dollars (mds usd)
à fin septembre 2015 contre 159,03 mds usd à fin juin 2015, soit une baisse
de 6,33 mds usd entre juin et septembre, a indiqué,
mercredi à Alger, le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci.
Entre septembre 2014 et septembre 2015, la contraction des réserves de change a été
de 32,57 mds usd, a-t-il précisé. Par ailleurs, le déficit de la balance des paiements s'est
établi à 20,8 mds usd au cours des neuf premiers mois 2015 contre un déficit
de 3,02 mds usd durant la même période de 2014, a souligné le gouverneur dans sa
présentation du rapport de la conjoncture économique et financière en présence
des P-dg des banques et établissements financiers en activité en Algérie.

soltan009
07/01/2016, 18h33
Economie: Samsung s'attend à une année 2016 plus difficile ...
Samsung Electronics a déclaré lundi s'attendre à des conditions d'activité difficiles en 2016 en raison de la faiblesse de l'économie mondiale et du durcissement de la concurrence sur des marchés clés, comme les mémoires ou les "smartphones".

Dans un communiqué, le géant sud-coréen de l'électronique explique que son directeur général, Kwon Oh-hyun, a déclaré aux salariés du groupe dans un message à l'occasion du Nouvel An que la croissance mondiale resterait faible cette année et que certains facteurs d'incertitude, comme les risques financiers liés aux pays émergents, allaient se renforcer.

Son message n'inclut aucune prévision chiffrée mais il a alimenté les interrogations sur la qualité des résultats financiers de Samsung pour le trimestre octobre-décembre.

A la clôture de la Bourse de Séoul, le titre du groupe cédait ainsi 4,37% à 1.205.000 wons, au plus bas depuis trois mois, contre un recul de 2,03% pour l'ensemble du marché.

"L'impact négatif d'une demande faible et de la baisse des prix de vente dans le secteur des semi-conducteurs et celui des écrans à cristaux liquides a probablement été plus marqué qu'anticipé initialement", a estimé par ailleurs Korea Investment dans une étude publiée lundi.

L'intermédiaire a réduit son estimation du bénéfice d'exploitation de Samsung sur le trimestre octobre-décembre à 6.400 milliards de wons (4,95 milliards d'euros), contre 6.800 milliards auparavant.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui intègre les estimations de 36 analystes, donne un bénéfice d'exploitation 6.800 milliards, soit 8,1% de moins qu'au troisième trimestre.

Kwon a également évoqué un renforcement de la concurrence dans les principales activités du groupe, a précisé Samsung.

Le groupe doit publier vendredi ses estimations de résultats pour le quatrième trimestre 2015. Il avait dit fin octobre que le bénéfice d'exploitation du trimestre serait inférieur à celui de la période juillet-septembre, en arguant d'une baisse saisonnière de la demande de composants électroniques.

zadhand
08/01/2016, 23h40
A la une/Economie
le 08.01.16 | 10h00

Mourad Preure. Expert pétrolier international

On doit préserver le droit des Algériens à l’énergie

- L’augmentation des prix des carburants est-elle nécessaire ?
Certains experts disent que les carburants et l’énergie doivent être vendus au prix du marché. Je ne suis pas d’accord. Je considère qu’on doit préserver le droit des Algériens à l’énergie. Aujourd’hui, les deux tiers de l’humanité n’ont pas accès à une énergie commerciale et il ne faut pas que le prix de l’énergie soit un barrage pour son utilisation par les Algériens.
L’augmentation des prix des carburants est une variable d’ajustement qui a un effet inflationniste. Cette augmentation décidée par le gouvernement n’est pas significative, mais il ne faut pas s’engager dans cette direction. La question qui se pose est que la personne qui possède un véhicule tout-terrain allemand n’a pas besoin qu’on la subventionne de la même manière
qu’un citoyen qui a une vieille voiture.
Le fichier des cartes grises pourrait permettre d’identifier ceux qui ont des voitures de luxe et peuvent être frappés par une fiscalité. A mon avis, il faut privilégier la fiscalité directe plutôt que l’indirecte qui frappe tout le monde sans distinction. Par ailleurs, il faut comparer en parité de pouvoir d’achat, autrement dit, il faut considérer les prix par rapport à ce que
touche l’Algérien et ce qu’il a comme charges.
- Quel impact ces hausses auront sur la consommation ?
La réalité est que la consommation de carburants augmente vite. Nous en sommes arrivés à la saturation de nos capacités de raffinage. Nous importons des carburants facturés à un prix subventionné, mais aujourd’hui, l’Etat est dans une situation où il ne peut plus subventionner. L’augmentation des prix des carburants est une caractéristique de l’industrie pétrolière.
La demande est élastique à long terme et inélastique à court terme. Cela veut dire que si on augmente le prix, les gens ne vont pas du jour au lendemain prendre leur bicyclette et arrêter de consommer du carburant. Mais ils vont renoncer à d’autres dépenses pour assurer leur mobilité. Les effets de l’augmentation des prix des carburants sur la demande sont, à mon avis, minimes.
- Beaucoup parlent du déficit de Sonatrach. Qu’en est-il réellement et quel est l’impact
des hausses des carburants sur celui-ci ?
Sonatrach n’est pas dans une situation de déficit et, surtout, Sonatrach est une compagnie pétrolière intégrée depuis l’amont, c’est-à-dire de la production, jusqu’à l’aval, c’est-à-dire le raffinage et la distribution. Donc les prix des carburants
n’entrent que partiellement dans ce qu’on appelle le «déficit».
D’ailleurs, la compagnie n’est pas déficitaire mais subit les contrecoups de la chute des cours du pétrole, une conjoncture qui fait baisser les revenus issus du marché pétrolier amont. C’est un mécanisme tout à fait normal. Ceci dit, il est vrai qu’il existe un gaspillage contre lequel il faut lutter. Quand on voit les voitures sur les autoroutes tourner à régime réduit, c’est comme si les automobilistes brûlaient des dollars.
Pour répondre à cela, il faut des mesures structurelles
et en particulier développer les réseaux de transport collectif.

malouki
10/01/2016, 10h12
Augmentation des prix du Gaz et de l’électricité : le nouveau barème dévoilévendredi 8 janvier 2016, Boutebna N.Selon Radio Algérie, la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) a publié mardi la nouvelle tarification applicable à partir du 1 er janvier pour se conformer aux dispositions de la loi de finances 2016.Pour les clients alimentés en électricité basse tension et en basse pression de gaz, destinés aux faibles consommateurs dont les ménages, une tarification progressive a été introduite sur les quatre tranches de consommation.Pour l’électricité basse tension, aucune augmentation de prix ne sera appliquée pour les consommations comprises entre 0 et 125 KWh/trimestre (tranche 1) et entre 125 et 250 KWh/trimestre (tranche 2).Par contre, des augmentations de l’ordre de 15,15% et 31,13% par rapport au prix actuel de la tranche 2 seront appliqués respectivement à la tranche 3 (entre 250 et 1.000 KWh/trimestre) et la tranche 4 (supérieur à 1.000 KWh/trimestre).Le même principe d’augmentation progressive est appliqué à la consommation de gaz à basse pression, les tarifs des deux premières tranches ne subissant aucun changement et ceux des deux autres sont augmentés, par rapport au prix actuel de la tranche 2, de 24,04% pour la tranche 3 (entre 2500 et 7500Th/trimestre) et de 41,74 % pour la tranche 4 (supérieur à 7500 Th/trimestre).En conséquence, 24% des consommateurs d’électricité basse tension et 43% des consommateurs de gaz basse pression ne sont pas concernés par ces augmentations de tarifs, selon les calculs de la CREG.Près de 54% des petits consommateurs d’électricité et 43% des petits consommateurs de gaz sont concernés par les augmentations de la tranche 3, tandis que 22% des petits consommateurs d’électricité et 14% des petits consommateurs de gaz sont touchés par les relèvements de tarifs de la tranche 4.La CREG explique, par ailleurs, que la première tranche dite "sociale" a été préservée pour les deux énergies, elle a été élargie à la 2ème tranche dont les tarifs actuels restent inchangés.Elle explique que ce réajustement vise d’une part la préservation des consommateurs à faible consommation (tranche 1 et 2) et d’autre part l’incitation des gros consommateurs (tranche4) à maîtriser leur consommation et à éviter le gaspillage de l’énergie.Concernant les consommateurs d’électricité haute tension type B et de gaz haute pression (clients industriels notamment), ils devraient subir des augmentations de 20% et de 35% respectivement.Pour les consommateurs d’électricité haute tension type A et de gaz moyenne pression (PME, PMI, équipements publics et services), des augmentations respectivement de 20% et 15% seront ppliqués.La CREG note, par ailleurs, que ce réajustement tarifaire "ne va pas permettre le rétablissement de l’équilibre financier des sociétés de transport et de distribution de l’électricité et du gaz en 2016, il permettra néanmoins de réduire leur déficit sur cet exercice.

zadhand
12/01/2016, 18h40
A la une/Economie_ Panique à l’OPEP
12.01.2016|16h59


2ème chute du cours du pétrole en une seule journée

Après être descendu sous le seuil des 32 dollars ce matin, le cours du baril du pétrole
s’est enfoncé encore plus cette après-midi pour tourner autour des 30 dollars.
Une chute qui serait à l’origine de remous au sein même
de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep).

20823

La surabondance d’or noir, la crise économique chinoise et la hausse de
la valeur du billet vert sont à l’origine de cette dégringolade qui a fait
atteindre le cours du baril à son plus bas niveau depuis douze ans,
à 30,43 dollars pour le Brent, la référence européenne du brut,
et à 30,41 dollars pour le WTI, son équivalente américaine,
perdant ainsi plus de 30% en 2015 et plus de 15% supplémentaires
depuis le début de l’année. Et d’après certains analystes, cette chute
risque encore de s’accentuer pour descendre sous la barre des 30 dollars.

zadhand
15/01/2016, 23h54
A la une Actualité/Commerce_Le crédit à la consommation
le 15.01.16 | 10h00

Crédit à la consommation
L’arrêté interministériel publié au JO

L’arrêté interministériel fixant les conditions
et modalités d’offres en matière de crédit
à la consommation a été publié
au Journal officiel n°1 de l’année 2016.

Signé par les ministres des Finances, de l’Industrie et des Mines et du Commerce,
le texte de six articles fixe notamment la liste des biens éligibles au crédit à
la consommation, composée de sept catégories de produits. Sont éligibles au crédit
à la consommation «les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité
de production sur le territoire national et qui produisent ou assemblent en Algérie
des biens destinés aux particuliers», note l’article 1 de l’arrêté.
Les entreprises «désirant adhérer à ce dispositif doivent se rapprocher de la banque
de leur choix pour l’accomplissement des formalités nécessaires au crédit à la consommation»,
précise le texte. L’octroi du crédit à la consommation est «conditionné par la présentation
d’une facture établie au nom du bénéficiaire, accompagnée d’une attestation délivrée par
l’entreprise exerçant une activité de production sur le territoire national attestant que le bien
objet de la demande de crédit est produit ou assemblé en Algérie». L’arrêté souligne que
«la liste des biens éligibles est actualisée, en tant que de besoin, sur la base des demandes
émanant des entreprises et validée par un comité interministériel (Finances,
Industrie et Mines et commerce) qui sera institué à cet effet.»

zadhand
16/01/2016, 12h54
A la une/Actualité_Le retour imminent de l’Iran fait chuter les cours
le 16.01.16 | 10h00

Vers un baril à 20 dollars ?

Les cours du pétrole s’enfonçaient dans le rouge, hier, évoluant désormais
sous le seuil des 30 dollars le baril.Le retour imminent du pétrole iranien
sur le marché ravive les inquiétudes quant à une offre déjà surabondante.

20914

Hier, l’Union européenne (UE) a pris ses dispositions pour être en mesure de lever ses sanctions contre l’Iran dès que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aura donné son feu vert, conformément à l’accord signé en juillet.
Les Etats-Unis et l’ONU doivent également lever leurs sanctions immédiatement après le feu vert de l’AIEA. L’accord en question, qui garantit le caractère civil du nucléaire iranien, met fin à plus d’une décennie d’isolement diplomatique de l’Iran,
dont l’économie a été lourdement pénalisée par les sanctions occidentales.
Mais il pourrait, néanmoins, mettre à rude épreuve les marchés pétroliers, dont les cours et les investissements sont très affectés par les excédents de l’offre. Une chose est sûre : la levée des sanctions occidentales qui pèsent
sur l’économie iranienne renforce les inquiétudes sur les marchés pétroliers.
Les excédents de l’offre pourraient grimper davantage à l’arrivée des barils iraniens, ce qui contribuerait
à une rechute des prix qui s’affaissaient hier dangereusement sous les 30 dollars le baril.
Les cours ne devraient remonter la cote de sitôt, tant les fondamentaux persistent sur une tendance inchangée. Un peu partout chez des membres de l’OPEP et les producteurs non OPEP, l’on se montre désormais très inquiets sur l’avenir des prix. Quatorze mois après l’offensive des Saoudiens contre les producteurs de schiste américains, le bilan de cette stratégie,
dite de défense des parts du marché, est pour le moins très critique.
Des économies parmi les membres de l’OPEP se sont effondrées, d’autres ont clairement ralenti. Le coût de la stratégie saoudienne au sein de l’OPEP se révèle décidément insoutenable pour bien des membres. Après avoir légèrement rebondi jeudi sous l’effet d’un rééquilibrage technique, les cours du brent et du light sweet crude (WTI) ont rapidement retrouvé leurs vieux démons hier, plongeant à moins de 30 dollars le baril, leur plus bas niveau en 12 ans.

Les producteurs au bord de l’asphyxie
Le pétrole de référence européenne et son homologue new-yorkais ont connu la pire semaine de repli depuis juin 2011, alors que les cours n’ont pas connu de tels niveaux depuis février 2004 pour le brent et novembre 2003 pour le pétrole de référence américaine, le light sweet crude (WTI). Autrement dit, les prix retrouvent leurs niveaux d’avant-l’ascension qui a marqué la précédente décennie.
L’effet principal de cette dégringolade amorcée depuis juin 2014 s’est évidemment fait ressentir sur les économies des pays exportateurs de pétrole. Alors que les monarchies du Golfe et l’Algérie se sont mises depuis peu au régime d’austérité, la Russie de Vladimir Poutine s’est alarmée hier de voir les cours chuter à de pareils niveaux. Le rouble et la Bourse de Moscou plongeaient hier dans le sillage des prix du pétrole, dont la chute assombrit les perspectives économiques de la Russie et pose des risques sérieux pour le budget, selon le Premier ministre, Dmitri Medvedev.
Tous les pays exportateurs de pétrole devraient faire face à des déficits record. Mécaniquement, ces pays vont mettre à rude épreuve leurs amortisseurs financiers et brûleraient leurs réserves de change plus vite que prévu, au fur
et à mesure que les cours se logent encore dans les paliers inférieurs de la pyramide.
Les analystes n’hésitent plus à évoquer une perspective d’un baril à 20 dollars. La question qui taraude tous les esprits est celle de savoir avec quelle rapidité l’Iran peut augmenter sa production.
Ce qui est certain pour bon nombre d’observateurs, c’est que l’excédent de pétrole stocké en Iran
recherchera un débouché dès la levée des sanctions.
Une donne qui aidera à coup sûr, du moins à court terme, à accroître la fébrilité du marché. Hier vers 15h (heure algérienne), le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en mars, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 29,71 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,18 dollar par rapport à la clôture de jeudi. A la même heure, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour livraison en février perdait 1,48 dollar à 29,72 dollars.
Face à ces planchers, la clé de la résistance réside dans les capacités de chacun des pays exportateurs à faire valoir ses amortisseurs financiers et les produits de substitution aux recettes pétrolières.

Ali Titouche

jim63
16/01/2016, 18h18
salam

Si la baisse des volumes exportés est relativement modérée, à cause du net recul du prix du pétrole, les exportations d’hydrocarbures de l’Algérie n’ont rapporté que 8,7 milliards de dollars entre janvier et mars 2015. La baisse des exportations algériennes d’hydrocarbures se poursuit. Durant le premier trimestre 2015, elles ont atteint 23,4 millions de tonnes équivalent pétrole, soit un recul de -8,9 % par rapport à la même période en 2014, a dévoilé le ministère algérien de l’Énergie dans la nouvelle édition de la « Revue algérienne de l’Énergie ». « La valeur de ces exportations a atteint 8,7 milliards de dollars, en forte chute (-44 %), induite par la baisse des prix et dans dans une moindre mesure celle des volumes », a dévoilé Algérie Énergie. Optimisme Ces résultats vont à contre-courant de la note d’optimisme exprimée cette semaine par les autorités algériennes à l’annonce d’une production pétrolière et gazière 2014 plus stable que durant les années précédentes. Les volumes d’hydrocarbures exportés par l’Algérie en 2014 étaient en recul de « seulement 0,6 % » sur un an, après « une forte décélération de -5,5 % en 2013″, a annoncé mardi dernier l’Office national des statistiques (http://www.jeuneafrique.com/257880/economie/algerie-resultats-contrastes-pour-lindustrie-des-hydrocarbures-en-2014/), pour qui cette stabilisation semblait » annonciatrice d’une inversion de la tendance baissière qui caractérise le secteur depuis 2006″…
Recul Les hydrocarbures représentent 60 % des recettes budgétaires de l’Algérie et près de 95 % des recettes en devises du pays. En 2014, les exportations algériennes de gaz et de pétrole ont rapporté 58,5 milliards de dollars (-8,16 % sur un an). En 2015, Alger parie sur un net recul des ventes d’hydrocarbures à 34 milliards de dollars, en raison notamment du recul des prix mondiaux du pétrole. Alors qu’il s’échangeait autour de 110 dollars le baril en juin 2014, le cours du brut a oscillé entre 50 et 60 dollars en moyenne depuis le début de l’année. Ce vendredi 21 août à 12H39 GMT, il était de 45,79 dollars.

Sujet fusionné.

zadhand
17/01/2016, 18h02
A la une/Actualité_La crise pétrolière plus grave que prévu
17 Janvier2016|10h00



L’Etat face à ses faux calculs


Le gouvernement sera-t-il amené à actionner plus tôt que prévu le très contesté
article 71 de la loi de finances 2016 ? Fort probablement, si l’on se réfère à
la nouvelle réalité des cours pétroliers mondiaux.
De fait, les prix du brut évoluent désormais à de nouveaux plus bas jamais atteints
depuis douze ans et, surtout, pas du tout prévus, lors de l’élaboration du budget
de l’Etat pour l’année qui commence.Alors que le baril de brent, qui sert de référence
pour l’Algérie, ne vaut plus que quelque 29,20 dollars actuellement, les recettes
et les dépenses prévues dans la loi de finances 2016 sont basées, elles, sur un prix
de référence fiscale du brut à 37 dollars et un prix réel du marché à 45 dollars.
A ce calcul, le déficit budgétaire prévisionnel pour l’année en cours sera de l’ordre
de 3237 milliards de dinars, tandis que le solde du fameux Fonds de régulation
des recettes (FRR) devra se contracter, après prélèvement pour financer
le déficit du Trésor, à seulement 1797 milliards de dinars.
Or, toute cette arithmétique budgétaire, déjà porteuse en l’état de graves déséquilibres
pour les finances publiques, semble être d’emblée faussée par la nouvelle réalité
des cours pétroliers, qui se situent désormais - excusez du peu !- à moins de 7 dollars
de celui de référence fiscale de la loi de finances et à moins de 15 dollars de celui qui
fonde le cadrage réel du budget de l’Etat.Que fera donc le gouvernement pour rectifier
sa copie et éviter un épuisement accéléré des ressources financières de l’Etat, sachant
que le nouveau dévissage vertigineux que viennent d’amorcer les prix du brut, risque
de perdurer, voire de s’accentuer, selon de nombreux analystes ? Voté par l’Assemblée
populaire nationale (APN), presque «malgré» elle, l’article 71 de la loi de finances offre
une petite sortie de secours à l’Exécutif, mais qui risque de vite s’avérer socialement
et politiquement trop coûteuse.Cet article, qui outrepasse les attributions du pouvoir
législatif, donne pour ainsi dire une sorte de pouvoir «discrétionnaire» au ministre des
Finances de geler ou d’annuler à tout moment et sans passer par le Parlement des
financements déjà votés par ce dernier, et ce, dans le cas où les équilibres budgétaires
prévus viennent à être faussés.Ce scénario étant déjà de mise, le gouvernement pourrait
donc recourir à cette solution politiquement périlleuse, qui consisterait à geler des projets
d’investissements en sacrifiant au passage quelques salaires et emplois. A défaut
ou même peut-être en même temps - il pourrait être amené à renoncer ne serait-ce que
partiellement à sa position dogmatique de ne pas recourir aux financements extérieurs,
en sollicitant dès à présent quelques emprunts auprès de créanciers internationaux.
Quoi qu’il en soit, la crise de la rente pétrolière étant désormais installée pour longtemps,
le gouvernement devra tôt ou tard opérer des choix économiques douloureux, même s’il
dispose encore de quelques subterfuges, dont ses responsables se servent habituellement
pour ne pas perdre complètement la face.Et tandis qu’aucune alternative hors hydrocarbures
ne s’offre au pays à court terme, toutes les hypothèses convergent actuellement vers
l’imminence d’un retour à l’endettement extérieur et surtout vers de nouveaux tours de vis
dans la politique de rigueur et d’austérité. 

Akli Rezouali

zadhand
17/01/2016, 19h48
A la une_Crédit à la consommation
le 17.01.16 | 15h07 | mis à jour le 17.01.16 | 17h53


Les banques sont prêtes

Les banques sont fins prêtes pour lancer « dans quelques jours», l’octroi des crédits à la consommation.
Sauf que chacune d’entre elles a la possibilité de définir ses conditions.
Les banques disposent des instruments réglementaires et juridiques pour démarrer,
« dans quelques jours », l’octroi des crédits, a déclaré ce dimanche le président de
l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Boualem Djabar.
Et de préciser que chaque banque dispose du droit de définir ses conditions d'octroi.
M.Djabar explique qu’afin d’ouvrir droit à un financement, le demandeur doit présenter
une attestation du vendeur certifiant que le produit souhaité est fabriqué localement.
La durée de remboursement peut s'étaler sur cinq années.
Le président de l’ABEF précise que le montant du financement accordé ne peut dépasser
30% du revenu du demandeur du crédit. Aussi, la banque se réserve la liberté de fixer
le taux d’intérêt variable d’un produit à un autre.
Une Centrale des risques vient conforter les banques dans cette opération. Cette centrale
a pour mission de s’assurer que le prétendant à un crédit dispose des revenus lui permettant
de couvrir celui-ci et s’il n’a pas déjà contracté de dette auprès d’autres organismes financiers.

Mina Adel

chenoui70
17/01/2016, 20h14
"En 2015, 62 personnes possédaient autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité" http://ds1.ds.static.rtbf.be/article/image/1248x702/1/6/e/7a01f87abefffdf7e8002accb4fc1c47-1453061098.jpg
En 2015, 62 personnes possédaient à elles seules les mêmes richesses que la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,5 milliards de personnes, ressort-il d'un rapport intitulé "Une économie au service des 1%" et publié lundi par l'ONG de coopération Oxfam-Solidarité à l'occasion du Forum économique mondial de Davos.
Oxfam avance une série de chiffres démontrant que "le fossé entre les riches et les pauvres est plus abyssal que jamais". Ainsi, la fortune des 62 personnes les plus riches au monde a augmenté de 44% ou de plus de 500 milliards de dollars entre 2010 et 2015, pour s'établir à 1.760 milliards de dollars. Parallèlement, les richesses de la moitié la plus pauvre de l'humanité ont diminué de plus de 1.000 milliards de dollars ou 41% au cours de la même période.


Un modèle biaisé

"Depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1% de l'augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagé la moitié de cette hausse", constate encore Oxfam, tout en estimant que "l'exacerbation des inégalités économiques est néfaste pour l'ensemble de la population, car elle sape croissance et cohésion sociale".
Oxfam pointe du doigt un modèle économique "fortement biaisé" en faveur des plus fortunés et un "réseau de paradis fiscaux toujours plus élaboré" qui garantit que les revenus et les richesses restent "hors de portée des citoyens ordinaires et de leurs États". Selon une récente estimation, 7.600 milliards de dollars, soit plus que le PIB combiné de l'Allemagne et du Royaume-Uni, seraient actuellement détenus sur des comptes offshore par des particuliers.
Par ailleurs, est-il rappelé, les pauvres vivent dans les zones les plus vulnérables aux changements climatiques alors que la moitié la plus pauvre de la population n'est responsable que de 10% des émissions totales de gaz à effet de serre.


"Institutionnalisation de l'optimisation fiscale"

Les raisons de "cette incroyable concentration des richesses et des revenus" réside, selon Oxfam, dans la croissance des rendements en faveur du capital, au détriment du travail, plus lourdement taxé. En outre, poursuit l'ONG, l'écart se creuse rapidement, dans le monde du travail, entre les travailleurs moyens et ceux qui occupent les plus hauts postes.
Autre tendance néfaste épinglée: "l'institutionnalisation de l'optimisation fiscale", qui pèse sur les revenus fiscaux des États, et à laquelle ne sont en mesure de recourir que les entreprises et les particuliers fortunés. D'après une analyse d'Oxfam menée sur 200 entreprises, notamment les plus puissantes au monde et les partenaires stratégiques du Forum économique mondial, neuf entreprises sur 10 sont présentes dans au moins un paradis fiscal.
Autant d'exemples qui illustrent, aux yeux de l'ONG de coopération au développement, combien le modèle économique actuel "ignore la majorité de la population mondiale, et ne tient pas compte de la planète".
Pour corriger le tir, Oxfam appelle en priorité les dirigeants mondiaux à s'entendre sur une approche globale visant à éradiquer les paradis fiscaux.

zadhand
19/01/2016, 20h07
A la une/Economie_Retour de l’Iran sur le marché pétrolier
le 19.01.16 | 10h00


La production croît de 500 000 barils par jour

L’Iran, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP),
a décidé hier d’augmenter de 500 000 barils par jour (b/j) sa production pétrolière,
deux jours seulement après l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire
et de la fin des sanctions économiques et financièresoccidentales.

«L’Iran a la capacité d’augmenter sa production de 500 000 barils avec la fin des sanctions, et l’ordre a été donné aujourd’hui (hier, ndlr)d’augmenter cette production», a affirmé le chef de l’Organisation nationale iranienne du pétrole, Rokneddine Javadi. Prévue depuis des mois, cette annonce risque d’aggraver la situation de surabondance d’offre
qui grève le marché depuis plus d’un an et demi.
L’Iran, qui dispose des quatrièmes réserves de brut au monde, et des deuxièmes de gaz, produit actuellement 2,8 millions de b/j et en exporte un peu plus d’un million. L’accord historique conclu en juillet sur le programme nucléaire iranien, entré en vigueur samedi dernier, a permis aux Etats-Unis et à l’Union européenne d’annoncer la fin des sanctions
imposées à Téhéran, qui touchaient notamment les exportations pétrolières.
Le chef de l’Organisation nationale iranienne du pétrole a reconnu que «le principal problème du marché est une surproduction de deux millions de barils par jour qui pousse à la baisse les prix». Cela dit, «si l’Iran n’augmente pas sa production, les pays voisins pourraient augmenter la leur d’ici six mois à un an et prendre les parts de marché de l’Iran», a-t-il expliqué pour justifier la décision.

En quête de nouveaux débouchés pour son pétrole, l’Iran envisage, par ailleurs, d’investir dans une raffinerie dans le sud de l’Espagne, a annoncé le chef de la diplomatie espagnole. Les prix du pétrole, qui ont chuté en un an pour s’installer sous la barre des 30 dollars le baril, un seuil jugé improbable il y a encore quelques mois, peinaient à se reprendre hier après avoir fortement chuté depuis vendredi. Le retour de l’Iran sur le marché pétrolier risque de compromettre, à en croire la plupart des analystes, toute reprise des prix dans un futur proche, ouvrant la voie à une chute encore plus prononcée.
Hocine Lamriben

zadhand
30/01/2016, 12h55
A la une/Actualité_La monnaie nationale continue de plonger
le 30.01.16 | 10h00


Le dinar en déroute



La monnaie nationale a enregistré une nouvelle dépréciation.

21295

Sur le marché officiel de change, la valeur du dollar est fixée à 105,81 DA à l’achat
et à 112,27 DA à la vente. La valeur de l’euro est de 114,96 DA à l’achat et de 122,03 DA
à la vente, lit-on dans un communiqué de la Banque d’Algérie.
Les cotations sont valables du 31 janvier au 6 février. Conformes aux valeurs des variables
liées à la conjoncture, les cotations de la semaine entraînent la valeur du dinar vers
une nouvelle dépréciation, la plus importante depuis au moins la mi-2014.
La politique de taux de change de la Banque d’Algérie permet d’ajuster la valeur du dinar
en fonction des indicateurs économiques et leur impact sur les fondamentaux.
Depuis juin 2014, alors que les cours du brut s’enfonçaient dans le rouge, atteignant
des plus bas depuis 12 ans, la valeur de la monnaie nationale n’a cessé de se déprécier
face à l’euro et au dollar particulièrement.Les deux phénomènes sont fortement corrélés.
Après avoir mené un processus de désinflation tout au long de l’année 2013, il n’était presque
plus judicieux que la banque centrale maintienne la valeur du dinar au-dessus du prix d’équilibre
de son modèle de calcul, d’autant que les fondamentaux de l’économie du pays ont nettement
baissé depuis juin 2014.La valeur du dinar souffre elle aussi de la chute des prix du pétrole,
selon un raisonnement déductif. Il est permis de penser que la Banque d’Algérie serait
à la manœuvre, en réaction à la chute des recettes en dinar de la fiscalité pétrolière
et à l’envolée de la valeur des importations.En variation annuelle, le dinar s’est fortement déprécié
contre les principales devises, selon le tableau des cotations de la Banque d’Algérie.
En effet, il y a un an (cotations allant du 1er au 6 février 2015), la valeur du dollar était fixée
à 90,83 dinars à l’achat et à 96,38 dinars à la vente, alors que celle de l’euro était de 103,21 dinars
à l’achat et de 109,54 dinars à la vente.
La dépréciation est encore plus manifeste sur le tableau comparatif des deux années 2014
et 2016, puisqu’à fin juin 2014, date de l’amorce d’une dangereuse glissade des cours du brut,
un dollar valait 78,87 dinars, alors que l’euro s’échangeait contre 107,62 dinars. Comparées
aux cotations de cette semaine, les variables de juin 2014 font ressortir une dépréciation de plus
de 30% du dinar face au dollar et d’environ 15% face à l’euro.
Une nouvelle dépréciation en vue
Bien plus explicite tant elle dispose de toutes les valeurs des variables, la Banque d’Algérie
a indiqué que le cours moyen du dinar contre le billet vert a connu une dépréciation de 19,57%
au cours des neuf premiers mois de 2015 par rapport à la même période de l’exercice 2014.
Le cours du dinar s’est, par ailleurs, légèrement déprécié par rapport à l’euro (2,16%),
selon les indicateurs monétaires rapportés par la Banque d’Algérie dans sa note de conjoncture
pour les neuf premiers mois de l’exercice écoulé.
La Banque centrale n’exclut pas une nouvelle dépréciation de la monnaie nationale, considérant
que «le taux de change effectif réel du dinar algérien à septembre 2015 reste apprécié par rapport
à son niveau d’équilibre de moyen terme». L’institution monétaire justifie ses interventions sur
le marché de change par le souci de prévenir toute appréciation du taux effectif réel,
jugé «dommageable pour la stabilité macroéconomique à moyen terme».
Face à une telle fluctuation, les entrepreneurs et les ménages affichent des inquiétudes, voire
des pertes sur leur pouvoir d’achat respectif. La dépréciation a entraîné une hausse des prix
à l’importation et à la consommation, mettant à rude épreuve la trésorerie des entreprises
et le pouvoir d’achat des ménages.Le taux de marge devrait continuer à se détériorer cette année
compte tenu des perspectives d’évolution des prix du pétrole (37 dollars le baril en moyenne,
selon la Banque mondiale), des hausses des prix des produits énergétiques
(carburants, électricité et gaz) et d’une éventuelle nouvelle dépréciation du dinar.
De quoi frustrer l’espoir des entreprises et des ménages, complètement désarmés face à ce phénomène.
Sur le marché informel des devises, les cours du dollar et de l’euro ont flambé encore, dopés par
une demande en forte hausse et d’une offre orientée plutôt vers la baisse. Le billet vert s’échangeait
contre 168 dinars à la vente et 166 dinars à l’achat, alors que la monnaie unique européenne
casse carrément les records, s’échangeant à 182,5 dinars à la vente et 181 dinars à l’achat.
Deux facteurs-clés ont agi ces dernières semaines sur le marché, tant au plan de la demande que
celui de l’offre ; les détenteurs de capitaux en dinars non déclarés préfèrent les sécuriser dans
les circuits financiers invisibles, pendant que l’offre d’origine délictuelle (surfacturations) se rétrécit
comme peau de chagrin sous l’effet des contrôles a priori et a posteriori des importations détaxées
et/ou sous-taxées.C’est dire que l’explication de fond à cette flambée des cours
sur ce marché illégal tient encore à une affaire de l’offre et de la demande.

Ali Titouche

sentenza
03/02/2016, 18h55
Disponible en ligne, un outil gratuit lancé par le ministère des Finances s'attaque à la comparaison des tarifs pratiqués par les banques.

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Sujet fusionné.

zadhand
05/02/2016, 20h45
A la une/Économie_LE CRÉDIT À LA CONSOMMATION EST OPÉRATIONNEL
publié le 04 Février 2016


Inaccessible pour les petites bourses
Attention à la balance devises !

Le retour au crédit à la consommation est une bonne nouvelle pour la majorité des ménages.
Face à un pouvoir d’achat qui se réduit au fil des ans en peau de chagrin, le crédit à
la consommation s’avère une bouffée d’oxygène pour bon nombre de citoyens qui ne sont
plus obligés de payer cash les biens entrant dans l’équipement ou le renouvellement de l’équipement
de la maison : appareils électroménagers, ordinateurs, ameublement. Le remboursement du crédit
s’étalera sur plusieurs années. Une solution qui leur était auparavant inaccessible. Ils paieront
des échéances plus ou moins importantes selon la nature du bien acquis. Ils seront protégés du
surendettement par l’application du ratio traditionnel : le montant du paiement mensuel de l’échéance
ne doit pas dépasser 30% du salaire de l’employé. La Centrale des risques veille également à ce que
les ménages ne contractent pas plusieurs crédits auprès de plusieurs banques afin de ne pas alourdir
leur dette et donc éviter les impayés.Côté gris, le crédit à la consommation risque d’alourdir
la facture importations, d’autant que pour nombre de productions éligibles au crédit à la consommation,
le taux d’intégration est très modeste et donc font appel à des collections importées qu’il suffit juste de monter.
C’est ce qu’on appelle le SKD. L’obligation d’avoir un taux d’intégration significatif étant supprimée,
on a fait l’économie du contrôle sur pièces pour savoir s’il s’agit du SKD ou CKD qui, ne l’oublions pas,
a durant les années 90 ouvert les portes à une évasion fiscale à large échelle. En effet, certains opérateurs
ont fait passer des collections montées (SKD) pour des productions intégrées (CKD) et donc bénéficié
illégalement d’un taux de droits de douane réduit. Le crédit à la consommation version 2016 semble tolérer
cette absence de véritable valeur ajoutée. Le mécanisme du crédit à la consommation manque donc d’un instrument
de régulation qui encourage les industriels algériens à améliorer le taux d’intégration de leurs produits.
Quant au crédit véhicule, du fait du retard dans l’émergence d’une industrie d’assemblage de véhicules en Algérie,
Renault exerce un monopole qui ne dit pas son nom. En effet, seul producteur de véhicules en Algérie,
il est le seul concessionnaire éligible au crédit à la consommation. Cette situation a un double inconvénient
elle ne favorise pas la concurrence et la liberté de choix du client. Comme l’offre de Renault est très réduite
et comme le véhicule est devenu très cher, le crédit véhicule sera inaccessible pour les tranches inférieures
des couches moyennes.Mais face au prix élevé du véhicule,
le crédit à la consommation ouvre à de nombreux citoyens
la possibilité d’acquérir une voiture sans être obligés de la payer cash.
Ce produit destiné à l’acquisition de véhicules neufs deviendra plus intéressant dans le scénario où
notamment Peugeot et Volkswagen s’engageraient à leur tour dans le montage de véhicules particuliers en Algérie.
Dans ce cas de figure, les citoyens auront le choix entre plusieurs modèles et plusieurs marques
dans deux ou trois ans.Espérons in fine que le crédit à la consommation boostera la production locale
et améliorera le taux d’intégration des produits. Du coup, il contribuera à la réduction
de la facture importations. Encore faut-il que l’État joue son rôle de régulation.

soltan009
09/02/2016, 09h13
Sony Music aussi veut répartir les bénéfices de l’equity aux artistes
L'influence des discussions autour de l'accord Schwartz est elle si forte qu'après (http://electronlibre.info/warner-music-va-partager-largent-de-ses-placements-avec-les-artistes/) le patron de Warner Music, c'est maintenant Sony Music qui propose de redistribuer les bénéfices de ses placements aux artistes ?

Ce point était en effet aux centres des discussions de la mission Schwartz, sans pour cela connaitre une issue heureuse pour les artistes qui étaient demandeurs.

Et pourtant, hier Warner Music annonçait une nouvelle politique de la major en la matière par laquelle les artistes devenaient aussi destinataires dans le cas de prise de bénéfices sur la cession des parts dans Spotify ou Soundcloud.

Sony Music ne pouvait rester trop longtemps en dehors du coup, car l'argument devient évidemment un véritable appât pour les artistes attirés par l'argent.

malouki
22/02/2016, 06h37
Finance/ Un euro dépassera les 200 dinars d’ici la fin de l’annéeEco-Business, Une février 21, 2016février 21, 2016 Abdou SemmarSombres perspectives pour le dinar algérien. La monnaie nationale va encore se déprécier d’ici la fin de cette année 2016, a-t-on appris de banquiers algériens. Ces derniers s’attendent à une nouvelle dévaluation du dinar à cause de la conjoncture économique marquée actuellement par une forte chute des prix du pétrole.*“En réalité, le dinar va retrouver son véritable niveau. Le taux de change officiel devra fixer un euro pour 140 Da. Sur le marché parallèle, si l’argent de l’informel ne réintègre pas le circuit bancaire officiel, la pression sur les devises provoquera une énorme spéculation. Ainsi, il est prévu qu’un euro dépasse les 200 Da”, prévient un expert basé à Alger.Ces prévisions ont été confirmées par des notes internes de plusieurs banques internationales installées en Algérie dans leurs prévisions pour 2016, s’attendent à une nouvelle chute de la monnaie nationale. “Le dinar dépend du baril de pétrole. Il ne correspond pas à une valeur de richesse ou de travail. Tant que l’économie algérienne ne se dote pas d’une véritable croissance économique basée sur sa production, la valeur du dinar baissera”, décrypte un responsable d’établissement bancaire situé à Alger.Cette dépréciation du dinar ne manquera pas de susciter de fâcheuses conséquences sur le pouvoir d’achat des Algériens, surtout sur les produits importés dont leurs prix vont encore augmenter. Il sera plus simple de consommer algérien. Mais pour cela, il faut produire suffisamment de “made in Algérie” pour satisfaire la demande nationale. Et ce n’est pas gagné d’avance.La seule bonne nouvelle est la montée du dollar face à l’euro. Ceci permet à l’Algérie, qui exporte ses hydrocarbures en dollars et achète surtout en euros, d’amortir les effets du choc de la crise financière. Mais cela ne suffira pas pour que sa monnaie retrouve sa vigueur.

chenoui70
23/02/2016, 14h03
Mars, Snickers et Milky Way retirés des rayons_23/02/16 - 14h49
http://www.lesbonsplanscachers.fr/wp-content/uploads/2014/06/mars2-700x357.jpg
Mars a annoncé retirer des marchés belge et luxembourgeois ses barres Mars, Snickers et Milky Way.
Cette décision survient après le retrait des barres chocolatées du marché allemand. Ce mardi, le géant du chocolat Mars a ordonné un gigantesque rappel de barres chocolatées après qu'un consommateur a trouvé "un petit bout de plastique" dans un produit du groupe.

malouki
23/02/2016, 17h04
Mars, Snickers et Milky Way retirés des rayons_23/02/16 - 14h49
http://www.lesbonsplanscachers.fr/wp-content/uploads/2014/06/mars2-700x357.jpg
Mars a annoncé retirer des marchés belge et luxembourgeois ses barres Mars, Snickers et Milky Way.
Cette décision survient après le retrait des barres chocolatées du marché allemand. Ce mardi, le géant du chocolat Mars a ordonné un gigantesque rappel de barres chocolatées après qu'un consommateur a trouvé "un petit bout de plastique" dans un produit du groupe.



Merci et en plus c'est des produits haut de gamme et très cher

malouki
24/02/2016, 08h19
L’Algérie a suspendu, mardi, ses accords de libre échange avec l’Union Européenne et avec la Zone Arabe (Zale).La décision a été annoncée dans une instruction signée du premier ministre Abdelmalek Sellal et datant du 14 février courant.La correspondance en question est parvenue aux services des douanes avec effet immédiat à compter de ce mardi 23 février à la mi-journée.A la faveur de l’entrée en vigueur de cette mesure, aucune marchandise importée ne peut profiter d’une franchise de frais de douanes. En termes clairs aucune réduction de taxe par rapport au niveau de régime tarifaire commun.La décision concerne les produits importés à partir des pays partenaires commerciaux liées à l’Algérie par des accords de libres échange, l’Union européenne et la Zale.De fait, ces deux accords majeurs sont suspendus unilatéralement par l’Algérie. La mesure est effective dans les ports, les postes frontières et les aéroports.Dans le télégramme émis par la direction générale des impôts il est écrit que « l’ensemble des franchises délivrées sont considérées caduques à partir du 1er janvier 2016″.algerie1


Sujet fusionné.

malouki
25/02/2016, 20h00
Les revenus pétroliers de l’Algérie ont chuté de 70 % en moins de deux ansLe Monde.fr avec AFP Le 24.02.2016 à 17h10Les revenus pétroliers de l’Algérie ont baissé de 70 % en moins de deux ans, a affirmé mercredi le président Abdelaziz Bouteflika tout en assurant cependant que son pays était « en mesure d’y faire face ».« Nous sommes, à l’heure actuelle, en mesure de faire face à l’effondrement des prix du pétrole qui ont chuté de près de 70 % en moins de deux ans », a soutenu M. Bouteflika dans un message à la centrale syndicale UGTA, à l’occasion du double anniversaire de sa création en 1956 et de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Les hydrocarbures rapportent à l’Algérie, pays de 40 millions d’habitants à l’économie peu diversifiée, plus de 95 % de ses revenus extérieurs et contribuent pour 40 % au budget de l’Etat.Politique de rigueurFace à cette baisse drastique des prix du pétrole qui a débuté à la mi-2014, les autorités ont adopté une politique de rigueur qui s’est traduite par l’augmentation des prix des carburants, la limitation des importations et l’abandon de nombreux projets d’infrastructures jugés non prioritaires.« Nous n’envisageons nullement de renoncer à la rigueur requise et nécessaire à la gestion des ressources publiques et à la rationalisation de nos options financières », a prévenu le président algérien en se disant « déterminé à faire face aux retombées de la chute des prix du pétrole au moyen d’une politique de développement économique judicieuse et rigoureuse à la fois. »M. Bouteflika avait réuni lundi un conseil des ministres restreint consacré à la politique gazière, un secteur dans lequel l’Algérie voit ses parts de marché se rétrécir. Il a décidé d’élever au rang de « priorité nationale » le développement des énergies renouvelables dans un pays grand comme quatre fois la France et où la consommation domestique d’énergie est en constante augmentation, réduisant les parts d’exportation et les revenus en devises.Fin décembre, le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Laksaci s’alarmait de la forte détérioration des finances publiques. Selon lui, les réserves de change ont fondu de 32 milliards de dollars entre septembre 2014 et juillet 2015. « A la fin 2016, elles ne dépasseront pas les 100 milliards de dollars » et « nous nous dirigeons vers une catastrophe avec un déficit budgétaire de 40 milliards de dollars qui sera impossible à résorber », avertissait aussi en janvier l’économiste Smaïl Lalmas.

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merci de cacher les liens vers l’extérieur

malouki
01/03/2016, 09h12
Consommation/ Les prix prennent de la hauteur mars 1 2016 L’Office nationale des statistiques (ONS) a publié, aujourd’hui, un rapport sur les prix globaux à la consommation enregistrés durant le mois de janvier écoulé par rapport à décembre 2015 et janvier 2015. Hormis quelques exceptions, l’ensemble des produits à la consommation et les services ont connu des hausses en ce mois de janvier 2016.Concernant les baisses, l’ONS évoque la pomme de terre dont les prix se sont infléchis respectivement de 30,91% et 3,93% par rapport à décembre 2015, le mois d’avant et janvier 2015 (le même mois de l’année d’avant).La même tendance baissière a été enregistré pour les viandes, -9,56% et -16,32%, et les œufs, -16,43% et -3,02%. Pour le reste, il n’y a que des hausses.Les fruits frais ont connu des hausses de +18,64% par rapport à décembre 2015, et +9,78% par rapport à janvier 2015. De même pour les poissons frais (+12,39% et +5,38%), les pains, les céréales (+8,62% et +2,93%) et le paquet de farine de blé de 1 kg (+40,24% et +15,42%).Pour les produits non alimentaires, les consommateurs algériens ont du dépenser plus en janvier 2016. L’habillement et les chaussures ont connu des hausses de +12,2% et +2,31%, le logement (+5,73% et +3,45%), les meubles et articles d’ameublement (+5,02% et 0%), santé et hygiène corporelle (+7,5% et 0%), transports et communication (+7,01% et +2,09%) et finalement l’éducation, culture et loisirs (+3,82% et -7,91%).L’ONS a rappelé, en outre, la hausse de 35,9% des prix des carburants. Ceux là sont fixés par l’Etat et ne répondent pas comme le reste à la logique de l’offre et la demande.

zadhand
01/03/2016, 10h31
Consommation/ Les prix prennent de la hauteur mars 1 2016 L’Office nationale des statistiques (ONS) a publié, aujourd’hui, un rapport sur les prix globaux à la consommation enregistrés durant le mois de janvier écoulé par rapport à décembre 2015 et janvier 2015. Hormis quelques exceptions, l’ensemble des produits à la consommation et les services ont connu des hausses en ce mois de janvier 2016.Concernant les baisses, l’ONS évoque la pomme de terre dont les prix se sont infléchis respectivement de 30,91% et 3,93% par rapport à décembre 2015, le mois d’avant et janvier 2015 (le même mois de l’année d’avant).La même tendance baissière a été enregistré pour les viandes, -9,56% et -16,32%, et les œufs, -16,43% et -3,02%. Pour le reste, il n’y a que des hausses.Les fruits frais ont connu des hausses de +18,64% par rapport à décembre 2015, et +9,78% par rapport à janvier 2015. De même pour les poissons frais (+12,39% et +5,38%), les pains, les céréales (+8,62% et +2,93%) et le paquet de farine de blé de 1 kg (+40,24% et +15,42%).Pour les produits non alimentaires, les consommateurs algériens ont du dépenser plus en janvier 2016. L’habillement et les chaussures ont connu des hausses de +12,2% et +2,31%, le logement (+5,73% et +3,45%), les meubles et articles d’ameublement (+5,02% et 0%), santé et hygiène corporelle (+7,5% et 0%), transports et communication (+7,01% et +2,09%) et finalement l’éducation, culture et loisirs (+3,82% et -7,91%).L’ONS a rappelé, en outre, la hausse de 35,9% des prix des carburants. Ceux là sont fixés par l’Etat et ne répondent pas comme le reste à la logique de l’offre et la demande.

Bonjour Malouki ,excellent mais devait être ici
L'Office National des Statistiques (http://www.maghreb-sat.com/forum/showthread.php?t=71721)
Bon courage.

malouki
02/03/2016, 09h51
HABITAT,5 500 000 algériens ont bénéficié de l’aide de l’Etat
Habitat : 1 114 000 logements en cours - 1 mars 2016 15:25Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a passé en revue les projets de son secteur au cours de l’émission « Questions d’actu » diffusée hier sur canal Algérie. L’intervention a été l’occasion pour le ministre de clarifier certaines questions liées aux logements notamment les projets AADL, LSP et LPP.Il dira d’emblée que « l’Algérie avant le programme de logements lancé par le président de la république Abdelaziz Bouteflika, enregistrait un déficit de 3 millions de logements ». En enchainant que les dernières statistiques font état de « 2 800 000 logements réalisés ». Le ministre reconnait que « le déficit n’a pas été totalement comblé car il y a eu entre temps des demandes notamment à cause de la démographie galopante, l’exode rural et d’autres facteurs liés au terrorisme », Il a estime néanmoins que » la crise de logements est derrière nous et dorénavant il y aura moins de pression sur l’habitat ». Il a révélé que « 5 500 000 algériens ont bénéficié de l’aide de l’Etat et qu’ils sont consignés dans le fichier national ».Ce dernier est consulté lors des contrôles de l’octroi de logements, ce qui met un frein aux multiples détournements qu’a enregistré ce secteur dans un souci de transparence. S’agissant du total des logements en cours de réalisation, le ministre a indiqué que « 1 114 000 logement sont en chantier ».Il a soutenu que l’Etat n’arrêtera pas la construction de logements, tous segments confondus et que le gros est destiné notamment aux couches démunies aux fins d’éradiquer les bidonvilles ». Le ministre a affirmé que « l’Etat ne procède au lancement de nouveaux projets que quand les projets déjà en chantier auront dépassé 60% d’avancement afin d’éviter les cafouillages et le désordre qui a caractérisé les anciens programmes ayant accusé d’énormes retards ».Concernant les logements AADL1, Mr Tebboune s’est montré catégorique « la priorité est aux souscripteurs de l’année 2001/2002 et les prix initiaux qui leur été imposé resteront inchangés ». A ce sujet le ministre dira qu’ « en juin, l’AADL procèdera à la remise des clefs de 1.200 logements à Djenane Sfari et de 1.200 autres logements à Ouled Fayet ,300 autres unités seront distribués d’ici la fin de l’année où les travaux de voirie connaissent un avancement sensible ».Concernant les souscripteurs de 2013 qui figurent dans le programme de ce qui est communément appelé AADL2, ils bénéficieront de l’excédent de l’AADL1 qui s’élève à 20 000 logements ». Quant aux souscripteurs de 2013, le ministre n’a pas écarté une augmentation des prix de logements de l’ordre de 5 à 10% en soutenant qu’ « aucune décision n’a été prise par le gouvernement mais cette option reste envisageable ».Ceci étant, il dira que « l’augmentation ne sera pas ressenti car elle s’étalera sur vingt ans et il ne s’agit pas d’appauvrir les citoyens ». Revenant sur la formule du LPP, le ministre a fait savoir que « sur 50 000 souscripteurs, 34 500 ont effectué le premier versement ». Evoquant les logements LSP qui accusent beaucoup de retards dans leur réalisation, le ministre fait un constat d’échec, en avouant que beaucoup de promoteurs en charge de leur réalisation ne sont pas adhérents au fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière.Il enchainera en soutenant qu’ « une commission a été mise en place pour inspecter les chantiers LSP dans les 48 wilayas ». Il a admis que ce programme est un vrai casse-tête et que « chaque chantier est un cas à part ».

zadhand
02/03/2016, 10h10
HABITAT,5 500 000 algériens ont bénéficié de l’aide de l’Etat
Habitat : 1 114 000 logements en cours - 1 mars 2016 15:25Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a passé en revue les projets de son secteur au cours de l’émission « Questions d’actu » diffusée hier sur canal Algérie. L’intervention a été l’occasion pour le ministre de clarifier certaines questions liées aux logements notamment les projets AADL, LSP et LPP.Il dira d’emblée que « l’Algérie avant le programme de logements lancé par le président de la république Abdelaziz Bouteflika, enregistrait un déficit de 3 millions de logements ». En enchainant que les dernières statistiques font état de « 2 800 000 logements réalisés ». Le ministre reconnait que « le déficit n’a pas été totalement comblé car il y a eu entre temps des demandes notamment à cause de la démographie galopante, l’exode rural et d’autres facteurs liés au terrorisme », Il a estime néanmoins que » la crise de logements est derrière nous et dorénavant il y aura moins de pression sur l’habitat ». Il a révélé que « 5 500 000 algériens ont bénéficié de l’aide de l’Etat et qu’ils sont consignés dans le fichier national ».Ce dernier est consulté lors des contrôles de l’octroi de logements, ce qui met un frein aux multiples détournements qu’a enregistré ce secteur dans un souci de transparence. S’agissant du total des logements en cours de réalisation, le ministre a indiqué que « 1 114 000 logement sont en chantier ».Il a soutenu que l’Etat n’arrêtera pas la construction de logements, tous segments confondus et que le gros est destiné notamment aux couches démunies aux fins d’éradiquer les bidonvilles ». Le ministre a affirmé que « l’Etat ne procède au lancement de nouveaux projets que quand les projets déjà en chantier auront dépassé 60% d’avancement afin d’éviter les cafouillages et le désordre qui a caractérisé les anciens programmes ayant accusé d’énormes retards ».Concernant les logements AADL1, Mr Tebboune s’est montré catégorique « la priorité est aux souscripteurs de l’année 2001/2002 et les prix initiaux qui leur été imposé resteront inchangés ». A ce sujet le ministre dira qu’ « en juin, l’AADL procèdera à la remise des clefs de 1.200 logements à Djenane Sfari et de 1.200 autres logements à Ouled Fayet ,300 autres unités seront distribués d’ici la fin de l’année où les travaux de voirie connaissent un avancement sensible ».Concernant les souscripteurs de 2013 qui figurent dans le programme de ce qui est communément appelé AADL2, ils bénéficieront de l’excédent de l’AADL1 qui s’élève à 20 000 logements ». Quant aux souscripteurs de 2013, le ministre n’a pas écarté une augmentation des prix de logements de l’ordre de 5 à 10% en soutenant qu’ « aucune décision n’a été prise par le gouvernement mais cette option reste envisageable ».Ceci étant, il dira que « l’augmentation ne sera pas ressenti car elle s’étalera sur vingt ans et il ne s’agit pas d’appauvrir les citoyens ». Revenant sur la formule du LPP, le ministre a fait savoir que « sur 50 000 souscripteurs, 34 500 ont effectué le premier versement ». Evoquant les logements LSP qui accusent beaucoup de retards dans leur réalisation, le ministre fait un constat d’échec, en avouant que beaucoup de promoteurs en charge de leur réalisation ne sont pas adhérents au fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière.Il enchainera en soutenant qu’ « une commission a été mise en place pour inspecter les chantiers LSP dans les 48 wilayas ». Il a admis que ce programme est un vrai casse-tête et que « chaque chantier est un cas à part ».

Bonjour Malouki je vous remercie tjrs mais ici
http://www.maghreb-sat.com/forum/f8/logement-aadl-30462.html
à défaut =>http://www.maghreb-sat.com/forum/f8/logement-68477.html
Bon courage.

malouki
02/03/2016, 10h48
10 chiffres pour comprendre pourquoi l’Algérie a peur d’une crise sociale majeure01/03/16 à 16:43-bon élève du Maghreb qui cumulait excédent commercial, croissance soutenue et faible endettement voit sa situation se détériorer à toute allure du fait de l’effondrement des cours du pétrole. Avec un baril à 110 dollars, l’Algérie pouvait financer un Etat-providence qui achetait la paix sociale dans ce pays où près de 30% des jeunes sont au chômage. A 35 dollars, elle est contrainte de tailler dans les subventions des produits de base, de relever le prix de l’essence et de l’électricité, d’imposer des quotas d’importations. Le gouvernement redoute une crise sociale majeure.96%: L’économie de l’Algérie repose depuis des décennies sur le gaz et le pétrole qui représentent 96% de ses exportations, près de la moitié de son PIB et 60% des recettes budgétaires de l’Etat. Autant dire que l’effondrement des prix est une catastrophe. Les revenus pétroliers du pays ont chuté de 70% depuis l’été 2014 a rappelé dans un communiqué le président Bouteflika la semaine dernière avant d’avertir ses concitoyens qu’ils allaient devoir affonter des temps difficiles. L’Algérie est un des pays les plus touchée par cet effondrement avec le Vénézuela et la Russie.*750 milliards de dollars: ce sont les rentrées colossales générées par les exportations de pétrole et de gaz entre 1999 et 2014. L’Algérie est le cinquième pays producteur de gaz et le 13ème producteur de pétrole. Problème, cette manne a très peu été investie dans le développement de l’économie nationale : elle a surtout servie à acheter la paix sociale en finançant des produits de première nécessité comme le lait , le sucre, la farine ou l’électricité et des augmentations de salaire versés aux fonctionnaires et employés des entreprises publiques.+40%: l’augmentation du prix de l’essence depuis le 1er janvier est liée à la réaction du gouvernement qui n’a plus les moyens de subventionner des dizaines de produits, ce qui était pour lui le moyen de soutenir le pouvoir d’achat des Algériens. Un pouvoir d’achat déjà amputé par l’affaiblissement de la monnaie, le dinar qui a baissé de 15% en un an par rapport à l’euro. Le gouvernenement a aussi decidé de tailler dans les grands projets d’infrastructures, en reportant des chantiers de nouvelles autoroutes et des créations de lignes de tramway dans plusieurs villes. Tant pis pour le chômage qui grimpe.12,7%: Le taux de chômage qui frappe 1,33 million de personnes, monte depuis deux ans. Il touche massivement les jeunes (moins de 25 ans) et le ralentissement de l’économie n’améliore pas leurs perspectives bien au contraire : en un an seulement, leur taux de chômage est passé de 25,2% à près de 30%, selon l’Office National de la Statistique.-13,7 milliards de dollars: la balance commerciale du pays est déficitaire pour la première fois depuis un quart de siècle, plombée par l’effondrement des recettes liées aux hydrocarbures. Or les Algériens importent tout ce qui entre dans leurs magasins, même les dattes, les oranges ou la semoule. En janvier, le gouvernement a donné un coup de frein en mettant en place des licences d’importations sur les véhicules et le ciment notamment. Objectif ? Réduire la facture des importations bien sûr : le quota d’importation de véhicules a ainsi réduit de moitié (à 152.000 unités) par rapport au nombre importé l’an dernier. Malgré cela le ministère des Finances prévoit un nouveau deficit de la balance commerciale à hauteur de 26 milliards en 2016.2 381 741 km2 : l’Algérie est par sa taille le plus grand pays du continent africain et le plus grand pays arabe. Sa superficie est quatre fois plus importante que la France, mais sa population qui atteindra 40 millions d’habitants en 2016 est inférieure d’un tiers. Au sein de celle-ci les jeunes sont toujours plus nombreux : 46% des algériens ont moins de 25 ans.1 million: c’est le nombre de postes de fonctionnaires que le gouvernement envisage de supprimer afin de mieux encaisser le choc de la chute du pétrole. Un dégraissage colossal puisqu’il concernerait 40% de l’ensemble des 2,5 millions de fonctionnaires et qui du coup, pourrait déclencher un conflit social de grande ampleur dans un pays où la tension monte depuis des mois du fait des mesures d’austérité annoncées jour après jour.208 milliards de dollars: Le PIB en recul du fait de la chute du pétrole reste tout de meme le premier du Maghreb et le quatrième du continent derrière ceux du Nigéria, de L’Afrique du Sud et de l’Egypte. Hors effet pétrole, il a même encore légèrement progressé l’an dernier. En revanche le déficit public lui se creuse, obligeant les autorités à puiser dans les économies accumulées durant les années fastes. Le Fonds de régulation des recettes, créé justement pour compenser l’impact des fluctuations du pétrole sur le budget a été ponctionné de 30 milliards de dollars en 2014, probablement d’autant en 2015 et pourrait être à sec dès cette année.2ème: Pour la troisième année consecutive, la France est le deuxième fournisseur du pays derrière la Chine. Paris détient 10,5% du marché avec 5,4 milliards d’exportations (et un solde légèrement excédentaire) j vers l’Algérie contre 16% pour Pékin.2025: Même quand le prix des hydrocarbures se remettra à progresser, ce qui finira par se produire, l’Algérie ne sera pas au bout de ses peines. Car dans le secteur tous les voyants ont déjà viré au rouge : la production est en baisse, la consommation nationale flambe et la part réservée aux exportations recule. Les experts estiment que si les tendances actuelles se prolongaient, la Sonatrach, la compagnie nationale, n’aurait plus rien à exporter d’ici 2025. D’où les ordres venus du sommet de l’Etat d’accélérer la prospection des ressources en gaz naturel. Et l’intérêt marquée pour le gaz de schiste dont les réserves pourraient être supérieures à celles du gaz naturel.

malouki
03/03/2016, 08h50
Importation des produits alimentaires en 2015 : Recul quasi général des prixLa facture d'importation des céréales (blé, maïs, orge) a baissé à 200,4 millions de dollars en janvier 2016 contre 327,64 millions usd en janvier 2015, soit un recul de 38,84% sur une année.PUBLIE LE : 02-03-2016 | 0:00Les prix moyens des produits alimentaires importés par l'Algérie ont, dans l'ensemble, diminué durant l'année 2015 par rapport à 2014, a appris l'APS auprès du ministère du CommerceCette baisse s'explique par le recul des prix à l'importation des poudres de lait (-42%), suivies des sucres roux et blanc (-18%), des viandes (-15%), des différentes huiles (entre -3% et -22%), des céréales, semoule et farine (-3,7%). Ainsi, le prix moyen à l'importation de la poudre de lait a baissé à 2.775 dollars/tonne en 2015 (contre 4.817 dollars en 2014). Le prix d'achat du blé tendre a reculé à 239 dollars/tonne (contre près de 292 dollars/t), tandis que le maïs a baissé à 197 dollars/t (contre 237 dollars). Par contre, le prix à l'importation du blé dur a augmenté à 444 dollars/t (contre 396 dollars/t). Outre le blé dur et certaines catégories d'huiles brutes, les autres produits alimentaires qui ont connu une hausse des prix à l'importation sont essentiellement les amandes (+47%), les lentilles (+29%), le double concentré de tomate (+22%), le café torréfié (+22%), l'ail (+18%), les crustacés congelés (+9%), les viandes bovines congelées (+8%), le thé (+3%) et les pâtes alimentaires (+14%). L'analyse des prix élaborée par le ministère du Commerce aborde également les prix à l'importation du ciment. Il est constaté que le prix moyen de ce produit de construction a enregistré des baisses oscillant entre -3% et -20% selon les catégories de ciment. L'ONIL a importé 189.910 tonnes de poudre de lait destinées à la transformation (53% des quantités globales importées), tandis que les 47% restants ont été répartis entre 13 principaux importateurs privés. Les pays fournisseurs de l'Algérie en poudre de lait sont au nombre de 20 dont les 5 premiers sont la Nouvelle-Zélande (42,4% des importations), la France (17,8%), la Belgique (9,5%), la Pologne (7,7%) et l'Uruguay (5,8%). Pour les blés dur et tendre, l'OAIC a réalisé la quasi totalité des quantités importées avec l'achat de plus de 8 millions de tonnes en 2015 (94,7% du volume global importé). Quant aux importations du maïs, elles ont été effectuées principalement par 10 sociétés privées à hauteur de 90% du total importé, tandis que l'Office national de régulation (ONAB) est intervenu sur le marché du maïs avec 3% seulement des importations globales. Pour les huiles alimentaires brutes dont les importateurs sont au nombre de six, une société privée est demeurée en position dominante avec 54% du total importé en 2015. En matière d'importation de sucre, sur les 11 principaux importateurs, la même société privée est demeurée dominante à la fois pour le sucre roux en assurant 91,2% du total importé pour une quantité de plus de 1,5 million de tonnes (523 millions de dollars), ainsi que pour le sucre blanc avec 43% des importations pour une quantité de 100.310 tonnes (50 millions de dollars).Six autres principaux importateurs ont couvert 76% des importations de café torréfié, estimées à 394 tonnes pour plus de 5,2 millions de dollars. Pour ce qui concerne les importations du ciment, établies à près de 6,6 millions de tonnes pour un montant de 473,5 millions de dollars en 2015, elles ont été réalisées à hauteur de 38% par 10 opérateurs privés dont 5 ont effectué 31% de ces importations (2 millions de tonnes). En ce qui concerne les importations de fruits frais, constituées essentiellement de 4 produits, elles se sont chiffrées à près de 284 millions de dollars : 181 millions de dollars pour les bananes, 99,5 millions de dollars pour les pommes, de 1,8 million de dollars pour le raisin frais et 1,6 million de dollars pour le citron. Quant à la facture des principaux fruits secs, elle s'est établie à plus de 144 millions de dollars : 62 millions de dollars d'arachides, 41 millions de dollars d'amandes, 25 millions de dollars de raisins secs, de 10,5 millions de dollars de pruneaux secs et 6,1 millions de dollars d'abricots secs. Par ailleurs, l'Algérie a importé pour près de 16 millions de dollars de légumes frais dont 15,7 millions de dollars d'ail et 40.350 dollars d'oignon.Céréales : Baisse de près de 40% de la factureLa facture d'importation des céréales (blé, maïs, orge) a baissé à 200,4 millions de dollars (millions usd) en janvier 2016 contre 327,64 millions usd en janvier 2015, soit un recul de 38,84% sur une année. La baisse a également touché les quantités importées (sauf pour le blé tendre) mais à un moindre rythme, en s'établissant à 946.671 tonnes contre 1,13 million tonnes, soit un recul de 16,04%, précise le Centre national de l'information et des statistiques des douanes (CNIS). La facture d'importation des blés (tendre et dur), qui a représenté près de 67,23% du coût des importations des céréales en janvier dernier, a chuté à 134,74 millions usd contre 232,76 millions usd (-42,11%), pour des quantités ayant atteint 584.973 t contre 694.802 t (-15,81%). Par catégorie de blés, la facture d'importation du blé tendre a baissé à 103,13 millions usd contre 113,92 millions usd (-9,48%). La facture du blé tendre a représenté plus de la moitié des importations des céréales et plus de 75% des importations des blés en janvier dernier. Quant aux quantités importées de ce blé, elles ont grimpé à 506.224 t contre 441.534 t (+14,65%). Pour le blé dur, la facture a reculé à 31,61 millions usd contre 118,83 millions usd (-73,4%) pour une quantité de 78.750 t contre 253.268 t (-69%). Concernant le maïs, les importations se sont chiffrées à 55,97 millions usd contre 79,78 millions usd (-29,85%) avec un volume de 310.447 t contre 370.386 t (-16,2%). Quant à l'orge, l'Algérie en a importé pour 9,67 millions usd contre 15,1 millions usd (-36%) avec une quantité de 51.250 t contre 62.307 t (-17,75%). Si la facture des céréales a baissé à un rythme plus important par rapport aux quantités et en dépit de la hausse du volume importé pour le blé tendre, cela s'explique par le recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales depuis 2015.

malouki
05/03/2016, 09h03
Assurances: Encore une augmentation ?Auteur : Benmahmoud Kamel Publié le : 03 Mars 2016L’année 2016 sera-t-elle celle de l’inflation généralisée pour les automobilistes ? Après une hausse substantielle des prix des carburants ainsi que de ceux des voitures, neuves et d’occasion, voilà que l’on reparle d’une augmentation des tarifs d’assurances.C’est la baisse des ventes de voitures neuves qui est mise en avant pour convaincre le ministère des Finances d’accepter une hausse des tarifs. Baisse du marché égale baisse du chiffre d’affaire suggèrent les compagnies et le seul moyen de remédier à cette situation serait d’augmenter les tarifs. Ces mêmes compagnies n’avaient pourtant pas baisé leurs tarifs à l’époque de la hausse du marché.Les ventes de voitures neuves ont régressé de près de 25% dans notre pays en 2015. L’année précédente avait également connu une baisse importante du marché. Ces situations de baisse des ventes de voitures n’ont pas empêché les compagnies d’assurances de voir le chiffre d’affaire de leur branche automobile augmenter. En 2014, la branche automobile des assurances avait vu son chiffre d’affaire augmenter de 3%. L’an dernier, sur les neuf premiers mois de l’année, une augmentation du chiffre d’affaire a également été constatée, +3,4%.Pour les compagnies d’assurance, l’automobile est une activité essentielle. Plus de la moitié de leur chiffre d’affaire provient de cette branche. Aucune compagnie ne peut se passer de cette activité et elles dégagent toutes d’énormes bénéfices. La partie responsabilité est peut être déficitaire, mais la branche automobile dans sa globalité est excédentaire.La branche automobile dégage une marge d’exploitation de près de 30%. Un tel niveau de marge est tout simplement énorme. En 2014, la marge globale des compagnies dans la branche automobile était supérieure à 16,5 milliards de dinars. Les résultats partiels de l’année 2015 permettent de situer la marge globale au même niveau.Malgré ces marges phénoménales, les compagnies d’assurances continuent à « maltraiter » leurs clients. Les sinistres sont souvent remboursés avec beaucoup de retard. L’Union Algérienne des Sociétés d'Assurance et de Réassurance (UAR) reconnait, elle-même, que des dossiers de recours déposés depuis 2010 trainent encore en attendant un règlement.

malouki
05/03/2016, 09h07
Selon une enquête réalisée par l'Office national des statistiques, les dépenses annuelles globales des ménages algériens en produits ou services liés à l'éducation, la culture et aux loisirs sont de l'ordre de 143 milliards de dinars, soit 3,2% de la totalité de leurs dépenses annuelles de consommation. Certes, minimes, mais en dix ans ces dépenses ont plus que doublé. Elles étaient de 59 milliards DA (mds DA) en 2000 pour passer à 142,7 mds DA en 2011, selon les résultats de la même enquête de l'ONS.Cette «inflation» dépensière des ménages algériens comporte une réalité: la classe moyenne laminée durant une décennie du terrorisme a été ressuscitée. Le contexte économique aidant durant la période allant de 2000 à 2011, cette classe longtemps oubliée a bénéficié d'une redistribution des richesses. Offres de logement dans ses différentes variantes du logement social, locatif ou «participatif. Il était donc évident que les ménages s'occupent de leur bien-être une fois la question cruciale du logement réglée. En témoigne d'ailleurs la nature des dépenses. Elle se compose des biens électroniques, des frais d'éducation et articles scolaires, des instruments de musique, articles de sport et de camping, des achats de livres, journaux et revues, des frais de spectacle, culture et loisirs, des dépenses de voyages et des frais de réparation des équipements relevant de cette catégorie de consommation. Observées de plus près, ces dépenses varient selon le lieu de résidence.L'enquête de l'ONS révèle qu'en milieu urbain ces dépenses ont atteint 113,61 mds DA. Tandis que dans le milieu rural, elles ont été de 29,06 mds DA. Ce qui confirme également ce souci de confort chez les ménages algériens est indiqué par la nature des produits achetés. Ce sont en effet les biens électroniques (téléphones portables, TV, micro-ordinateurs...) qui viennent en tête de liste avec 41,3% de la totalité des dépenses éducation-culture-loisirs. Léger pincement au coeur regrettable dans cette «renaissance» sociale, les frais consacrés à l'éducation et aux articles scolaires viennent en seconde position avec 31,6%, des dépenses. Plus troublant encore, ce sont les frais consacrés à la culture et aux loisirs. Ils représentent 7,5% des dépenses des ménages.Quant à la lecture, les ménages algériens semblent en faire leur seconde priorité en réservant à l'achat de livres, journaux et revues, la modique part de 5,3 mds DA. Il est constaté que les achats de journaux en ont absorbé plus de 80% avec un montant de 4,76 mds DA, suivis des livres de culture générale (223 millions DA), des livres de catégories romans, nouvelles et contes (166 millions DA), des dictionnaires et encyclopédies (150 millions DA), des revues et périodiques (36 millions DA) et des livres pour enfants (29 millions DA). Il est également observé que sur ces 5,3 mds DA, les dépenses des ménages des catégories sociales les plus défavorisées ont représenté seulement 6,2% (336 millions DA) contre 38% (2 mds DA) pour les ménages les plus aisés. Selon les catégories sociales que l'ONS répartit en cinq groupes, le niveau des dépenses augmente, évidemment, avec l'évolution du niveau de vie des ménages.Ainsi, les dépenses des ménages les plus défavorisés ne représentent que 6,3% des dépenses totales des ménages en éducation culture et loisirs, alors que les plus aisés ont dépensé 48,4% de la totalité. Cela étant, comparé aux dépenses liées à l'alimentation, ce chiffre est dérisoire. Les Algériens consacrent une part importante de leurs revenus à l'alimentation.Selon les chiffres d'une étude menée par l'ONS, les Algériens consacrent 42% de leurs revenus à l'alimentation. Ces dépenses ont triplé durant la période allant de 2000 à 2011 passant de 683 milliards DA en 2000 à 1875 milliards DA en 2011.

zadhand
12/03/2016, 15h59
A la une Actualité/Commerce_Le crédit à la consommation
le 12.03.16 | 10h00

Les banques publiques peu intéressées



Le crédit à la consommation ne suscite pas encore l’intérêt.
La formule «magique» dont le gouvernement, le patronat
et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) ont fait la promotion
tarde à convaincre les producteurs et les consommateurs.


Lancé officiellement en janvier dernier après une longue hésitation des autorités,
le crédit à la consommation est «noyé» entre une demande encore timide
et des banques qui n’en font pas, pour le moment, une priorité. Une virée
dans plusieurs agences bancaires de la capitale permet d’avoir un aperçu sur
l’avancement de ce concept présenté comme le sauveur de l’économie nationale.
Les demandes de renseignements sur cette formule tant vantée par le gouvernement
et encouragée par l’UGTA pour booster la consommation du produit «made in Algeria»
ne sont portées que sur le crédit véhicule.
«Nous recevons énormément de demandes de renseignements et de détails sur les modalités
de l’acquisition de la Renault Symbol, mais nous sommes désolés de répéter la même réponse.
Toutes les banques ne fournissent pas l’accès au crédit à la consommation. Nous n’avons reçu
aucune instruction de notre hiérarchie», précise le chargé de crédit dans une agence de
la Banque nationale d’Algérie (BNA) d’Alger-Centre.
La même réponse est produite par le représentant d’Arab Bank qui explique que bien que
la Banque d’Algérie ait donné son autorisation à l’ensemble des banques pour ouvrir
ce segment (crédit à la consommation), les modalités de l’octroi et l’offre de ce produit bancaire
ne sont pas encore proposées par tous ces établissements financiers. «Chaque banque ayant
sa propre politique d’investissement et ses centres d’intérêt», explique-t-on au niveau
d’une agence Arab Bank, à Alger. A la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP),
on nous explique que la formule sera lancée très prochainement.
«Probablement à la fin de ce mois», explique un employé du service crédit aux personnes
venues se renseigner sur les modalités d’acquisition du véhicule algérien, qui reste ainsi
le seul produit qui semble intéresser ces «demandeurs de renseignements». Seules donc
deux banques privées, à savoir BNP Paribas El Djazaïr et Société Générale Algérie, offrent
la possibilité de contracter un crédit à la consommation. Pour ces deux établissements financiers,
des guichets sont mis en place au niveau des points de vente du constructeur. «Une fois sur place,
l’intéressé est accompagné dans le processus de l’octroi du crédit, de sa simulation jusqu’à
la signature du contrat», explique-t-on au niveau d’une agence BNP Paribas.
Les producteurs aux abonnés absents
A la lenteur de la procédure du lancement de cette formule de crédit au niveau des banques
s’ajoute l’absence de l’offre de produits. Ainsi, mis à part les produits Condor (électroménager,
informatique et électronique…), aucun show-room de produits locaux ou montés ne présente
ce genre d’offre. Au niveau des magasins de Condor de la capitale, il est possible de retirer
des factures proforma. Ce document est à présenter par les clients intéressés au niveau
des deux banques, qui offrent pour le moment cette formule, avant de contracter le crédit.
«Nous n’avons encore vu aucune demande d’achat validée. Les gens demandent la facture,
regardent les prix et partent… La formule n’est pas encore bien lancée», précise un responsable
d’un magasin Condor.En plus des véhicules, les cycles et motocycles, la liste des produits éligibles
au crédit à la consommation est étendue aux produits électroménagers, les ordinateurs,
les téléphones et les smartphones, les meubles et les tissus d’ameublement ainsi que les tapis,
les matériaux de construction et la céramique. Les commerçants spécialisés dans ces créneaux
évoquent l’aspect informel d’une grande partie de la production.
«Une partie de ma clientèle se dit intéressée par certains produits d’ameublement, de l’installation
des cuisines équipées fabriquées localement, mais le fait que les fournisseurs ne disposent pas
des documents attestant la traçabilité des produis et la situation vis-à-vis du fisc empêche
ce genre de transaction», explique le gérant d’un grand magasin de meubles installé dans
la périphérie est d’Alger. Sur ce registre, Amar Takdjout, secrétaire général de la Fédération textile
et cuir à l’UGTA, souligne que bien que des conventions officielles aient été signées entre plusieurs
ministères et les banques, un travail de sensibilisation doit être mené avec les entreprises pour
les inciter à se mettre à jour concernant cette formule.
«Même si tous les blocages seront levés au niveau de toutes les banques, le résultat ne sera pas
reluisant si, en contrepartie, les entreprises ne proposent pas leurs produits. C’est aux producteurs
de mener également campagne pour booster leurs ventes», explique notre interlocuteur.
A rappeler que le crédit à la consommation, suspendu en 2009, a été réinstauré par la loi
de finances 2015. Il est destiné exclusivement aux produits fabriqués ou assemblés localement.
Selon les textes législatifs, ce prêt est assorti d’un taux d’intérêt non bonifié (près de 9% pour
le véhicule Renault par exemple). Les revenus de l’emprunteur devront assurer le remboursement
du crédit durant les délais fixés par le décret exécutif relatif au crédit à la consommation, dont
la durée est supérieure à 3 mois et n’excédant pas les 60 mois.

Fatima Aït Khaldoun-Arab

zadhand
19/03/2016, 13h02
A la une/Economie_Reprise des cours de l’Or noir
le 19.03.16 | 10h00




Le brent au-dessus des 42 dollars

Les prix du pétrole ont largement franchi, hier, la barre des 42 dollars
à Londres, place de cotation du pétrole algérien, poursuivant une

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remontée enclenchée depuis quelques semaines suite, notamment, aux informations faisant état
d’une entente possible entre producteurs OPEP et non OPEP sur le gel de la production.
L’optimisme était ainsi de mise sur les marchés américain et londonien, où de nouveaux records
de cotation ont été enregistrés en comparaison avec les valeurs négatives ayant caractérisé le prix
du baril il y a trois mois.Les cours de l’or noir vont ainsi boucler une quatrième semaine consécutive
dans le vert, apportant enfin des nouvelles quelque peu réconfortantes pour les producteurs dont
les finances fondent à vue d’œil depuis plus d’une année, dans le sillage de la chute des prix du pétrole.
Il est à noter que la baisse de la monnaie américaine a contribué également à hisser les cours du brut
sur le marché mondial, lesquels ont largement bénéficié, depuis jeudi, de la faiblesse du dollar,
qui pâtit de l'attentisme manifesté mercredi par la Banque centrale américaine quant à la normalisation
de sa politique monétaire, signale l’AFP.Or, toute dépréciation du dollar profite en effet au marché du pétrole,
car les échanges y sont libellés en dollars et deviennent donc plus intéressants pour les investisseurs.
«L'espoir que les principaux pays producteurs de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole
et la Russie s'entendront sur des plafonds de production contraignants le 17 avril apporte aux prix un dynamisme
supplémentaire», ont ajouté des experts cités par les agences de presse.
L'or noir, qui avait atteint des plus bas en près de 13 ans en février, reprend en effet des couleurs
ces derniers temps, suite notamment à l’annonce faite cette semaine par le Qatar que des pays producteurs
de pétrole, membres et non membres de l'OPEP, se réuniraient le 17 avril à Doha pour tenter de stabiliser
la production et soutenir les prix du brut.
La réunion rassemblera 15 pays dont la production représente environ les trois quarts de l'offre mondiale.
Certains analystes doutaient toutefois que l'actuel rebond observé sur les marchés pétroliers soit durable
à moyen terme en raison de fondamentaux de l'offre et de la demande toujours baissiers.
Zhor Hadjam

zadhand
03/04/2016, 21h32
A la une/Actualité_Produits alimentaires
3 avril 2016 | 10:59

LES PRIX À L’IMPORTATION POURSUIVENT LEUR BAISSE EN JANVIER



Les prix moyens des principaux produits alimentaires importés par l’Algérie ont enregistré
une forte baisse en janvier dernier par rapport à la même période de l’année 2015,
poursuivant le repli constaté depuis déjà plusieurs mois, relève un rapport du ministère du Commerce.

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En janvier 2016, la valeur des sept principaux produits constituant l’essentiel du groupe alimentaire
représentant plus de 76% des biens alimentaires importés- ont connu une baisse de 39,7%
à 315 millions de dollars. Selon la note d’analyse du ministère, dont l’APS a obtenu une copie, les prix
à l’importation des matières premières destinées à l’industrie de transformation ont, sans exception,
reculé. Dans ce groupe de produits, les prix d’achat du blé tendre a baissé à 204 dollars la tonne (-21%),
celui du blé dur, en hausse constante auparavant, a reculé à 401 dollars/t (-14%), le prix de la poudre
de lait à 2 594 dollars/t (-17%), du sucre roux à 324 dollars/t (-17%) et du maïs à 401 dollars/t (-16%).
Les prix de cinq variétés d’huiles brutes, figurant dans la même catégorie de produits, ont également diminué
l’huile brute pour l’industrie à 554 dollars/t (-35%), l’huile de coco à 1 249 dollars/t (-34%), l’huile de palme
à 558 dollars/t (-29%) et l’huile de soja à 719 dollars/t (-12%). Les prix à l’importation des produits de large
consommation ont connu des baisses oscillant entre 7 et 39%, montre cette analyse des prix.
Les prix des cafés torréfiés a diminué à 14.105 dollars/t soit une baisse de 39%, du triple concentré de tomate
à 928 dollars/t, (-26%), du sucre blanc à 476 dollars/t (-16%) et celui du lait infantile à 6.606 dollars/t (-9%).
Cependant, les prix moyens du double concentré de tomate et des pâtes alimentaires ont enregistré des hausses
respectives de 7% et 40% à 1.346 et 2.094 dollars/t.
La tendance des prix moyens à l’importation des légumes secs et frais était mitigée : une baisse de 37%
et de 22% pour les haricots secs (951 dollars/t) et les pois secs (587 dollars/t) et une hausse de 43% et de 12%
pour l’ail (1.589 dollars/t) et les lentilles (1.032 dollars/t) respectivement. Les prix des pommes et bananes
ont augmenté de 14% et de 1% respectivement à 772 dollars/t et 743 dollars/t. Côté viandes, la baisse a concerné
toutes les variétés de ce produit. Les prix d’achat des viandes bovines réfrigérées ont reculé de 28% à 3.582 dollars/t,
des viandes congelées de 15% à 3.102 dollars/t, des crustacés congelés de 33% à 4.151 dollars/t et des poissons congelés
de 16% à 1.365 dollars/t. L’analyse des prix élaborée par le ministère du Commerce aborde également
les prix à l’importation du ciment. Les prix des produits de ciment ont enregistré des baisses sensibles allant de 12% à 92%.
Plus de 32 millions de dollars d’importations de fruits frais et secs en un mois
La facture des importations de fruits a augmenté de 10% à 32,7 millions de dollars au mois de janvier comparativement
au même mois de l’année 2015. Les importations de fruits frais, constituées de pommes et de bananes, se sont chiffrées
à 24,2 millions de dollars dont 18,4 millions de dollars de bananes.
Quant à la facture des principaux fruits secs, elle s’est établie à quelque de 8,4 millions de dollars : 6,4 millions de dollars
d’arachides, 1,2 million de dollars de raisins secs, 382.083 dollars d’abricots secs, 237.500 dollars d’amandes et 139.913 dollars
de pruneaux secs. En ce qui concerne les importations de légumes, l’Algérie a importé pour 30 millions de dollars de ces produits
en janvier 2016 contre 37 millions en janvier 2015. Les importations d’ail ont coûté près de 3 millions de dollars en ce mois
contre près de 2 millions dans la même période de comparaison. Les importations de lentilles se sont chiffrées à plus
de 10 millions de dollars (+58%), celles de haricots secs à plus de 9 millions (-44%), de pois chiches à 6 millions
(-36%) et de pois secs à 73.384 dollars (-89%).

malouki
16/04/2016, 09h02
L'emprunt obligataire de l'État sera lancé le 17 avril, a affirmé lundi à Alger le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, en précisant que les souscriptions à cette opération seront ouvertes à la fois aux particuliers et aux entreprises. La souscription sera ouverte sur une durée de six mois. Le "montant plafond escompté" n'a pas été précisé.Les souscriptions se feront à travers près de 4 300 points habilités qui sont composés des agences bancaires et postales, des succursales de la Banque d’Algérie et des trésoreries principales, centrales et de wilaya, a fait savoir le ministre lors d’une conférence de presse consacrée à cette opération financière, selon l’APS.Baptisé « Emprunt national pour la croissance économique » (ENCE), ce dispositif vise, selon Abderrahmane Benkhalfa, la « mobilisation des ressources disponibles et endormies dans les tiroirs » pour le financement des projets d’investissements et économiques de l’État.La souscription à cet emprunt est ouverte « à tout le monde sans exception, que ce soit pour les particuliers, entreprises publiques ou privées », a-t-il poursuivi.Cette souscription sera proposée sous deux formes : titre nominatif ou au porteur (anonyme).Six mois ou moins pour atteindre le montant plafond escomptéS’agissant de la durée de souscription, elle est fixée à 6 mois mais l’État pourra clôturer l’opération une fois que les souscriptions atteignent le montant plafond escompté, a fait savoir Abderrahmane Benkhalfa qui s’est gardé, toutefois, de faire connaître ce montant.Les obligations sont d’une valeur de 50 000 dinars chacune (403,8 euros) et assorties de deux taux d’intérêts fixés en fonction du délai de remboursement : les obligations de 3 ans avec un taux d’intérêt de 5% et celles de 5 ans avec un taux d’intérêt de 5,75%.Un emprunt à des fins d’investissementLe ministre a expliqué que l’objectif de cet emprunt était de financer les projets économiques des investissements publics et qu’il ne s’agissait nullement de financer les dépenses de l’État.Les revenus pétroliers de l’Algérie ont baissé de 70% en moins de deux ans. Les hydrocarbures rapportent à l’Algérie plus de 95% de ses revenus extérieurs et contribuent pour 40% au budget de l’État.Fin décembre, le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Laksaci s’alarmait de la forte détérioration des finances publiques. Selon lui, les réserves de change ont fondu de 32 milliards de dollars entre septembre 2014 et juillet 2015. Elles se situaient à 152,7 milliards de dollars fin septembre 2015.

zadhand
23/04/2016, 00h36
A LA UNE/Actualité_ECONOMIE
le 22.04.16|16h55


Une centaine d’hommes d’affaires algériens prospectent au Sénégal

Une centaine d’opérateurs économiques algériens sont attendus,
à partir de demain samedi à Dakar, a annoncé l’ambassade d’Algérie au Sénégal.

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La mission économique algérienne est composée d’hommes d’affaires
opérant dans plusieurs secteurs dont l’agroalimentaire,
l’industrie pharmaceutique, le bâtiment et les services.
Des rencontres B to B sont prévues entre les hommes d’affaires des deux pays,
dans le cadre d’un forum d’échange sur le cadre législatif et
les investissements.Les travaux du forum se tiendront, du 23 au 27 avril prochains,
au siège de la chambre du commerce et d’industrie à Dakar,
a précisé la même source.

Elwatan.com

zadhand
25/04/2016, 13h18
A LA/UNE/ECONOMIE_Les réserves stagnent, la demande explose
le 25.04.16|10h00


Sonatrach face à ses engagements commerciaux


Les engagements économiques et commerciaux du groupe Sonatrach durant
le quinquennat 2015-2020 étant sans commune mesure avec les réserves d’hydrocarbures
réellement disponibles, il est à craindre que nombreuses commandes ne soient pas honorées
et que la viabilité économique de certains gros investissements (nouveaux gazoducs vers
l’Espagne et l’Italie, construction de deux complexes GNL à Skikda et Arzew,
acquisition de méthaniers, etc.) soit compromise.Les 70 à 80 milliards de dollars que le Groupe
pétrolier algérien compte investir durant cette période étant essentiellement destinés à l’aval
pétrolier et gazier (construction de gazoducs, acquisition de gros méthaniers, réalisation d’usines
de liquéfaction de gaz naturel, construction de nouvelles raffineries, etc.), il y a fort à craindre que
l’amont (découvertes et exploitation de nouveaux gisements) ne soit pas à la hauteur des demandes
croissantes en provenance de l’étranger et de l’Algérie où on consomme de plus en plus d’énergie.
Toutes les quantités d’hydrocarbures supplémentaires générées par les récents investissements ont
déjà trouvé preneurs, mais la crainte est d’assister, à plus ou moins brève échéance, à une saturation
de la production par rapport aux commandes additionnelles endossées et aux gros investissements
qui avaient été lancés dans l’euphorie de la hausse des prix du pétrole.
Exporté dans à peu près les mêmes proportions, le gaz naturel, transporté au moyen de gazoducs et
ou de méthaniers verra son volume augmenter sensiblement, pour atteindre 85 milliards de mètres
cubes dans les toutes prochaines années, sans pour autant atteindre le volume des commandes
contractuellement engagées.Ce volume sur lequel a tablé Sonatrach, sans avoir la certitude de l’atteindre,
serait déjà totalement casé et il resterait encore de clients à satisfaire. En effet, tout en augmentant
les quantités de gaz naturel livrées à l’Europe à travers les 4 gazoducs en service à l’horizon 2020,
la compagnie pétrolière algérienne compte également promouvoir l’industrie du gaz naturel liquéfié avec,
à la clé, la construction de deux complexes GNL à Skikda et Arzew devant porter la capacité globale
de production supplémentaire du groupe à 40 milliards de m3 par an à l’échéance sus-indiquée.
Il est par ailleurs question d’acquérir cinq gros méthaniers pour desservir des contrées lointaines d’Asie
et d’Amérique fortement demandeuses en gaz naturel liquéfié.
Les grosses quantités de gaz supplémentaires escomptées sont en grande partie destinées à l’exportation
grâce au surcroît de capacités de transport développées par Sonatrach (gazoducs et méthaniers) devant
dépasser, une fois mises en service, 420 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep).
Des objectifs que ne corrobore malheureusement pas l’état actuel des réserves disponibles, estimées à à peine
140 milliards de barils équivalent pétrole (Bep). Les objectifs d’exportations ont-ils pris en compte
la consommation intérieure de gaz naturel dont la Commission de régulation de l’électricité et
du gaz (CREG) estimait, en 2014 déjà, à plus de 40 milliards de m3 ? Rien n’est moins sûr !
Des voix s’élèvent çà et là pour promouvoir les énergies renouvelables et non conventionnelles dans
le but de faire face à cette demande intérieure en constante progression.
Se pose alors avec acuité la question de la rentabilité des nouveaux investissements programmés et,
notamment, celle des équipements de transport (gazoducs et méthaniers) acquis à grands frais sans
qu’ils n’aient la garantie d’une utilisation optimale, les quantités de gaz à transporter n’étant
pas suffisantes au regard des réserves disponibles et des maigres découvertes (en volume) tirées de
la centaine de découvertes effectuées durant la dernière décennie.Pour que Sonatrach puisse tenir
ses engagements commerciaux, notamment avec ses clients étrangers avec lesquels de gros contrats
ont déjà été signés, mais également avec ses partenaires locaux en pleine phase d’investissement
pour augmenter leurs capacités de raffinage, développer la pétrochimie et satisfaire des besoins
énergétiques croissants de la population, il est à espérer que ce groupe fasse un effort gigantesque à
l’amont du secteur pour découvrir de nouveaux gisements et accélérer l’entrée en production de ceux
qui ont déjà été mis en évidence.Ce n’est qu’à ces conditions que le groupe Sonatrach pourra tenir
les ambitieux engagements économiques et commerciaux qu’il s’est fixés dans un évident excès d’optimisme.
A défaut, il sera contraint de se tourner plus résolument vers l’exploitation de gaz de schiste avec toutes
les conséquences que Sonatrach pourrait subir en termes de rentabilité aujourd’hui que les prix sont bas.
Cette option n’est, en tout cas, pas à exclure au regard des quantités importantes que Sonatrach doit
absolument livrer aux clients liés par des contrats fermes.Au sein des associations opposées à l’exploitation
de gaz de schiste, on susurre même que l’ex-ministre de l’Energie Chakib Khelil, connu pour ses accointances
avec les milieux texans, serait en mission commandée par les Américains pour précisément mettre à leur service
les immenses réserves algériennes de gaz de schiste classées, de par leur importance, au troisième rang mondial .

Nordine Grim

TESSIE
25/04/2016, 14h51
Dans un monde où la pollution et le changement climatique sont en profondes relations avec les abominations climatiques qui se produisent de plus en plus fréquemment il est possible de ralentir tout ça mais en mettant en faillite plusieurs gros de ce monde.
Je vous propose de prendre connaissance de ça:
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Dans un monde où la pollution et le changement climatique sont en profondes relations avec les abominations climatiques qui se produisent de plus en plus fréquemment il est possible de ralentir tout ça mais en mettant en faillite plusieurs gros de ce monde.
Je vous propose de prendre connaissance de ça:
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[HIDE-THANKS][/https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_MeyerHIDE-THANKS]

Désolé il s'est mis en double.

phoenix62
26/04/2016, 13h17
L’après-pétrole a déjà commencé L’Agence internationale de l’énergie vient d’annoncer que la production pétrolière russe sera, dans les prochaines années, très en dessous des prévisions. La nouvelle, ajoutée aux tensions autour du nucléaire iranien, a entraîné le cours du baril au-dessus des 75 dollars. Ce « choc pétrolier » est pourtant différent des deux précédents, qui furent relativement brefs. Car rien n’indique que, dans les décennies qui viennent, les prix de l’or noir vont à nouveau baisser.

par Nicolas Sarkis (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#partage)



Au cours des trois dernières années, les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques se sont considérablement aggravées. Elles portent désormais non plus seulement sur les exportations pétrolières du Proche-Orient, zone de turbulences chroniques, mais aussi sur l’ensemble du système mondial de production, de raffinage et de transport du pétrole et du gaz naturel. La sonnette d’alarme est de plus en plus fréquemment tirée tant par de hauts responsables politiques que par des experts indépendants. Dans son dernier rapport biannuel, « Perspectives énergétiques mondiales », publié le 7 novembre 2005, et qui couvre la période 2004-2030, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) exprime une opinion quasi générale en soulignant que « les risques pour la sécurité énergétique s’exacerberont à court terme » et que « la vulnérabilité à des perturbations des approvisionnements s’accentuera avec l’expansion des échanges mondiaux (1 (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#nb1)) ». Lors de ses vœux du nouvel an, le 5 janvier 2006, le président Jacques Chirac a pour sa part élevé au rang de « grande affaire du siècle » la nécessité de « préparer l’après-pétrole ».
Considéré comme la principale solution de rechange au pétrole, le gaz naturel suscite lui aussi des interrogations, surtout depuis que le premier exportateur mondial, la Russie, a, au début de 2006, brutalement suspendu ses livraisons à l’Ukraine et à la Géorgie, et les a, pour des raisons de disponibilité, réduites à destination de la Hongrie, de l’Autriche et de l’Italie. Ces perturbations ont été jugées suffisamment alarmantes pour que le problème de la sécurité énergétique domine les pourparlers de la réunion ministérielle du G8 tenue en février 2006 à Moscou.
L’aigle américain déploie ses ailesToujours au nom de la sécurité, le président George W. Bush a prôné, dans son discours sur l’état de l’Union prononcé le 31 janvier, la nécessité pour les Etats-Unis de réduire leur dépendance envers les importations d’hydrocarbures et d’aller « au-delà d’une économie basée sur le pétrole ». Même son de cloche du côté européen, où une réunion d’experts sur l’énergie, le 15 février à Berlin, a souligné l’« intérêt stratégique » de la réduction de la dépendance de l’Europe à l’égard du Proche-Orient et de la Russie, et du renforcement des mesures de sécurité, devenu, selon M. Luc Werring, haut fonctionnaire de la Commission européenne, un « problème crucial ».
Pourquoi donc toutes ces craintes alors que l’aigle américain déploie maintenant ses ailes d’un bout à l’autre des provinces du Proche-Orient, de l’Asie centrale et de l’Afrique, et que les pays exportateurs de pétrole n’ont pas hésité à ouvrir les vannes pour faire face à l’accroissement rapide des besoins et éviter une pénurie de l’offre ?
Ce développement soudain d’un sentiment général d’insécurité est aux antipodes de ce que beaucoup pensaient ou espéraient avant la guerre d’Irak de mars 2003 et la mainmise de Washington sur un pays qui, après l’Arabie saoudite, possède les principales réserves pétrolières de la planète. Il est également à l’opposé des certitudes qui prévalaient au lendemain de la guerre du Golfe de 1990-1991 et de la libération du Koweït par les Etats-Unis et leurs alliés. A cette époque, M. James Schlesinger, ministre de la défense puis directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) dans l’administration du président Richard Nixon, puis ministre de l’énergie dans le gouvernement du président James Carter, affirmait lors du 15e congrès du Conseil mondial de l’énergie, tenu en septembre 1992 à Madrid, que, selon de hauts responsables de l’administration Bush père, « ce que le peuple américain a retenu de la guerre du Golfe, c’est qu’il est bien plus facile et bien plus drôle d’aller botter les fesses des gens au Moyen-Orient que de faire des sacrifices pour limiter la dépendance vis-à-vis du pétrole importé ».
M. Schlesinger avait explicité sa pensée en soulignant que, à la suite de l’effondrement de l’URSS et de la disparition de la menace soviétique sur les gisements du Proche-Orient, les craintes concernant la sécurité d’approvisionnement s’étaient fortement estompées aux Etats-Unis, et que le niveau relativement bas des prix du pétrole, qui contribue à la chute de la production nationale et à l’accroissement des importations, n’était plus vraiment un sujet d’inquiétude.
Le second constat est que le paysage a profondément changé au cours des trois dernières années. Au lieu d’ouvrir la voie à une forte augmentation de la production irakienne et à une baisse des prix, l’invasion de l’Irak de 2003 s’est soldée par des sabotages, le spectre d’une guerre civile et un déclin de la production pétrolière de 2,5 à 1,5 million de barils par jour (mbj) (2 (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#nb2)) dans l’un des principaux pays exportateurs. Conjugué à d’autres facteurs, cela a conduit à une explosion des prix, qui sont passés, en moyenne pour l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), de 24,36 dollars le baril en 2002 à 50,58 dollars en 2005.
Contrairement aux chocs pétroliers de 1973-1974 et de 1979-1980, cette hausse complètement inattendue et les préoccupations concernant la sécurité ne sont pas le résultat d’un embargo, d’une baisse des exportations ou de l’utilisation de l’or noir comme arme par tel ou tel pays producteur. Elle trouve son origine dans deux séries de facteurs. Les premiers sont de nature géopolitique – notamment les attentats et l’instabilité politique au Proche-Orient, les tensions autour du programme nucléaire iranien, les conflits au Nigeria (3 (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#nb3)), etc. Les autres sont encore plus inquiétants parce que plus durables, dans la mesure où ils touchent à l’équilibre entre l’offre et la demande.
On a assisté à une accélération inattendue du rythme d’accroissement des besoins de consommation. Après une croissance moyenne de 1,54 % par an au cours de la période 1992-2002, la demande mondiale a progressé de 1,93 % en 2003 et de 3,7 % en 2004, pour atteindre un record de 82,1 mbj en 2004, puis 83,2 mbj en 2005. Au total, et en l’espace de trois ans seulement, les besoins pétroliers ont augmenté de 5,5 mbj. C’est surtout en Chine que l’augmentation a été la plus spectaculaire, avec un bond de 7,6 % en 2003 et de 15,8 % en 2004.
Cet accroissement a incité les pays à produire au maximum de leur capacité, et ils ne peuvent extraire davantage de pétrole. A ceci s’est ajoutée une saturation des capacités de transport et de raffinage, surtout aux Etats-Unis, qui a tout naturellement alimenté la spirale de la hausse des prix.
Les estimations disponibles, notamment celles de l’AIE et du ministère américain de l’énergie (DOE), indiquent que la consommation mondiale augmenterait de près de 50 % au cours des vingt-cinq prochaines années, passant de 83,2 mbj en 2005 à 115,4 mbj en 2030, selon l’AIE, et à 131 mbj, selon la DOE. Comme le dit si joliment une récente publicité du groupe américain ChevronTexaco, il aura fallu au monde cent vingt-cinq ans pour consommer le premier trillion (mille milliards) de barils de pétrole, mais il ne faudra que trente ans pour consommer le second trillion, qui correspond au total du volume des réserves prouvées.
Comment et à quel prix pourrait-on répondre à cette montée en flèche des besoins ? La réponse à cette question dépend de deux variables relatives, d’une part, à la fiabilité des chiffres qui circulent au sujet des réserves et, d’autre part, au développement possible des capacités de production.
Bien qu’elles ne soient pas nouvelles, les suspicions au sujet du volume réel des réserves ont tout récemment été renforcées par les fortes révisions à la baisse annoncées par certaines sociétés pétrolières, ainsi que par les nouvelles estimations avancées par des géologues indépendants.
Pour ce qui concerne tout particulièrement les pays membres de l’OPEP, les points d’interrogation suscités par les estimations officielles remontent aux années 1980, quand les pays du Golfe notamment ont procédé, l’un après l’autre, à des réévaluations spectaculaires de leurs réserves, sans que cela ait toujours été justifié par de nouvelles découvertes, des hausses des prix ou de nouvelles études. Entre 1985 et 1986, les Emirats arabes unis ont porté l’estimation officielle de leurs réserves de 33,9 à 97,2 milliards de barils. L’Arabie saoudite a pour sa part augmenté la sienne de 50 % en la portant de 169,6 à 254,9 milliards de barils entre 1987 et 1988 (4 (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#nb4)), tandis que l’Irak procédait à un doublement, de 32 milliards de barils en 1981 à 65 milliards à partir de 1983 (puis à 115 milliards de barils à partir de 2001). Ce gonflement est intervenu à une époque où les pays membres de l’OPEP mettaient en place le système du plafond de production et de quotas nationaux fixés en fonction essentiellement des réserves prouvées de chaque pays. Ainsi, entre 1983 et 1988, le total des réserves prouvées estimées de l’OPEP a augmenté de 62 %, bondissant de 470 milliards à 761,4 milliards. D’autres réévaluations les ont par la suite, pour les mêmes pays, portées à 896,6 milliards de barils au 1er janvier 2005.
Certaines de ces révisions ont certes été la conséquence de nouvelles découvertes ou de progrès technologiques portant sur les taux de récupération. D’autres sont restées sujettes à caution, d’autant plus que la quasi-totalité de ces réserves est contrôlée par des sociétés étatiques qui refusent toute vérification par des organismes extérieurs. Les estimations officielles des réserves dites « prouvées » de l’OPEP sont supérieures d’environ 400 milliards de barils à celles avancées par des organismes privés indépendants, dont notamment l’Association for the Study of Peak Oil (ASPO). Ces volumes, présentés par certains experts comme des « barils fictifs », correspondent à 44 % du total des estimations officielles de l’OPEP. Ceci ne signifie évidemment pas que les chiffres avancés par des organismes indépendants seraient tous plus proches de la réalité que ceux annoncés par les pays concernés. Toutefois, l’énormité de la différence permet de mesurer aussi bien la complexité des critères techniques et économiques utilisés que les doutes qui subsistent au sujet des données disponibles.
Ces doutes sont du reste alimentés par le fait que les chiffres publiés par certains pays de l’OPEP restent parfois inchangés durant de très longues périodes, comme si chaque baril produit était miraculeusement et immédiatement remplacé par une découverte ou une réévaluation. Ainsi, et à titre d’exemple, l’Irak a maintenu son chiffre à 100 milliards de barils tout rond au long de la période 1987-1995, avant de le porter à 115 milliards. Non moins surprenant est l’exemple du Koweït, qui, entre 1991 et 2002, n’a pas modifié l’estimation de 96,5 milliards de barils pour ses réserves prouvées, en dépit d’une production cumulée qui a dépassé 8,4 milliards de barils durant la même période. S’appuyant sur des données qui auraient été communiquées par des responsables koweïtiens, l’hebdomadaire américain Petroleum Intelligence Weekly a affirmé en janvier 2006 que les statistiques officielles confondent les réserves prouvées, probables et possibles : les réserves prouvées à proprement parler ne dépassent pas 48 milliards de barils...
D’autre part, le volume des réserves prouvées de la Fédération de Russie reste incertain tant à cause de l’opacité des statistiques que de la méthodologie d’estimation utilisée dans ce pays. Selon certaines sources occidentales, le volume réel serait de 30 % à 40 % inférieur au chiffre officiel de 72,3 milliards de barils.
Enfin, même pour des sociétés internationales cotées en bourse et soumises au contrôle de commissaires aux comptes et de sociétés d’audit, de forts doutes subsistent. Notamment depuis l’affaire Shell : à la suite de la forte chute de la production de son gisement de Yibal à Oman et d’autres déboires dans le monde, la compagnie a dû reconnaître en janvier 2004 que ses réserves prouvées avaient été surestimées de près du tiers. Peu de mois après, la société américaine El Paso a, elle aussi, annoncé une révision à la baisse d’environ 11 %. Plus récemment, en janvier 2006, le groupe espagnol Repsol-YPF a également dû amputer de 1,25 milliard de barils équivalent pétrole, soit près de 25 % du total, les estimations qu’il avançait jusque-là pour ses réserves mondiales d’hydrocarbures. Tout comme Shell, cela lui a valu une avalanche d’actions en justice de la part de ses actionnaires.
Des projections complètement irréalistesUne autre cause d’inquiétude réside dans le fait que, depuis une vingtaine d’années, le volume du pétrole extrait du sous-sol dépasse celui du pétrole découvert. Certaines sociétés internationales ayant du mal à maintenir le niveau de leur production procèdent, quand elles le peuvent, à l’achat d’actifs d’autres sociétés. L’exemple le plus récent est celui de ChevronTexaco, qui a payé le prix fort pour acquérir en 2005 la société indépendante américaine Unocal convoitée par l’entreprise gouvernementale chinoise China National Offshore Oil Corp (CNOOC). Sans cette acquisition, le taux de remplacement des réserves de ChevronTexaco n’aurait pas dépassé les 40 à 45 % en 2005.
Parallèlement au ralentissement des découvertes et à la baisse lente mais inexorable du ratio global réserves/production, un autre risque plus immédiat pèse sur le marché pétrolier. Il s’agit du déclin de la production dans bon nombre de pays, et de l’insuffisance des investissements réalisés pour développer les nouvelles capacités nécessaires à la couverture des besoins.
En raison de la baisse de leur production et de l’accroissement de leurs besoins nationaux, plusieurs pays hier encore exportateurs nets de pétrole sont devenus importateurs nets (Indonésie, Egypte et Tunisie, sans oublier évidemment les Etats-Unis) ou risquent de le devenir dans peu d’années (Gabon, Oman et Syrie). Au Mexique, une étude entreprise en 2005 par la compagnie nationale Pemex fait craindre un déclin bien plus rapide que prévu de l’extraction, surtout celle du gisement de Cantarell, qui, avec 2 mbj, représente près de 60 % du total de la production du pays. En mer du Nord enfin, l’AIE prévoit la poursuite du déclin, de 6,6 mbj en 2002 à 4,8 mbj en 2010 et à 2,2 mbj à l’horizon 2030.
Cette chute pourrait-elle être compensée à temps par d’autres pays exportateurs ? Rien n’est moins sûr. Pour ce qui est du Proche-Orient, où la production est supposée devoir doubler d’ici à 2025 pour couvrir l’accroissement de la demande mondiale, les projections de l’AIE et du département américain de l’énergie semblent être complètement irréalistes. Seule l’Arabie saoudite a mis en vigueur un programme visant à augmenter sa capacité de production de 10,8 mbj actuellement à 12,5 mbj en 2009 ; ailleurs, les perspectives sont nettement moins prometteuses, surtout en Iran, en Irak et au Koweït. La situation politique en Irak et les tensions au sujet du programme nucléaire iranien compromettent le développement de leurs capacités. Au Koweït, le fameux projet visant au doublement de la capacité de production de cinq gisements fait du surplace depuis une dizaine d’années, pendant que les vieux puits de Burgan et de Raudhatain, qui couvrent 67 % de la production du pays, commencent à manifester des signes d’essoufflement.
Dans ce contexte marqué par des besoins de plus en plus grands pour une ressource de plus en plus rare, le principal danger qui pèse sur la sécurité des approvisionnements réside dans l’inadéquation entre demande et offre, et dans la concurrence et le risque de conflits entre les principaux pays consommateurs. Cette rivalité explique la course à laquelle se livrent les Etats-Unis, les pays européens, la Chine, le Japon ou l’Inde pour prendre pied dans les pays détenteurs de réserves, et contrôler les routes terrestres et maritimes entre les centres de production et les grandes zones de consommation. La guerre d’Irak de mars 2003, qui a permis à Washington d’évincer la France, la Russie et l’Italie de ce pays, le nouvel oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan ou le récent accord germano-russe sur le gazoduc nord-européen, qui sera construit sous la Baltique, sont autant d’exemples des grandes manœuvres visant à sécuriser les besoins énergétiques des pays concernés.
Depuis l’embargo de 1973-1974, les dangers ont changé de nature. Le mot embargo a été banni du vocabulaire des pays exportateurs. Ce sont, comble d’ironie, les pays industrialisés qui ont utilisé, et qui continuent, le pétrole comme arme contre des pays exportateurs, et ce à travers les sanctions onusiennes contre l’Irak au cours de la période 1990-2003 ou à travers les sanctions américaines contre la Libye et l’Iran dans le cadre de l’Iran-Libya Sanctions Act (ILSA) (5 (https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413#nb5)), ou contre le Soudan.
Contrairement à un préjugé aussi aberrant que dangereux, il y a une réelle complémentarité objective d’intérêts entre les pays importateurs et les pays exportateurs. Au souci bien légitime des premiers de sécuriser leurs importations pétrolières et gazières répond le souci non moins légitime et non moins vital des seconds de garantir leurs marchés et leurs recettes d’exportations, indispensables pour développer leurs économies. Quant aux divergences sur les prix, elles vont même en s’atténuant. La nouvelle tendance à la hausse va dans le sens d’un besoin impérieux : consentir des investissements colossaux pour développer les capacités de production et d’autres sources plus coûteuses d’énergie.
Avec un pétrole condamné à devenir de plus en plus rare et de plus en plus cher, le problème de la sécurité requiert une approche politique bien différente de celle d’il y a trente ans. Les antagonismes et les risques de conflits se situent désormais bien moins entre les pays producteurs et les pays importateurs qu’entre les pays grands consommateurs, où l’accroissement des besoins et le déclin de la production domestique conduisent inexorablement à l’aggravation de la dépendance vis-à-vis des importations, notamment celles du Proche-Orient. Certaines vieilles recettes concernant la sécurité, dont la diversification des sources géographiques d’approvisionnement ou les pressions exercées sur les pays producteurs pour continuer à bénéficier d’un pétrole abondant et bon marché, ne sont plus adaptées. Les nouveaux défis ne peuvent être relevés que dans le cadre de relations fondées sur l’équilibre des intérêts entre des pays souverains.

soltan009
29/04/2016, 08h49
Samsung annonce un bénéfice net en hausse grâce au lancement anticipé de son smartphone

http://www.jeanmarcmorandini.com/sites/jeanmarcmorandini.com/files/styles/liste-centrale-grande/public/samsung_galaxy.jpg


Samsung Electronics (http://www.samsung.com/fr/home/), premier fabricant mondial de smartphones (http://www.morandinisante.com/article-sante-351087-passer-son-temps-sur-son-smartphone-cacherait-bien-des-choses-selon-des-chercheurs.html), a annoncé un bond de son bénéfice net trimestriel plus fort que prévu, grâce au lancement anticipé et réussi de son nouveau modèle phare.

Ce résultat devrait rassurer les actionnaires après une année 2015 décevante qui a vu la valeur boursière de Samsung fondre de plus de sept milliards d’euros.

Il tranche en tout cas avec la baisse conséquente de son bénéfice net annoncé par le grand rival américain de Samsung, Apple, qui a accusé le premier déclin des ventes trimestrielles de son iPhone (http://www.morandinisante.com/article-sante-351087-passer-son-temps-sur-son-smartphone-cacherait-bien-des-choses-selon-des-chercheurs.html)depuis le lancement de l’appareil en 2007.

Cela devrait donner du baume au coeur du géant sud-coréen, pris en étau entre les produits haut de gamme d’Apple et les téléphones d’entrée et de milieu de gamme de concurrents chinois de plus en plus féroces, Huawei et Xiaomi.

Afin d’accroître ses parts sur le marché des smartphones, Samsung a sorti la dernière version de son Galaxy S7 en mars, un mois plus tôt que l’année précédente, et avant que ses concurrents ne sortent leurs propres nouveautés.

«Nos revenus ont augmenté après le lancement le 11 mars de nos derniers modèles phare, les Galaxy S7 et S7 Edge, un mois plus tôt que les modèles précédents», a déclaré le vice-président de la division mobile de Samsung, Lee Kyeong-Tae.

«Les ventes du S7 et du Edge sont solides dans les régions, y compris en Amérique du Nord», a-t-il dit, expliquant que Samsung avait vendu 92 millions de téléphones mobiles pendant la période sous revue, dont 85% de smartphones.

Le bénéfice net du groupe entre janvier et mars est ressorti à 5.250 milliards de wons (4,04 milliards d’euros), contre 4.630 milliards de wons l’an dernier à la même période, en hausse de 13,4%.

Ce résultat est supérieur aux attentes d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg News, qui tablaient sur 4.420 milliards de wons.

Samsung a également annoncé le rachat pour 2.030 milliards de wons d’actions ordinaires et préférentielles.

zadhand
29/04/2016, 16h49
A la une/Économie
le 29.04.16|10h00

Et si la crise était une chance pour l’Algérie


Apprendre à dépenser sans gaspiller, revoir le rôle des pouvoirs
publics, récupérer l’argent de la fiscalité : El Watan Week-end
a demandé à des économistes de chercher des effets bénéfiques à
la crise. Car en économie, comme à toute chose, malheur est bon.


Plus de 25 milliards de dollars de déficit budgétaire, une chute de près
de 50% des recettes d’hydrocarbures, une baisse des réserves de change
de 35 milliards de dollars en 2015, une hausse du taux de chômage à plus
de 11%, des prévisions de croissance en baisse à 3,4% en 2016, selon le FMI.
Ces chiffres-là, on nous les répète quasi tous les jours. On a bien compris
la crise économique affecte nos ressources et oblige les pouvoirs publics à
revoir ses budgets. Tant que le déficit budgétaire est couvert par le Fonds de
régulation des recettes, tout n’est pas perdu. «Une crise est toujours un moment
difficile pour un pays», reconnaît Farid Yaici, professeur en économie à l’université de Béjaïa.


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zadhand
17/05/2016, 16h45
LA BEA S’APPRÊTE À LANCER LE SYSTÈME « GLOBAL BANKING »
16 mai 2016|20:51


La banque extérieure d’Algérie (BEA) s’apprête à lancer le système « Global Banking
« qui va lui permettre de se redéployer à l’extérieur du pays, a révélé, hier,
à Oran son Président-directeur général, Mohamed Loukal.

23726


« Nous nous préparons au lancement du système Global Banking qui est un outil moderne
dans le domaine bancaire à l’échelle internationale « , a souligné M. Loukal lors d’une rencontre
régionale dédiée aux opérateurs économiques clients de la BEA, dans l’ouest du pays,
soulignant que ce système s’inscrit dans le cadre de la 5e étape de la stratégie de modernisation de la BEA.
Ce dispositif bancaire permet de développer les actions de la banque à l’extérieur, notamment avec
l’introduction de la gestion des paiements électroniques dans les opérations bancaire, a-t-il expliqué.
« Nous œuvrons à imposer la BEA en tant que banque majeure dans le Maghreb, le Nord de l’Afrique
et à l’échelle continentale », a ajouté M. Loukal, assurant que la BEA dispose d’un avantage réglementaire
qui lui permet de concrétiser cet objectif. Le P-DG de la BEA s’est félicité également quant à la conformité
de la banque qu’il dirige, à savoir les normes de fonctionnement en termes de systèmes bancaires
internationaux, tout en exprimant l’ambition de la banque à émerger de plus en plus sur la scène bancaire
internationale. Le responsable de la BEA a souligné, en outre, que son institution financière veille à poursuivre
avec beaucoup de vigueur sa participation au financement de l’économie nationale dans un cadre
diversifié. Il a mis en relief l’intérêt porté par sa banque au développement du commerce extérieur
et les activités d’exportation.
Une augmentation du capital en vue
Par ailleurs, la BEA compte augmenter son capital social de 100 milliards à 150 milliards DA, a annoncé
son P-DG, faisant savoir, dans ce sens, qu’elle a eu l’aval de la tutelle, en attendant l’autorisation du Conseil
monétaire et de crédit (CMC) du ministère des Finances. « L’augmentation du capital permet également à
la BEA de mieux se lancer dans les actions à l’extérieur « , a-t-il déclaré. Au sujet de l’emprunt obligataire,
la BEA a fait une entrée de plus de 35 milliards de DA, selon le même responsable, en attendant d’actualiser
ce chiffre mercredi prochain à l’occasion de la prochaine rencontre de la banque avec ses clients opérateurs
du centre, prévue à Alger. La banque extérieure d’Algérie, où le groupe Sonatrach est domicilié, a réalisé
un bénéfice de 33,4 milliards de DA au titre de l’exercice de 2015, une année marquée par la chute des
ressources de la banque à cause de la baisse des prix du pétrole. Cette chute estimée à plus de 300 milliards
de DA, soit presque la moitié des chiffres d’affaires de la BEA, a été compensée par d’autres ressources à
hauteur de 250 milliards de DA dont 57 milliards DA provenant des PME, a-t-on indiqué de même source.

jim63
22/05/2016, 19h47
salam

L’Algérie occupe le 25e rang mondial, le 1er rang africain et 3e des pays arabes par ses réserves d’or estimées à fin 2015 à 173.6 tonnes après l’Arabie saoudite (322.9 tonnes) et le Liban (286.8 tonnes), selon le classement des mondial de l’or. Le 11 mars 2016 l’once d’or est coté à 1274,15 dollars. A prix courant, pour mars 2016, pour l’Algérie cela donne un montant légèrement supérieur à 7 milliards de dollars représentant environ 5% des réserves de change à fin décembre 2015.
Intervenant dans une conjoncture marquée par une crise économique et financière internationale, ces chiffres confirment que l’Algérie dispose de réserves qui peuvent l’épargner des conséquences de la situation. Ajoutée aux réserves de change placées dans diverses institutions financières internationales, la présence d’un aussi important stock d’or, renseigne sur la bonne santé financière de l’Algérie.
Pour les opérateurs étrangers, ce stock immédiatement convertible en moyens de paiement représente une garantie à même de susciter, pour quelques années encore, d’intenses courants d’affaires avec l’Algérie, quand bien même, les cours des hydrocarbures chutent. Reste à exploiter, à titre d’exemple, le site d’Amessmessa à Tamanrasset. Au niveau de cette ville, c’est, hélas, la recherche clandestine d’or qui bat son plein.
La Gendarmerie nationale de Tamanrasset avait attiré l’attention : en deux ans, entre 2014 et juin 2015, ses éléments ont arrêtés plus de 1.200 individus.
Au-delà de la place qu’elle occupe dans ce classement mondial, l’Algérie détient les mêmes réserves qu’en 2009. Pourquoi donc ces réserves d’or n’ont-elles pas bougé depuis cette date ? C’est la question que s’était posée le professeur Mebtoul qui précisait que la dépréciation d’environ 30% de l’or entre 2009 et 2015 a fait perdre plus de 2,5 milliards de dollars de sa valeur monétaire au stock algérien d’or.
Sur le plan international, un récent rapport indique que depuis janvier, la demande a grimpé de 21 % sur les trois premiers mois de 2016. Du jamais-vu, selon le Conseil mondial de l’or (CMO), depuis l’an 2000 qu’il a établit ses statistiques, jamais le CMO n’avait enregistré une telle demande au premier trimestre.
Entre janvier et mars, le monde s’est jeté sur quelque 1.290 tonnes d’or, soit une hausse de 21 % par rapport aux trois premiers mois de 2015, et de 16 % comparé au précédent. A contrario de la production, la demande de métal précieux a bondi sur les marchés financiers.


Sujet fusionné.

zadhand
12/06/2016, 19h22
Code de l'investissement

http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f13/24144d1465244805-sharing-europe-zapto-org-2015-user-pass-t%E9l%E9chargement-5-.jpg
le 12.06.16|14h18

Le droit de préemption et la règle 51/49 extirpés

Le droit de préemption et la règle 51/49%, appliqués sur les investissements
étrangers en Algérie, sont extirpés du projet de Code de l'investissement
lequel sera présenté, lundi, à l'Assemblée populaire nationale (APN) en
session plénière.L'exposé des motifs du projet de texte explique que le droit
de préemption "a perdu le rôle d'instrument de contrôle de l'accès des étrangers
à l'économie nationale depuis la suppression de la procédure d'examen préalable
par le Conseil national de l'investissement (CNI)".D'où la proposition
"de se satisfaire, pour la minoration de valeur des transactions de l'espèce,
du droit de préemption institué par le Code des procédures fiscales, sous réserve
de son extension aux actions et parts sociales", notent les auteurs du texte qui
rappellent qu'une mesure allant dans ce sens avait été introduite par
la Loi de finances complémentaire de 2015.En outre, ce droit n'a plus de place
dans le Code de l'investissement, soulignent les concepteurs du projet qui prévoit,
dans son article 30, de soumettre toutes les cessions d'actions ou de parts sociales
ainsi que d'actifs par ou au profit d'étrangers, à une autorisation du ministre
chargé de l'investissement.S'agissant de la règle 51/49% régissant l'investissement
étranger en Algérie et instituée par la Loi de finances 2009, le projet de loi
propose de l'extirper du Code de l'investissement pour être régie par les textes de
Lois de finances, rappelant qu'une mesure dans ce sens a été introduite par
la LF 2016.Cette proposition est motivée, selon les rédacteurs du nouveau Code,
par la difficulté de contrôler l'ensemble des flux entrants des investissements
étrangers puisque seuls ceux éligibles et souhaitant bénéficier d'avantages sont
enregistrés auprès de l'Andi.Une situation qui a permis d'ailleurs, durant la période
allant du 31 décembre 2008 au 31 décembre 2013, à 5.141 étrangers de s'infiltrer
pour exercer des activités de commerce dont 711 au titre de l'import, alors que pour
la même période, l'Andi n'a enregistré que 110 déclarations d'investissements
étrangers approuvés par le CNI.Le projet de révision du Code stipule, par ailleurs,
le déplacement de deux autres mesures: la règle du recours obligatoire
au financement interne et la règle régissant le partenariat avec les entreprises
publiques économiques (EPE) par ouverture du capital.

APS

zadhand
13/06/2016, 15h27
Une révision et des suspicions…


http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f13/24144d1465244805-sharing-europe-zapto-org-2015-user-pass-t%E9l%E9chargement-5-.jpg
le 13.06.16|10h00



Droit de préemption et règle 51/49

24366


Instituées en 2009 dans le cadre de la loi de finances complémentaire,

ces deux dispositions ne figureront plus dans le code de l’investissement
qui sera présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Les deux mesures économiques, qui ont suscité les débats les plus animés
de ces dernières années, risquent d’être encore une fois au cœur d’une nouvelle polémique. Il s’agit du droit de préemption et de la règle 51/49 appliqués sur les investissements étrangers en Algérie. Instituées en 2009 dans le cadre de
la loi de finances complémentaire, ces deux dispositions ne figureront plus dans
le code de l’investissement qui sera présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée populaire nationale (APN).Ce nouveau texte explique, en effet, que le droit de préemption
«a perdu le rôle d’instrument de contrôle de l’accès des étrangers à l’économie
nationale depuis la suppression de la procédure d’examen préalable par le Conseil
national de l’investissement (CNI)». Pour les auteurs de ce texte, ce droit n’a plus
de place dans le code de l’investissement. De ce fait, ils proposent, dans l’article 30,
de soumettre toutes les cessions d’actions ou de parts sociales ainsi que d’actifs par
ou au profit d’étrangers, à une autorisation du ministre chargé de l’Investissement.
«Cette procédure de contrôle des cessions remplace ainsi le droit de préemption qui
reste une mesure à caractère démesuré pour les petites opérations mais aussi
exorbitante du droit commun», stipule le même texte. Toujours concernant le droit de préemption, l’article 31 précise que la cession, à hauteur de 10% et plus, des actions
et parts sociales d’entreprises étrangères détenant des participations dans une société
de droit algérien doit passer par le Conseil des participations de l’Etat (CPE).
«L’irrespect de cette formalité ou une objection motivée par le CPE, dans un délai d’un mois à compter de la réception de l’information relative à la cession, confère à l’Etat un droit de préemption portant sur un nombre d’actions ou de parts sociales de la société algérienne», précise le même texte, soulignant que les actifs composant le capital technique acquis sous avantages pour les besoins de l’exercice de l’activité sur lequel porte l’investissement enregistré, peuvent faire l’objet de cession sous réserve d’autorisation délivrée».
Une brèche à la suppression des deux mesures ?
Outre le droit de préemption, la règle 51/49 n’aura pas également de place dans
ce code. Elle sera, si le texte est voté par le Parlement, régie seulement par les
lois de finances. Cette proposition est motivée, selon les rédacteurs de ce code,
par la difficulté de contrôler l’ensemble des flux entrants des investissements
étrangers, puisque seuls ceux éligibles et souhaitant bénéficier d’avantages sont enregistrés auprès de l’ANDI. Le projet de révision de ce code porte également sur
le déplacement de deux autres mesures : la règle du recours obligatoire au
financement interne et la règle régissant le partenariat avec les entreprises publiques économiques (EPE) par ouverture du capital. A quoi obéit cette décision ?
Le nouveau code a-t-il uniquement pour but d’améliorer le climat des investissements ?
Ce texte n’ouvre-t-il pas la voie à la future suppression du droit de préemption et de
la règle 51/49 ? Pour l’économiste, Abdelhak Lamiri, «la décision est censée améliorer
le climat des affaires dans le pays». «Mais c’est une amélioration qui n’en est pas une.
Il faut aller plus loin dans les réformes et ne garder la règle 51/49 que pour les secteurs stratégiques», explique-t-il. «Pour les secteurs non stratégiques, cette mesure ne sert
qu’à freiner les investisseurs.Dans tous les pays du monde, y compris la Chine, ces mesures s’appliquent uniquement aux secteurs stratégiques», ajoute-t-il. Ce n’est pas
l’avis de certains députés qui dénoncent «une manière déguisée d’ouvrir la voie à la suppression de ces mesures». «Avec ce code, on veut fragiliser la souveraineté du
pays. C’est un texte qui obéit aux desiderata des opérateurs étrangers et nationaux qui bénéficient d’avantages exorbitants sans contrepartie.
On veut offrir l’économie nationale aux pseudo-investisseurs», dénonce
Ramdane Taazibt, député et membre de la direction du PT. Selon lui, ceux qui disent
que ces mesures constituent un frein à l’investissement se trompent lourdement.
«C’est un frein au pillage. Avant 2009, il n’y avait pas ces mesures, mais nous
n’avons pas vu les investisseurs étrangers se bousculer aux portillons»,
dit-il, affirmant que le groupe parlementaire du PT votera contre ce projet.

Madjid Makedhi

zadhand
13/06/2016, 23h24
Algérie
La finance islamique, une solution à la sous bancarisation


http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f8/24173d1465319576-soit-dit-en-passant-11265305_1043944242289928_2384745649895165846_n.jp g
le 13.06.16|21h53

La finance islamique est préconisée par certains experts comme
étant la meilleure solution pour parvenir à récupérer l’argent qui
circule hors circuit bancaire.
Nasser Hideur et Mohamed Boudjelal, respectivement directeur général
d’El Salam Bank et professeur en sciences économique expert en
finances islamiques ont abordé lors d’une conférence de presse au
forum du quotidien El Moudjahid « les apports potentiels de la finances
islamique ».Les deux intervenants se sont accordés sur le rôle que pourrait
jouer la finance islamique dans la situation de crise que connait le pays
actuellement.« Le recours à la finance islamique est fortement recommandé
en ces temps de crise », estime Mohamed Boudjelal. Selon lui, la finance
islamique est capable de régler ne serait ce qu’une partie de cette crise,
explique-t-il, soit celle portant sur la récupération de l’argent qui est hors
du circuit bancaire. Et qui est estimé, rappelle-t-il, à quelques 3700 milliard DA.
« Une partie de la population boude le système bancaire conventionnel basé
sur les intérêts bancaires que je qualifie personnellement de compteur infernal.
Cela dit, nous devons aller vers cette frange de la population », préconise-t-il.
Pour caractériser la réticence qu’une frange de la population ressent vis-à-vis
du système bancaire traditionnel, il précise que, 900 micro-entreprises ont
baissé le rideau car leurs propriétaires désapprouvent le recours au système
des intérêts suite à un prêt bancaire.Les deux banques islamiques El Baraka
Bank et Al Salam Bank détiennent 15 à 17% des 13% des parts de marché
que se disputent les 22 banques privées activant en Algérie.
M.Hideur qui, avant de prendre les commandes d‘El Salam Bank a dirigé durant
de longues années la Banque El Baraka, assure que les banques islamiques
accordent une importance capitale à l’investissement et au développement de
l’économie nationale. 25% du portefeuille de ces deux banques est orienté vers
le financement de l’investissement productif dont l’acquisition des matières premières (matériaux de construction, aliments de bétails, produits pharmaceutiques….).
Le chiffre d’affaire d’El Baraka Bank est estimé en 2015 à 150 milliards de DA
contre 48 milliards de DA pour El Salam Bank durant la même année.
Un système sans cadre juridique
Les intervenants ont dénoncé l’absence d’un cadre juridique qui défini clairement
ce modèle bancaire. M.Hideur explique que ce vide n’est pas un frein majeur du
moment qu’il n’a pas empêché la naissance de ces banques, toutefois, il aurait
permis de mieux présenter de nouveaux produits. Il rappelle qu’en 2010, un travail commun s’est fait avec des parlementaires afin de rédiger un texte de loi portant
finance islamique. Lequel texte aurait atterrit, selon le conférencier, au niveau du gouvernement sans jamais connaitre de suite. Avec le changement à la tête du département ministériel suite au dernier remaniement ministériel,
M.Hideur est encore plus septique.

Mina Adel

ironman
29/06/2016, 18h10
http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P160629-19.jpg

Boujema Talai a fait le déroulé des grandes lignes de sa politique visant à impliquer son secteur dans la réussite du nouveau modèle économique.
«La part du secteur des travaux publics et des transports dans le développement et la transition économique» est le thème d'une rencontre animée, hier, par le ministre des Travaux publics et des Transports Boujema Talai, au Forum d'El Chaâb. Le premier responsable du secteur a mis l'accent sur le rôle que pourrait jouer le secteur des travaux publics et des transports dans le développement économique du pays. Le ministre a fait le déroulé des grandes lignes de la nouvelle politique de son département visant à impliquer davantage son secteur dans la réussite du nouveau plan économique annoncé récemment par le gouvernement.
Pour M.Talai, l'Algérie qui vise à s'imposer sur le marché africain est dans l'obligation de l'amélioration de son réseau autoroutier et ferroviaire comme seul moyen de tisser des liens avec les pays du continent. L'une des raisons qui, selon le ministre, ont poussé le gouvernement à accélérer la réalisation de ces grands projets, pour atteindre cet objectif. Pour ce qui est du financement des grand projets qui exigent des sommes faramineuses, le premier responsable du secteur estime qu'avec la situation financière que traverse actuellement le pays, «la seule option envisageable est celle de recourir au financement externe des projets». En effet, M.Talai n'a pas écarté la possibilité de l'ouverture du secteur des transports maritimes au privé contrairement au champ aérien dont l'idée «n'est même pas posée» au sein de son département, car «la décision ressort des prérogatives du Conseil des ministres». Cette idée est motivée, selon le premier responsable du secteur, par les difficultés financières enregistrées par la Compagnie nationale du transport maritime. «Il est inadmissible que la Cnan n'arrive pas à couvrir 1% du marché des transports de marchandises. Notre objectif s'attelle à couvrir 30% du marché dans les années à venir». «Nos capacités sont minimes par rapport aux besoins nationaux d'où l'idée d'une ouverture de ce secteur à l'investissement privé, dont le dossier est en phase d'étude au niveau du gouvernement», a-t-il annoncé. Boujema Talai a insisté lors de son intervention sur «l'encouragement de l'investissement pour augmenter la couverture des besoins du pays en matière de transport de marchandises et de voyageurs par des armateurs nationaux». Pour ce dernier, l'amélioration du transport de marchandises est un véritable levier de développement économique; à cet effet, le premier responsable du secteur a mis l'accent sur la nécessité de développement de ce vecteur, «pour encourager les exportations».
Dans le même volet que le transport ferroviaire, celui des travaux publics et des transports dans le développement économique, le ministre du secteur a annoncé le prochain lancement d'une nouvelle ligne ferroviaire de 950 km liant la wilaya de Béchar à Ghar Djebilet. Une ligne d'une importance capitale pour le pays car «sans la voie ferrée, la plus grande mine d'Algérie ne pourrait être exploitée. Une fois mise en oeuvre celle ligne permettra le transport annuel de 35 à 40 millions de tonnes de minerais». Par ailleurs, M. Talai a assuré que la ligne ferroviaire reliant Birtouta à Tipasa sera opérationnelle dés le mois d'octobre prochain.
Pour le ministre des Travaux publics et des Transports la modernisation du réseau ferroviaire national s'impose pour assurer un transport de marchandises, moins cher, vers les ports soit pour les opérateurs économiques privés dont les produits destinés à l'exportation, soit pour les entreprises publiques. «Dans le cadre de la politique du gouvernement visant à l'encouragement des exportations hors hydrocarbures, nous allons mettre au service des opérateurs économiques des facilitations en matière de transport de marchandises vers les ports», a-t-il souligné. Enfin le premier responsable du secteur a annoncé que la société algéro-espagnole, chargée de la réalisation et de la gestion du système de régulation de la circulation de la wilaya d'Alger, entamera ses fonctions le mois prochain, avant d'être généralisées prochainement à travers toutes les grandes villes du pays.

SOURCE (http://www.lexpressiondz.com/actualite/244668-l-algerie-mise-sur-l-amelioration-de-ses-reseaux-de-transport.html)

zadhand
01/07/2016, 17h05
Pourquoi le Brexit va précipiter l’Algérie dans la crise

http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f64/24176d1465321735-pousse-avec-eux-hakim-la%E2lam-10984144_120250808310456_218233274519044965_n.jpg

A LA UNE/ECONOMIE
le 01.07.16|10h00


L’Algérie pourrait payer, une fois de plus, sa dépendance aux
hydrocarbures. En plongeant l’économie mondiale dans une nouvelle récession,
le Brexit freinera indirectement la demande sur les matières énergétiques dont le pétrole.

24821

«Le Brexit ? J’en vois déjà les conséquences. J’ai payé mon billet
d’avion plus cher, car la livre a perdu de sa valeur.» Johanna, une
Anglaise installée à Alger depuis quelques semaines, ne s’est
toujours pas remise des résultats du référendum qui ont donné
51,9% des voix favorables à la sortie du Royaume-Uni de l’Union
européenne. «L’extrême droite, pour que les gens votent en faveur
du Brexit, disait : ‘‘ Rendez-nous notre pays’’. Moi, j’ai l’impression
que depuis vendredi, on m’a pris le mien.»Ce sentiment de désarroi
est pour Naomi partagée par «la majorité de la communauté britannique
en Algérie», dont elle fait partir depuis plus de quarante ans. «La plupart
d’entre eux sont chagrinés. Si le Brexit n’a pas de conséquence directe
pour nous ici, je me demande comment cela va se traduire dans l’Union
européenne où je voyage souvent, en particulier en France.»
De l’avis de diplomates européens en poste à Alger, qui ignorent par ailleurs
ce que vont devenir les Britanniques qui travaillent pour l’UE dans le monde,
il est encore trop tôt pour savoir quelles seront les conséquences du Brexit.
L’Union européenne et le Royaume-Uni ont entamé de difficiles discussions
sur leur nouvelle relation économique, avec notamment en suspens la question
de l’accès britannique au marché unique européen. Le moment précis où
Londres activera la clause de sortie de l’UE reste par ailleurs inconnu.
«Tout va être bloqué pendant au moins deux ans», analyse un chef d’entreprise algérien. «L’Algérie, elle, devra renégocier les accords douaniers avec le
Royaume-Uni.D’un côté, elle sera forcément un peu perdante, car les taxes
seront plus élevées qu’avec l’Union européenne. De l’autre, cette augmentation
sera compensée par la dévaluation de la livre.» Mais comme le volume des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Algérie ne représente pas
grand-chose malgré une hausse entre 2011 et 2014, les échanges se
chiffrent à 6,9 milliards de dollars et 98% des exportations de l’Algérie sont constituées d’hydrocarbures la renégociation des accords ne devrait
pas beaucoup peser dans la balance.
FMI
C’est à une échelle plus macroéconomique que l’onde du séisme sera ressentie
en Algérie. Comment ? Le Brexit va affecter l’économie européenne qui
entraînera forcément l’économie mondiale dans une nouvelle récession.
Or, comme le rappelle Omar Berkouk, expert en investissements,
«si le Brexit affecte la Chine, alors l’Algérie sera aussi touchée, car nous ne
vendons qu’une seule commodity, le pétrole, qui dépend de la croissance
mondiale». Les professionnels de la finance sont à peu près tous d’accord sur le scénario à venir : une nouvelle crise financière par explosion de la bulle de crédit, une instabilité sur les marchés financiers, dont celui des actions, et un retour à
une situation comparable à celle de 2008.«La situation économique mondiale actuelle est même plus critique qu’en 2008», précise Kamal Benkoussa, ancien financier et partenaire dans un hedge fund américain à Londres, «car le taux d’endettement cumulé au niveau mondial en pourcentage de PIB (produit intérieur but) culmine à un niveau affolant de 350%». De manière schématique, le ralentissement des activités n’aidera pas la demande mondiale en matières premières à repartir à la hausse. «Sur une économie comme la nôtre, dans son modèle actuel, l’impact de l’instabilité politique et économique sera énorme»,
signale Kamal Benkoussa.«C’est un scénario vénézuélien (inflation, pénuries, dévaluation de la monnaie) qui nous attend. On en parlait déjà avant le vote,
mais là, le Brexit va accélérer la trajectoire dans laquelle s’est engagée l’Algérie
et enfoncer le pays dans une crise majeure sans précédant.» La déclaration, hier,
du porte-parole du FMI, selon laquelle «le Brexit constitue le principal risque qui
pèse sur l’économie mondiale», va dans ce sens.
Cœur
Un conseiller financier nuance : «L’impact sur le pétrole, indexé sur le brent
(baril de référence en Europe) un benchmark anglais qui suit en partie
l’économie anglaise, sera toutefois mineur. On le voit, après le vote, son cours
était au plus bas depuis 7 semaines, mais cette chute ne sera pas significative.»
Cependant Kamal Benkoussa insiste : ce n’est pas tant la chute des cours qui compte que «l’extension de la durée de la crise. Il faut compter trois à cinq ans
de traversée du désert avant un hypothétique retour à la croissance. Le Brexit a balayé tous les discours optimistes sur la sortie de crise de l’Europe.
L’instabilité politique et économique de l’Europe aura des conséquences directes
sur l’économie mondiale et nous sommes encore loin d’en mesurer les impacts
à long terme».Les incertitudes liées au Brexit font en tout cas déjà paniquer le
milieu bancaire. «Et pour cause ! explique Omar Berkouk, La City est aujourd’hui
le cœur de la finance mondiale. Tout passe par elle. Une entreprise qui souhaite
lever des fonds internationaux vient à Londres. Les emprunts russes sont cotés à Londres. Quand une entreprise américaine veut entrer sur le marché européen,
elle passe par La City.Or les banques installées à Londres n’auront plus le
passeport pour faire de la finance pour l’Europe et au nom de l’Europe.» Même si
les négociations entre Londres et Bruxelles, pour savoir ce qu’il adviendra des chambres de compensation, c’est-à-dire les organismes garantissant le paiement
des transactions financières en euros, ne sont pas terminées, Kamal Benkoussa prédit que «les activités bancaires seront reshiftées vers Francfort pour que
l’Europe reprenne la main sur ses marchés financiers».
Gaz
Hier, François Hollande a été très clair sur cette question «Il n’y a aucune raison
pour l’Europe, et encore moins pour la zone euro, de permettre à un pays qui
n’est plus membre de l’Union et qui n’a jamais été membre de la zone euro, de continuer à faire des opérations en euros. Ce que je souhaite, c’est que les
places financières européennes se préparent pour assurer un certain nombre d’opérations qui ne pourraient plus se faire à terme au Royaume-Uni.»
En théorie, l’Algérie pourrait pourtant tirer profit de cette crise. «En profitant de
la crise financière qui se profile», suggère Kamal Benkoussa.
«Via des mécanismes financiers, elle pourrait utiliser un certain montant de ses réserves pour les investir à l’international dans l’acquisition de savoir-faire. Malheureusement, on sait qu’elle ne fera rien de tout cela et que l’absence de
vision dans une stratégie jusqu’au-boutiste mènera inéluctablement le pays vers
le chaos aussi bien économique que social. L’Algérie a plus que jamais besoin d’hommes d’Etat capables de courage politique et de vision économique pour l’instauration d’un nouveau mode de gouvernance.»

Mélanie Matarese

ironman
03/07/2016, 18h38
DÉPENSES EXCEPTIONNELLES PENDANT LE RAMADHAN, GASPILLAGE, ACHATS DES VÊTEMENTS POUR L'AÏD..

.Le goût prononcé de nos concitoyens pour la surconsommation durant le mois sacré n'indique pas que la société est mal en point, malgré l'alarmisme ambiant qui s'est emparé des pouvoirs publics et de la classe politique suite à la dégringolade des prix du pétrole.Les réserves de changes s'épuisent. La trésorerie du pays s'effrite. Les équilibres budgétaires sont menacés. Le gouvernement panique et annonce une nouvelle ère économique qui s'appuierait sur un modèle de croissance qui affranchirait le pays de son addiction à l'or noir. L'Algérien, lui, reste zen. Le goût prononcé de nos concitoyens pour la surconsommation durant le mois sacré n'indique pas, en effet, que la société est en crise malgré l'alarmisme ambiant qui s'est emparé des pouvoirs publics et de la classe politique suite à la dégringolade des prix du pétrole. Tout donne l'impression que le pouvoir d'achat de nos compatriotes ne s'est pas autant érodé que l'aurait voulu la flambée des prix, mais aussi, la dépréciation de la monnaie nationale par rapport aux autres devises étrangères, l'euro et le dollar en particulier, références des marchés financiers internationaux. Depuis l'effondrement des prix du pétrole, il y a deux ans, passés entre le mois de juin 2014 et aujourd'hui de quelque 115 dollars le baril à moins de 50 dollars actuellement, les voyants ont viré du vert au rouge. Les rapports des institutions financières, Fonds monétaire international et Banque mondiale, qui se sont succédé ont tous tiré la sonnette d'alarme. Leurs experts ont mis en exergue la fragilité des économies des pays producteurs de pétrole qui dépendent essentiellement des revenus de l'or noir comme ils leur ont conseillé plus de prudence quant à leurs dépenses tout en leur recommandant de diversifier leurs économies. L'Algérie n'y a pas échappé, même si la robustesse de son économie a été relevée. Sous d'autres cieux cela aurait suffi à déclencher un vent de panique. Le débat et les réactions ont certes, été vifs, mais pas au point d'en faire un sujet récurrent. Une fixation. Des mesures ont été prises par le gouvernement (réduction de la facture des importations, promotion de la production nationale, bancarisation de l'argent de l'informel, emprunt obligataire...) pour faire face à cette conjoncture économique annoncée comme dévastatrice. L'opposition a saisi l'occasion pour tirer à boulets rouges sur l'Exécutif. Les experts ont sorti de leurs tiroirs, leurs théories tout en prodiguant leur médication pour sortir de la dépendance au pétrole. Et les Algériens qu'ont-il changé à leurs habitudes? Pratiquement rien, si l'on se réfère à la fièvre acheteuse qui s'empare d'eux durant le mois de Ramadhan réputé pourtant comme la période où les prix des produits de consommation, les viandes, les fruits et légumes, s'envolent. Les dépenses sont exceptionnelles. Le gaspillage est toujours aussi important, si ce n'est plus durant le mois béni. 4 millions de baguettes de pain par jour sont jetées. En période de Ramadhan, il est entendu que l'on peut le multiplier par deux ou trois sans trop de risque de se tromper L'Expression du 22 juin 2016). Le budget consacré à l'achat des vêtements de l'Aïd est faramineux. «Le budget moyen consacré cette année par les ménages algériens aux vêtements de l'Aïd el-Fitr est de 8000 DA par personne», a indiqué le vice-secrétaire général chargé de l'information de l'Association pour la protection et l'orientation du consommateur et son environnement, Samir Elksouri. Où l'Algérien que l'on dit saigné aux quatre veines pendant le mois sacré trouve-t-il le moyen de faire face à une dépense aussi salée. Pour une famille de quatre personnes cela représenterait près de 50.000 DA! Une piste pourrait apporter en partie la réponse. La famille nucléaire algérienne continue de reposer sur un système de solidarité traditionnel. Les liens qui unissent les membres de la famille élargie n'ont pas éclaté au point de remettre en cause la cohésion du groupe. C'est probablement là que réside la force de la société algérienne pour amortir les impacts provoqués par les situations les plus délicates.

SOURCE (http://www.lexpressiondz.com/actualite/244919-la-crise-a-t-elle-reellement-impacte-les-algeriens.html)

zadhand
04/07/2016, 02h17
Tête-à-tête Issad Rebrab-Christine Lagarde


http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f265/24518d1466203968-economie-saha-shourkoum.jpg
16es rencontres économiques d’Aix-En-Provence
le 03.07.16 | 10h00


Issad Rebrab et Christine Lagarde se sont entretenus sur
«la conjoncture qui pèse sur l’économie mondiale» et le choc
qu’elle fait subir à certaines économies du pourtour méditerranéen.

24873

Le PDG du groupe Cevital, Issad Rebrab, depuis hier à Aix-en-Provence,
a été invité à prendre part aux 16es rencontres économiques qui portent
le nom de cette ville française. Il a rencontré la patronne du FMI,
Christine Lagarde, avec laquelle il a abordé la conjoncture économique
mondiale et ses contrecoups sur certains pays, dont l’Algérie. Le patron
du groupe Cevital, qui devait intervenir aujourd’hui sur la question de savoir
«Quelle forme aura la puissance de demain ?», a eu hier un tête-à-tête avec
la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en marge des
dites rencontres, invitée elle aussi à intervenir dans une session intitulée
«Quel chemin vers la prospérité économique ?»
Ainsi donc, Issad Rebrab et Christine Lagarde se sont entretenus sur
«la conjoncture qui pèse sur l’économie mondiale» et le choc qu’elle fait
subir à certaines économies du pourtour méditerranéen. Interrogé à l’issue
de cette entrevue sur ce que pense le FMI de la tournure qu’a prise l’économie
algérienne dans le sillage de la chute des cours pétroliers, Issad Rebrab
explique que la patronne du FMI pense que le besoin d’évoluer dans les
réformes est plus que jamais pressant.Il explique également que sur tout ce
qui permet de faire sortir l’économie algérienne de sa dépendance aux recettes
pétrolières, le FMI ne fait que tinter davantage la cloche à coups pressés.
«Le FMI l’a déjà dit et attiré l’attention des responsables sur la nécessité
d’évoluer dans les réformes», nous confie M. Rebrab, rencontré à
Aix-en-Provence, en marge des 16es rencontres économiques.
Le discours du FMI sur l’économie algérienne n’a donc pas changé d’un iota,
remettant désormais la balle dans le camp du gouvernement duquel dépend
la volonté de réforme. Même le PDG de Cevital estime que le temps presse et
que des réformes structurelles s’imposent pour faire face à la crise.
Issad Rebrab devrait intervenir aujourd’hui devant un panel dédié à entrevoir
«la forme qu’aura la puissance de demain».De son point de vue,
«la colocalisation est un levier de croissance et de développement permettant
à des entreprises et à des pays d’être compétitifs». La colocalisation à travers
Oxxo en est le meilleur exemple, selon Issad Rebrab. «Il est question de disposer
des avantages comparatifs des deux rives nord et sud, les mélanger et permettre
aux entreprises d’en profiter et aux pays de tisser une relation de gagnant-gagnant», explique le patron de Cevital, comme pour donner un avant-goût de ce que sera
le contenu de sa conférence prévue aujourd’hui à l’université d’Aix-Marseille.
Selon lui, un pays ne peut se refermer sur lui-même, mais s’ouvrir aux autres
économies du globe. Il estime que l’Algérie dispose d’importants avantages
comparatifs pour permettre l’émergence de grands groupes et d’une politique
tournée résolument vers l’exportation, pour peu que «l’on libère les initiatives».
Issad Rebrab voit en l’acquisition par son groupe des usines Brandt et des aciéries italiennes Lucchini la formule idoine permettant à des groupes d’émerger et à
un pays d’exporter, tout en profitant des avantages comparatifs dont disposent
les deux rives de la Méditerranée.Tout ceci représente pour lui une des formes
qu’aura la puissance de demain. Il faudra repenser l’évolution de l’entreprise dans
un écosystème de globalisation, de sorte à trouver de nouvelles recettes pour une meilleure dynamique. Issad Rebrab, rencontré en marge de ses one-to-one avec
plusieurs décideurs et économistes, insiste sur l’importance de tirer profit des
avantages comparatifs des deux rives de la Méditerranée pour se hisser au rang
des économies compétitives.Un plaidoyer à l’heure où plusieurs économies de
la planète se voient confrontées à des pannes de croissance et d’innovation.
Outre la patronne du FMI, Issad Rebrab a rencontré également hier
Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, un réseau de réflexion
qui réunit actuellement 30 économistes et universitaires, dont la mission est
d’organiser et de promouvoir le débat économique, ainsi que Mario Monti,
ex-président du Conseil des ministres italien.

Ali Titouche

zadhand
05/07/2016, 17h17
Décollage difficile


Bonjour , http://www.maghreb-sat.com/forum/att...95165846_n.jpg (http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f8/24173d1465319576-soit-dit-en-passant-11265305_1043944242289928_2384745649895165846_n.jp g) à l'occasion de l'Aid El-Fitr
je présente mes meilleurs vœux,bonheur, de santé et de prospérité
à la communauté de maghreb-Sat et de la nation arabe et islamique

CRÉDIT À LA CONSOMMATION
05 Juillet 2016

Annoncé en grande pompe en 2015 et opérationnel depuis janvier 2016,
le crédit à la consommation est loin de connaître un engouement chez la
population. Pour un grand nombre d’observateurs, le manque de visibilité
dans sa mise en application serait à l’origine de cette situation. Explication.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Contrairement à l’année 2008, où une
large campagne médiatique avait suivi son lancement, le crédit à la
consommation semble marquer le pas au lendemain de son «retour» en 2016.
Au niveau des banques, on enregistre, du moins pour le moment, peu
d’engouement. A l’exception de quelques banques privées, les banques publiques semblent tourner le dos au crédit à la consommation. Un avis que ne partage pas
un responsable d’une banque publique, en l’occurrence le CPA. Selon notre
interlocuteur, la responsabilité de cette situation est imputée aux «citoyens qui ne
semblent pas accorder de l’intérêt à cette opération». Les banques privées,
les françaises particulièrement, ont quant à elles multiplié depuis le lancement de
cette offre des campagnes publicitaires à l’adresse de leur clientèle. A ce propos,
il est à noter que BNP Paribas El Djazaïr était la première banque à lancer le crédit
à la consommation. «Nous avons conclu un partenariat avec Renault qui est notre partenaire au niveau mondial. Notre priorité est la Renault Symbol», avait expliqué
le patron de la filiale algérienne du groupe bancaire français. BNP Paribas est la
première banque à proposer le crédit à la consommation à ses clients, cinq jours seulement après la publication du décret fixant les produits éligibles. Il y a lieu de
rappeler que les conditions et les modalités du crédit à la consommation aux ménages
ont été fixées en vertu du décret exécutif 15-114 du 12 mai 2015 relatif aux conditions
et aux modalités d'offres en matière de crédit à la consommation. Ce même décret
précise que le crédit à la consommation concerne «les biens fabriqués par des
entreprises exerçant une activité de production sur le territoire national et qui produisent
ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers». Par ailleurs, le montant mensuel global de remboursement du crédit contracté par l'emprunteur «ne peut, en
aucun cas, dépasser 30% de ses revenus mensuels nets régulièrement perçus, afin d'éviter le surendettement du client et que sa durée (crédit) est supérieure à 3 mois
mais ne doit pas excéder les 5 années. Quelles sont les causes exactes du peu d’engouement pour cette formule ? Au niveau de l’UGTA, on évite de pointer du doigt,
mais on reste convaincu «que la responsabilité incombe en premier lieu au
gouvernement qui est resté muet sur le plan médiatique». «En tant que syndicat, nous avons accompagné cette décision à travers une campagne de sensibilisation auprès
des travailleurs. Nous avons mené des campagnes auprès des travailleurs pour la consommation du produit algérien. Notre rôle se limite à ce niveau», nous explique un cadre fédéral de l’UGTA. Il est à noter que le Forum des chefs d’entreprises (FCE) avait
lui aussi accompagné le retour du crédit à la consommation. D’ailleurs, plusieurs campagnes publicitaires ont été lancées, invitant les citoyens à consommer le «label algérien». Le FCE comme l’UGTA avaient beaucoup pesé dans la négociation quant au retour du crédit à la consommation.Ces deux organismes ont soutenu l’idée des produits éligibles au crédit à la consommation, en l’occurrence ceux fabriqués par des opérateurs nationaux répondant aux exigences réglementaires de fabrication ou d’assemblage en Algérie. Parmi ces produits, des véhicules particuliers, des équipements informatiques,
des ordinateurs, des téléphones, de l’électroménager ou de l’ameublement.
D’où vient donc ce dysfonctionnement ? S’agit-il d’un manque de communication
de la part des parties concernées ?

A. B.

عيد مبارك سعيد لكم و للأمة العربية و الإسلامي
Aid moubarak 2016.jpg (http://www.maghreb-sat.com/forum/attachments/f4/24901d1467732675-les-nouveaut%E9s-de-canalsat-aid-moubarak-2016.jpg)

chenoui70
06/07/2016, 02h52
Voici le nouveau billet de 50 euros
http://static3.7sur7.be/static/photo/2016/1/7/0/20160705154409/media_xll_8853165.jpg
La Banque centrale européenne (BCE) a présenté mardi un nouveau billet de 50 euros, une version plus sûre que la précédente. Il sera mis en circulation le 4 avril 2017.
Le billet de 50 euros est la coupure la plus utilisée dans la zone euro puisqu'elle représente 45% du volume total de billets en circulation. Après les billets de 5, 10 et 20 euros, il s'agit de la 4e valeur à être adaptée dans une version baptisée 'série Europe', indique la BCE.
Plus de sécurité
Le nouveau billet se veut plus sûr. Il comportera une fenêtre portrait, un signe de sécurité qui avait été utilisé pour la première fois pour le billet de 20 euros de la même série 'Europe'. Lorsqu'on regarde le billet par transparence, une fenêtre située dans la partie supérieure de l'hologramme fait apparaître un portrait de la princesse Europe, personnage de la mythologie grecque, qui est visible sur les deux faces du billet. Le même portrait figure également dans le filigrane.
Le recto du billet présente un nombre brillant qui change de couleur selon son inclinaison, passant du vert émeraude au bleu profond, et produit un effet de lumière qui se déplace de haut en bas et de bas en haut.
"Grâce à ces signes de sécurité, il est facile de vérifier l'authenticité du nouveau billet de 50 euros à l'aide de la méthode consistant à toucher, regarder, incliner", souligne la BCE.
http://static3.7sur7.be/static/photo/2016/0/6/14/20160705154409/media_xll_8853164.jpg

http://static1.7sur7.be/static/photo/2016/13/2/12/20160705154409/media_xll_8853177.jpg

ironman
09/07/2016, 20h18
L’effervescence autour des startups algérienne ne doit pas cacher le retard pris par nos entreprises et gouvernement en matière de numérisation.
« La puissance des pays de demain est leur capacité à innover et développer l’économie de la connaissance et les talents » a dit en substance Eric Schmidt, Ceo d’Alphabet lors de la table ronde organisée par Viva Technologie qui s’est déroulé du 29 juin au 2 juillet dernier à Paris, au cours de laquelle 10 startups algériennes étaient présentes pour exposer leurs produits et services.
Ne dit-on «Aux problèmes complexes, il faut des solutions simples.». Simple ici ne veut pas dire simpliste. Akram aurait immédiatement parler de «rasoir d’Ockham» et dans le langage courant, le rasoir d’Ockham pourrait s’exprimer par la phrase « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? ». C’est là qu’entre en jeu le monde des startups qui doivent bénéficier plus que jamais du soutien du gouvernement. Sa priorité sera le numérique car attirer d’avantage d’entrepreneur est un enjeu stratégique.
Ce déplacement, de l’avis de toutes les startups présentes, a été « extrêmement utile et nous a permis de faire notre évaluation » nous dit Adel Amalou, créateur du premier site de billetterie électronique en Algérie tout en ajoutant que « le digital est, en cette période de baisse du prix de pétrole et manque de pôles de croissance, un moteur de création de richesses». Le déplacement des dix startups algériennes a été possible grâce à E&Y mais aussi Djezzy et Rouiba sans oublier le Ministère de l’Industrie et des Mines. A la question de savoir si les startups sont en quête de financement ou bien de vendre leurs produits et services, la réponse unanime est « les deux ».
« Une startup est avant tout une aventure » nous dit Ryad Bouziani, general manager de Alania CRM tout en ajoutant que «pour le moment, nos clients sont en Algérie». La voiture est le terrain de jeu de deux startups qui ont fait le déplacement. La première dirigé par Lamine Ghemati qui vient de lancer une entreprise de publicité sur voiture. «Le concept est de rémunérer les propriétaires du véhicule et en contre partie nous affichons de la publicité sur le voiture». L’autre startup est beaucoup dans la sécurité automobile. Son concepteur, Hamid Kacha, a conçu un système de sécurité pour une voiture qui arrête totalement le véhicule qu’il a présenté à des investisseurs saoudiens tout en disant que «à parti du moment où on est innovant, on est dans le radar des grandes entreprises ». En effet, c’est en bousculant des modèles établis que s’implante les «futur Uber», non sans fragiliser certain acteurs. Par contre sur la durée, ces nouvelles entreprises qui se créent devraient dégager de nouveaux services et de nouveaux emplois. Certes la vague numérique ne fait pas que donner naissance à de nouvelles entreprises, « c’est aussi un outil qui doit permettre d’améliorer la compétitivité des sociétés existantes. » nous dit Fouad Chennouf, CTO et Co-fondateur de Wilab Technology. Le digital permet de faire mieux qu’hier et d’inventer un nouveau demain.
SOURCE (http://www.itmag-dz.com/changement-de-paradigme-le-digital-comme-fer-de-lance-de-leconomie-algerienne/)

zadhand
28/07/2016, 10h16
Nouveau modèle de croissance économique


L’Etat a une marge de manœuvre réduite
le 28.07.16|10h00


Le gouvernement, qui vient d’adopter un nouveau modèle de croissance
économique, aura une marge de manœuvre très réduite pour diversifier
son économie, alors que la crise financière, née de la chute drastique des
prix du pétrole, s’aggrave.«Le premier obstacle actuel est le déficit budgétaire
avec un Fonds de régulation des recettes qui s’épuise», a affirmé
Mustapha Mekidèche, vice-président du Conseil national économique et social
(CNES), joint hier par téléphone. Pour l’exercice 2016, le déficit budgétaire du
pays devrait atteindre les 30 milliards de dollars, selon ses estimations.
«A la fin de l’année en cours, je pense qu’il ne restera plus grand-chose. Le problème
est comment financer le déficit budgétaire de 2017, 2018 et 2019 jusqu’à ce que les
cours du pétrole se rétablissent. C’est une question très sérieuse», a-t-il analysé.
En deux ans, les revenus pétroliers de l’Algérie ont baissé de 70%. Plus sombre
encore, l’Algérie, dont le déficit budgétaire devrait se situer à près de 15% du PIB, sollicitera des financements extérieurs dès cette année pour couvrir ses dépenses,
à en croire les prévisions du Fonds monétaire international.Face à la crise, le gouvernement a riposté en lançant un nouveau modèle de croissance économique,
basé sur une politique budgétaire «rénovée», avec l’amélioration de la fiscalité ordinaire
et une mobilisation de ressources financières supplémentaires tout en privilégiant l’investissement à forte valeur ajoutée.Ce nouveau modèle constitue-t-il une réponse judicieuse à la crise financière ? «De toutes les manières, il n’y a pas d’autre choix. Le problème est dans les conditions de la mise en œuvre de ce nouveau modèle de croissance.» «Je crois que ce qui est ressorti avant-hier avec un style extrêmement
souple est primo : un investissement hors hydrocarbures pour diversifier une production nationale pour le marché local et pour l’exportation ; secundo : un réexamen des
politiques budgétaires pour ne pas dire une rationalisation budgétaire.Ce sont là les
deux grands aspects qui caractérisent ce nouveau modèle», a détaillé l’ancien conseiller au ministère de l’Energie, relevant que l’Etat doit engager une nouvelle politique
budgétaire «moins expansive et plus rationnelle avec une remise à jour des politiques
de redistribution et également un réexamen des formes d’investissement de l’Etat».
Le nouveau modèle de croissance, adopté mardi en Conseil des ministres, table,
rappelle-t-on, sur une croissance économique de 3,5% en 2016 et de 4% en 2017.
Interrogé sur le manque d’objectifs chiffrés, notre interlocuteur a pointé du doigt
«un souci de communication». «Il doit y avoir un chiffrage en termes d’objectifs de croissance, de couverture par la fiscalité ordinaire du budget de fonctionnement.
Tout cela a fait, j’imagine, l’objet de simulations. Tous ces chiffres vont progresser
au cours d’arbitrage des institutions et seront communiqués de toutes les manières
dans le projet de loi de finances 2017», a expliqué Mustapha Mekidèche,
en insistant sur l’urgence de la mise en œuvre des réformes contenues dans ce
nouveau modèle de croissance.

Hocine Lamriben

zadhand
12/08/2016, 12h02
Débat Algérie-Banque mondiale fin août

Perspectives économiques
le 12.08.16|10h00

L’Algérie et la Banque mondiale (BM) vont tenir fin août une discussion
sur les perspectives de l’économie dans le sillage de la faiblesse des
cours de pétrole, a rapporté hier l’APS, citant des sources proches
l’institution financière internationale.
Les discussions, qui vont se tenir par vidéoconférence et auxquelles prendra
part l’économiste en chef de la BM pour la région MENA, Shanta Devarajan,
seraient prévues pour le 29 août. Il sera question d’échanger sur l’analyse
relative à l’économie de l’Algérie, publiée fin juillet dernier dans le bulletin
trimestriel d’information économique de la région MENA. L’analyse avait souligné
que la faiblesse des cours de pétrole a poussé l’Algérie à prendre une série de
mesures correctives destinées à réduire les dépenses, augmenter les recettes
et ajuster les tarifs de l’énergie. La faiblesse des cours de pétrole qui semble
s’installer dans la durée a entraîné des changements dans les économies des
pays pétroliers de la région MENA, confrontés à un recul des recettes dans un
contexte d’endettement et de déficit budgétaire croissant, selon les observations
de la BM. L’Algérie a pu résister jusque-là au choc grâce surtout à son faible
endettement et son niveau de réserves. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné avant
hier, Jean-François Dauphin, chef de mission du FMI pour l’Algérie, estimant
dans un entretien accordé au blog du FMI que l’Algérie avait une occasion
exceptionnelle pour passer à une croissance durable et réduire sa dépendance
aux hydrocarbures. Cela d’autant que les perspectives sur l’évolution des cours
pétroliers à court terme sont loin d’être prometteuses.
Or noir
Dans son rapport mensuel publié hier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE)
a revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale d’or noir
en 2017 en raison de perspectives macroéconomiques plus sombres, sur fond
de Brexit. La consommation mondiale de pétrole devrait croître de 1,2 million de
barils par jour (mbj) à 97,5 mbj l’an prochain, alors que la précédente estimation
tablait sur une hausse de 1,3 mbj. Elle sera de toute manière inférieure aux
prévisions de l’AIE relative à cette année qui prédisent une hausse de la demande mondiale de 1,4 mbj pour atteindre 96,3 mbj. «Bien que supérieure à la tendance,
la prévision pour 2017 est inférieure de 0,1 mbj par rapport à nos anticipations
précédentes en raison de perspectives macroéconomiques plus faibles», a expliqué l’Agence. L’AIE note aussi que «le soutien sous-jacent apporté par des prix du pétrole
bas diminuera» l’an prochain, alors que les cours ont rebondi depuis le plancher
atteint en janvier, même s’ils restent contenus par des signes d’une offre élevée. La production a en effet augmenté de 0,8 mbj en juillet par rapport au mois précédent.
Mais sur un an, elle a décliné de 215 000 barils/jour, la forte hausse au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’ayant pas permis de
compenser le déclin observé dans les pays non membres de l’organisation. L’Opep
qui a d’ailleurs annoncé la tenue d’une rencontre informelle en septembre prochain
à Alger, en marge du Forum international de l’Energie prévu du 26 au 28 septembre.

zadhand
04/09/2016, 00h38
Câblerie KPlast de Sétif
Le groupe à l’épreuve de l’exportation
Complexe de KPlast
le 03.09.16 | 10h00



Avec des installations de pointe, le groupe KPlast propose une gamme complète de câbles.

http://www.elwatan.com/images/2016/09/02/cable-inox_2618353_465x348.jpg
(http://www.elwatan.com/images/2016/09/02/cable-inox_2618353.jpg)
Les câbles du groupe sont fabriqués selon les standards de sécurité très stricts


Le nouveau complexe de KPlast, un groupe industriel basé à Sétif,
produisant différents types de câbles électriques, est non seulement
opérationnel mais tourne à plein régime. D’une capacité de 30 000
tonnes de cuivre et d’aluminium, la câblerie KPlast, ayant nécessité
un investissement de plus de 2,7 milliards de dinars, devrait à court
terme employer plus de 280 personnes.Selon le patron du groupe,
Djamel Keddad, la câblerie de la capitale des Hauts-Plateaux a été
initiée et montée par des compétences algériennes. Lesquelles se
sont directement impliquées dans l’étude d’engineering, le choix des
fournisseurs, le mon-tage des équipements ainsi que le transfert de
technologie. Avec des installations d’une technologie de pointe,
la câblerie propose l’une des gammes les plus complètes allant de
la basse tension à la très haute tension en passant par la moyenne
tension. A noter que les câbles du groupe sont fabriqués selon les
standards de sécurité très stricts. A ce propos, les câbles basse
tension KPlast ont passé avec succès les épreuves d’homologation
du Centre de recherche et de développement de l’électricité et du gaz
(Credeg) de Sonelgaz. L’homologation des câbles de moyenne tension
est en cours de validation par le centre précité. «La démarche de notre
groupe, qui n’a pas opté pour la facilité, s’inscrit dans le processus de
développement de l’industrie nationale du câble. Nous travaillons pour
non seulement diversifier notre gamme, mais exporter une bonne partie
de la production de moyenne tension (isolés et nus) qu’on ne doit plus
importer, d’autant que la production nationale est excédentaire»,
souligne Djamel Keddad. Le directeur du complexe, Salim Selmane,
dresse quant à lui un tableau des objectifs tracés «Avec un produit de
qualité, notre câblerie ambitionne de participer à la réalisation des lignes
aériennes haute et très haute tension de 220 KV et 400KV, en fournissant
les câbles almec de 366 mm2 et de 570 mm2. Nous faisons de
l’approvisionnement du secteur de la distribution ainsi que celui des
installateurs en fils et câbles domestiques basse tension l’autre priorité,
sachant que les besoins du secteur de l’habitat en câbles basse tension
(tous câbles confondus) sont estimés 38 000 tonnes. Fournir le secteur
des hydrocarbures en câbles souples grosse section sans halogènes à
flamme retardant est l’autre important challenge que s’est fixé KPlast,
sachant que 90% de la demande en câble souple grosse section est
importée pour plus de 12 millions d’euros/an.» Produit selon une technologie
de pointe, les câbles haute tension isolés de 60 KV feront prochainement
l’objet d’une homologa-tion de la part des experts du laboratoire hollandais
Kema. Avec une telle certification, les câbles KPlast pourront facilement
investir les marchés extérieurs.Avant de mettre le doigt sur l’importation des
produits bas de gamme, nos interlocuteurs parlent des nouvelles perspectives
«L’extension du complexe est lancée. Avec une capacité de production de
100 000 tonnes (cuivre et aluminium), la nouvelle usine, d’un coût global de
plus 4,8 milliards de dinars, tournera avec un effectif de 340 agents, produira
des faisceaux automobiles, des fils (machine) de cuivre 8 mm à 99,99% de
pureté, des câbles en fibre optique (télécommunications), des câbles de garde
à fibre optique (OPGW-Optical ground wire) et des câbles souterrains de 30 KV
à 400KV dont une bonne partie sera exportée.»Les managers de la câblerie KPlast tiennent par ailleurs à poser le problème de la concurrence déloyale imposée par l’importation de Tunisie et du Maroc du câble moyenne tension alors que la
production nationale dépasse largement les besoins locaux. L’importation du
câble d’antenne n’est pas éludée. Celle-ci menace, disent-ils, l’outil de production
nationale et le gagne-pain de centaines de familles algériennes.
Notons à toutes fins utiles que le groupe KPlast, spécialisé dans la transformation
du bitume, la fabrication du fil de bobinage, des buses en béton et les tubes en
PVC, emploie actuellement plus de 1000 personnes.

Kamel Beniaiche

zadhand
05/09/2016, 19h33
Pouvoir d’achat et production nationale

Deux lignes rouges à ne pas franchir
le 05.09.16 | 10h00


Les modifications qui seront introduites dans le projet de loi de finances 2017 «pour améliorer
la situation économique du pays», comme l’a affirmé, hier à l’APN, le Premier ministre
Abdelmalek Sellal, ne manqueront pas, sans aucun doute, d’attiser l’hostilité des opérateurs
économiques et leurs représentants parmi le patronat, qui n’ont cessé d’appeler à protéger l’opérateur économique national de tout ce qui nuirait à son activité et à la production nationale en général.

Pour le président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA),
Mohand Saïd Naït Abdelaziz, si ces augmentations s’avèrent vraies,
«il serait à la limite de bonne guerre que le gouvernement recoure à ce
genre de solutions dans une situation où il est nécessaire d’équilibrer
nos finances.Mais il faut faire attention aux répercussions qu’elles peuvent
avoir sur le pouvoir d’achat et l’effet négatif qui en résultera sur les prix
de certains produits». Selon lui, compte tenu de la situation sociale actuelle,
«il faudrait plutôt instaurer des taxes ou en augmenter d’autres sur les produits
de luxe, de façon à ce que ces augmentations ne touchent pas l’ensemble
des produits». Tout en insistant sur la nécessité de «faire la part des choses
pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens aux revenus faibles»,
le président de la CNPA souligne que ces augmentations ne doivent pas
«pénaliser l’acte de production». «Si la hausse de la TVA touche la
production nationale, cela va certainement compliquer les choses.
Elle doit nécessairement concerner les produits importés, notamment ceux
n’étant pas de première nécessité», précise-t-il.Même son de cloche du
côté de l’Association de protection et orientation du consommateur et son
environnement (Apoce). Selon son président, le docteur Mustapha Zebdi, toute
hausse de la TVA ou du prix de produits ou services se répercutera sur le
pouvoir d’achat des Algériens.«On ne peut que défendre la stabilité des prix
et nous ne pouvons accueillir avec joie ces taxations et ces hausses.» Et d’ajouter
«Il y a des produits de première nécessité dont les prix doivent restés
toujours subventionnés par l’Etat, jusqu’à ce que les conditions de
levée de ces subventions soient bien mises en place, à savoir l’élaboration
du fichier national des familles nécessiteuses et la mise ne place d’une
grille de subventions directes au profit de ces familles.»Quant aux produits
secondaires, de luxe ou superflus, l’Association affirme«Nous ne trouvons
aucune gêne à ce qu’il y ait des taxations supplémentaires pour renforcer le
Trésor public et diminuer les importations, d’autant que le pays traverse
une période financièrement difficile.» Mieux encore, Mustapha Zebdi
affirme avoir demandé, à maintes reprises, à ce qu’il y ait des dispositions
imposant aux importateurs, eux-mêmes, de «financer l’importation de ces
produits sans recourir aux devises des banques algériennes».Quant à
l’électricité et au gaz, notre interlocuteur appelle à faire le distinguo entre
les particuliers, les opérateurs économiques et les administrations.
«Si les augmentations de prix ou de taxes touchent les administrations, cela
serait justifié en ce sens que le gros du gaspillage d’électricité se situe
au niveau des administrations. Les ménages devraient donc être épargnés,
d’autant que le pouvoir d’achat des citoyens est actuellement en baisse en
raison de la dépréciation de la valeur du dinar et de l’inflation», conclut M. Zebdi.


Lyes M.

zadhand
07/09/2016, 21h26
Loi de Finances 2017


Réunion le 15 septembre entre Sellal, Haddad et Sidi Said
19:43 mercredi 7 septembre 2016


L’avant-projet de loi de Finances pour l’année 2017, dont les principales
mesures ont été révélées par TSA, inquiète les patrons. Le FCE qui s’est
réuni ce mercredi a abordé le sujet. « Nous avons abordé superficiellement
le sujet. Il n’y a que des textes et ce n’est pas rassurant », explique un
chef d’entreprise.Selon nos informations, la LF 2017 sera à l’ordre du jour
d’une réunion le 15 septembre entre le Premier ministre Abdelmalek Sellal
et des ministres se réuniront, jeudi 15 septembre, avec le FCE, l’UGA et
l’Association des banques et des établissements financiers (Abef).

Lako
04/10/2016, 12h13
http://www.maghreb-sat.com/forum/image/jpeg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBwgHBgkIBwgKCgkLDRYPDQwMDRsUFRAWIB0iIiAdHx 8kKDQsJCYxJx8fLT0tMTU3Ojo6Iys/RD84QzQ5OjcBCgoKDQwNGg8PGjclHyU3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nz c3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3N//AABEIAGQAhgMBIgACEQEDEQH/xAAcAAEAAgMBAQEAAAAAAAAAAAAABgcDBAUBAgj/xABLEAABAgQCBAcKDAENAAAAAAABAgMABAUREiExQVFhBhMUcY GhsgcWIjNSVZGSwdEVFzI1NkJUc4OTsdJyIyVDRWJldYKio Hw8f/EABkBAAIDAQAAAAAAAAAAAAAAAAACAQQFA//EACgRAAICAQIFBAIDAAAAAAAAAAABAgMRFFEEEiExMhMiYaEz8 CNBcf/aAAwDAQACEQMRAD8AvGEIQAI HfkH32j7jj8LJ96mUGZnJYNl1vDh4xNxmoDR0xMVl4Ik8LLN6/No5svYP1jzbo6csvduir /6t7JPTfxJ0 tDv8Aq3qEnpv4k/uizpLCtqqy0efde4/X3Q/W fP7Tuiru/2tgCyZPLQeJP7od/1a8mT0W8Ucv9UGksDVVlo7Ofnz9p/SPNHPfVnnu2nfFX9/tb8mTGVsmTo9aHf9W9SZPRbxJ0etBpLCdVWWjzbcrZ57tp3w9O 63s2nfFXHh7W9knot4o6PWh3/VvyZP8k/ug0lgaqstHWLcwt7PfGRjTlo1W0dG3niqu/2tZ DJ5i3iT 6JNwF4Rz9bnppqdDGFtoKTxaCnO9tphZ8NOEeZjQ4iEnhE1hCE VzuIQhABUXxs1PzbJ uqHxs1PzbJ uqIDyWZ zP/AJavdDksz9mf/LV7o2NPTsYmov3J98bNT82yfrqjm8I 6XUKlR5iUdp8qhDmG6kqVcWUD7IifJZn7M/ Wr3RrVGXfTJuFTDwGWZbIGmD0KV1SJV9reG ht0SdqFaqLcjJsMBagVKccUQhtCRdSlHYBG4zUabNLmGpSor41 phxxBfksCJgoSVYUnjCU3tliHoOUaPAOaYlKrNsT6 Ts1GnvSXKFJyZUuxCjsF026Y1HeCdVlA4upMJlJZpJJmXFBTa7 aAgj5ZOq3VEOT5mm8FhQjhdDuVQzbDNOdpks/PImpFM24Uy6rtAqUmxCSqw8HSTHJlatUZ0qElTVzJSLqDDa1kD faJZKLqcvU ADTbj7TDbDfKEpcwpTZwleOx8g69R3xzKpJzUzwcRT6Ey6JyWq 0yucYYOFZuf5FzIjwQnIHQN0JG2XZjumHc5klV1PS085MNOtql 2sTYbYUtKl3Ass38AWvmf DjFTqhluUilOmXsTxwaXgsNJxaIllSWJ2b4ZGnnjWnaY024ppX gPzKSjGU6lHJWY3xqTcs4/RpjlbExITUtRw03UpWYxS02gIGFlbZyCjcCwzuLwK5h6MCOfC1 R5Jyv4NXyW9uP4tfF30fK0QFWqRdbaFMcLjgxNo4peJY2gaSN4 iYVWZUmYRUKTSJd kuUtMuJl6cUlltvi7KaU3ewUD9W1ybGFFYnZmscB6ul68oxJNy 81MLfAwrSpd0Kub3N05ewQes8ZwR6MSPzc2WODMlVkAqdfm3JZ xlaMIbKADkbm ndGxwP4czlImph1mTl3C42EkLUrbGrWZZ0cCGW8F1s1qZLgSoK whSU2OWo7Y4VHZeU64EMuKIT9VBMPHE17uxztXp9Ydy0h3Wan5 tk/XVD42an5tk/XVEB5LM/Zn/AMpXuhyWZ zP/lq90Tp6djhqL9yffGzU/Nsn66oRAeSzP2Z/8tXuhBp6dg1F 5 m4QhGObYiO8P/AKJz34fbTEiiPcP/AKJz34fbTD1 aEs8GU8mxviXbLLK98//AGPri2QSQ5nnngtfPn2Z/wDbxlkGZZ51XLJrk7KE3JCCpStyRt58o26/LybDkkqntuNsvyiHbOKxKJKlC59A0RsOS5sGQl7cnPwM2Nncv4 N9tuzOBQ0cuNuNhRv59mfVG/IyMumU EKmtxEqVFLTbXjH1DTa hI1q6NMZPhaRT4KKDJcXsW44pfrYvZEOWyyTjdnMwM63P8Ab32 27M qPA2ziuXLHbg3227M qOnMSUnNybs7ScaOIGKYk3FYlNp8pKvrJvp1jXHOlmHZqYbl2E FbriglCRrJiVJNZBpo8CGioEuG 3Boz59mfVHmBrIly2QucGjPPXsz6o6ziqVTFcSiXRU5lPjHVrU llKtYSE2KucmPEztJnDgnacmTvlyiTUrwN5QokKHNYwvMOhPL8 nLKUYbhwlVtGHft5rGJp3Ks6nPfcJ7URGpSTlPmiw4pKwUhbbi DdLiDoUncYl3cp dJ77hPahOIadTaHoWLUiy7R7CEZJqiEIQAIQhAAiPcP/onPfh9tMSGI9w/ ic9 H20w9fmhLPBlOR1K9kzSD/drfbcjlx1K74qkf4a323I2H5IyI9mfXCUcVUG5MeLlJdppA50B Sj0qUTHJjsVNs1CQYqjHhqbbQxOAaULSMKVHcpIGe0ERx4K/EmfkdLg28Wq7Ii10PPJYWk6FJWcBB6FRnpaDJfDL6FXclJdTba tYK3Et4hvsT6Y8oDXJlmszItLSZxN3/pXrHAgdNidgEYaJMNJm3mZxeFmdaUw44dCCbFKzzKA6Lxzl1bf DR6YObCM85KPyMyuWmmy26g2IOveNo3xiQhTi0ttpKlqNkpSLk nYI7ZTWTnj jqPkv8ABiVcXmuWm1sJP9hSQu3Qb mJF3KfnSe 4T2oj1ZAkZKVpFwXmVqemsJuA6oABP8AlSADvJiQ9yn50nvuE9 qK1v4ZP97lir8sUWZCEIyzTEIQgAQhCABEe4f/AETnvw 2mJDEe4f/AETnvw 2mHr80JZ4Mp0AnQD0RsTcy7NJlkuIA5OwGU4Qc0hRNzvuowlGF vMzK2yvEhKfBQPlXUBY/r0RufBc03MtNzDxst7iVYFEkE5nTv8ASQY2JNJmQk8GnJTc1IP 8dKOLaXaxsMiNhByI3GN34WbUca6JTFO UGlpHPhCsPVHiqVUUtrWpwkN3x2Uo6BiOrPblpJEZJmkTbUw6j lISkOFKStar2x2BOVtOfphG4N5Y65kaU/PzlQWkzK7pQLNtoQEoQNiUjIRqYT5J9HRHSTT5tTC3OMX4DikE AqOSTcmwzyVnbp3xkFHnyqyXU4goJAxq04ju2gnrhlKKXQVxk 5jl6xMtsJlphhidYQPAbmmyrB/CoEKA3XtGQVp9lJTTpOVkCoWLku2rjLbMaiSOi0fIpU6GeND6b AXACl3tYr2ZbeeMhotQDpQl3QohN1K0BYF8h5Sr7jeE/jG95xyFZkg7bmJv3KfnSe 4T2oi05IzcqwVvOXSFBBSFE2Oare3ZnEp7lPzpPfcJ7ULe81Me hYtRZkIQjKNQQhCABCEIAER7h/wDROe/D7aYkMa1RlWJ2UXLzbSHWVWxJWcjY39kNF4kmLNZi0UKCRcA6d OcMR2nKLg71qF5sY6QevPqh3rUK/wA2MbNZt15mL shsUNJPcqJhKVvtpW4G0qWkKcVmEi no9kb8xKygVLhmbS2HC2lYC0kNnCCpRN/KJOWW LO71qF5rY2ZX9Az0w71qF5rY06r582fXEPi4t5JXCyRWxkacpx BE8htCgm4StKgi EHO 8nZp2R8tyEkUXXPtgKsMJULpBTfbq0bIsscF6FlamMG eV8 vRvh3r0LzYwdesX69ELqY/P0NppfH2VLNoQ0 UsvcYiwN76yLkZb4 ONc4risXgYsVt jTFvd61CH9WMbc7 nTkI8716Fb5sYsBrv6TnlD6uGwulnuU/fLdE37lXzpPfcJ7USnvWoVj/ADZL5bb k59Ub1JpFOprq1yEq2wtSQFYb3I3 6OdvExnBxSHq4aUJqTZ1YQhFIuiEIQAIQhAAjG8bN3G0DrhCAD CRY5eXhG7fzwTmUjQCopy1AQhEkBPhYL/AFgb22DVzR4DdIJ1t4iPZzQhAAOQJ02Rjz1n3R6vIL14UhWes7 4QgAK8HjNeEjTrJ1mChhKrfVUAOnXzwhAAORVbUsJHSNPPGVnS rYFWtCEDAywhCIJEIQgA/9k=
5 entrepreneurs algériens sélectionnés parmi les leaders économiques de demain

5 entrepreneurs ou patrons algériens viennent d’être sélectionnés parmi les 100 leaders économiques de demain en Afrique. Il s’agit de Sahbi Othmani, Directeur général de NCA-Rouiba au 6ème rang, suivi de Sami Mainich, Directeur général Maghreb de Dow Chemical (44ème), Samir Karoum, Vice-président Grands Projets ALSTOM Moyen-Orient, Afrique & Asie Centrale (52ème), Adnana Oussidhoum, Directeur général d’Avendis Group (67ème) et Sami Agli, Directeur général du Groupe Agli (78ème). Cette sélection a été opérée par le Choiseul 100 Africa (http://www.leconomistemaghrebin.com/wp-content/uploads/2016/10/Classement%202016.pdf)réalisée par l’Institut Choiseul. Elle identifie et classe les jeunes dirigeants africains de 40 ans et moins, qui s’engagent sur le chemin de la réussite et dont l’ambition est d’amener l’Afrique au plus haut degré de son développement économique, social et culturel. Dans ce classement, l’Algérie fait mieux que la Tunisie qui est représentée par uniquement 3 lauréats. Cependant, notre pays n’égale pas encore la performance du Maroc lequel est représenté par pas moins de 10 jeunes leaders honorés par cette étude.

Lako
07/10/2016, 19h22
Banque mondiale : L’Algérie a maintenu « une croissance respectable » en 2015 et 2016.L’Algérie a réussi à maintenir « une croissance économique respectable », malgré la chute des cours de pétrole qui a réduit ses revenus à l’exportation, a indiqué mercredi la Banque mondiale dans un rapport sur la région MENA.
« Malgré la forte baisse des prix du pétrole et une météo défavorable, l’Algérie a été en mesure de maintenir une croissance économique respectable en 2015 et au premier semestre de l’année 2016 », souligne la BM dans son rapport sur le rôle de l’inclusion économique dans la prévention de l’extrémisme violent, publié mercredi à Washington. Cette performance a été réalisée « malgré les dommages causés à l’économie par la baisse des prix du pétrole », relève cette institution.
Durant la première moitié de l’année 2016, « l’Algérie a maintenu une croissance relativement forte à 3,6 % sur 12 mois, soutenue par la récupération progressive de la production d’hydrocarbures qui est venue atténuer la croissance plus lente du secteur hors hydrocarbures », précise la BM.
La production d’hydrocarbures a connu une croissance de 3,2% durant le premier semestre de l’année 2016, en hausse de 0,8 % par rapport à la même période en 2015, alors que la production hors hydrocarbures a ralenti de 5,1% au premier semestre 2015 à 3,8% actuellement. Ce ralentissement est dû à un affaiblissement de la croissance dans le secteur de l’agriculture ainsi que dans d’autres d’industries.
La BM précise cependant que le maintien de la croissance « s’est fait au prix de l’élargissement du déficit budgétaire, qui a plus que doublé en 2015 pour atteindre 16,2% », tout en relevant les difficultés rencontrées pour mettre en place un assainissement budgétaire.
Pour 2017 et 2018, la hausse significative de la production d’hydrocarbures ainsi que l’ouverture de nouveaux puits de pétrole viendront atténuer l’impact négatif du déclin prévu des prix du pétrole sur les secteurs non pétroliers réels, prévoit la Banque mondiale.
En revenant sur les principaux indicateurs macroéconomiques de l’Algérie en 2015 et 2016, la BM a précisé que l’introduction de nouvelles licences d’importation a permis de limiter encore plus le déficit du compte courant qui s’est établi à 16,5 % du PIB en 2015.
Malgré une politique monétaire stricte, l’inflation a atteint 4,8 % en 2015, reflétant en partie l’effet d’une dépréciation nominale du dinar d’environ 20 %, destiné à corriger le déséquilibre extérieur, selon la BM qui avance qu’une dépréciation du dinar devrait maintenir une pression inflationniste élevée, avec une prévision de l’inflation à 5,9 % en 2016.
Le rapport diffusé à la veille des Assemblées annuelles du FMI et du groupe de la Banque mondiale a également relevé les efforts déployés par le gouvernement pour maintenir les réserves de change au-dessus de 100 milliards de dollars.
Le déficit budgétaire devrait rester élevé, à environ 13,2 % du PIB en 2016 mais devrait se réduire à 8 % du Pib en 2018, alors que les prix bas du pétrole pèseront sur les recettes fiscales, selon les mêmes projections. Le FMI a anticipé mercredi une réduction progressive du déficit budgétaire de l’Algérie durant les cinq prochaines années.
La BM s’attend à ce que le déficit soit financé par l’émission de nouvelles dettes avec l’épuisement de l’épargne budgétaire (Fonds de Régulation des Recettes) qui servait jusqu’ici à combler le déficit.

By DKNews_dz.com

Lako
09/10/2016, 11h11
Vers une baisse des prix record en 2017Les perspectives favorables en matière de production mondiale de céréales devraient faire baisser leur prix à un niveau record jamais atteint depuis six ans, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans un communiqué publié jeudi dernier sur son site.
En effet, la production mondiale de céréales devrait atteindre cette année quelque 2,569 milliards de tonnes, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente. La valeur des importations de produits alimentaires devrait baisser cette année de quelque 11% à 1,168 milliard de dollars.
S’agissant du blé, la FAO a revu ses prévisions à la hausse et table sur une production mondiale devant atteindre 742,4 millions de tonnes, aidée par des augmentations significatives en Inde, aux Etats-Unis et en Fédération de Russie, pays appelés à remplacer l’Union européenne en tant que plus grand exportateur de céréales. Cependant, selon la FAO, l’utilisation totale de blé ne devrait atteindre que 730,5 millions de tonnes. L’Organisation onusienne estime que cette situation «contribue à maintenir les stocks abondants et les prix relativement faibles».
Déjà, depuis le début de l’année 2016, les prix à terme du blé et du maïs ont baissé de plus de 16%. Depuis le mois précédent, les prix des céréales ont chuté de 1,9%, affichant ainsi une baisse de 8,9% en comparaison avec son niveau de l’année dernière.
C’est la raison pour laquelle, l’Algérie a multiplié, depuis quelques mois, ses sorties sur le marché international pour des commandes de blé, la dernière étant celle datant de septembre dernier.
Selon l’agence de presse britannique Reuters, qui citait des traders européens, l’OAIC a lancé un appel d’offres pour l’achat de 700 000 tonnes de blé livrables en octobre et novembre, soit 560 000 tonnes de plus que ce qui était mentionné dans l’appel d’offres qui devait expirer fin septembre. Le prix de la tonne de blé étant estimé à environ 197 dollars, l’OAIC déboursera environ 137,9 millions de dollars pour les 700 000 tonnes. Traditionnellement, l’OAIC renforce ses achats de céréales, notamment en période de faible production locale, afin de consolider ses stocks et de compenser le manque d’approvisionnement traditionnellement en provenance de la France.
Les céréaliers français ont enregistré des pertes considérables de récoltes à cause des inondations survenues en mai et juin, au moment de la période moisson-battage.
Au printemps et en été, l’Office des céréales avait acheté 300 000 puis 400 000 tonnes de blé tendre. Les mauvaises récoltes en Algérie et les prix bas du blé à l’international ont ainsi motivé l’OAIC à acheter en quantité pour stocker. Selon le dernier bilan du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, la production céréalière de l’Algérie a baissé à 3,3 millions de tonnes en 2015-2016 contre 4 millions de tonnes l’année précédente.
Une production record de 6,12 millions de tonnes avait été enregistrée en 2009. Pour expliquer ce recul, le ministère a évoqué plusieurs facteurs, notamment le verglas et la sécheresse qui se sont abattus sur les Hauts-Plateaux et la région ouest du pays, connus pour leur vocation céréalière.


Lyes M.

Lako
10/10/2016, 11h51
10e salon professionnel international «Alger-Industries»Beaucoup d’affaires conclueshttp://www.elwatan.com/images/2016/10/09/sans-titre-1_2619327_465x348.jpg
Le 10e salon professionnel international «Alger-Industries», qui s’est tenu du 3 au 6 octobre, s’est achevé sur un sentiment de satisfaction perceptible chez de nombreux exposants qui nous ont fait part de la conclusion de bon nombre d’affaires dans diverses filières de l’industrie.
Même si elles furent moins nombreuses cette année, les entreprises étrangères paraissaient être les plus comblées, ne serait-ce que du fait d’avoir réussi à commercialiser les équipements qu’elles avaient exposés.
«On ne sent pas du tout la crise financière chez le privé algérien, toujours disposé à investir lorsque l’occasion se présente», nous a affirmé un des membre de la Chambre de commerce et d’industrie qui avait accompagné des sociétés de la région française PACA. Les entreprises privées qui se lancent pour la première fois dans ce genre d’événements marketing ont également été plus nombreuses cette année et c’est ainsi que l’on découvre que beaucoup de sociétés privées ont investi discrètement mais efficacement dans des créneaux insoupçonnés, comme les modules de lutte contre les incendies, les panneaux composites en aluminium, les équipements de coupes et de façonnage de plaques en acier, la plomberie sanitaire de dernière génération, le façonnage de pièces de rechange, etc.
On a beaucoup parlé de sécurité industrielle à l’occasion d’une journée d’étude portant expressément sur ce sujet sensible auquel font face quotidiennement les entreprises industrielles. Les experts algériens et étrangers, qui ont donné leurs doctes points de vue sur la question, étaient unanimes à reconnaître que la législation algérienne en matière d’hygiène et de sécurité est parfaitement bien encadrée sur le plan législatif et réglementaire (pas moins de 131 décrets ont été promulgués à cet effet), mais que c’est au niveau de l’application que le problème se pose.
De nombreuses entreprises n’intègrent pas la sécurité comme préoccupation managériale majeure et les contrôles extérieurs destinés à rappeler à l’ordre les acteurs récalcitrants font cruellement défaut, ouvrant ainsi la voie à un laisser-aller largement perceptible au niveau des chantiers et unités industrielles où les ouvriers ne portent aucun des équipements de sécurité requis et pourtant disponibles. Notons enfin que les exposants ont été nombreux à nous faire part du peu d’importance accordée par les autorités politiques algériennes à ce salon emblématique sensé cristalliser l’état des lieux d’un secteur névralgique. Ils attendaient le ministre de l’Industrie et des Mines à l’inauguration de ce 10e salon pour lui faire part des problèmes dont ils souffrent au quotidien, mais ils n’ont eu droit qu’à la présence d’un directeur central qui n’avait, à l’évidence, pas de pouvoirs de décision.

Nordine Grim

Lako
10/10/2016, 11h53
Raouf Stiti . Pdg de Batimatec Expo«La croissance du salon passe par un plus grand effort de communication des pouvoirs publics»Vous venez de prendre les commandes de la société Batimatec Expo en organisant le 10e Salon international Alger-Industries. Quelles sont vos impressions après ce premier baptême du feu ?
En effet, c’est la première année que j’aborde ce salon en tant que dirigeant principal, mais il faut savoir que je n’ai pas arrêté de collaborer à l’organisation de cet événement depuis sa création. Ce salon nous l’organisons en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie Provence Alpes et Côte d’Azur (CCI-PACA) et le Club d’affaires pour le développement des entreprises françaises en Algérie.
C’est un salon qui a beaucoup gagné en maturité, éprouvant toutefois des difficultés à se développer en volume, car nous éprouvons du mal à recruter des exposants aussi au niveau national qu’international. La thématique de l’industrie est pourtant très importante. Je dirai même qu’elle est unique au Maghreb où ce genre de salon exclusivement réservé à l’industrie n’existe dans aucun pays de la région. Cela s’explique par la forte industrialisation de notre pays par rapport aux pays voisins, ce qui aurait dû en faire de nous un leader dans la région, mais il est bien regrettable de constater qu’au niveau des opérateurs économiques algériens, un manque d’intérêt flagrant pour le marketing. C’est ce qui influe négativement sur les événements.

Alger-Industries, qui existe depuis dix années, a-t-il tout de même pu fidéliser des exposants ?
En effet, c’est grâce à ce noyau que nous avons pu maintenir la viabilité de ce salon. Nous avons des entreprises non seulement fidèles mais qui nous encouragent à poursuivre cette palpitante aventure que nous menons en parallèle avec le grand salon du Batimatec qui nous confère une maîtrise certaine de l’organisation de ce type d’événements. Nous sommes en train de réfléchir aux moyens de palier les insuffisances, mais en nous posant la question de savoir s’il suffit seulement d’améliorer l’organisation du salon pour attirer un maximum de participants. Personnellement, je ne le crois pas. Je pense que la croissance et la portée de ce salon, passe nécessairement par un plus grand effort de communication des pouvoirs publics qui doivent s’engager un peu plus quand il s’agit d’aussi importants événements professionnels à forte retombées économiques.

Les exposants sont-ils, malgré tout, globalement satisfaits de ce salon dédié à l’industrie ?
Les exposants ne cachent pas leur enthousiasme. Ils sont globalement satisfaits. Le contexte actuel est très favorable au partenariat. Malgré les messages négatifs véhiculés dans le sillage de la crise économique, je peux vous affirmer que pas mal d’affaires ont été conclues à l’occasion de ce 10e salon. L’organisation simultanée de plusieurs salons a eu, comme vous avez pu le constater cette semaine, un effet positif sur le «visitorat». Les visiteurs venus nombreux ont ainsi pu rendre visite aux trois salons qui se tenaient en même temps dans des pavillons voisins du nôtre. Voilà une bonne option à encourager et nous pensons que la Safex devrait aller dans ce sens en fédérant les organisateurs dans le but d’organiser des événements à thématiques complémentaires au même moment et dans le même espace.

Que faire pour que les entreprises industrielles s’intéressent davantage à ce salon ?
Nous agissons constamment dans le sens de la promotion du marketing qui est une fonction managériale essentielle. Il y a des entreprises qui font un effort considérable de marketing, en lançant des invitations, en préparant les supports publicitaires pour se faire connaître et faire connaître leurs produits. Et ça marche. D’autres, malheureusement nombreuses, n’accordent pas d’importance à cette fonction et ne font à l’évidence pas de progrès en matière de rapprochement des clients avec leurs entreprises et les produits qu’elles mettent en vente. Mais il n’est jamais trop tard pour mieux faire.

Le thème de la sécurité industrielle a été le principal thème de la journée technique. Pourquoi précisément ce thème ?
La fonction sécurité est souvent reléguée au second rang, ce qui n’est pas normal eu égard à son importance. Nous avons ramené des experts de haut niveau qui ont développé des méthodes adaptées au management algérien afin qu’ils sensibilisent les managers algériens à la sécurité industrielle. Notre expérience personnelle dans le domaine de l’industrie des matériaux de construction nous a interpellés sur l’importance centrale de ce sujet que nous avons souhaité hisser au rang des préoccupations stratégiques des entreprises industrielles.
C’est un premier pas et l’intensité des débats, qui ont suivi les conférences, ont montré à quel point le sujet est important. Laissez-moi saisir l’occasion de cette interview pour remercier les partenaires médias du salon Alger-Industries qui nous ont beaucoup soutenus et les services de la Safex qui ont été impeccables tout au long de cette manifestation.

Nordine Grim

Lako
11/10/2016, 12h16
Lutte contre l’économie informelle : un expert de l’OIT "salue" les efforts de l’Algérie

Un expert de l’Organisation internationale du travail (OIT), Frédéric Lepeyre, a salué, lors d’une rencontre-débat organisée au siège de la chambre de commerce et de l’industrie de l’Oranie, "les efforts de l’Algérie visant à assurer la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle".
"Nous saluons les efforts du gouvernement algérien pour la politique mis en place, visant à assurer la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle et ce, notamment par la facilitation de l’enregistrement des très petites entreprises, par l’instauration d’une fiscalité plus adaptée et le dialogue sociale", a indiqué, lundi soir, l’expert de l’OIT qui a présenté une communication sur le thème "la transition d’une économie informelle vers une économie formelle".
Tout en se félicitant de "la prise de conscience du gouvernement algérien sur la nécessité de s’attaquer à l’économie informelle et de l’emploi informel", l’expert de l’OIT a souligné la nécessité d’améliorer la couverture sociale des travailleurs non déclarés en termes de sécurité sociale et de santé, notamment.
Intervenant à cette occasion, le président de la CCIO, Abed Mouad, a mis en exergue la dimension qu’a pris le secteur de l’informel qui évolue, en marge de la législation pénale, sociale et fiscale.
"1.368 marchés informels ont été recensés à l’échelle nationale. Pas moins de 872 de ces espaces ont été éradiqués entre 2012 et 2014", a-t-il rappelé, estimant que "ces efforts restent insuffisants devant l’ampleur de ce fléau qui constitue une menace sérieuse pour l’outil de production".
Le débats ont porté sur l’urgence de capter ce flux monétaire qui circule dans le circuit informel et la poursuite des réformes à travers l’inclusion financière (bancarisation) et la généralisation du e-paiement.APS

Lako
12/10/2016, 12h40
Algérie- Le gouvernement renonce à l’exclusivité du « Crédoc » dans le paiement des importationsLe gouvernement revient sur la décision de faire du crédit documentaire l’unique mode paiement des importations. Cette mesure, décriée dès sa promulgation en 2009, a été ensuite assouplie.
L’article 69 de la LFC 2009 stipulant que « le paiement des importations s’effectue obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire » a été abrogé dans le projet de Loi de Finances 2017 validé par le mardi 4 octobre par la Conseil des ministres.

Selon le journal TSA qui rapporte l’information citant une copie du PLF 2017, le gouvernement justifie sa décision « du fait que le crédit documentaire en lui-même ne constitue pas un gage de conformité des produits importés (sic) et profite plus au fournisseur au détriment de l’économie nationale ».
Par cette abrogation, le gouvernement veut offrir « aux opérateurs économiques plus de flexibilité pour choisir le mode de paiement qui est prévu par la réglementation en vigueur ». Pour le gouvernement, « la proposition d’abrogation […] est plus indiquée car sa rédaction et sa transposition au niveau d’une Loi de finances n’ont pas produit les effets escomptés ». Et il propose « d’encadrer cette disposition par la réglementation bancaire en vigueur, à savoir le règlement de la Banque d’Algérie n°07-01 du 3 février 2007 […] et d’instituer des paramètres et des mesures de vigilance au niveau du contrôle des changes ».
Freiner les importations?
Le gouvernement avait justifié la décision d’imposer le crédit documentaire comme moyen unique de règlement des importations par la croissance exponentielle des importations qu’il voulait endiguer. La décision avait accueilli défavorablement par les milieux d’affaires et les experts indépendants. On reproche notamment au Crédoc d’avoir profité aux fournisseurs étrangers sans pour autant freiné un tant soit peu les importations qui ont continué augmenter depuis 2010. Seule consolation, la mesure a été assouplie pour les intrants des entreprises de production.
Le gouvernement était insensible aux critiques du patronat et des experts indépendants pour mettre fin à cette mesure qui est non seulement « ne répond pas toujours, du fait de la situation spécifique de l’économie algérienne, à ceux des clients mais aux fournisseurs étrangers qui se retrouvent avec un risque commercial zéro et qui, souvent, ne font pas confiance à la banque algérienne et demandent une confirmation de cette lettre de crédit par un établissement bancaire étranger ».
La décision de supprimer cette mesure était dans l’air depuis une année. Le gouvernement l’avait envisagée alors que les effets du décrochage des prix du pétrole amorcé depuis 2014 devenaient insupportables pour l’économie algérienne.
By Algerie 360

Lako
12/10/2016, 12h52
Céréales : La France premier fournisseurLa France, premier fournisseur de blé de l’Algérie, ambitionne d’exporter 6 millions de tonnes de blé tendre durant la campagne commerciale 2016-2017, contre 6,2 millions de tonnes durant la campagne 2015-2016, en dépit d’une récolte nationale jugée catastrophique, a annoncé hier à Alger Paul Martin, représentant du syndicat français du commence extérieur.
Celui-ci s’exprimait lors des Rencontres franco-algériennes des céréales, tenues à l’hôtel El Aurassi, organisées par France Export Céréales, et en présence de l’ambassadeur de France en Algérie. «Nous avons puisé dans les anciens stocks pour répondre aux besoins de l’Algérie», a précisé Paul Martin. Depuis juillet dernier, date de l’ouverture de la campagne commerciale, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), unique importateur de céréales en Algérie, a déjà acheté au total 2,6 millions de tonnes de blé auprès de la France, premier exportateur européen, a-t-il ajouté.
L’Algérie, troisième plus gros acheteur de blé au monde derrière l’Egypte et l’Indonésie, achète une moyenne annuelle de six millions de tonnes de blé français. «Sur les très bonnes années, l’Algérie achète 95% de ses besoins en blé en France. Mais cette année, on ne pourra pas fournir les 95% parce qu’on n’a pas les niveaux disponibles», a souligné de son côté Jean-Pierre Langlois-Berthelot, président de France Export Céréales.
En 2014, année de l’entrée en vigueur d’un nouveau cahier des charges mis en place par l’OAIC, le blé français représentait 65% des achats de blé de l’Algérie contre près de 80% en 2015, selon lui. L’année dernière, la récolte française de blé avait atteint un niveau exceptionnel de 41 millions de tonnes. Cette année, elle est de l’ordre de 28,5 millions de tonnes, en baisse de 12,5 %. La raison ? Les champs de blé ont souffert des mauvaises conditions météorologiques.
Il s’agirait de la plus faible production depuis 13 ans, un phénomène qui affecte la santé financière des exploitations céréalières et va réduire les capacités exportatrices du pays. «En année normale, nous exportons 50% de notre production de blé. Cette année, je pense que l’on va exporter 35% (...). Les arbitrages se feront en fonction du marché et de l’acheteur», a noté Jean-Pierre Langlois-Berthelot, relevant que les anciens stocks sont actuellement presque épuisés.
Cette baisse drastique de la récolte française arrive au moment où les autres grands pays à blé, que sont les Etats-Unis, le Canada, l’Ukraine ou la Russie, connaissent eux une production record, ce qui fait baisser les cours mondiaux. Le Conseil international des céréales avait prévu une récolte mondiale pratiquement au même niveau que celle, déjà record, de l’été 2015, à quelque 730 millions de tonnes.

Hocine Lamriben

Lako
12/10/2016, 13h33
Une Première/Pour développer ces 18 activités, les entreprises algériennes ne paieront pas d’impôtsLe gouvernement voudrait encourager la recherche et le développement dans les entreprises. A cet effet, deux ministères, à savoir ceux des finances et de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ont signé conjointement un arrêté qui «fixe une liste de 18 activités de la recherche et développement en entreprise et bénéficiant d’une déduction de l’impôt sur le revenu global (IRG) et de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (lBS)».L’objectif étant d’encourager les entrepreneurs à opter pour ces activités qui sont concernées donc par ces déductions d’impôts. Ces activités sont «l’agriculture, forêts, espaces naturels et ruraux, la pêche et aquaculture, les ressources en eau, l’environnement et promotion du développement durable, (http://www.algerie-focus.com/2015/09/architecture-et-developpement-durable-le-ksar-tafilelt-de-ghardaia-a-lhonneur-en-suisse/) la prévention des catastrophe naturelles et protection contre les risques majeurs, l’exploration et exploitation des matières premières, la valorisation des matières premières et industries, les sciences fondamentales, les énergies renouvelables, les hydrocarbures, les technologies de l’information et de la communication, les technologies industrielles, la biotechnologie, l’habitat, construction et urbanisme, les travaux publics, la santé, les transports et enfin le développement des régions arides, semi-arides, montagneuses lutte contre la désertification».L’article 2 de cet arrêté stipule que «par activité de recherche développement (http://www.algerie-focus.com/2016/03/136593/), il est entendu toute activité portant sur la création ou l’amélioration d’un produit, d’un procédé, d’un process, d’un programme ou d’un équipement, devant subir une amélioration substantielle et qui ne résulte pas d’une simple utilisation de l’Etat des techniques existantes». En ce qui est de la faisabilité, l’article 3 signale que «l’entreprise est tenue de déclarer le montant engagé à l’institution nationale chargée du contrôle de la recherche scientifique au niveau du ministère chargé de la recherche scientifique».«Après la déclaration du montant engagé et la validation de le la recherche, une attestation est délivrée à l’entreprise dans un délai de 45 jours», ajoute-t-on encore. Par ailleurs, l’article 4 préconise que «l’octroi de la déduction de l’impôt sur le revenu global (IRG) ou de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (lBS), est subordonné à la souscription par l’entreprise, à l’appui de la déclaration à l’administration fiscale, d’un engagement de réinvestissement du montant correspondant aux dépenses admises en déduction, engagées dans le cadre de la recherche développement». Les autorités veulent tout mettre en œuvre pour soutenir la recherche et le développement dans l’entreprise.Elyas Nour

Lako
15/10/2016, 11h46
La pression fiscale monte d’un cranLe projet de loi de finances (PLF) 2017, approuvé début octobre par le Conseil des ministres, prévoit de nombreuses dispositions fiscales visant à «améliorer le niveau des recettes fiscales de l’Etat, la rationalisation des dépenses budgétaires et l’allégement du dispositif fiscal en faveur de l’investissement», selon le texte dont El Watan détient une copie.
La principale disposition fiscale, et pas des moindres, prévoit une hausse de deux points de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Celle-ci passe de 17% à 19% pour le taux plein et de 7% à 9% pour le taux réduit. Cette nouvelle hausse de la TVA aura pour conséquence directe d’affecter la trésorerie des entreprises et de grever le pouvoir d’achat des ménages.
Le PLF propose aussi une hausse de l’impôt sur les produits pétroliers à hauteur de 1 DA/litre pour le gasoil et 3 DA/litre pour l’essence. «Cette disposition a pour but d’assurer des ressources supplémentaires pour le budget de l’Etat et rationnaliser le comportement des consommateurs d’essence dont les importations ne cessent d’augmenter», d’après les explications fournies par les rédacteurs du texte.
Le prix de l’essence enregistrera une hausse de 13% alors que celui du gasoil augmentera de 8%. L’incidence financière de la hausse de l’impôt sur les produits pétroliers, dont une partie ira aux Collectivités locales, est estimée à 42,49 milliards de dinars. Le gouvernement suggère aussi la révision de la hausse de la taxe intérieure de consommation (TIC) applicable aux produits tabagiques. Le prix du tabac blanc passera de 1260 DA/kg à 1760 DA/kg alors que celui du tabac brun augmentera à 2470 DA/kg contre 1470 DA/kg. Dans le même contexte, la TIC sera élargie aux produits dits de luxe. Son incidence fiscale est évaluée à 20 milliards de dinars.
Sur un autre volet, le gouvernement suggère l’instauration d’une taxe spécifique dite taxe d’efficacité énergétique (TEE), applicable aux produits énergivores, destinée à «rationaliser la consommation de l’énergie». Le taux de la TEE variera entre 30% et 60%, selon la classification et devra bénéficier à hauteur de 90% au budget de l’Etat. Les 10% restants seront affectés au fonds national de maîtrise de l’énergie et pour les énergies renouvelables et de la cogénération. Son incidence est estimée à 10,7 milliards de dinars. Autre mesure fiscale : l’institution d’une taxe spécifique à hauteur de 10% sur les contrats de production et de diffusion de publicité faite au profit des produits non fabriqués localement.
Outre l’institution d’un nouveau taux d’imposition (10%) sur le revenu global (IRG) pour la location des habitations individuelles, le texte de loi propose d’imposer à hauteur de 5% (IRG) les plus-values sur les cessions d’immeubles bâtis. Sur un autre chapitre, le PLF 2017 prévoit un nouveau calcul de la taxation sur les transactions de vente de véhicules d’occasion ainsi qu’une taxation des marges sur les opérations de vente et de livraison de biens et de meubles d’occasion.
En matière de renforcement des contrôles sur les entreprises étrangères, l’Exécutif suggère de quadrupler l’amende fiscale de 500 000 DA à 2 millions de dinars, en cas de défaut de production ou de production incomplète de la documentation justifiant les prix de transfert appliqués par les sociétés étrangères apparentées. Les filiales des sociétés étrangères établies en Algérie seront obligées de présenter une comptabilité analytique. A ce propos, il est également question de prolonger de 6 mois les délais légaux de vérification de comptabilité. Dans le cas des entreprises étrangères non résidentes en Algérie, le gouvernement propose d’instituer une taxe sur la valeur ajoutée des dividendes générés.


H. L.

Lako
15/10/2016, 13h58
USINE RENAULT D'ORANOn négocie l'extensionLa présence de la pièce algérienne dans l'automobile de Renault est tout au moins infime. Elle a été estimée à un taux de 02% avant de la hausser à 25%.
La pièce automobile de fabrication algérienne doit primer dans le montage automobile en Algérie. Une telle équation constitue l'essentiel des préoccupations du pouvoir algérien, local et hiérarchique. Une telle finalité tant recherchée dans le cadre du développement de l'industrie algérienne n'est pas impossible tant que la volonté existe. C'est le wali d'Oran qui a fait jeudi une déclaration dont les lectures se placent essentiellement dans ce contexte. En marge d'une visite de travail de projets d'investissement qu'il a effectuée jeudi, il a ouvert le bal en évoquant un tel dessein; il dira en substance que «l'objectif de 43% d'intégration de pièces algériennes dans les véhicules Renault montés à l'usine d'Oran sera complètement atteint en 2017». Celle-ci, la pièce algérienne, n'est pas absente dans la voiture produite par Renault Algérie Production, Rap. Seulement, sa présence dans l'automobile de Renault est tout au moins infime. Elle a été estimée à un taux de 2% lors du lancement de l'usine Rap avant de la revoir à la hausse de 25% en attendant son accroissement vers les niveaux de 43% durant l'année prochaine. Pourquoi donc presser le pas et par ricochet plaider pour la nécessité de l'omniprésence de la pièce algérienne assemblée dans l'automobile Renault? Localement, on s'estime prêts à lancer les investisseurs algériens désireux d'investir dans un tel créneau: la pièce de l'automobile. L'augmentation de ce taux d'intégration vise le développement du large réseau de sous-traitants nationaux devant répondre aux besoins de l'usine. En avançant une telle évidence, le wali d'Oran n'a pas omis au passage de souligner l'importance de ce taux d'intégration de 43% de pièces algériennes entrant dans la fabrication des véhicules Renault. Peut-on répondre à une question notamment en matière de foncier? Rien ne semble empêcher un tel objectif. Abdelghani Zaâlane, très convaincu des démarches entreprises en ce sens, il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour annoncer une bonne nouvelle reposant essentiellement sur l'accompagnement accordé par l'Etat quant à développer sa machine...industrielle. Les négociations sont ouvertes. En ce sens, le wali a, sans être plus explicite, fait savoir qu'un «projet d'extension de l'usine d'Oued Tlélat est en cours de négociations au niveau du gouvernement».
Inaugurée en décembre 2014, l'usine de montage de véhicules d'Oued Tlélat occupe une superficie de 150 hectares. Renault Algérie Production assure actuellement le montage de deux modèles de véhicules de tourisme, La Symbol et La Stepway Sandéro. L'usine Renault Algérie Production est l'aboutissement d'une solide coopération entre Renault et l'Algérie, qui donne naissance à l'industrie automobile en Algérie, 2e marché automobile du continent africain. Cette usine produit la nouvelle Renault Symbol, avec une capacité de production de 25.000 véhicules par an, susceptible d'être portée à terme à 75.000 véhicules par an. La nouvelle Renault Symbol baptisée «made in Algeria» est le premier véhicule fabriqué en Algérie. Il est équipé d'un GPS. Aussi, la nouvelle voiture adoptera d'ailleurs l'appellation Symbol «Extrême» puisqu'elle est une version haut de gamme de la Symbol déjà commercialisée.
Pour Renault, ce projet industriel est l'aboutissement de plus de 90 années de présence en Algérie. Une politique énergique de recrutement et de formation a permis l'embauche de près de 350 employés au sein de l'usine, dont près de 40% de femmes. Au titre de la sous-traitance, 500 emplois ont été créés. Dans sa sortie de jeudi, le wali d'Oran n'a pas omis d'inspecter un projet de réalisation d'une raffinerie de sucre de Tafraoui, dans la daïra d'Oued Tlélat. Ce projet a été lancé en 2015. En s'enquérant de l'état d'avancement des travaux, les responsables de cette usine ont indiqué que «les travaux ont atteint un taux d'avancement de 80%.». Le projet sera livré d'ici la fin de l'année en cours. Cette installation produira, au départ, 1000 tonnes de sucre par jour pour passer ensuite à 2000 tonnes/j. Au total, la raffinerie produira quelque 700.000 tonnes de sucre par an.

Par Wahib AïT OUAKLI -

Lako
16/10/2016, 13h21
La raffinerie de sucre d’Oran prête à la production: Fini le monopoleLe sucre ne sera plus frappé par le phénomène du siècle, le monopole, ni par la spéculation.
Dans sa sortie de jeudi, le wali d’Oran s’est enquis du projet rentrant dans le cadre de la réalisation d’une raffinerie de sucre. Celle-ci est implantée dans la commune de Tafraoui, dans la daïra d’Oued Tlélat. Le projet a été lancé en 2015. Les responsables de cette usine, tous enthousiastes, ont indiqué que «les travaux ont atteint un taux d’avancement de 80%». Autrement dit, l’usine entrera dans la phase de productions dans peu de temps. Tout compte fait. Le projet sera livré d’ici la fin de l’année en cours. Comme départ, une telle usine produira une quantité de 1000 tonnes de sucre par jour avant de passer à la production de 2000 tonnes/j. Au total, la raffinerie produira quelque 700.000 tonnes de sucre par an. La production de sucre ne sera donc plus l’apanage d’une seule personne ni encore moins d’une quelconque entreprise. Cela amène à dire que le sucre ne sera plus frappé par le phénomène du siècle, le monopole ni encore moins par la spéculation. Le marché du raffinage du sucre s’ouvre donc.
C’est la bousculade. «Tant mieux», dira plus d’un expliquant qu’«un tel segment doit être secoué sérieusement par
une concurrence accrue». Et d’ajouter en expliquant que «cette bousculade permettra sans aucun doute de stopper le monopole imposé sur un marché qui a, dans le temps, échappé à tout contrôle». Ainsi, après le lancement de la raffinerie La Belle- Cristal Union, le projet du groupe Mazouz en cours de réalisation, voilà qu’une autre va voir le jour du côté d’Oran, plus précisément à Tafraoui. Trois projets entrent dans si peu de temps en production. La concurrence ne sera pas un simple point de vue. Elle portera sur le rapport qualité-prix. Des sources proches du ministère de l’Industrie et des Mines indiquent que «la raffinerie de Tafraoui rentrera dans la phase de production dans peu de temps». Elle produira d’importantes quantités de sucre blanc par an avant de doubler ses capacités dans les tout prochains mois qui suivront son lancement. Les responsables en charge d’une telle question tablent sur la production d’au moins 600.000 tonnes. Le marché algérien et extérieur sera inondé. Nos sources affirment que «ladite production sera destinée au marché local. Le consommateur peut donc avoir le coeur net que la disette en la matière ne sera désormais plus d’actualité, mais les promoteurs dudit projet misent gros en visant également le marché extérieur en développant l’exportation. Cela amène plus d’un à dire que ces nouvelles installations briseront une bonne fois la loi imposée localement en mettant un terme au monopole ayant frappé de plein fouet le marché local. Les autorités publiques, en poussant de l’avant l’investissement dans un tel créneau, visent également la réduction des importations et à développer donc l’exportation.
Nul n’ignore l’évidente pénurie qui sévit de temps en temps sur le marché local. C’est une vraie problématique à laquelle ont fait face les responsables en charge du problème, le ministère du Commerce entre autres. Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, a, dans une sortie ne remontant pas loin, expliqué une telle situation en indiquant que «ce n’est pas un problème d’approvisionnement en sucre ni même celui de la disponibilité de la matière première». «Il existe une situation de monopole», a-t-il explicité. D’où alors la prise de plusieurs mesures par les autorités en décidant de juguler le phénomène de la spéculation. Des autorisations pour la réalisation de quatre raffineries de sucre ont alors été accordées à des investisseurs ayant présenté des dossiers solides comme du béton. L’industrie du sucre est d’un avenir non moins prometteur en Algérie. Sinon pour quoi le prix du kilogramme de sucre faisait l’objet des spéculations lambda allant jusqu’à déclencher le Printemps du sucre en janvier 2011? Lancer l’industrie du sucre en Algérie rentre dans le cadre du développement des PME au même titre que les autres activités sous-traitantes. L’opportunité d’investir dans un créneau permet donc de mettre fin au monopole instauré sur le sucre. L’augmentation du nombre d’entreprises dans le domaine consolidera l’emplacement de l’Algérie et amènera à terme à dégager une plus-value à l’export supérieure à l’import en valeur. Ceci dit, l’Algérie inversera l’équation faisant insidieusement état que les importations de matières premières reviennent dix fois plus cher, voire plus que les exportations du produit fini. Il faut noter que le monopole est interdit. Il a été codifié par toute une loi.

Lako
23/10/2016, 12h25
Boualem Djebbar, Président de l’ABEF : le financement de l’économie a augmenté de 8.9% au premier semestre 2016En dépit de la crise financière et du manque de liquidité, les banques maintiennent leur rythme de financement de l’économie. Selon Boualem Djabbar, président de l’ABEF, les crédits alloués à l’économie ont accrus de 8.9% au premier semestre 2016. «Au 30 juin 2016, les crédits ont augmenté de 8.9%, donc on s’oriente vers un taux de croissance annuel de 17 à 18%», a déclaré M. Djebbar qui était, ce matin, l’Invité de la rédaction de la radio Chaine 3.Selon le président de l’ABEF, ce taux de croissance explique en partie la baisse de liquidité estimé à 30% par la Banque d’Algérie. «Le manque de liquidité est ordinaire, souligne-t-il, il est du à l’important taux de croissance des crédits et à la baisse des recettes des hydrocarbures».

Lako
28/10/2016, 16h46
Economie : Le Forum SAP des affaires au chevet des entreprises algériennesDans le but d'aider les entreprises algériennes de toute taille à se préparer et à se mettre au point pour l'économie numérique, SAP Afrique organisera un Forum des Affaires le 2 novembre 2016 à Alger en Algérie.

Le Forum se tiendra au Sofitel Alger Hamma Garden à Alger et aura pour objectif d'assister les entreprises à découvrir de nouvelles voies pour optimiser leurs processus d'affaires, à collaborer avec les clients et les employés par le biais d'une expérience simplifiée. Avec l'effondrement des prix du pétrole au niveau mondial et une croissance lente, le déficit des transactions courantes algérien a triplé et a atteint -15.2% du PIB en 2015 alors que l'inflation a grimpé à 4.8%. Selon la Banque Mondiale, l'Algérie continue à faire face à d'importants défis tels que l'amélioration de l'environnement des affaires, la diversification de l'économie, et la création d'emplois dans le secteur privé.
Nul doute que le climat des affaires en Algérie est marqué par plusieurs challenges. Aussi, le gouvernement cherche continuellement des moyens de transformer l'économie. Cela fait de l'Algérie un pays destiné à saisir les opportunités qu'offre l'économie numérique. Etant le premier en son genre à se tenir en Algérie, le Forum ambitionne de faire découvrir le rôle de la technologie pour promouvoir les efficiences à travers des innovations telles que Cloud et les technologies analytiques. Le Forum dévoilera aussi comment les entreprises pourront bénéficier des plateformes digitales SAP avec des modèles d'affaires transformationnels pour réinventer les processus de la finance, des ressources humaines, et de la logistique.
« Au milieu des défis économiques auxquels l'Algérie doit faire face, il y a des innovations révolutionnaires qui offrent de grandes opportunités pour stimuler l'économie. L'adoption de l'innovation donnera certainement lieu à l'éclosion d'une forte économie numérique pour aider les entreprises algériennes à devenir plus compétitives. Dans le monde complexe de nos jours, la simplicité est la clé pour l'entreprise pour l'innovation, la croissance, et le succès en transformant les pratiques traditionnelles en nouveaux moyens pour fidéliser les clients,» observait Gilles Lepêtre, directeur exécutif de SAP Afrique Francophone. «L'époque de l'infrastructure coûteuse des technologies de l'information et de la technologie compliquée est révolue. Il est grand temps de retourner aux choses simples et de jouir d'expériences aisées et simples- autant à l'extérieur qu'à l'intérieur du bureau », a-t-il ajouté.
Réitérant son engagement vis-à-vis de l'Afrique du Nord en tant que région stratégique et innovante, le Forum SAP Afrique démontrera comment les entreprises seront capables de déclencher le pouvoir de l'innovation numérique tout en trouvant un équilibre sans rupture entre le maintien de leur infrastructure actuelle et l'innovation. La participation au Forum de plus de 100 délégués parmi lesquels des clients, des clients potentiels, ainsi que des partenaires SAP à travers diverses activités de l'entreprenariat y sera attendue.

Aniss Z.

Lako
29/10/2016, 12h39
Algérie: Les mesures douanières du PLF 2017 protègent la production nationale et encouragent les exportations (DG des Douanes)Le directeur général des Douanes, Kaddour Bentahar, a indiqué jeudi à Alger que les mesures douanières prévues dans le projet de loi de finance 2017 visaient à conforter la nouvelle orientation de l'économie nationale reposant sur la protection de la production nationale et l'encouragement des exportations hors hydrocarbures."Certains articles encouragent la diversification de l'économie nationale et d'autres protègent la production nationale et encouragent les exportations par la réduction des taxes sur les matières premières entrant dans la production", a précisé M. Bentahar au terme de sa rencontre avec membres de la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), consacrée à l'examen des dispositions du PLF, notamment au regard de la législation douanière et fiscale."Ces mesures favorisent la compétitivité des entreprises algériennes, leur permettant ainsi d'exporter leurs produits", a-t-il ajouté.Les mesures douanières prévues dans le PLF "confortent la nouvelle orientation de l'économie nationale reposant sur la protection de la production nationale et l'encouragement des exportations hors hydrocarbures", a estimé le responsable.Concernant le recouvrement, M. Bentahar a précisé que ses services s'employaient à améliorer cet aspect, qu'il s'agisse des importations ou des marchandises saisies et vendues aux enchères publiques, soulignant que le texte prévoyait de nouvelles mesures visant à traiter tous les dossiers en suspens au niveau national en matière d'enchères.Rappelant que les recettes douanières s'étaient établies à plus de 1.000 milliards de dinars en 2015, le directeur général des Douanes a indiqué que les estimations "laissent présager des recettes appréciables en 2016 en dépit du recul des exportations, et ce, grâce au contrôle et au recouvrement douanier efficient".M. Bentahar a examiné avec les membres de la commission des finances et du budget les mesures douanières prévues dans le PLF 2017 et répondu à leurs préoccupations notamment au sujet de l'article 74 qui modifie l'article 64 de la loi de finances 2007 interdisant l'importation à l'état usagé de pièces détachées, parties ou accessoires de véhicules et d'engins pour raison commerciale.Ont été également débattus l'article 81 qui prévoit d'assujettir les produits intervenant dans l'industrie des tapis aux droits de douanes (5%) et à la taxe sur la valeur ajoutée (17 %), et l'article 82 qui assujettit les dérivés de l'aluminium aux droits de douanes avec un taux de 30 % et à la taxe sur la valeur ajoutée (17%).L'article 83 qui permet aux entreprises activant dans l'assemblage et le montage dans le domaine de la mécanique, de bénéficier du régime fiscal préférentiel ainsi que l'article 100 qui soumet l'importation de l'orge à un droit de douanes de 5 %, ont été aussi débattus.Lors du débat, certains députés ont critiqué les articles 81 et 83, s'interrogeant sur l'utilité de poursuivre l'application de ces mesures préférentielles au profit des opérateurs affirmant que "les prix ne baissent pas en fonction de la réduction des impôts ce qui constitue un manque à gagner pour le trésor public".D'autres membres de la commission ont critiqué l'absence de statistiques sur les avantages des exonérations et des facilités dont ont bénéficié les opérateurs à travers les lois précédentes. D'autres encore ont critiqué l'article 100 estimant qu'il aura des répercussions sur les prix des viandes, des peaux et d'autres produits.En revanche, certains membres de la commission ont salué la mesure d'interdiction de l'importation des pièces de rechange déjà utilisées, soulignant la nécessité d'imposer davantage de normes pour la protection du marché national contre les produits non conformes. Ils ont par ailleurs salué la mesure relative au paiement de l'amende sur le retard accusé dans la récupération des marchandises au niveau des entrepôts de la douane.M. Bentahar a indiqué que les mesures préférentielles au profit des opérateurs appuient l'industrie nationale et favorise la création d'emploi soulignant que les résultats seront concrets à moyen et long termes et que cette mesure est appliquée à l'échelle internationale notamment en ce qui concerne les matières premières et ce pour encourager l'économie des pays.Concernant la taxe appliquée sur l'orge et l'aluminium, M. Bentahar a indiqué que cette mesure vise à encourager la consommation du produit local et à protéger le marché national contre l'importation de produits fabriqués localement.Répondant à la question d'un député sur les points de contrôle dressés par les douanes sur les routes publiques ce qui perturbe la circulation routière dans certaines régions, le même responsable a promis d'étudier la question soulignant que les points de contrôle sont une mesure exceptionnelle visant à lutter contre la contrebande et sont dressés pour une heure et demi de temps.
By APS



[*=center]

Lako
30/10/2016, 17h43
L’Algérie n’importera plus de ciment à partir de 2017, annonce Abdeslam Bouchouarebhttps://www.algerie1.com/media/source/ciment.jpg
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, a affirmé dimanche à Adrar que " 2017 sera l’année de la fin d’importation du ciment par l’Algérie".

"L’année 2017 sera celle de la fin de l’importation par l’Algérie du ciment, à la faveur des cimenteries réalisées ou en voie de l’être, à travers différents régions du pays, dont la capacité de production globale annuelle devrait atteindre les six (6) millions de tonnes", a souligné M .Bouchouareb lors de l’inspection de la cimenterie de la commune de Timegtane, daïra d’Aoulef à 260 km Est d’Adrar, dans le cadre de sa visite de travail dans la région.
Le ministre de l’industrie et des mines a indiqué que ces projets industriels devront permettre au pays, d’atteindre "l’autosuffisance en ciment, et d’entamer la phase d’exportation vers l’étranger".

Sur site, le ministre a suivi un exposé succinct sur cette importante entité industrielle, fruit d’un partenariat algéro-chinois. Cet ambitieux projet, dont les travaux de réalisation ont atteint un taux d’avancement de près de 90%, sera livré à la fin de l’année en cours, a-t-on expliqué à la délégation ministérielle.
Mettant en relief cette démarche d’investissement dans le Sud, le ministre a mis l’accent sur la nécessaire prise en charge de certains volets, facteurs de réussite de pareilles unités industrielles, dont la réalisation de la route reliant cette cimenterie, distante de 36 km du chef- lieu de la commune de Timegtane, pour faciliter l’accès des véhicules lourds notamment.
M. Bouchouareb, qui a mis à profit cette visite, pour écouter la préoccupation soulevée par les responsables du projet liée notamment au manque de cadres et experts étrangers, en raison des procédures d’obtention de visa, a rassuré que cette doléance sera prise en charge en coordination avec les autorités concernées.
By Algerie1

Lako
31/10/2016, 18h48
Oran: ouverture du deuxième salon "Mentoudj bladi"






http://www.aps.dz/media/k2/items/cache/c39faf14a90bec2af16e1da95195020e_L.jpg (http://www.aps.dz/media/k2/items/cache/c39faf14a90bec2af16e1da95195020e_XL.jpg)

ORAN - La deuxième édition du salon de la production nationale "Mentoudj bladi" s'est ouverte lundi au palais des expositions de hai "Medina Jdida" d'Oran, avec la participation de 125 exposants.Cette manifestation économique, qui s'étale jusqu'au 8 novembre prochain, regroupe des producteurs de 17 wilayas du pays activant dans plusieurs domaines dont le textile, l'ameublement, l'alimentaire, le cosmétique et l'électroménager.Elle constitue un espace pour les producteurs nationaux pour faire connaitre leur produits et se frayer une place au marché national, a indiqué le commissaire du salon, Nemmouchi Mohamed, soulignant qu'il faut encourager ce genre d'expositions qui contribuent à la relance et la promotion de l'industrie locale, à la création de postes d'emploi et à la réduction de la facture d'importation.Des réductions des prix des marchandises exposées allant de 20 à 50 pour cent sont prévues lors de ce salon, de même que des jeux et des tombolas pour attirer un plus grand nombre de visiteurs.La même source prévoit une grande affluence lors de cette édition par rapport à la précédente qui a enregistré plus de 6.000 visiteurs par jour à longueur de neuf journées, ajoutant que les visiteurs avaient apprécié cet événement où sont proposés des produits locaux n'ayant rien à envier à ceux importés et à des prix compétitifs.By PS

Lako
01/11/2016, 15h10
Haddad se lance dans une nouvelle industrie

L’homme d’affaires, PDG de la société ETRHB et président du forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad a annoncé que sa société, jusque là spécialisée dans les travaux routiers, allait se lancer dans une nouvelle industrie.
En effet, l’ETRHB compte élargir ses activités en se lançant dans la production de ciment. Son PDG Ali Haddad a en effet annoncé le lancement de deux cimenteries avec une capacité de production totale de 10 millions de tonnes par an.
L’une de ces deux cimenteries sera implantée à Relizane et aura une capacité de production de 6 millions de tonnes par an, tandis que l’autre sera implantée à Djelfa. » À Relizane, nous sommes seuls. À Djelfa, nous sommes associés avec un Algérien et des Chinois » a précisé le PDG de l’ETRHB, Ali Haddad, à la chaîne de télévision Dzaïr News, qui lui appartient.
À noter que cette annonce d’Ali Haddad intervient suite aux déclarations du ministre du commerce, Abdeslam Bouchouareb, qui avait annoncé que l’Algérie allait arrêter l’importation du ciment à partir de 2017.
By : Kabylie-news.com

Lako
02/11/2016, 15h43
Henkel vend son usine d’Ain Temouchent à des investisseurs algériens

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Le groupe allemand Henkel, leader mondial dans le secteur des détergents, produits d’entretien et cosmétiques, cède son usine dans la région d’Ain Temouchent à un consortium d’investisseurs algériens, selon un communiqué de l’entreprise, publié ce mercredi 2 novembre. L’entreprise ne précise pas le montant de la transaction, ni l’identité des repreneurs en question.Préserver l’emploi, diversifier l’activitéAinsi, Henkel se désengage de cette unité de production dans l’Ouest du pays. Les repreneurs algériens conserveront « l’intégralité de l’emploi sur le site et y développeront de nouvelles activités », précise le communiqué.Poursuite des investissements de HenkelCette cession d’actifs ne signifie pas pour autant un retrait de Henkel d’Algérie. Le groupe allemand « poursuit ses investissements dans ses deux autres usines », assure le communiqué. À cet effet, l’usine située à Chelghoum El Aid bénéficie d’un programme d’investissement de 6 millions d’euros « pour l’amélioration de l’outil de production », affirme la même source. Par ailleurs, « 20 millions d’euros ont été investis par Henkel pour l’expansion de l’usine de Reghaia », toujours selon le communiqué de Henkel.Le groupe ne donne pas les raisons précises de la vente de l’usine de Ain Témouchent, mais précise seulement que « l’initiative de céder l’usine (…) est née de la volonté de Henkel de réorienter sa stratégie d’investissement en Algérie. »
By TSA

Lako
03/11/2016, 09h31
La réduction des importations fait le bonheur du textile La bonneterie et la confection s’illustrentLa politique engagée par le gouvernement pour relancer le secteur du textile, manufacture et cuir commence à porter ses fruits. Alors qu’il agonisait il y a quelques années, le secteur a enregistré, durant le 1er trimestre de l’année en cours, une croissance de 11%, selon les chiffres avancés par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb.
Cette croissance est nettement ressentie sur le terrain, affirme le président de la fédération textile cuir et manufacture affiliée à l’UGTA, Amar Takdjout. Ce dernier estime qu’il est bien de constater les progressions mais il est important aussi de savoir ce qui reste à faire.
Il a rappelé que le secteur a bénéficié en 2011 d’une enveloppe de deux milliards de dollars dont 60% ont été consacrés à l’assainissement bancaire et parafiscal, et 40% à l’investissement et à la formation. Cinq années après, une évaluation de la situation s’impose, a-t-il dit. « Où en est le secteur par rapport à l’objectif de croissance de 20% fixé à l’horizon 2019 pour répondre aux besoins du marché local ? », s’est-il interrogé.

Il ajoutera qu’il faudrait également évaluer les managers, notant que 90% du budget alloué à l’investissement est consommé. Pour ce qui est de la formation, il soutient que c’est le maillon faible de la chaîne. « Rien n’a été fait dans ce sens », d’après lui. C’est pourquoi il exhorte les pouvoirs publics à rouvrir l’Ecole de textile de Boumerdès, fermée il y a 32 ans.
Cependant, notre interlocuteur relève que le secteur connaît « un certain dynamisme ».
Un état de fait qui résulte essentiellement de la politique de redynamisation des entreprises publiques décidée en vertu de la loi de finances de 2009. Mais aussi de la conjoncture économique actuelle favorable au marché public. Avec la limitation des importations, les entreprises locales ont pu se frayer un chemin et placer leurs produits sur le marché algérien, couvert à plus de 90% par le textile issu de l’importation, a-t-il fait remarquer.
Selon Takdjout, c’est la branche habillement et confection qui a tiré vers le haut le taux de croissance du secteur en réalisant une bonne plus-value. Pour les autres filières, l’indice de performance reste en deçà des attentes. Si le secteur du textile a réalisé une plus-value, celui du cuir est en régression, a déploré le syndicaliste.
Plus optimiste, il fera observer qu’avec la mise en production de la première ligne du complexe de Relizane, prévue pour le 1er semestre 2017, le secteur sera boosté. La décision de développer la culture cotonnière dans la wilaya d’Adrar pour fournir à l’unité de filature 20 millions de tonnes est fortement saluée par la fédération. « Nous ne pouvons que nous en réjouir.
C’est un vieux projet qui va enfin voir le jour », s’est-il félicité en appelant à tirer profit du développement du secteur de la pétrochimie qui est, d’après lui, « important » pour relancer la fibre synthétique. L’amélioration est également ressentie sur le plan social. Les travailleurs du secteur ne souffrent plus des arriérés de salaire, comme c’était le cas dans les années 2007 et 2008. Sur les 46 entités que regroupe le secteur, seulement quatre trouvent des difficultés à être à jour.
By Horizons-DZ

Lako
03/11/2016, 16h37
La Banque africaine de développement octroie un prêt de 990 millions de dollars à l’Algériehttps://www.algerie1.com/media/source/banque-africaine-de-devellopement_859573_679x417.jpg
La Banque africaine de développement (BAD) va octroyer un prêt de 990 millions de dollars à l’Algérie, a déclaré l’institution dans un communiqué paru mercredi 2 novembre sur son site.Cette enveloppe financera le programme d’Appui à la compétitivité industrielle et énergétique (PACIE), qui vise à «améliorer le climat des affaires grâce à l'ouverture de l'économie, à l'amélioration du cadre de l'initiative privée et de l’activité économique », ainsi qu’à « améliorer l'efficacité du secteur de l'énergie et promouvoir les énergies renouvelables pour une offre énergétique durable», écrit la BAD dans son communiqué.
Pour la Banque africaine, la conjoncture économique actuelle met l’Algérie dans l’obligation de «mener une politique économique rigoureuse, en se basant sur une consolidation budgétaire, par une meilleure mobilisation de ses recettes et une rationalisation de ses dépenses», ajoute la même source.
Selon la BAD, l’Algérie «doit également diversifier son économie et renforcer sa compétitivité en vue de créer plus d’emplois, surtout pour les jeunes.»
L’institution bancaire estime que « le PACIE sera bénéfique à toute la population algérienne à travers l’amélioration de la compétitivité qui soutiendra la croissance et la création d’emplois. Il bénéficiera en particulier aux PME algériennes, aux investisseurs et aux autres actifs dont une grande partie est constituée de jeunes et de femmes.»

zadhand
03/11/2016, 19h47
Plus de 366 000 microentreprises financées en 20 ans


2 novembre 2016|19:54

L’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) a financé, depuis
sa création en 1996, plus de 360 000 microentreprises à travers le pays,
a annoncé hier son directeur général, Mourad Zemali.

Ce dispositif, lancé il y a 20 ans, a permis la création de plus d’un million
de postes d’emploi à travers tout le territoire national, selon M. Zemali,
qui s’exprimait hier sur les ondes de la Chaîne I de la radio nationale.
Selon lui, ce dispositif a financé pas moins de 50% des microentreprises
en 2016 avec les fonds récupérés, et ce sans avoir recours au trésor public.
Le DG de l’Ansej a tenu à confirmer l’efficacité de ces microentreprises
qui participent fort à la stratégie de la diversification de l’économie nationale.
« Tout cela fait de notre organisme aujourd’hui un acteur incontournable
dans la création d’emplois, répondant ainsi aux aspirations de la société
dans le développement de l’économie nationale », a souligné Mourad Zemali.
Parlant des problèmes rencontrés par les microentreprises, Mourad Zemali
a évoqué celui de la commercialisation des produits, ainsi que la loi sur les
marchés publics, notamment la partie concernant l’octroi de 20% de ces
offres aux microentreprises, laquelle n’a pas été appliquée comme il le faut,
a indiqué l’invité de la radio. Pour accompagner les petites entreprises créées
dans le cadre de l’emploi des jeunes, le directeur de l’ANSEJ a indiqué que
1 500 sociétés ont bénéficié de contrats dans le cadre des marchés publics.
Le montant de ces marchés est de quatre milliards de dinars pour 8 000 projets
Ce chiffre, a-t-il dit, est insignifiant, appelant, à cet effet, les collectivités
locales à ce que les petites entreprises soient prioritaires dans ce cadre.
Une fédération nationale des jeunes entrepreneurs pour bientôt
Le responsable a également évoqué la création d’une fédération nationale
des jeunes entrepreneurs. Cette entité sera une plate-forme pour toutes les
microentreprises, a-t-il indiqué. Mourad Zemali a souligné l’engouement des
entreprises à adhérer à la fédération, qui verra le jour bientôt.Une fois créée,
cette fédération nationale, affirme le DG de l’ANSEJ, pourra participer aux
réunions de la tripartite comme membre du patronat. Elle pourra également
participer aux plus importants évènements économiques et sera une force
de proposition. « Elle contribuera également à la diffusion de la culture
entrepreneuriale chez les jeunes algériens. La fédération participera aussi à
trouver des solutions à tous les problèmes que rencontrent les microentreprises,
notamment celui de la commercialisation des produits », a-t-il souligné.Le
responsable invite ainsi les jeunes qui ont bénéficié d’aides dans le cadre du
dispositif de l’ANSEJ à adhérer à cette initiative. Abordant, par ailleurs, la
participation de l’Algérie à la conférence organisé par la Banque africaine du
développement sur l’emploi des jeunes dans les pays du Nord africain, en
Tunisie, le DG de l’Ansej a indiqué qu’après avoir exposé l’expérience
algérienne dans le domaine, nous avons remarqué que l’Algérie y est avancée.
Il a fait savoir que l’expérience algérienne dans le domaine de l’emploi des
jeunes a reçu une grande attention de la part de nos voisins tunisiens.Ces
derniers ont, selon lui, exprimé leur satisfaction quant aux privilèges et
facilités offerts par l’Algérie dans le domaine de l’emploi des jeunes. Depuis
sa création en septembre 1996, l’Agence nationale de soutien à l’emploi des
jeunes a mené plusieurs projets structurants, financé des activités nouvelles
et mis en place un climat d’entrepreneuriat à travers des campagnes de
sensibilisation, des portes ouvertes au niveau des universités et des centres
de formation ainsi que l’organisation de Salons. Présente sur l’ensemble du
territoire national avec un réseau de 51 antennes et 165 annexes dont 47
chefs-lieux de wilaya, l’Ansej assure à ses promoteurs, à travers ses 786
accompagnateurs, conseil et formation ainsi qu’un suivi, le tout adapté à leurs
besoins, et ce pour assurer la pérennité de leurs microentreprises.

Lako
08/11/2016, 20h35
Vers la production locale de la poudre de lait
Le gouvernement envisage de lancer, dans un proche avenir, la production locale de la poudre de lait en vue de réduire les importations de ce produit agroalimentaire, a indiqué mardi à Alger le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdessalam Chelghoum.

"La nouvelle vision du gouvernement reflète notre conviction formelle qu'il y a possibilité d'entamer, dans les prochains mois, la production de la poudre de lait au niveau local", a fait savoir le ministre lors de son audition par la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du projet de loi de finances 2017.


La concrétisation de cette vision se fera en coopération avec les opérateurs économiques privés et le groupe public Giplait, a-t-il précisé.
"Nous n'avons pas l'intention de couvrir 100% des besoins du pays en poudre de lait, mais il s'agit de lancer de façon sérieuse sa production même avec de petites quantités", a avancé le ministre.
Rappelant l'effort consenti par les pouvoirs publics pour soutenir la filière lait et en promouvoir la production nationale, M. Chelghoum a observé que la fabrication locale de lait de vache, estimée actuellement à plus de deux (2) milliards de litres, n'était pas totalement collectée, créant un déficit sur le marché.
Par ailleurs, il a indiqué que son secteur avait procédé récemment à la réduction des quotas de poudre de lait (importée) alloués aux transformateurs.

"Nous avons constaté qu'il y a une surconsommation et du gaspillage, alors nous avons pris la responsabilité d'opérer une diminution des quotas de poudre de lait des laiteries", a-t-il expliqué.


Le prix de la poudre de lait allouée aux laiteries, par l'intermédiaire de l'Office national interprofessionnel du lait (ONIL), est subventionné par l'Etat dans l'objectif de produire du lait pasteurisé conditionné en sachet cédé sur le marché à un prix administré de 25 dinars/litre.
Pour appuyer ses propos, M. Chelghoum a comparé la consommation annuelle en Algérie à celle de la France en cette denrée: une moyenne de 160 litres/habitant/an en Algérie contre 90 litres/habitant/an en France.
"Il faut changer cette politique si on veut réduire la facture des importations", a-t-il ajouté.
A ce propos, il a estimé que la facture des importations de l'ONIL ne devrait pas dépasser les 330 millions de dollars à fin 2016 contre près de 500 millions de dollars en 2015: "C'est un gain important", a-t-il considéré.
Pour rappel, la poudre de lait est importée aussi bien par l'ONIL pour le compte de l'Etat que par des opérateurs privés.
By HuffPost/APS

Lako
10/11/2016, 05h49
Importation de véhicules, de ciment et de rond à béton : 225 licences délivréeshttps://www.algerie1.com/media/source/2016/licenedjjsess.jpg

Le ministère du Commerce a délivré, durant l'année 2016, 225 licences d'importation de véhicules, de ciment et de rond à béton.En effet, la commission interministérielle chargée de délivrance de ces documents a établi 40 licences pour les importations de véhicules avec la révision à la hausse du contingent passé de 83.000 unités pour une valeur de moins d'un milliard de dollars à 98.374 unités.Concernant le ciment portland gris, 93 licences d'importation ont été délivrées pour l'importation de 2,75 millions de tonnes sur l'année 2016 alors qu'il avait été fixé initialement à 1,5 million de tonnes.Quant au rond à béton, 92 licences d'importation ont été délivrées pour un contingent de 2,6 millions de tonnes alors que le contingent avait été fixé à 2 millions de tonnes.Pour rappel, depuis janvier dernier, les importations de véhicules, du ciment et du rond à béton sont soumises depuis janvier 2016 au régime des licences d'importation.
ByAlgerie1.com

Lako
12/11/2016, 13h43
Premières exportations du sel industriel algérien vers la FranceL'Algérie va entamer, demain dimanche, l'exportation de sel industriel vers la France. Et c'est une première opération commerciale du genre.Ces premières quantités destinées à l'exportation de ce produit sorties de l’entreprise publique ENASEL sont estimées à 1.400 tonnes. Et elles quitteront le port d'Arzew (Oran) ce dimanche, a annoncé, le directeur commercial de l’ENASEL, Nouri Tayeb.Il a précisé qu'"il s’agit de la première opération d’exportation de l’ENASEL pour la, saison hivernal 2016/2017"tout en rappelant que la France, la Hollande et l’Espagne sont des "clients traditionnels" du producteur national ce qui concerne le sel industriel de déneigement. "Notre produit est exporté en vrac vers ces pays qui se chargeront de son conditionnement à leur niveau", a-t-il encore précisé. L’ENASEL a une capacité d’exportation de quelque 100.000 tonnes de sel industriel par an vers ces pays. S’agissant de la stratégie de cet opérateur public pour augmenter ses exportations, Nouri Tayeb a relevé que l’ENASEL "a renoué sa coopération" avec l’Afrique Australe, un marché intéressant, malgré les contraintes logistiques qui entravent les opérations d’exportation. "Nous avons relancé l’exportation vers l’Afrique de l’Ouest après une rupture qui a duré des années", a-t-il indiqué soulignant que "la volonté d’augmenter les exportations de l’Algérie hors hydrocarbures motive le retour à cette coopération".
By Algerie1

Lako
13/11/2016, 16h46
le projet de loi sur la PME présenté en plénière à l'APNLe projet de loi sur les PME a été présenté dimanche à l'Assemblée populaire nationale (APN) par le ministre de l'Industrie et des mines, Abdessalem Bouchouareb, à une séance plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de cette institution parlementaire.Ce projet de texte, deuxième grand dossier en économie présenté cette année au Parlement après le code des investissements promulgué récemment, vient amender la loi de 2001 relative à la Petite et moyenne entreprise (PME).Le texte introduit plusieurs mesures de soutien à cette catégorie d'entreprises notamment en matière de leur création, de la recherche et développement, de l'innovation, de développement de la sous-traitance, de financement d'actions de sauvetage et de reprise des activités des PME en difficulté mais viables.Il prévoit notamment la mise en place d'un Fonds d'amorçage pour encourager la création de start-up innovantes.Ce Fonds est destiné à financer les frais préalables devant permettre la conception du produit prototype (frais de recherche et de développement, prototypage, business plan...) afin de palier l'entrave liée au défaut de financement de la phase pré-création de l'entreprise, qui n'est pas pris en charge par le capital-investissement.
APS

Lako
14/11/2016, 17h34
10 propositions stratégiques pour dynamiser les PMI/PMEEncore une loi, alors que l’objectif stratégique est d’améliorer l’environnement des affaires, c'est-à-dire de s’attaquer au fonctionnement de la société dont la rénovation des institutions, la bureaucratie étouffante, réhabiliter l'économie de la connaissance avec l'inquiétante baisse du niveau au niveau de l'école primaire aux universités, rénover le système financier lieu de distribution de la rente, concilier flexibilité et équité au niveau du marché du travail , libérer le foncier et se mettre au diapason de la nouvelle révolution économique 2020/2030 qui s’annonce irréversible. L’avant projet de loi sur les PME n’innove rien par rapport aux nombreuses recommandations des experts depuis des années (1) et n’aura aucun impact sans de profondes réformes structurelles d’ensemble, une vision stratégique d’adaptation au nouveau monde , s’articulant autour de grands ministères et de grands pôles régionaux (voir nos différentes contributions www.algerie1.com (http://www.algerie1.com/) 2014/2016).

1.- Les dix propositions

Ce sont les propositions sur la dynamisation des PMI/PME émises lors de la rencontre du 06 novembre 2014 au Palais des Nations devant le Premier Ministre et les membres du gouvernement au moment ou je préconisais un comité de crise pour parer à la baisse du cours des hydrocarbures.
– Premièrement, de créer une Agence de service aux petites entreprises de moins de 20 salariés. L’environnement juridique, administratif, fiscal et social est particulièrement complexe et instable pour une très petite entreprise. En qualité d’employeur, une TPE est aujourd’hui en relation avec plusieurs dizaines d’organismes. Pourquoi ne pas s’inspirer du Small Business Service, interlocuteur administratif unique pour les très petites entreprises créé par le gouvernement britannique.


– Deuxièmement, pour le délai de paiement, je propose d'imposer une loi si nécessaire ou un décret exécutif pour le paiement aux PME à moins de 30 jours à compter de la date de livraison. Une telle décision permettra aux PME de recouvrer les milliards de dinars de trésorerie pour toutes les livraisons aux grandes entreprises et pour tous les marchés passés avec les collectivités publiques, les longs retards accumulés dans le paiement devenant étouffant supposant de revoir les procédures des finances publiques.
– Troisièmement, il s’agira de réduire le délai de remboursement de la TVA aux PME à 15 jours maximum ou devra être exigé que l’administration fiscale rembourse dans les 15 jours la TVA aux PME, sauf interrogation motivée sur un risque de fraude. En cas de dépassement, l’administration fiscale devra être pénalisée selon les mêmes modalités que celles appliquées aux entreprises.
– Quatrièmement, il faudrait élargir les possibilités de financement des PME en introduisant le Leasing, le capital-développement afin de financer les petites et moyennes entreprises à un stade un peu avancé de leur expansion car la majorité des entreprises familiales rechignent à chercher du capital à l’extérieur, et plus encore à entrer en Bourse d’Alger qui est d’ailleurs en léthargie depuis des années.
– Cinquièmement, contraindre les grandes entreprises publiques dont Sonatrach, Sonelgaz notamment à réaliser de la sous traitance par un co-partenariat. Il ne s’agit pas là de prendre des décisions administratives, mais d’en appeler à des changements de mentalité chez les dirigeants des grandes entreprises. À l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays, les grandes entreprises algériennes fonctionnant d’ailleurs avec des fonds publics, pourraient s’appuyer sur des réseaux puissants de PME qui peuvent leur apporter des sous-traitants fiables, des innovations et des centres de recherches compatibles avec leurs propres activités. L’expérience allemande qui considère les PME comme des partenaires égaux contrairement à la France où existe l’effet de domination étant intéressant à étudier.
– Sixièmement, Les règles comptables régissant les PMI-PME sont très lourdes et ne sont pas utiles à toutes les entreprises. On pourra donc s’orienter vers une comptabilité de trésorerie pour les entreprises de moins de 10/20 salariés. Cette mesure permettrait de réduire leur charge administrative. Cependant cela ne concerne pas les PMI/PME empruntant ou augmentant leur capital qui devront répondre comme à l’heure actuelle aux demandes d’information des investisseurs et des banquiers.
– Septièmement, il serait souhaitable de soumettre les petites PMI/PME à un régime fiscal et social spécifique notamment pour ceux dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10.000.0000 dinars avec un prélèvement libératoire de 10 à 15 % assimilable à l’impôt dur le revenu, se substituant à tous les impôts directs.
– Huitièmement, alléger la procédure des 49/51%, ce que j'ai demandé au gouvernement depuis 2010, ce que vient d'annoncer le Premier ministre devant les walis le 13 novembre 2016, pour le partenariat avec l’étranger pour les activités non stratégiques à lister, dont les petites et moyennes entreprises, en introduisant la minorité de blocage d’environ 30% et l’obligation d’un transfert technologique, managérial et d’une balance devise positive pour l’Algérie.
– Neuvièmement, faire un bilan du crédit documentaire Crédoc qui n’a pas permis de limiter la facture d’importation, ni de dynamiser le tissu productif et réintroduire le Remdoc pour certaines petites et moyennes entreprises et donc adapter les règles aux besoins du tissu économique algérien cas par cas, ce qui est prévu en principe dans la loi de finances 2017.
– Dixièmement, au final l’amélioration du climat des affaires en synchronisant la gouvernance centrale, locale et la gouvernance d’entreprise. Cela passe par une lutte contre le cancer de la bureaucratie, la corruption, la réforme profonde du système financier. L’on devra éviter tant l’illusion monétaire que mécanique des années 1970 , le système socio-éducatif devant reposer sur la qualité, le marché du travail conciliant flexibilité et protection sociale, et réformer le marché du foncier afin de pouvoir faire face à la concurrence internationale en termes de coût/qualité et donc à l’inexorable défi de la mondialisation.
2.-Eviter la vision bureaucratique et s’attaquer au fonctionnement de la société
Il existe une différence entre intentions contenues dans des textes et pratique sur le terrain. Sans une vision stratégique d’ensemble, ce nouveau texte de loi aura un impact mitigé. Combien d’organisations et de codes d’investissement depuis l’indépendance politique et l’Algérie en ce mois de novembre 2016 est toujours une économie rentière. Quel est le bilan final en termes d’avantages économiques, en toute objectivité, de toutes ces organisations dont la dernière en date sont les groupes industriels et les assainissements financiers, pour ne prendre que les deux exemples les plus médiatisés El Hadjar et la SNVI de Roubia que l’actuel ministre de l’industrie avait promis aux hautes autorités du pays une rentabilité en 2014/, début 2015? Quel est le bilan en ce mois de novembre 2016 ? Quel es tle bilan également par rapport aux avantages accordés (taux d’intérêts bonifiés, exonération de la TVA en termes de création de valeur ajoutée, d’emplois productifs et de la réduction de la facture d’importation, de ces entreprises créées par les différentes institutions ANDI ANSEJ, ANJEM, CNAC etc...
C’est que les très petites entreprises (TPE, moins de 20 salariés) et les petites et moyennes entreprises (PME, moins de 250 salariés) sont un facteur clé de la croissance et de l’emploi. Au sein de l’Union européenne, en 2013, les 23 millions de PME représentent 99 % de l’ensemble des entreprises et fournissent environ 75 millions d’emplois. Pour le cas Algérie, elles sont peu performantes à très faible productivité, plus de 90% ne maîtrisant pas les nouvelles technologies. Les PMI/PME en Algérie sont à fin 2012 au nombre de 660 000 entreprises, fin 2013 750.000, 900.000 fin 2015 avec un taux de mortalité de 8% selon un décompte officiel. Mais le nombre de faillites, après avoir eu les avantages fiscaux et financiers de certaines entreprises non maturées (Ansej, Angem, Cnac …), est très important selon certaines sources et se situe entre 35 et 50%, variant selon les secteurs. L’objectif de 2 millions de PME d’ici 2020, sous l’impulsion des différents organismes de soutien à l’emploi, sachant que l’on ne crée pas des entreprises par décrets mais le guide directeur étant la rentabilité économique, sera-t-il atteint ? Car la prédominance des entreprises de très petites tailles (TPE), est de 90% selon l’ONS , 97% se situant sur la tranche d’effectifs 0-9 salarié.
Quant aux entités économiques qui emploient 250 personnes et plus, elles ne représentent que 0,1 % de la population des entreprises. quitte à me répéter, l’objectif stratégique relevant de la sécurité nationale est réaliser la transition d'une économie de rente à une économie hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales. Pour cela, il y a lieu de se débarrasser de cette vision mécanique ( ciment, fer – montage de voitures -qui résoudrait tous les problèmes de l’Algérie) dépassée des années 1970, par un changement de cap de la politique socio - économique à l’aube de la quatrième révolution industrielle et d’un nouveau modèle de consommation énergétique 2020/2030. Cela est conditionnée par une cohérence et visibilité dans la politique économique et qui n’est possible que par des stratégies d’adaptation au sein de filières internationalisées, et en approfondissant les réformes structurelles qui forcément déplacent les segments de la rente, d’où de fortes résistances sociales des tenants de la rente qui versent justement dans la sinistrose pour bloquer les réformes. C’est un défi à la portée de l’Algérie afin d’éviter sa marginalisation et d’éventuelles tensions sociales. Ou l’Algérie réalise cette transition nécessaire entre 2017/2020, ou elle ratera cette chance historique, ce qu'aucun patriote ne souhaite, avec l'épuisement les réserves de change 2019/2020, avec le risque d’une déstabilisation qui aura pour répercussion la déstabilisation régionale et du fonds de régulation des recettes qui s'épuisera fin 2016 comme je l’avais prévu en décembre 2014 devant le ministre de l’industrie (1) qui alors avait eu un discours euphorique où selon lui même avec 10 dollars le baril l’Algérie ne craint rien avait-il proclamé officiellement
( discours reproduit par l’APS)

Lako
15/11/2016, 09h59
Réformes économiques : le gouvernement sous forte pressionLe gouvernement du Premier ministre Abdelmalek Sellal est décidément sous une forte pression ces derniers temps. Alors qu’il fait déjà face à des critiques acerbes de la part des partis d’opposition qui l’accusent de ne pas entamer des réformes «urgentes et profondes», sur fond de grogne sociale, voilà que le Fonds monétaire international (FMI) fait entendre sa propre musique.
En effet, au terme de sa mission d’évaluation de la situation économique en Algérie, la mission du Fonds conduite par Jean-François Dauphin, a estimé que le gouvernement doit mener des réformes de «très grande ampleur pour aider à réformer le modèle économique». En d’autres termes, le gouvernement Sellal qui est déjà sous les feux des critiques, n’a pas fait assez de réformes pour faire face au contre choc pétrolier. Pour la mission du FMI comme le rapporte l’APS, ces réformes sont «nécessaires» pour permettre à l’économie nationale d’orienter sa croissance «davantage vers le secteur privé et soit moins dépendante des hydrocarbures, et donc plus diversifiée ».L’institution financière, par la voix du chef de mission en Algérie a certes salué des «progrès» réalisés dans le cadre des réformes entreprises par le gouvernement algérien, citant a notamment «l’amélioration du climat des affaires». Mais cela reste insuffisant pour aboutir à une économie «diversifiée», a commenté Jean-François Dauphin.Pour cause, ce dernier a souligné l’importance du contre-choc pétrolier qui «pèse sur la capacité de l’État à continuer à financer au même niveau qu’auparavant ».C’est pourquoi il a recommandé un «assainissement des dépenses publiques» Le chef de mission du FMI a évité de trop s’avancer sur les perspectives économiques de l’Algérie, qui dépendent d’après lui, «de la politique économique et des réformes mises en œuvre par le gouvernement».De fait, le gouvernement Sellal se retrouve sous une forte pression. Il doit, d’une part faire attention à ce que la bombe sociale ne lui explose pas à la figure alors même que la rue gronde. D’autre part, il est tenu d’opérer des réformes profondes et difficiles sur le plan social pour sortir du cercle vicieux de la dépendance aux recettes des hydrocarbures. Réformes de «très grande ampleur»
Déjà que la loi des finances 2017 suscite une levée de boucliers de l’opposition en ce qu’elle contient des mesures extrêmement sévères pour qu’elles soient supportées par la population. Il n' y a qu’à citer l’exemple de la suppression de la retraite anticipée qui a fait monter au créneau les personnels de l’éducation et de la santé.Pendant que le gouvernement tente d’expliquer que cette mesure est salutaire, au risque de mettre en danger l’équilibre de la caisse nationale des retraites, les concernés, eux, répliquent que le gouvernement doit se débrouiller pour chercher l’argent ailleurs et que cette mesure est un «acquis social». C’est dire à quel point Sellal et son gouvernement sont mis à rude épreuve dans un contexte très difficile.
By Algerie1

Lako
15/11/2016, 10h19
Crise économique/ Le FMI préconise des réformes profondesLe Fonds monétaire international (FMI) semble désormais éviter les directives frontales. Mais il formule des recommandations pour des réformes «plus profondes» que celles que mène actuellement le gouvernement.


En visite en Algérie, Jean-François Dauphin, le chef de la mission du FMI en Algérie, estime que des réformes «de très grande ampleur» sont nécessaires «pour aider à réformer le modèle économique afin que la croissance soit davantage tirée par le secteur privé et soit moins dépendante des hydrocarbures et, donc, plus diversifiée». Il préconise, selon les propos rapportés par l’APS, que pour faire face au choc pétrolier qui est «de grande ampleur», il faut une réponse sur deux fronts. Il s’agit, selon lui, de mener un assainissement des dépenses publiques «car le contre-choc pétrolier pèse sur la capacité de l’Etat à continuer à financer au même niveau qu’auparavant».


Par contre, le représentant du FMI a tenté de ne pas heurter le gouvernement. Il a estimé que les réformes des autorités «sont nécessaires» afin de faire face à la crise économique.


Essaïd Wakli

Lako
16/11/2016, 09h39
Exportations : la Banque d'Algérie annonce des nouvelles mesuresLa Banque d'Algérie va introduire de "grandes réformes" en vue de faciliter les opérations d'exportations hors hydrocarbures, a annoncé ce mardi son gouverneur, Mohamed Loukal, citant notamment le prolongement des délais de rapatriement des devises et la création d'un marché à terme de devises, selon l’APS.


"Nous avons une volonté féroce de nous attaquer aux problèmes qui constituent des entraves à l'export. Ces prochaines mesures structurelles vont nous permettre de faire avancer ce processus des exportations", a avancé M.Loukal lors de la réunion de la cellule de suivi des exportations du ministère du Commerce qu'il a présidée avec le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, en présence d'exportateurs nationaux.


A ce propos, il a fait savoir qu'une circulaire de la Banque d'Algérie serait publiée incessamment, qui prévoit de passer le délai légal de rapatriement de devises de 180 jours actuellement à 360 jours.


Pour rappel, la réglementation en vigueur oblige l'exportateur de rapatrier ses recettes en devises provenant de l'exportation, dans un délai n'excédant pas les 180 jours, à compter de la date d'expédition des biens.


Et en cas de défaut de rapatriement dans ce délai imparti de 180 jours, l'exportateur est non seulement privé de la rétrocession en devises, mais il est aussi passible d'une poursuite judiciaire si ce retard n'est pas justifié.


La prochaine circulaire consacrera également l'introduction de la notion du paiement des exportations, au comptant et de la notion du paiement à crédit, avec comme corollaire une assurance-crédit à l'export pour couvrir l'exportateur et lui permettre de pouvoir régénérer ses ressources en dinars, selon lui.


"Les opérations dépassant un certain délai, considérées comme paiement à crédit, seront adossées à une garantie crédit en vertu de laquelle la banque commerciale est tenue de financer les inputs puisqu'elle est en possession d'une assurance crédit", a expliqué M.Loukal.


L'autre mesure annoncée par le gouverneur de la Banque centrale est la mise en place, durant le premier semestre 2017, d'un marché à termes des devises pour contrecarrer les risques de change. Ce marché, a-t-il soutenu, permettra aux exportateurs d'avoir une visibilité à même de mieux maîtriser les coûts et de prémunir les importations des matières premières et des investissements, nécessaires à la production des biens à exporter, d'une éventuelle dépréciation du dinar.


Ainsi, explique-t-il, cette mesure prévoit de mettre un marché d'offre et de demande des détenteurs de capitaux en devises: "il y aura tous les particuliers et tous les comptes exportateurs (personnes physiques ou morales) qui vont se rencontrer dans ce marché (achat à terme, session à termes..)".


"C'est une très grande réforme que nous allons introduire. Progressivement elle constituera un petit dégel au contrôle de change qui date de très longtemps", a-t-il relevé.


Lors de cette rencontre, M.Loukal s'est aussi exprimé sur le taux de change du dinar par rapport aux monnaies fortes. A ce sujet, il a considéré que le taux de change du dinar par rapport à l'euro connaît une stabilisation depuis juillet dernier, à la différence du taux de change de la monnaie nationale par rapport au dollar, du fait que le billet vert subit actuellement de "fortes pulsions" sur les marchés internationaux. "On a stabilisé le dinar, j'espère qu'on continuera à maîtriser ces leviers", a-t-il insisté.
By Algerie1.com

Lako
18/11/2016, 18h18
Une filiale de Cevital exporte vers plusieurs pays/Le verre 100 % Algérien part à la conquête du mondeMediterranean Float Glass (MFG) spa, filiale du groupe CEVITAL, créée en 2007 et spécialisée dans la production etla transformation de verre plat, a inauguré officiellement, sur son complexe industriel de L’Arabaâ (Blida), sa deuxième ligne de production de Verre Float.L’illustration d’une industrie algérienne d’excellence, exportatrice, compétitive et innovanteCette 2ème chaîne de production a nécessité un investissement de 120 millions d’euros sur un budget total de 300 millions d’euros investis sur d’autres unités : première ligne/ ligne verre feuilleté/ unité detransformation/unité de verre à couche. Elle permettra à MFG de produire 800Tonnes/Jour supplémentaires, portant la totalité de la production à 1400T/J. Soit une prévision de croissance de la production de +133% et de son chiffre d’affaires de +60%, par rapport à l’année en cours. Son chiffre d’affaires prévisionnel d’ici fin 2016 est estimé à 45 millions d’euros, entre float et transformation.Un projet ambitieux tourné vers l’exportGrâce à la technologie avancée « float », MFG devient le 1er producteur de verre plat de qualité premium en Afrique, un acteur algérien majeur du marché mondial. Les volumes dédiés à l’exportation représenteront 60% des ventes en 2017, soit environ 48 millions d’euros. MFG répond à la demande croissante de verre premium sur le marché mondial, tout en répondant aux besoins de son marché local, sa priorité.Les exportations qui se faisaient principalement à destination de l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal), conquerront avec la 2ème ligne de nouveaux marchés de pays développés et émergents, notamment les pays africains subsahariens mais aussi renforceront le positionnement de MFG dans le Grand Maghreb et la Turquie. MFG a ainsi positionné l’Algérie comme le plus grand fournisseur de verre clair et feuilleté en Tunisie et le 2ème plus grand en Espagne. Sa production diversifiée répond aux normes de qualité les plus exigeantes notamment avec les marquages de produits obtenus à savoir les certifications CEKAL/ ATG/ UNI/ CE),tout en proposant les produits à des prix très compétitifs.Une Algérie qui passe du stade importateur au stade exportateurDepuis la création de MFG, les importations de verre plat de l’Algérie ont enregistré une réduction de 30 millions d’euros. MFG compte également diversifier sa gamme de produits, avec la production de verre pyrolytique, verre coloré dans la masse et verre destiné à l’industrie de l’électroménager. Les parts de marchés acquises sur ces nouveaux marchés, favoriseront une baisse supplémentaire des importations de 15 millions d’euros à partir de l’année 2017.Une industrie algérienne créatrice d’emploiAvec l’entrée en service de la seconde ligne et le lancement de nouveaux produits et afin de faire face à cette extension, MFG a encore créé de l’emploie étant donné qu’aujourd’hui elle compte plus de 1200 collaborateurs, autant d’emplois directs supplémentaires qui s’ajoutent aux emplois indirects qu’elle génère.La première feuille de verre de la 2ème ligne MFG qui a vu le jour le 25 avril 2016 sur ce site industriel de 30 hectares, a été réalisée en seulement 26 mois, période de test incluse. Elle a nécessité l’intervention de plus de 2000 personnes, entre partenaires nationaux et internationaux.Une réussite 100% algérienneMFG produit aujourd’hui un verre 100% Algérien. La filiale du conglomérat Cevital s’approvisionne entièrement sur le marché local. Le site est géré à 100% par des Algériens. Certifiée ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001, l’usine MFG est dotée d’installations de production de dernière génération, intégrant l’ensemble du process de fabrication du verre et assurant une totale maîtrise des technologies avancées dans ce domaine. MFG dispose d’une centrale électrique de 17 MW, qui lui assure une autonomie de 100% en matière d’électricité, 5 lignes d’hydrogène d’une capacité de 670m3/h et 6 lignes d’azote d’une capacité de 6600m3/h.Avec l’inauguration de cette nouvelle ligne, MFG marque un tournant majeur pour l’Algérie, en illustrant sa volonté et son engagement à accompagner la croissance et la dynamique économique du pays. Ce nouveau projet s’inscrit en parfaite adéquation avec la démarche et la politique de développement économique du gouvernement algérien visant à faire du secteur privé, le moteur d’une croissance économique durable et soutenue. By AlgerieFocus.Com

Lako
20/11/2016, 13h48
Des produits électroménagers et électroniques Algériens pour la 1ere fois sur le marché mauritanienDes produits électroménagers et électroniques algériens ont fait pour la première fois leur apparition sur le marché mauritanien avec l’inauguration vendredi à Nouakchott d’un showroom dans le cadre de la promotion des exportations nationales hors hydrocarbures.
Des produits électroménagers et électroniques du groupe Condor viennent ainsi renforcer l’éventail des produits algériens disponibles sur le marché mauritanien, lesquels malgré leur nombre réduit (pâtes, boissons et dattes) ont réussi a acquérir une notoriété grâce à leur qualité et leurs prix compétitifs.
En plus du point de vente, le fabricant algérien a ouvert une unité de maintenance et de service après-vente afin de gagner la confiance du consommateur mauritanien et s’offrir un accès au marché africain, après avoir confirmé le potentiel concurrentiel du produit « fabriqué en Algérie » face au produit étranger disponible sur ce marché.
Pour sa part, l’ambassadeur de l’Algérie en Mauritanie, Noureddine Khendoudi a estimé, lors de la cérémonie d’inauguration du premier espace Condor en dehors du marché algérien, que l’ouverture de ce showroom constitue un nouveau jalon à même de renforcer la coopération économique entre les deux pays, annonçant l’organisation à Nouakchott d’un salon du produit algérien.
L’ambassadeur algérien a indiqué que l’entreprise nationale Sonatrach se prépare a entamer la prospection pétrolière et gazière dans la région de Taoudeni (désert de la Mauritanie), sans donner plus de détails à ce sujet.
Il a précisé que la volonté commune à promouvoir leur coopération économique sera concrétisée prochainement par de la tenue de nombreuses rencontres allant toutes dans le sens du rapprochement économique et commercial entre les deux pays et la consolidation de leur partenariat à travers la signature de plusieurs accords à l’occasion de la tenue de la 18éme Grande commission mixte algéro-mauritanienne avant la fin de l’année à Alger.
Il a évoqué, à ce propos, la tenue du Forum africain des Affaires et de l’Investissement prévu à Alger début décembre auquel prendront part plus de 2000 hommes d’affaires et investisseurs Africains dont une trentaine de Mauritaniens.
Pour sa part, le P-dg du groupe Condor, Abderrahmane Benhamadi a fait état de la mise en place depuis deux années d’une stratégie d’entrée aux marchés africains vu les débouchées commerciales prometteuses qu’ils offrent.
Affirmant que son groupe a signé avec le Ministère de la formation professionnelle une convention portant sur la formation de 300 stagiaires par an dans le domaine de la maintenance et de la réparation des produits électro-ménagers et électroniques, il a indiqué que Condor est disposé à faire profiter les Mauritaniens, qui le désirent, de cette formation.
M. Benhamadi a annoncé en outre qu’il sera procédé, la semaine prochaine et pour la première fois, à une opération d’exportation de 30 000 téléphones mobiles vers la France, ajoutant que l’année 2017, marquera le début de l’exportation vers les marchés limitrophes avec la Tunisie en premier, puis le Sénégal, le Mali et le Cameroun ainsi que la Jordanie avant de tenter de pénétrer les marchés de l’Amérique latine.
By Algerie360.com

Lako
28/11/2016, 17h15
Le rythme d’inflation annuel à 5,8% à fin octobre Le rythme d’inflation en glissement annuel s’est établi à 5,8% à fin octobre 2016, a appris dimanche l’APS auprès de l’Office national des statistiques (ONS).
Le rythme d’inflation en glissement annuel à fin octobre 2016 représente l’évolution de l’indice des prix à la consommation sur la période allant de novembre 2015 à octobre 2016 par rapport à celle allant de novembre 2014 à octobre 2015.
Quant à la variation annuelle des prix à la consommation, c’est-à-dire la croissance des prix en octobre 2016 par rapport à octobre 2015, elle a enregistré une hausse de 5,2%.
S’agissant de l’évolution mensuelle, qui est l’indice brut des prix à la consommation en octobre 2016 par rapport à septembre 2016, elle a été de -0,7% alors qu’elle avait connu une hausse de 0,4% en août et en septembre 2016.
Ceci résulte d’un recul des prix des biens alimentaires (-1,8%) dont notamment les prix des produits agricoles frais (-3,9%) au moment où les produits alimentaires industriels (agro-alimentaires) ont enregistré une hausse mensuelle de 0,21% qui s’explique notamment par le relèvement des prix du café et de certains produits céréaliers.
Les sept autres ensembles de biens ont par ailleurs enregistré des hausses mensuelles des prix allant de 0,02% pour l’Education, culture et loisirs à 1,18% pour les biens divers.
Quant aux prix des biens manufacturés, ils ont affiché une croissance de 0,5% entre septembre et octobre 2016, tandis que ceux des services sont restés stables.
Dans une comparaison des prix annuelle, il est constaté une hausse générale des prix de 5,2% en octobre 2016 par rapport au même mois de 2015 sauf pour la catégorie Education-Culture et loisirs (-6,1%).
La plus forte hausse enregistrée en variation annuelle a été particulièrement constatée pour la catégorie Habillement-chaussures (+14,45%), suivie des Transports et communication (+12,9%), des produits divers (+10,43%), de la Santé-hygiène corporelle (+6,8%), du logement-charges (+5,8%), des meubles et articles d’ameublement (+5,4%) et de l’alimentation et boissons non alcoolisés (+0,8%).
Pour cette dernière catégorie, il est enregistré une hausse annuelle des prix des produits agroalimentaires de 3,9% en octobre 2016 par rapport à un an plus tôt, et une baisse annuelle de -2,25% des produits agricoles frais.
Les baisses ont concerné la pomme de terre (-26,2%), les légumes frais (-19,7%) et les viandes et abats de mouton (-1,2%).
Par contre, le reste des produits alimentaires a vu les prix augmenter entre les deux périodes de comparaison notamment pour les œufs (+39%), les fruits frais (+25%), les viandes et poisson en conserve (+10,13%), les poissons frais (+8,7%) et les boissons non alcoolisées (+8,5%).
A rappeler que la loi de finances de 2016 a tablé sur une inflation de 4% contre 4,8% en 2015.
By APS

Lako
28/11/2016, 18h23
Vers l'autosuffisance en légumes secs d'ici à 2020
http://i.huffpost.com/gen/4891840/images/n-PULSES-large570.jpg
L'Algérie ambitionne de produire la totalité de ses besoins en lentilles et pois chiches d'ici à 2020, permettant d'économiser plus de 150 millions de dollars d'importations/an, a indiqué à l'APS le directeur général de l'Institut technique des grandes cultures (ITGC), Omar Zeghouane.
Actuellement, le pays importe de grandes quantités de pois chiches et de lentilles auxquels s'ajoutent les haricots secs lesquels sont importés pour plus de 80 millions de dollars annuellement.
En terme de quantités, l'Algérie importe annuellement environ deux (2) millions de quintaux (qx) de légumes secs dont 1,4 million qx de lentilles et de pois chiches.
Pour ce faire, le secteur de l'agriculture a élaboré un programme de développement des légumineuses à travers l'augmentation des superficies réservées à la production de lentilles et de pois chiches ainsi que la production des besoins en semences.
Ce programme a été établi selon une étude qui tient compte de l'évolution de la demande à travers la croissance démographique du pays d'ici à 2020.
Ainsi, pour répondre aux besoins prévisionnels, "nous devrions produire presque deux (2) millions qx de pois chiches et de lentilles", estime le même responsable.
Le secteur agricole devra alors porter les superficies consacrées aux légumineuses à 218.000 hectares (ha) contre 85.000 ha actuellement.
Sur cette superficie, celle réservée aux lentilles et aux pois chiches devra passer de 30.000 ha à 170.000 ha dans le cadre de ce nouveau programme.
La superficie actuelle (85.000 ha) affectée aux légumineuses permet de produire environ un (1) million qx toutes espèces confondues (fèves, pois, haricots, pois chiches et lentilles), soit 35% des besoins du pays.
Le plateau du Sersou, d'Aïn Temouchent, de Guelma et de Médéa sont les régions traditionnellement connues pour leur production de légumineuses.
Augmenter le soutien financier à la production de semences
Pour répondre aux besoins en semences qui sont appelés à augmenter par la mise en œuvre du programme de développement des légumineuses, le soutien financier à la production de la semence notamment de lentilles et de pois chiches doit être revu à la hausse.
"Le programme national actuel de multiplication de semences ne suffit pas pour faire face à la demande qui sera générée par la mise en place du nouveau programme de production de légumineuses", fait savoir M. Zeghouane.
C'est dans ce sens que la concrétisation de ce programme nécessite une augmentation de ce soutien de l'Etat à la production de semences afin d'encourager les agriculteurs à livrer la totalité de leur production aux établissements multiplicateurs de semences.
Actuellement, l'Etat accorde une prime de collecte aux producteurs de semences de pois chiches et de lentilles, qui correspond à 35% du prix à la production.
Le prix du quintal livré aux établissements multiplicateurs est fixé à 7.000 DA pour les pois chiches et à 6.000 DA pour les lentilles.
Mais les producteurs jugent ce prix insuffisant et préfèrent, en conséquence, ne livrer qu'une partie de leur semence aux établissements multiplicateurs dont celui de l'ITGC, liés par un contrat, et en réserver une autre partie pour la vendre sur le marché libre à un prix supérieur à celui fixé par l'Etat.
"C'est pour cela que nous perdons beaucoup de quantités de la semence", explique M. Zeghouane qui soutient que des mesures attractives doivent être prises pour que la totalité de la production de la semence soit dirigée vers les établissements multiplicateurs.
L'ITGC a entamé en 2016 la multiplication de la semence de pois chiches à gros grain, très prisés par les consommateurs, et dont cinq variétés devraient être mises à la disposition des agriculteurs durant les trois prochaines années.
Par ailleurs, les pouvoirs publics misent sur la culture des légumineuses pour réduire les superficies agricoles laissées en jachère lesquelles sont de l'ordre de deux (2) millions ha annuellement, soit l'équivalent de près de 60% de la superficie réservée à la culture céréalière (3,4 millions ha).
Ainsi, la mise en place de ce nouveau programme de développement des légumineuses permettra de réduire une partie de cette superficie laissée en jachère, soit 150.000 ha: "C'est un gain énorme", estime M. Zeghouane.
D'autant plus que sur le plan environnemental, les légumineuses contribuent à augmenter la biomasse et l’activité microbienne des sols, améliorant ainsi leur biodiversité.
Ces plantes sont capables de convertir l'azote atmosphérique en des composés d'azote tout en améliorant la fertilité du sol.
By HuffPost

Lako
30/11/2016, 14h37
Exportations: la Banque d’Algérie introduit de nouvelles mesures de facilitation De nouvelles mesures de facilitation en faveur des exportations hors hydrocarbures ont été introduites récemment par la Banque d’Algérie dont celle de l’allongement du délai de rapatriement des devises provenant des exportations, a appris mercredi l’APS auprès de responsables de cette institution financière nationale.
Les exportations hors hydrocarbures « s’inscrivent dans les axes de développement vers une économie nationale diversifiée compétitive et concurrentielle », explique la même source.
Dans le cadre d’un accompagnement progressif et soutenu et sur proposition du Gouverneur de la Banque d’Algérie, le Conseil de la Monnaie et du crédit a introduit une nouvelle modification au règlement no 07-01 du 3 février 2007, en vue de son adaptation aux nouvelles exigences et perspectives en la matière.
Ces nouvelles mesures ont fait ainsi l’objet d’un règlement daté du 17 novembre 2016 qui modifie celui de février 2007 relatif aux règles applicables aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises.
Lors de sa réunion de novembre dernier, le Conseil de la monnaie et du Crédit a alors consacré le principe du paiement au comptant ou à crédit d’une opération d’exportation, devant être adossée à un contrat d’exportation.
A ce titre, les nouvelles mesures visent à allonger le délai de rapatriement des devises provenant des exportations algériennes hors hydrocarbures en le portant de 180 à 360 jours.
« Ce délai de rapatriement devrait être expressément transcrit dans le contrat commercial », précise la même source.
Pour rappel, la réglementation précédente obligeait l’exportateur algérien de rapatrier ses recettes en devises provenant de l’exportation dans un délai n’excédant pas les 180 jours à compter de la date d’expédition des biens.
Et en cas de défaut de rapatriement dans ce délai imparti de 180 jours, l’exportateur est non seulement privé de la rétrocession en devises mais il est aussi passible d’une poursuite judiciaire si ce retard n’est pas justifié.
Pour les autres mesures avalisées par le Conseil de la monnaie et du crédit, il s’agit aussi de renforcer les outils de « sécurisation » de l’acte d’exportation par le recours à l’assurance-crédit souscrite auprès de l’organisme national habilité en la matière, lorsque le délai de rapatriement est compris entre 180 et 360 jours, ajoute-t-on.
Ces mesures visent également à assurer la possibilité de refinancement pour l’exportateur, par le bénéfice d’avances en dinars, sur les recettes d’exportation, de la part de la banque commerciale, dûment couvertes par le contrat d’assurance-crédit à l’export, souligne la même source.
Par ailleurs, les mesures avalisées par le Conseil de la Monnaie et du crédit visent à ouvrir la perspective d’un accompagnement de l’acte d’exportation de biens de consommation durables ou d’équipement par des délais adaptés à ce type d’exportation (au-delà du délai de 360 jours fixés par le nouveau règlement).
Dans ce cadre, une instruction de la Banque d’Algérie précisera les conditions de mise en £uvre de ce nouveau dispositif.
Selon la même source, « il demeure entendu que les présentes mesures d’assouplissement ne dispensent aucunement les opérateurs-exportateurs du respect des règles applicables aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises prévues dans le règlement no 07-01 du 03/02/2007, modifié et complété ».

Lako
04/12/2016, 17h17
Sonelgaz va installer des systèmes solaires au Soudan : une première pour le groupe algérienLa filiale de Sonelgaz, spécialisée dans le montage des centrales électriques, Ettarkib va installer des systèmes solaires photovoltaïques pour l’irrigation des grands espaces agricoles au Soudan. Une première d’un montant de 2,7 millions de dollars pour le groupe public. Qui ne sera pas la dernière, promettent ses dirigeants.
Une alliance a été scellée dimanche 4 décembre 2016 à Alger, en marge du Forum Algérie-Afrique d’investissements et d’affaires, entre le PDG de Ettarkib Mohamed Chikaoui et son homologue soudanais du groupe Al Salma, en présence du PDG de Sonelgaz et du ministre de l’Energie Nouredine Boutarfa.


Cette alliance comprend un projet d’un montant de 2,7 millions de dollars pour l’installation de 53 systèmes solaires d’irrigation de 75 KW. Le projet démarrera au mois de janvier prochain, selon le PDG de Ettarkib. Une extension du projet pour l’installation de 500 systèmes solaires est prévue dans un avenir proche, a indiqué pour sa part le PDG du groupe Sonelgaz, Mustapha Guitouni,.





Du savoir-faire dans l’engineering à exporter





"On commence avec ce contrat de 2 millions de dollars dans le domaine des énergies renouvelables et à l’avenir ce sont 500 stations de ce type qui seront installées au Soudan", a-t-il déclaré, soulignant que c’est la première opération d’exportation de Sonelgaz. Mais pas la dernière. Le Soudan a également sollicité Sonelgaz pour l’installation d’une centrale électrique de 400 MW fonctionnant au gaz naturel, a-t-il ajouté.


Pour lui, les filiales du groupe Sonelgaz disposent d’un grand savoir-faire dans l’engineering qui est sollicité par les pays d’Afrique. Il a cité, dans ce sens, un projet en cours de discussions avec les autorités maliennes dans l’électrification rurale. "Notre expertise va s’exporter de plus en plus", a-t-il conclu.



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Lako
05/12/2016, 10h38
Alger accueillera en 2017 le sommet du G20 des entrepreneursLe prochain sommet du G20 des entrepreneurs se tiendra à Alger au cours de l’année 2017. C’est ce qu’a annoncé ce dimanche le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad.

En marge du Forum algéro-africain d’investissements et d’affaires qui se tient du 3 au 5 décembre au Centre international des conférences (Alger), une convention portant sur l’organisation de cette réunion a été signée entre Ali Haddad et le président du G20 des entrepreneurs, Grégoire Sentilhes.
Par ailleurs, un Memorandum d’entente a été signé, à la même occasion, entre le FCE et l’Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture Libyenne. Les deux partenaires œuvreront au renforcement de la coopération économique entre l’Algérie et la Libye, a-t-on annoncé.
By Algerie360

Lako
05/12/2016, 15h54
Production excédentaire en cette saison agricole: Exportation des agrumes vers DubaïL’exploitant d’un verger d’agrumes, implanté dans la localité de Besbes, à 60 kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’El-Tarf, exportera l’équivalent de 50 tonnes de clémentines, récoltées au cours de cette saison agricole, vers Dubaï, avons-nous appris auprès des agriculteurs. Il s’agit là d’une première opération, qui sera suivie d’autres. Pour cause, nos interlocuteurs disent que la production d’agrumes, toutes variétés confondues, sera abondante. Elle atteindra, selon les prévisions, 400 000 quintaux, rien que dans la région. Ce qui a conduit à un accord de coopération avec les pays du Golfe. À titre indicatif, la wilaya d’El-Tarf possède plusieurs vergers dans les communes d’Asfour, de Besbes et de Ben M’hidi. Ces derniers occupent une superficie de 220 hectares. Selon les propriétaires de ces exploitations agricoles, ces terres sont hautement fertiles et produisent 11 variétés d’agrumes. La récolte, effectuée sur 40 hectares seulement, a donné, à la fin du mois de novembre dernier, 7 300 quintaux d’oranges, de citrons et de mandarines.
By Liberté-Algerie

Lako
06/12/2016, 15h08
la finance islamique sera lancée en 2017: Capter l’argent des «réticents»Le crédit bancaire basé sur les principes de la finance islamique destinés aux particuliers et aux investisseurs, sera disponible dans les guichets des banques publiques à partir de 2017.
C’est ce qu’a annoncé le ministre des Finances, Hadji Baba Ami, samedi soir.
C’est une occasion inespérée pour les Algériens, surtout parmi ceux qui hésitent et évitent de demander des prêts financiers auprès des banques qui appliquent les taux d’intérêt, sachant qu’une telle pratique est prohibée par la foi musulmane. Désormais, les usagers auront la possibilité d’aller vers les banques publiques pour bénéficier de crédits sans intérêts. Ces prêts peuvent servir aussi bien les investisseurs que les particuliers, surtout pour l’acquisition des biens de consommation et les biens immobiliers. Les premiers peuvent en bénéficier pour financer leurs projets et fructifier leurs affaires.
L’Etat aura la possibilité aussi de capter l’argent de l’informel et de l’épargne qui, jusque-là, ont souvent fui le circuit bancaire pour des raisons religieuses. Il sera question pour les particuliers de couvrir leurs achats habituels, surtout pour promouvoir le produit local.
L’annonce qui a été faite par le ministre des Finances, en marge du forum d’investissement algéro-africain, a réjoui plus d’un. Elle a été largement relayée sur les réseaux sociaux en la considérant comme une mesure salutaire. A ce titre, il y a lieu de préciser que le gouvernement a donné le feu vert au département ministériel des finances pour le lancement des crédits islamiques. Cette décision est rendue possible après des discussions menées entre les différents ministères concernés par cette formule.
Pour le même responsable, le gouvernement a pris cette décision au profit des citoyens à même de pouvoir financer la consommation nationale.
Ainsi, à titre d’exemple, le lancement du crédit islamique peut soulager particulièrement les souscripteurs aux logements LPP. Et pour cause, ces bénéficiaires se sont déjà adressés au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le solliciter à ce propos. Ils ont demandé au chef de l’Etat de prendre une décision inhérente à l’octroi de crédits bancaires, sans intérêts, au profit des bénéficiaires du LLP.
Ils souhaitent à travers cette formule, le règlement du coût du logement par le paiement de mensualités pour le compte de l’Enpi (Entreprise nationale de promotion immobilière), sans l’intervention et l’intermédiation bancaire jugée trop exorbitante.
A la faveur du financement islamique, des experts dans le domaine financier s’attendent à ce que les banques vont devoir faire face à une demande énorme en la matière et la ruée des déposants qui ne vont pas hésiter un instant à déclarer leurs épargnes.

Randa Lamara

Lako
06/12/2016, 15h12
Nouvelle loi pour encadrer la production et la commercialisation du caféLe gouvernement a adopté dernièrement un décret exécutif visant à l’encadrement de la production et la commercialisation du café, indique l’APS qui cite des responsables du ministère du Commerce.


Ces nouvelles mesures concernent uniquement le café moulu où l'ajout du sucre est toléré, connu sous l’appellation "torrefacto".
Ce texte intervient suite aux conclusions d'une enquête menée au préalable par le ministère du Commerce, et qui a fait la lumière sur d’importantes infractions dans la production et la commercialisation du café «torrefacto».
L’enquête avait démontré le non-respect des dosages de sucre ajouté dans le produit Torrefacto, précisent les mêmes responsables du ministère du Commerce.
Ce nouveau texte fixe à 3% au maximum, au lieu de 5% norme en vigueur jusque-là, les dosages permis en sucre, en caramel ou en amidon dans la production du café torréfié, explique les interlocuteurs du ministère du Commerce.
Les nouvelles mesures de ce règlement autorisent, tout de même, pour les cafés torréfiés, décaféinés ou non, certaines opérations comme le mélange de cafés d'espèces (Arabica et Robusta) ou de provenances différentes (Vietnam, Indonésie, Inde...).
Le mélange des cafés avec les succédanés ainsi que le mélange d'extrait de café et de succédanés, est également toléré, à condition que la dénomination du produit ne contienne pas le mot "café" et que celui-ci figure uniquement dans la partie composition de l'emballage.
Le texte prévoit aussi la prise en charge des nouvelles gammes de cafés ou les dérivés de café, tel que le café décaféiné, café soluble, café instantané, café aromatisé, café moulu aux épices et les extraits de café.
Le document prévoit également, l'extension du champ d'application des cafés qui couvrira, ainsi, à l'avenir toute dénomination contenant soit le mot café, soit un dérivé de ce mot, soit le mot d'une espèce ou d'une variété de ces espèces, il réserve la dénomination café sans qualification au café torréfié, et café-boisson obtenu à partir d'eau potable et du café torréfié.
Les acteurs qui activent dans la production et la commercialisation du café ont un délai de six mois, pour se conformer à ces nouvelles mesures, à partir de la date de la parution du décret exécutif au Journal officiel.

Lako
06/12/2016, 15h15
Le groupe GICA se lance dans la production du ciment pétrolier
Le groupe public de ciment (GICA) est en phase de certification de sa production en ciment pétrolier, en prévision du lancement, pour la première fois en Algérie, de la fabrication de ce type de matériau, a indiqué son P-DG, Rabah Guessoum, dans un entretien à l'APS.
Ce groupe public avait signé en 2015 un protocole d'accord avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour pouvoir identifier, avec la collaboration de Sonatrach, les caractéristiques techniques de ce ciment qui est totalement importé par le secteur pétrolier.
Sous forme d'échantillon, 300 tonnes de ce ciment ont été produites en novembre dernier avant d'être remises à Sonatrach pour opérer des tests.
"Cette quantité a été testée sur un puits pétrolier et les résultats sont très satisfaisants. Nous avons reçu des attestations de conformité de laboratoires de recherches étrangers qui travaillent avec Sonatrach", ajoute le même responsable.A l'issue de cette phase, ce cimentier public est passé à celle de la certification avant de lancer prochainement sa production régulière au niveau de ses unités de production, sachant que la demande nationale est de 300.000tonnes / an.
Ce matériau spécifique sera produit par une des lignes de la cimenterie d'Aïn El K'bira (Sétif) pour en fournir à Sonatrach comme il sera également proposé aux sociétés pétrolières étrangères activant en Algérie.
Selon M. Guessoum le groupe (GICA) dispose des capacités pour répondre à toute la demande nationale en ciment pétrolier.
Quant à l'ambition de l'Algérie d'atteindre une autosuffisance en ciment toutes catégories dès 2017, le même responsable considère que c'est un objectif réalisable avec les capacités de production des secteurs public et privé.

Lako
17/12/2016, 11h32
Trois bonnes nouvelles pour le budget de l’ÉtatEn dépit de l’effondrement de ses recettes pétrolières ces derniers mois, l’Algérie peut avoir quelques raisons d’envisager les mois à venir avec un peu plus de sérénité, somme toute relative. Les développements sur la scène économique mondiale procurent trois bonnes nouvelles pour le pays. Explication.


Perspectives positives pour le prix du baril


Malgré quelques doutes, les prix du pétrole sont en hausse depuis l’annonce d’une série d’accords au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et avec d’autres pays producteurs majeurs, comme la Russie.


Toujours instable et sujet à des inquiétudes autour du respect des quotas fixés à chaque pays, le Brent a clôturé hier la semaine au-dessus de 55 dollars le baril, loin du creux des 27 dollars atteint en janvier 2016. Malgré une légère déprime liée aux incertitudes des marchés – et au renforcement du dollar – les perspectives pour 2017 sont bien meilleures. Depuis le 1er janvier, la hausse s’établit à 47,22%.


De quoi permettre à l’Algérie de combler facilement son déficit de 2016, voire même de réalimenter le FRR qui a été vidé par la baisse des derniers.


Beaucoup d’acteurs estiment que le baril devrait se maintenir au-dessus de 50 dollars en 2017, le prix de référence retenu dans la loi de Finances 2017.


Le dollar au plus haut depuis 14 ans


Cette hausse du baril s’accompagne d’une autre bonne nouvelle : le dollar U.S est au plus haut face à la plupart des devises étrangères. Le billet vert est proche de la parité avec la monnaie unique européenne, à 1,04 dollar pour 1 euro, du jamais vu depuis plus de 14 ans.


L’avantage pour l’Algérie est évident : le pouvoir d’achat du dollar se renforce, alors que L’État perçoit ses recettes d’exportations pétrolières dans cette monnaie.


Ce renforcement est lié à l’élection de Donald Trump : les marchés font confiance à son programme de relance économique. Le dollar profite aussi de l’annonce, mercredi, d’un relèvement des taux d’intérêt directeurs de la Réserve Fédérale (banque centrale) américaine. La tendance devrait se poursuivre en 2017, avec 3 nouvelles hausses des taux prévues par la Fed.


En conséquence, le dollar se renforce face à la monnaie nationale, à 111,45 dinars hier vendredi dans les cotations officielles. Ce niveau est proche de son record établi à 111,47 dinars pour un dollar. Là encore, c’est une bonne nouvelle pour le budget de l’État libellée en dinars : le déficit se réduit mécaniquement à chaque fois que le dinar baisse face au dollar.


Hausse des rendements des réserves de change


Enfin, l’Algérie, via sa Banque centrale, place une grande partie de ses réserves de change en dollars, en bons du Trésor américain. Le taux d’intérêt, soit le rendement des « U.S T-Bonds », est au plus haut depuis septembre 2014, à 2,485% pour l’échéance de référence à 10 ans.


En cause, une orientation accrue des investisseurs vers le marché des actions aux États-Unis, délaissant ainsi les titres d’État. En effet, les observateurs anticipent une envolée des cours des entreprises, grâce à la politique « pro-business » promise par le prochain président américain, Donald Trump. Moins attractifs, les bons du Trésor voient leurs taux d’intérêt augmenter, pour tenter de convaincre les investisseurs.


Pour sa part, la Banque d’Algérie (BA) privilégie la liquidité et donc la disponibilité « immédiate » de ses réserves de change. Ainsi, elle place l’essentiel de ces fonds à des échéances de 3 mois et, dans une moindre mesure, de 6 mois.


Néanmoins, la tendance actuelle des rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ne manquera pas d’augmenter aussi les taux d’intérêt pour les placements à plus courte durée. Ainsi, l’Algérie tirera des dividendes plus importants. Les autorités semblent en être conscientes. C’est sans doute pour cette raison que la loi de Finances pour 2017 prévoit la partie des « recettes exceptionnelles » en hausse pour les années à venir.


By TSA

Lako
26/12/2016, 02h12
La réussite de l’électroménager made in algériaCette édition de la foire de la production est plus que jamais d’actualité. Le temps, en ces moments de rationalisation drastique des importations, est axé sur la ferme stratégie d’impulser un nouvel élan dans le développement et la croissance de la production nationale.
L’objectif à atteindre en agriculture, c’est l’autosuffisance alimentaire et dans l’industrie, produire plus pour exporter.
L’autosuffisance existe déjà dans certains produits comme les pommes de terre où les fruits de saison. Cependant, la foire ne présente pas des investisseurs qui peuvent pérenniser ces produits en les transformant ou en les mettant industriellement en conserves.
Pour les pâtes, le couscous les biscuits et les produits laitiers, l’industrie est florissante. Ainsi à titre d’exemple, les innovations sont bien mises en valeur dans la fabrication de fromages ou de margarines, bien de chez nous.
La qualité est même de standard international pour ces produits auxquels s’ajoute l’huile d’olive Numedia, reconnaissante par le design recherché de ses bouteilles de demi et d’un litre.
La foire de la production nationale abrite un grand nombre d’exposants de ces produits agroalimentaires fabriquée industriellement ou à titre individuel comme le miel pur d’abeille.
Notre industrie naissante, notamment dans le domaine de l’automobile est présente en force avec les véhicules militaires de marque Mercedes Benz, montés à l’usine d’Ain Bouchekif dans la wilaya de Constantine.
C’est aussi le modèle Symbol de Renault qui suscite un grand succès auprès des visiteurs. La foire de la production national met en avant tout un éventail du savoir faire algérien dans les domaine s aussi variés que la métallurgie, la sidérurgie, les industries manufacturières, chimiques, électriques, électronique et aussi l’électroménager.
Ce dernier secteur manifeste un réussite certaine, vu la quantité, la diversité, la richesse et la haute qualité des produits fabriqués. Notre société nationale Eniem, rivalise en ingéniosité et en innovation avec les grands groupes internationaux pou présenter des produits aussi performants dans la fonction comme dans le design.
Ses cuisinières, ses appareils de chauffage et ses réfrigérateurs n’ont rien à envier à leurs rivales un consortium coréen LG.
D’une manière générale, les produits électroménagers et électroniques fabriqués en Algérie représentent une vitrine remarquable du succès enregistré dans leur fabrication en Algérie.
Que ce soit les climatiseurs, les téléviseurs de toutes dimensions ; les appareils électroménagers ou mêmes les micro ordinateurs et les smartphones, c’est l’avènement des produits made in Algeria, bon pour l’exportation.
By jeune-independant.net

Lako
27/12/2016, 18h45
Abdeslam Bouchouareb opère un mouvement dans son secteurLe ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesalam Bouchouareb a effectué mardi, un vaste mouvement à la tête des groupes publics industriels, en limogeant plusieurs hauts responsables.

Les groupes concernés par ce mouvement sont : Algeria Chemical Spécialistes (ACS), SNVI, GETEX et Elec El Djazair, indique le ministère de l'Industrie dans un communiqué.
Selon la même source, le P-DG de GETEX Hmadate El Yazid a été mis à la retraite, et c’est Malek Salah qui le remplace. Ce dernier a quitté la SNVI pour être remplacé par Oudjit Nourdine, désigné DG par intérim dudit groupe.
Le président du Conseil administratif du groupe ACS, Adel Derder, a quant à lui été remplacé par Djamel Mana, le PDG de Divindus.
Enfin, le P-DG d’Elec El Djazair, Tabelsi brahim, a été remplacé par Kinane Daouadji Djillali, selon le même communiqué.

Lako
27/12/2016, 18h50
Quel est le bilan de l’économie algérienne et quelles sont les perspectives futures entre 2017/20201.-Après plus de 50 années d’indépendance, c’est la prédominance de la rente des hydrocarbures qui irrigue toute l’économie et le corps social où Sonatrach c’est l’Algérie et l’Algérie, c’est Sonatrach avec les dérivées 97/98% des recettes en devises. La rente irrigue en 2016 et encore pour longtemps, il ne faut pas être utopique, toute les sphères économiques et sociales : investissement par la dépense publique, où le taux d’intégration des entreprises publiques et privées ne dépassent pas 15% , donc le taux d’emploi, le taux d’inflation par la généralisation des subventions et le niveau des réserves de change qui tiennent à plus de 70% la valeur du dinar algérien . Le cours du pétrole le 27 décembre 2016 est coté à 56,00 dollars le Brent et 53,30 dollars le Wit. En référence aux moyennes des cotations quotidiennes du Brent daté en clôture à Londres. nous avons eu 79,44 dollars le baril en 2010, 111,22 dollars en 2011, 111,66 en 2012, 108,68 dollars en 2013, 99,02 dollars en 2014, 52,35 dollars en 2015 et 42,65 dollars en 2016, le FMI prévoyant une fourchette de 50/60 dollars en 2017, sous réserve du respect des décisions récentes des pays OPEP (posant problème en cas de stabilisation de l'Irak et de la Libye) et non OPEP, surtout de la Russie et des USA ( pétrole/gaz de schiste), ces derniers représentant 67% de la production commercialisée mondiale.





2. En cette nouvelle année 2017, je souhaite à à notre chère patrie la sécurité et le développement et face aux tensions budgétaires à venir un sacrifice partagé. Gloire à nos valeureux martyrs qui ont montré une moralité sans faille, faisant passer les intérêts supérieurs de l’Algérie sur les intérêts partisans étroits, et qui nous ont permis de vivre dans une Algérie libre. Gloire à notre armée et forces de sécurité pour l'important travail réalisé en ces moments de tensions stratégiques à nos frontières. Après plus de cinquante années d ‘indépendance politique, les résultats sont loin, très loin des potentialités que recèlent le pays et elles sont nombreuses, l’Algérie recelant d'importantes potentialités, surtout les compétences humaines, richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures, impliquant une profonde moralité des personnes chargés de diriger la Cité et de nouveaux modes de régulation politiques, économiques et sociales, fondés sur un Etat de Droit. Notre monde connaissant de grands bouleversements géostratégiques et une crise morale qui implique une profonde mutation des relations internationales pour un univers plus solidaire, fondée sur une meilleure gouvernance locale et mondiale. J’ai eu souvent à le souligner en direction des pouvoirs publics algériens, il s‘agit d’éviter de dépenser sans compter. Le développement durable tenant compte du défi écologique, en ce XXIe siècle, se fonde essentiellement sur la bonne gouvernance et la valorisation du savoir si l’on veut dynamiser les sections hors rente dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux. Et sans réformes structurelles profondes, il ne faut pas se faire d’illusions, les exportations hors hydrocarbures horizon 2020 seront toujours marginales comme en 2016 moins de 2% des recettes en devises et l’économie toujours dominée par la rente des hydrocarbures en voie d’épuisement horizon 2030. La lutte contre la corruption et les transferts illicites de capitaux, qui existent depuis l'indépendance politique devient une urgence de l'heure, devant prévoir des mécanismes démocratiques et éviter des règlements de comptes inutiles. L’on ne saurait ignorer les effets de la mondialisation à la fois positifs mais pervers sans régulation, devant insérer les projets futurs dans le cadre de l’intégration du Maghreb pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et le continent Afrique, pour la stabilité et une prospérité partagée de la région. L’Algérie est à la croisée des chemins. Il faut éviter toute autosatisfaction, contraire au vécu quotidien de l’immense majorité des Algériens, source de névrose collective, mais également éviter toute sinistrose : tout ce qui a été réalisé entre 1963-2016 n’est pas totalement négatif mais il reste beaucoup d’insuffisances qu’il s’agit impérativement de corriger(1).





3.-Quelle conclusion pour l’avenir de l’Algérie en cette fin d‘année 2016? Y a-t-il une prise de conscience des défis nombreux qui attendent l’Algérie ? A-t-on tiré les leçons de la chute des hydrocarbures de 1986 avec les incidences désastreuses entre 1990/1999 pour le pays dont la cessation de paiement en 1994 ? A-t-on tiré les leçons de l’expérience vénézuélienne en semi faille, première réserve mondiale de pétrole ? L’Algérie est à la croisée des chemins. Il faut éviter toute autosatisfaction, contraire au vécu quotidien de l’immense majorité des Algériens, source de névrose collective, mais également éviter toute sinistrose : tout ce qui a été réalisé entre 1963-2016 n’est pas totalement négatif mais il reste beaucoup d’insuffisances qu’il s’agit impérativement de corriger. Comme j’ai eu l’affirmer récemment la stabilité régionale, tant méditerranéenne qu’africaine, passe d’abord par celle de l’Algérie(2). Compte tenu de ses potentialités et de sa position géographique, l’Algérie a les moyens réels d’être le centre de gravité dans les échanges entre le Maghreb, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. La déstabilisation de l’Algérie aurait des percussions négatives sur toute la région », tant méditerranéenne qu’africaine. Pour cela Il s’agira pour l’Algérie, garante de la stabilité régionale, d’encourager le développement des libertés dans tous les domaines politique, économique, social et culturel. Le défi des nations en ce XXIe siècle, monde en perpétuel mouvement est la maîtrise du temps, tout pays qui n’avance pas recule forcément. J’exhorte toutes les forces politiques, économiques et sociales à privilégier uniquement les intérêts supérieurs de l’Algérie, d’éviter la division sur des sujets secondaires. Nous devons apprendre à respecter nos différentes sensibilités et l’opinion d’autrui par la culture de la tolérance. L’unanimisme est source de décadence et les confrontations d’idées productives source d’enrichissement mutuel. C’est ainsi que l’Algérie éternelle, réalisera le serment du 01 novembre 1954, un développement durable conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale à laquelle je suis profondément attachée
By ademmebtoul@gmail.com

Lako
29/12/2016, 06h28
Salon national de la production algérienne: Le stand du ministère de la Défense le plus visitéLa 25e édition du Salon national de la production algérienne, organisée au Palais des Expositions de la Safex aux Pins-Maritimes à Alger, a été clôturée hier à la faveur d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdesslam Chelghoum. Cette édition, marquée par la participation, pour la première fois, des entreprises sous tutelle du ministère de la Défense, a enregistré, selon le directeur général de la Safex, Tayeb Zitouni, 500 000 visiteurs dont 15 000 professionnels. Le stand du ministère de la Défense, a-t-il ajouté, a été le plus visité pendant cette 25e édition.
Le ministère, représenté par 13 entreprises, a occupé une place de choix au pavillon central où il a exposé notamment ses véhicules de marque Mercedes et ses tissus. Un prix de distinction a été décerné au ministère pour sa première participation et un autre pour avoir drainé le plus d’affluence lors de cette 25e édition.
Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, qui s’est longuement attardé dans sa visite des stands, notamment celui de l’armée, a ainsi déclaré que «les produits exposés sont le résultat des stratégies et politiques adoptées par les pouvoirs publics en vue de développer et diversifier l’économie nationale». Et de souligner : «Et c’est un résultat très satisfaisant.»
Notons, dans ce contexte, que le ministère de la Défense a été représenté lors de cette cérémonie, à laquelle a pris part le SG de l’UGTA Abdelmadjid Sidi Saïd, par le directeur central des fabrications militaires et celui de l’information et de la communication, les généraux Rachid Chouaki et Boualem Madi, qui ont troqué, à l’occasion, leurs tenues militaires de sortie pour des costumes civils.
Le salon, qui s’est déroulé du 21 au 27 décembre, a vu, par ailleurs, une participation record des producteurs algériens dans six secteurs d’activité, à savoir l’agroalimentaire et l’emballage, les industries mécaniques, métallurgiques et sidérurgiques, les industries chimiques et pétrochimiques, les services financiers, les industries manufacturières et les industries électriques, électroniques et de l’électroménager.
420 exposants nationaux ont occupé 165 000m² de surface d’exposition et 2 000 m² surface de vente.

Lako
01/01/2017, 11h20
A Babar (Khenchela), la prometteuse résurrection céréalière du Sahara des NememchaA Babar, dans la wilaya de Khenchela, le Sahara des Nememcha connait une remarquable résurrection dans l'activité céréalière. Avec le meilleur rendement moyen à l'hectare au niveau national: 30 quintaux. Et des pics de 60 quintaux dans certaines exploitations agricoles.




A Khenchela, dans la région de Babar, le grand désert du Sud de la wilaya a été transformé en un immense champ de céréales produisant près de 73 % de la récolte céréalière globale de la wilaya au cours de la saison agricole 2015-2016.


Egalement appelée Sahara de Khenchela ou encore Sahara des Nememcha, cette région, qui s’étend sur 392.810 hectares, a permis la récolte de 649.000 quintaux de céréales dont 561.000 quintaux de blé dur représentant une valeur totale de 2,7 milliards DA, indique le chef du service production et soutien technique à la direction des services agricoles (DSA), Ahmed Hamzaoui.


Cette production a été obtenue sur 25.000 hectares, soit à peine 24% de la surface totale consacrée à la culture de céréales dans la wilaya évaluée à 100.000 hectares, note la même source.





Perspectives prometteuses pour la filière céréalière








Pour Saïd, un jeune trentenaire habitant la commune de Babar, la volonté de multiplier les efforts de production bute sur deux principales entraves. La première est liée au déficit en électrification agricole et la seconde au problème de transport qui se pose lors de l’acquisition des semences et fertilisants et au moment de l’écoulement de la récolte.


Filière stratégique, la céréaliculture a connu l’attribution depuis 2011 de 2.000 arrêtés de concession de mise en valeur, parallèlement aux opérations publiques d’ouverture de pistes agricoles et d’extension du réseau d’électricité aux périmètres agricoles, souligne le directeur des services agricoles, Ahmed Lebrara.


20 % des 3.149 forages exploités dans cette région ont été foncés grâce au soutien public, en plus de l’aide pour l’acquisition d’équipements d’irrigation économes en eau, d’engins agricoles, de semences et de fertilisants, précise ce responsable.


L’objectif fixé pour cette région est d’y porter la récolte de céréales à deux (2) millions de quintaux d’ici à 2019 par le renforcement du soutien technique public, l’élargissement de la surface agricole, la généralisation des systèmes d’irrigation économes en eau et la formation de la main d’oeuvre spécialisée dans le Centre d’excellence aux métiers de l’agriculture et d’industrie agroalimentaire de Kaïs, souligne M. Lebrara.


L’accroissement des capacités de stockage de céréales de la région Sud de la wilaya, qui sont actuellement limité à 180.000 quintaux, évitera le déplacement par les producteurs de leurs récoltes sur de longues distances, affirme le même responsable, soutenant que l’encouragement des investissements agricoles exige le renforcement du réseau électrique et le désenclavement des périmètres.


La DSA, assure son responsable, veille également à la concrétisation des opérations structurantes du programme intégré de développement de cette région engagé en 2013 au profit des agriculteurs locaux dont 1.800 jeunes et qui mobilise 35 milliards DA.





Des investissements publics pour booster la production céréalière





Visant à booster la filière, deux importants projets d’investissements publics ont été ainsi engagés dans la wilaya par la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS), affirme son directeur Allaoua Zouraghi.


Le premier projet porte sur la réalisation, confiée à une entreprise chinoise, d’un complexe de stockage de céréales d’une capacité de 300.000 quintaux. Cet investissement qui mobilise un montant de 200 millions DA permettra de résoudre définitivement le problème de stockage de céréales, assure ce même responsable.


Le second projet concerne également la réalisation d’un autre complexe de traitement et de stockage des céréales, prévu dans la commune de Remila, et dont la réception est attendue pour "le début de l’année 2017".


Ce projet, affirme-t-on, devra consolider définitivement les capacités de stockage de la wilaya de Khenchela et lui permettre d’emmagasiner la totalité de sa production céréalière localement.


Depuis 2008, la région de Babar occupe la première place à l’échelle nationale en termes de rendement moyen à l’hectare qui y atteint 30 quintaux et croît jusqu’à 60 quintaux dans certaines exploitations agricoles.

Lako
08/01/2017, 15h31
Algérie-Exportations : les certificats de conformité délivrés par le Centre de contrôle de la qualitéLe Centre algérien du contrôle de la qualité et de l'emballage (CACQE) est désormais chargé par le ministère du Commerce de délivrer les certificats de conformité pour les produits de consommation destinés à l'exportation, apprend-on auprès de cet organisme public.Cette mesure, qui concerne les produits alimentaires et cosmétiques, vise essentiellement à faciliter les opérations d'exportations hors hydrocarbures."Dans le but de renforcer la présence de l'Algérie sur les marchés mondiaux et dans le cadre de la stratégie nationale de développement et de promotion des exportations hors hydrocarbures, le CACQE a mis en place une procédure pour délivrer les certificats de conformité aux opérateurs économiques", souligne ce centre.Ainsi, les opérateurs voulant obtenir ce certificat doivent adresser une demande au CACQE en mentionnant des informations comme la date de fabrication et de péremption, les quantités à exporter et le pays destinataire.Les opérateurs doivent aussi présenter la réglementation du pays destinataire et la fiche technique du produit.Cette demande sera ensuite transmise à la direction générale du CACQE et à la direction du commerce de la wilaya territorialement compétente pour procéder aux prélèvements et établir un certificat de conformité.
APS

Lako
09/01/2017, 15h24
Le gouvernement compte, la crise financière oblige, se projeter vers les exportations hors hydrocarbures (2017-2018-2019) et de réduire la facture d’importation.
Ainsi l’Exécutif tâchera-t-il de concrétiser ses promesses, ou bien renoncera-t-il à ses projets à mesure que les cours de pétrole se rebondissent?
A ce propos, le gouvernement a promis aux citoyens de faire de l’Algérie un pays exportateur de carburant en 2019, contre son statut d’importateur actuellement, sachant que la facture d’importation de ce produit énergétique est passée de 2 milliards de dollars en 2015 à 1 milliard de dollars en 2016. C’est ce qu’avait affirmé en décembre dernier, Akli Remini, vice-président de l’activité Aval de Sonatrach à Arzew (Oran).
En effet, le groupe envisage d’investir davantage en matière de raffinages, dont cinq (5) raffineries seront opérationnelles à l’horizon de 2019 à Biskra, Hassi Messaoud, Arzew, Skikda et Tiaret.
Parmi les produits qui seront exportables à l’avenir, l’on cite le ciment. D’ailleurs, à en croire le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalam Bouchouareb, l’année en cours sera celle de l’autosuffisance en matière dudit produit.
Pour le ministre, la capacité de production de l’usine de ciment de Aïn El Kebira (Sétif) sera portée à 5.5 millions de tonnes, parallèlement avec l’augmentation de la capacité de l’unité de Chlef et la réception de celle d’Adrar.
En outre, d’autres cimenteries entreront en phase de production, entre autres celle de Sigus (Oum Labouaghi) d’une capacité de 2.2 millions de tonnes par an.
Selon les chiffres du gouvernement, la demande nationale en ce matériau de construction est estimée à 24 millions de tonnes par an, ce qui le fait dire que le ciment sera exportable à partir de 2018.
Outre le ciment, le pays compte exporter le textile confectionné dans le complexe de Sidi Khettab (Relizane), réalisé en partenariat avec une société turque pour un montant de 400 milliards de dinars (4 milliards de dollars), dont le produit ne couvre en revanche que 4% de la demande nationale.
Selon Bouchouareb, avec l’entrée en production dudit complexe et les partenariats public-privé, 60% de la production en textile « made in Algeria » sera destinée à l’exportation.
En plus du textile et les véhicules fabriqués localement, des industriels algériens spécialisés dans les domaines de l’électronique et l’électroménager ont commencé à exporter vers les marchés africain et européen, à l’instar de Condor electronics, Brandt, filiale de Cevital, Iris et Streams system.
BY Algerie360°

ironman
16/01/2017, 19h00
Le Ministère des Finances met un terme à la polémique sur la nouvelle TVAAvec l’avènement de l’année 2017 et la mise en exécution des dispositions de la nouvelle loi de finances promulguée par le président de la république en date du 28 décembre 2016, s’est posée l’épineuse question de la manière dont allait être appliqué le relèvement de la TVA de deux points pour les deux taux en vigueur (17% devenant 19 % et 7% revu à 9%).Après quelque cafouillage au niveau des instances compétentes, le ministère des finances par le biais de la DGB vient par la circulaire N°42 du 16 janvier 2017 mettre un terme à la polémique soulevée par cette augmentation.A cet effet, il y est déclaré que des mesures concernant l’application desdits taux de TVA ont été prises pour ce qui est des contrats conclus dans le cadre des marchés publics.Ainsi, pour ce qui est des contrats « conclus avant le 1erjanvier 2017 , et ayant connu un début d’exécution avant cette date, ils continueront à être soumis à la TVA au taux en vigueur à la date de leur conclusion (…) jusqu’à l’achèvement des travaux ou prestations ».Par ailleurs, les « contrats conclus avant le 1er janvier 2017 n’ayant pas connu de début d’exécution »,vont être touchés par « les nouveaux taux de TVA à savoir (…) 9% et 19% ».Enfin s’agissant des avenants des contrats conclus après le 1er janvier 2017 , « ils seront passibles de la TVA aux taux respectivement de 9% et 19% selon le cas » est-il conclu.Salim Bey http://dia-algerie.com/wp-content/uploads/2017/01/DIA-impot-2.jpg (http://dia-algerie.com/wp-content/uploads/2017/01/DIA-impot-2.jpg)